1964/1967 Lamborghini 350GT…

Vous croyez que recevoir (temporairement) une Lamborghini 350GT pour un « test-essai-prise en main » est un moment de bonheur pour un paisible retraité qui se la coule douce plein sud Franchouille ?
C’est faux…

En effet, si on est attentif au contenu de divers magazines médicaux comme la majorité des « femmes au foyer »…, des « gens qui poirotent dans la salle d’attente de leur médecin »… et des « personnes du troisième âge »…, côtoyer des automobiles est dangereux pour la santé mentale ET pour la santé tout court… et cela explique pourquoi le monde des automobiles est abrutissant et génère des hordes de débiles mentaux frappés de démence !
« Les pics de pollution augmentent, la mise en évidence de leurs effets délétères aussi… et, à ce titre, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne…, les personnes vivant d’automobiles et particulièrement les pauvres gens vivant à proximité des grands axes routiers ne peuvent que développer des démences, comme la maladie d’Alzheimer ».
Publiée par The Lancet, cette étude a été menée de 2001 à 2012 au Canada dans la province de l’Ontario auprès de 6,6 millions de personnes âgées de 20 à 85 ans…

Il reste toutefois de l’espoir, ce magazine précisant que : « Le risque de démence diminue avec l’éloignement du trafic. Il est de 7 % plus élevé chez les personnes vivant à moins de 50 mètres, pour passer à une élévation de 4 % entre 50 et 100 mètres puis à 2 % entre 101 et 200 mètres. Ce sur-risque n’est plus observé au-delà de cette distance »…
Incrédule et comprenant que j’ai eu beaucoup de chance jusqu’à présent…, j’ai investigué plus avant et constaté que cette étude était sérieuse…, c’était écrit : « Notre étude, qui a été réalisée sérieusement, démontre que le trafic routier est une source de stress environnemental qui favorise l’apparition de la démence »…, ce que reconfirmait l’auteur de la dite étude, le Dr Hong Chen, de l’agence de Santé publique de l’Ontario…, en ajoutant : « Le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines sont les polluants les plus impliqués même si d’autres facteurs, comme le bruit, peuvent jouer un rôle dans la pathologie »…

J’étais abasourdi, défait, quasi anéanti…, j’ai voulu me changer les idées avec un article totalement autre… et… j’ai lu que : « Les ampoules LED, qui ont désormais remplacé les ampoules à incandescence sont hyper-dangereuses pour la qualité de notre vision, car certaines de leurs longueurs d’onde s’avèrent toxiques pour la rétine »…
Le Docteur Hong Chen, de l’agence de Santé publique de l’Ontario, contrairement à ce que j’ai pensé de prime-abord,  n’y était pour rien…, c’était la conclusion d’une étude menée par des chercheurs français de l’Inserm, cette équipe s’étant intéressée tout particulièrement à l’impact phototoxique des rayons émis par ces dispositifs… : « Nos scientifiques ont procédé en trois temps…, ils ont d’abord montré que, quel que soit le type d’ampoules utilisé, l’exposition à une forte intensité lumineuse (6000 lux) durant 24 heures altère la rétine de rats dont la pupille a été dilatée »…

Alicia Torriglia, qui avait « encadré » cette étude scientifique avec le Pr Behar-Cohen, y précisait que : « Le recours à des rats dont la pupille a été dilatée permet d’amplifier les conséquences potentielles de la lumière, puisque la contraction de la pupille est un mécanisme physiologique de protection de l’œil contre l’agression lumineuse. Il n’en reste pas moins qu’en l’absence de dilatation de la pupille, des rats albinos exposés à long terme à la lumière des LED (en continu durant une semaine ou un mois) montrent aussi une dégénérescence rétinienne. Enfin, même les rats non albinos, réputés pour être protégés de la dégénérescence photo-induite, présentent des signes de stress oxydant au niveau de leurs rétines… Grâce à nos observations, nous avons montré que la lumière émise par les LED engendre deux phénomènes toxiques parallèles : l’apoptose, mais également une seconde forme de mort cellulaire, la nécrose. Or en se nécrosant, une cellule endommage ses voisines »…

