Iran Mai 2018…

Le monde n’a pas basculé le 8 mai 2018, mais en 1948…
Si vous lisez ou relisez les mémoires d’Harry Truman, président des Etats-Unis-d ‘Amérique qui avait ordonné l’atomisation de deux villes Japonaises, pour en terminer radicalement avec une guerre issue de la réaction du Japon au blocus militaire Américain désireux d’empêcher le Japon de s’approvisionner en matières premières…, Harry Truman écrivait qu’il restait traumatisé d’avoir accepté deux millions de US$ du Dr Chaim Weizmann, chef de l’Organisation Sioniste Mondiale (puis devenu président de l’Etat d’Israël)…, afin qu’il pousse à ce que les USA acceptent la création de l’Etat d’Israël et forcent les Nations Unies à voter en ce sens…, le territoire visé étant alors illégalement occupé et administré par les troupes britanniques…
J’ai relu, il a écrit avoir regretté cela…

Un jour, vers la fin des années ’50, ce bavard de classe internationale, historien à ses heures, qu’était John Kennedy, racontait les débuts de la campagne présidentielle de Truman en 1948 : « Cela s’annonçait mal, tout le monde ou presque l’avait lâché ; c’est alors qu’un sioniste américain (le Dr Chaim Weizmann, chef de l’Organisation Sioniste Mondiale, puis devenu président de l’Etat d’Israël), lui apporta une valise bourrée de deux millions de dollars, directement dans son train électoral. Voilà pourquoi nous avons reconnu Israël avec une telle vitesse ! »…

John Kennedy n’était pas un antisémite (à la différence de son père) : pour lui, ce n’était qu’une boutade de plus sur Truman et sur la sérénissime corruption du monde politique américain…, malheureusement, la reconnaissance précipitée de l’État d’Israël a eu pour conséquence une vie complète d’années de tohu-bohu meurtrier et l’anéantissement de l’espérance des compagnons de route du sionisme : l’avènement d’un État pluraliste, qui tout en demeurant la patrie de sa population indigène de musulmans, chrétiens et juifs, serait devenu aussi la patrie d’immigrants juifs pacifiques d’Europe et d’Amérique, y compris la patrie de ceux qui affectaient de croire que le grand agent immobilier des cieux leur avait attribué à perpétuité les terres de Judée et de Samarie.

La plupart des immigrants étant de bons socialistes d’Europe, on supposait qu’ils n’admettraient pas la transformation du nouvel État en une théocratie et que les natifs de Palestine pourraient vivre avec eux en égaux.
Il ne devait pas en être ainsi.
Je ne reviendrai pas sur les guerres et les affres de cette malheureuse région du monde…, ce que je tiens à dire, c’est que la vie politique et intellectuelle des Etats-Unis d’Amérique a été d’abord empoisonnée par la création précipitée d’Israël, puis qu’Israël a pris le contrôle des USA…, espérant ainsi dominer le monde.

Qui se serait attendu que les USA en deviennent le grand protecteur unilatéral en toutes causes et occasions, même lors des massacres perpétrés par Israël au Liban et à Gaza ?
Jamais, dans l’histoire des Etats-Unis, une minorité n’a soutiré autant d’argent au contribuable américain pour l’investir dans son « foyer national ».
C’est comme si les USA avaient dû financer une reconquête par le pape de ses anciens États, sous prétexte qu’un tiers de l’électorat américain est catholique…, une telle idée aurait évidemment déchaîné une tempête de protestations et le Congrès aurait dit non…, or, le fait est qu’une petite minorité religieuse juive (moins de 2 %) a acheté ou intimidé 70 sénateurs, soit les deux tiers requis pour invalider un veto présidentiel chaque fois qu’il fallait aider Israël, financer Israël, protéger Israël, payer Israël, donner raison à Israël…, et ce, avec le soutien entier des médias (sic).

Dans un sens, j’admire la façon dont ce lobby a obtenu qu’au fil des années, des milliers de milliards de dollars soient détournés pour faire d’Israël, d’abord un « rempart contre le communisme », alors que ni celui-ci, ni l’URSS, ne s’étaient jamais vraiment affirmés dans la région…, ensuite un « rempart contre le terrorisme », alors que Al-Qaïda puis Daesh sont des créations de la CIA…
Maintenant, l’ancienne amitié qui liait les USA au monde arabe a été brisée et il s’est retourné contre l’entièreté de l’Amérique, devenue ainsi « le grand Satan » qui a aidé et contribué à la Nakba !.
Voilà tout le résultat auquel les Etats-Unis sont parvenus.

