Crise systémique : Un scénario à la 1816 ?
1816 fut une année sans été pour l’Europe et une grande partie de l’hémisphère nord.
L’éruption du Tambora a provoqué un hiver volcanique qui a généré la plus grande crise de subsistance dans le monde occidental.
De nombreux analystes, comme le cabinet Balfour et Associates, pensent que le pic pétrolier sera suivi d’une période de chaos assez semblable dans ses conséquences mais bien plus durable.Quoi qu’en disent les dirigeants politiques, il ne fait plus de doute aux yeux des economistes et des géologues que le modèle productivisme est condamné à disparaître.
Il souffre en effet d’un défaut structurel impossible à pallier : une croissance constante requière une quantité exponentielle de matière première pour perdurer dans le temps.
Malheureusement, les ressources de notre planète sont limitées.
Le pic pétrolier est dépassé et les pics des autres minerais qui vont bientôt se produire,
L’offre ne suffit plus à satisfaire la demande entrainant la hausse des matières premières et une inflation irrepréssible qui va sonner le glas de l’économie productiviste telle que nous la connaissons.
L’ensemble des moyens de production, et singulièrement l’agroalimentaire dépendent de la disponibilité de pétrole à un prix abordable pour continuer à produire les aliments et les biens que nous consommmons jour après jour.
Dans un premier temps, le pétrole sera suffisant pour maintenir le niveau de production actuel au prix d’une inflation gallopante.
Mais bientot les ressources naturelles devront être rationnées par les autorités pour qu’elle aiellent prioritairement aux besoins vitaux.
Seuls ceux qui ont le plus de pouvoir (parmi les gens comme parmi les pays) pourront s’offrir le luxe de l’abondance que nous connaissons tous aujourd’hui.
En bas de l’echelle les plus démunis n’auront pas de quoi se payer le minimum vital, que l’hyperflation va mettre hors de portée de leur moyens financiers.
Une telle situation n’est pas inédite en occident.
Elle s’est déjà produite en 1816.
C’est ce que les historiens appellent « L’année sans été » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3…
En 1815, un volcan d’Indonésie, le Tambora, a explosé, projetant dans la stratosphère de telles quantités que cendres qu’un hiver nucléaire avant la lettre s’est installé sur l’hémisphère nord : l’été 1816 n’a tout simplement pas eu lieu.
L’hiver dura toute une année, avec de la neige en juin à Quebec, des lacs gelés en plein mois d’août en Pensylvanie, des précipitations diluviennes en Chine, un ciel de plomb sur toute l’Europe.
Il neiga toute l’année en Italie, une neige rousse, chargé de cendres volcaniques.
Là où l’on parvint à planter malgré le gel, la majeur partie des récoltes furent  perdues, entrainant une crise alimentaire généralisée.
Le prix des denrées alimentaire flamba au point que seuls les riches pouvaient acheter de quoi se nourrir.
Devant cette inflation, les magasins furent pillés avec parfois la participation des forces de l’ordre.
Des émeutes éclatèrent en Grande-Bretagne et en France, malgré l’importation massive de denrées produites dans les pays épargnés par bateau.
C’est en Suisse que la violence fut la pire, où la famine fit deux cent mille morts et força le gouvernement à déclarer l’état d’urgence.
Les état tentèrent de contrôler les prix ce qui aboutit a d’avantage de famine car les magasins se vidèrent.Voici ce que le maire de Wuttemberg, David Friedrich Lederer, écrivait peu après : « L’inflation et la faim furent tels que la majorité des gens en est réduite bouillir des escargots et des mauvaises herbes qu’on appelle oreilles de porc pour  se nourrir et permettre à leurs enfants de survivre.  Mais par ce régime ils s’affaiblirent au point de ne plus pouvoir travailler, ni même marcher. La disette faisait enfler pieds et têtes. Si la famine avait perduré il y avait grand danger que  que la plupart de la population ne périsse et qu’une épidémie généralisée en résulte. Dieu merci, cela ne s’est pas produit et la plupart des habitants s’est progressivement rétablie, retrouvant lentement la santé. Il me faut ici remarquer que Dieu a pris soin que, dans les années qui suivirent de nous pouvoir avec les  meilleures récoltes et que les denrées saines de toutes sortes soient produites en quantité suffisante et ce faisant Il a aidé l’humanité se rétablir. Cependant il faut aussi remarquer que le prix des produits est demeuré élevé, de sorte que le peuple doive encore se montrer économe, et ne puisse point trop se laisser aller à des excès.  Si bien que, progressivement, chacun a retrouvé son intégrité physique, sa force et est demeuré en bonne santé. La population était dans ce temps de 1600 âmes ».La situation de l’Occident est certe différente aujourd’hui et la brutalité de la crise alimentaire de 1816 n’est pas comparable avec le rythme d’évolutionde la notre.
Cependant le défaut de ressources vitale (soleil et température) quieu lieu à cette époque ne dura qu’un an avant un retour à la normale.
Le défaut de ressources qu’impique la crise du pic pétrolier est irreversible.
Progressivement nous en subiront des conséquences de plus en plus opressantes et les phases vécues par la société de 1816 finiront par se présenter d’abord aux plus démunis puis à un nombre croissant de la population.
C’est du moins ce que prévoient certains experts :Nous sommes dans la première partie de ce phénomène : l’inflation.
De plus notre crise concerne un monde bien plus industralisé et urbanisé que celui du debut du XIXe siecle.
Une part importante de la population tire sa subsistance de l’activité industrielle et commerciale alors que la paysannerie a presque disparu de la structure sociale.
Les urbains dépendent uniquement de leur revenu pour nourrir leur famille, se chauffer se loger.
Les effets d’une crise inflationniste ou monétaire les laisseraient extremement dépourvus.
Des aides de l’état ne pourront pas pallier à cette situation, les états étant déjà surendettés.
Il est donc assez vaissemblable qu’à un certain moment la conjoncture de l’inflation et du chomage générera des émeutes et des révoltes.
Les USA, qui sont depuis 10 ans sous le régime de l’état d’urgence, semblent s’être préparées à de telles aventualités en se dotant de moyens de répression sans précédant dans leur histoire (FEMA, Continuity Of Government, et implication de l’armée dans le maintien de l’ordre) !
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