Donc, sans plus en lire… et sans vouloir connaître les deux autres temps de la procédure de recherche qui faisait l’objet d’un sous-article de 4 pages avec graphiques…,  j’en ai conclu qu’il fallait vivre loin des automobiles… et rester la nuit dans le noir… pour vivre vieux plus longtemps… ce qui est assez surréaliste !
Je me suis dit (à moi-même, mais suffisamment fort pour que mon Cocker Blacky entende ce qu’il ne pouvait comprendre)…, que comme j’avais quand même reçu gratis (mais temporairement) cette Lamborghini pour quelques jours, je ferais fi des « bazars » de pollution en roulant vite…, de sorte que les gaz d’échappement restent loin en arrière…, je ne regarderais pas les phares LED des voitures « modernes »…,  resterais dans le noir à la nuit tombante et au delà…, m’inquiétant toutefois de ma TV LG qui a du LED en elle… et j’ai pensé que ce serait bon de me changer les idées en allant déjeuner…, une super terrasse me permettant d’admirer la Lamborghini (18° dans le sud France en décembre)…

Erreur !…
Je suis « tombé » malencontreusement sur un troisième article concernant les restaurants : « Lors des fêtes de fin d’année, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a multiplié les contrôles ciblés. Ses agents ont mené, au total, plus de 6.000 visites en lien avec la sécurité sanitaire des aliments. Le résultat a de quoi laisser dubitatif : dans un tiers des cas, les marchés, commerces et métiers de bouche ont laissé passer des anomalies. La restauration traditionnelle culmine, avec 34 % de signalements négatifs. La version cuisine rapide, elle, présente 29 % d’anomalies »… 

Et ce n’est pas tout…, voulant « me vider la tête » de tout cela, en lisant un article « cinéma »…, voilà-t-y-pas que mes yeux (déjà contaminés par les LED) se sont écarquillés à la lecture d’une grande enquête du magazine The Hollywood Reporter, révélant comment l’American Humane Association (AHA), seul organisme chargé de certifier du respect du bien-être animal dans le monde du cinéma, ferme les yeux sur les plateaux de tournage…
Derrière ce joli label figurant dans les génériques de films américains : « Aucun animal n’a été blessé durant ce tournage« ..., se cache en effet une vérité bien moins belle : « Des dizaines de poissons et calamars ont été tués par des explosions sous-marines sur Pirates des Caraïbes, un husky a été frappé sur Antartica , un écureuil a été écrasé sur le tournage de Playboy à saisir et, le tigre de L’Odyssée de Pi a failli mourir…, le plus grand massacre animalier revenant au film de Peter Jackson Le Hobbit : un voyage inattendu, avec pas moins de vingt-sept animaux morts de déshydratation ou d’épuisement ! Tous ces films ou presque ont pu cependant écrire le message « Aucun animal n’a été blessé durant ce tournage ». Etonnant donc quand on sait les morts, les blessures et les violences faites aux animaux »…

Imaginez ma détresse de lire de telles horreurs avec mon Blacky qui me regardait avec ses yeux de Cocker écorché vif, comme s’il avait lu l’article avant moi…, j’étais perdu…
Voilà…
Dans ces suites de lectures, je ne pouvais pas prendre le risque d’accidenter cette innocente Lamborghini et…, c’est donc de jour…, loin de toute circulation…, sans lampes LED pour éclairer mon reste de vie… et après avoir mangé bio des produits bio d’une ferme biologique… que j’ai pu publier un article « ad-hoc » m’évitant de rouler dans cette « vieille chose », article que j’ai redécouvert et repompé « biologiquement » de  je ne sais plus ou…, au bas duquel j’ai décidé d’indiquer : « Aucune automobile, particulièrement cette Lamborghini, n’a été abimée et/ou détruite durant l’essai qui s’est déroulé de jour, sans emploi d’ampoules LED. Le rédacteur a déclaré sur l’honneur s’être sustenté biologiquement durant la dactylographie bio-graphique de cet article bio-dégradé »

Lorsque Ferrucio Lamborghini, insatisfait de ses Ferrari, décide de construire ses propres voitures de sport, il investit sans compter…, premiers maillons d’une aventure nouvelle dans la production de voitures de sport, les Lamborghini 350 GT et 400 GT sont aujourd’hui des œuvres presque « accessibles »…