Parallèlement, les fausses informations, voire les mensonges impudents sur ce qui se passe au Moyen-Orient, se sont multipliés et enracinés… et la principale victime en est, outre le contribuable américain, l’ensemble des Juifs des Etats-Unis, constamment bousculés par les membres du gouvernement Israélien et les autres terroristes professionnels du lobbying juif.
Pis encore, à quelques honorables exceptions près, les intellectuels juifs des Etats-Unis ont abandonné leurs positions libérales en faveur d’alliances démentielles avec la droite chrétienne (antisémite, qui plus est) et le « complexe militaro-industriel».
L’un d’eux a carrément écrit en 1985 que « Si les Juifs, lors de leur arrivée sur la scène américaine, ont trouvé dans l’opinion publique libérale et chez les hommes politiques libéraux plus de sympathie, plus de compréhension pour leurs préoccupations, désormais il est dans leur intérêt de s’allier avec les protestants intégristes. En effet, à quoi servirait aux Juifs de s’accrocher dogmatiquement, hypocritement, à leurs opinions des premières années ? »

La gauche américaine s’est alors divisée, et ceux qui critiquaient leurs anciens camarades juifs pour leur opportunisme mal inspiré se sont vus sans tarder affublés des épithètes rituelles d’antisémite ou de Juif animé par la haine de soi.
Ni le sionisme, y compris dans son aspect apparemment séculier, ni la politique israélienne depuis les débuts de l’État d’Israël, ni les conduites adoptées par les tenants d’Israël dans la diaspora, ne peuvent être compris sans prendre en compte l’influence en profondeur des lois juives et la conception du monde qu’elles créent et expriment.
Les orientations politiques appliquées par Israël après la guerre des Six Jours, notamment le régime d’apartheid imposé dans les Territoires occupés, ainsi que l’attitude de la majorité des Juifs envers les droits des Palestiniens, même in abstracto, n’ont fait que me confirmer dans cette conviction.

Par cette affirmation, je ne cherche nullement à passer sous silence les considérations politiques ou stratégiques qui ont pu également influer sur les dirigeants israéliens, je dis simplement que la politique pratiquée dans les faits résulte d’une interaction entre, d’un côté, des considérations réalistes (qu’elles soient valables ou erronées, morales ou immorales à mes yeux), et, de l’autre, des influences idéologiques.
Ces dernières tendent à avoir d’autant plus de poids qu’elles sont moins discutées et « portées à la lumière ».
Toute forme, quelle qu’elle soit, de racisme, de discrimination et de xénophobie est d’autant plus puissante et politiquement déterminante que la société qui en est infectée la considère comme chose allant de soi.

Pis encore si tout débat sur le sujet est interdit, officiellement ou par consensus tacite, à une époque où le racisme, la discrimination et la xénophobie prévalent parmi les Juifs, et sont dirigés contre des non-Juifs et nourris de motifs religieux, quelle différence avec le cas symétrique, l’antisémitisme et ses motivations religieuses ?
Mais alors qu’aujourd’hui, le second est combattu, l’existence même du premier est en général délibérément ignorée, plus encore en dehors qu’à l’intérieur d’Israël.

Sans entrer dans une polémique ou on risquerait d’être traité d’antisémite, il se fait que tous les malheurs Palestiniens (Nakba) sont devenus nôtres d’autant plus que cette manière d’obtenir ce qui serait « inoptenable », tout simplement en proposant des montants financiers et autres « qu’on ne peut et ne sait refuser de par leur ampleur gigantesque »… est un nouveau chapitre de l’Art de la Guerre auquel Sun Tsu n’avait pas vraiment imaginé : prendre le contrôle d’une nation et de ses moyens en prenant le contrôle de son dirigeant suprême…
On ne sait y arriver dans une dictature car la nation appartient au dictateur…, mais c’est plus facile lorsque le chef suprême doit se faire réélire et a donc besoin de grandes et incommensurables finances pour y arriver, à moins qu’il préfère s’en servir pour une retraite plus que confortable après avoir « offert » ce que demandé par qui paye…

Pour la création d’Israël, c’est limpide, avoué par Harry Truman en personne… et confirmé par John F.Kennedy !
Pour la suite, c’est de la même eau noire…
Je pourrais développer cas par cas, mais je saute ces chapitres pour en arriver dans nos sphères mieux connues car vécues…

La seconde guerre d’Irak n’aurait-elle pas été payée par le pays Arabe envahit par Saddam Hussein ivre de rage d’avoir été dupé dans le conflit avec l’Iran ?
Passons…, quoique de voir des photos de Papa Buch serrer la main d’Adolf Hitler pour des contrats avant 1940 me fait froid dans le dos dans ce qui a été la suite par ses enfants qui avaient du garder divers souvenirs « que certains accords alimentent les finances »…
De là à penser que l’Arabie Saoudite ait pu payer le président….
Ouh la la…

Donc, faisons plus court et admirons à nouveau Israël en action au Moyen-Orient parce que Kadhafi vient de mettre au point une monnaie destinée aux pays producteurs de pétrole, monnaie capable de faire fi du dollar…
Kadhafi du coup « massacre son peuple », « viole des femmes sur des lits gynécologiques BDSM dans des caves » et autres méfaits affirmés en TV par des femmes inconnues et voilées (forcément) et du coup il faut renverser le tyran…
N’est-ce-pas plutôt les bonnes paroles de BHL qui sous-entendraient le bruit du froissement de millions et millions de Shekels déposés à l’abri de toutes questions dans une banque de Tel-Aviv en échange d’un « sévice » : que l’armée Française fasse justice en tuant le « massacreur de son peuple » ?
Que des avantages…, pas besoin de rembourser l’argent Libyen versé pour obtenir une centrale atomique, pas de remboursement des aides pour la campagne électorale, plus de nouvelle « monnaie pétrole » pour supprimer/supplanter le dollar, les investisseurs Chinois sont ruinés, les Russes perdent leur base…, que du bonheur pour pas très cher payé…
Qui peut aller voir les comptes d’un nain connu en Israël ?
Personne…

On a réessayé en Syrie, mais Poutine n’est plus dupe…
Quant aux soi-disant « révolutions Arabes » cousues de fils-blancs, ça commence à battre de l’aile, en ce compris l’Ukraine ou pourtant les USA et amis ont déversés des milliards…
On en revient à Israël, quoique c’est toujours le point de base…
Et comme l’Iran et la Russie ont déjoué toutes les embuches, avant qu’ils soient triomphants, il reste une carte à jouer, assez simple…
Les USA sont aux mains d’un homme d’affaires, pur jus, un requin…, qu’est-ce que ça coûterait de refaire le coup d’Harry Truman ?
Un milliard pour déchirer un contrat, peut-être plus…
Que du bonheur…
Les contrats d’affaires, en totalité, entre les pays qui ne sont pas « God Save America », « Dieu est avec l’Amérique », « En Dieu nous croyons » seront piétinés, on asphyxie l’Iran mais on démolit les affaires Européennes, Russes, Chinoises…, qui oserait passer outre sera condamné à des amendes gigantesques, en ce compris des sanctions privatives…

Tout cela venant d’un pays qui n’a pas hésité à atomiser deux villes japonaises, civiles… et qui maintenant, unilatéralement, ne respecte pas ses engagements et contrats
Terrain mouvant, car on va directement brandir l’antisémitisme pour taire toutes réflexions, l’antisémitisme est une sorte de bombe atomique… et la bombe atomique qui fait « baoum » plus les sanctions…, ne reste qu’à s’aplatir ou faire la guerre…
L’Art de la Guerre peut toutefois encore servir… si la Chine, la Russie et d’autres estiment (enfin) que la plaisanterie a assez duré, soit un « fou » pourrait dégommer Trump, ou alors, Israël, est si mal positionné, sa centrale nucléaire pourrait exploser, un accident regrettable…

Jouer avec le feu nucléaire…
Je suis heureux de mes 69 ans en mai de cette année et d’avoir plus ou moins bien vécu…
Ce qui risque d’arriver est toutefois entièrement notre œuvre, nous sommes responsables car irresponsables…, des idiots manipulés…