Si les premiers modèles sortis des usines de Sant’Agata Bolognese n’ont pas marqué les esprits autant que les bolides rouges de Maranello, c’est principalement en raison de leur faible diffusion et de leur absence d’engagement sportif. Pourtant, au salon de Turin 1963, la présence d’un tout nouveau constructeur dans le petit monde des voitures de sport ne passe pas inaperçue…, le protoype exposé par Lamborghini, jusqu’alors plutôt connu pour ses tracteurs et ses chauffages, bouscule les références établies.
Né sous le signe astral du taureau, Ferrucio est un fonceur et un besogneur, lorsqu’il a une idée en tête, rien ne peut le faire reculer…, précisément, son idée est de concurrencer Ferrari.

Baptisé 350 GTV, le coupé sport du riche industriel italien, qui a investit une grande partie de son capital dans ce projet, se pose en rival direct de Ferrari.
La carrosserie du prototype est signé Francesco Scaglione, ex-styliste de chez Bertone et ses lignes modernes, dynamiques et fluides se caractérisent par des phares escamotables et un pavillon très vitré qui illumine un original habitacle de type 2+1.
Ce coupé « Gran Turismo Veloce » est également propulsé par un puissant V12 de 3L5 annoncé pour 360 ch SAE, soit 100 de plus qu’une Ferrari 250 GT !

Quatre mois plus tard seulement, la voiture définitive, rebaptisée 350 GT, est exposée au salon de Genève, en mars 1964.
Les lignes de la version finale sont retouchées par Touring à Milan, célèbre pour sa technique « Supperleggera ».
La carrosserie de ce coupé Lamborghini est étirée sur 4m64, avec un habitacle lumineux et un arrière vitré fuyant.
Le poids est de 1200 Kg seulement sur la 350 GT, grâce à l’emploi d’alliage léger pour les pièces de carrosserie.
La ligne est basse, tendue et lisse mais manque peut-être du charme et du « trait parfait » qui caractérise quelques grandes automobiles de cette époque, dont la Ferrari 250 GT signée Pininfarina.
Les phares avant ovales, débordant du capot comme des yeux de grenouille, ont remplacé les ingénieux phares escamotables du prototype 350 GTV.

Il n’est alors pas question de style aussi agressif et tranchant comme il sera le cas plus tard avec la Countach et en comparaison, mais cette 350 GT évoque un dynamisme certain. Son charme italien très rétro agit dès les premiers regards.
On y retrouve les mêmes recettes que sur les Ferrari; cuir, bois, chromes et une ligne très stylée.
Le savoir faire italien en matière de style, de raffinement et de sport automobile s’exerce pleinement, à l’image de l’intérieur tendu de cuir jusque sur le tableau de bord.

Sous le capot avant, le moteur est de la plus noble espèce.
Conçu sous la direction de Giotto Bizzarrini, qui a quitté Ferrari, le cœur du taureau en alliage léger se distingue par une lubrification par carter sec avec refroidissement d’huile séparé.
La cylindrée native est de 3464 cm3 ce qui procure 280 ch environ avec l’alimentation par 6 gros carburateurs Weber 40 DCOE.
La puissance est transmise aux roues arrières via une boîte à 5 rapports ZF.
Les performances sont de premier plan, le coupé Lamborghini revendiquant 250 km/h en pointe, une valeur qui parlait beaucoup à une époque où la vitesse était encore libre partout.

Pouvant passer de 0 à 100 km/h en 7 secondes seulement, la 350 GT s’impose sans complexe dans les hautes sphères des voitures de sport.
Ce fabuleux V12, en constante évolution, n’aura pas fini d’étonner puisqu’on le retrouvera sur quasiment toute la lignée Lamborghini, y compris la dernière Murcielago !
Bien que Lamborghini n’ait jamais souhaité s’engager en compétition, nombre de ses clients qui voulaient courir lui firent la demande d’évolutions spéciales, dont certaines pouvaient élever la puissance du V12 3L5 à 300 ch SAE !
Moderne, la Lamborghini 350 GT l’est aussi par son châssis tubulaire avec quatre roues indépendantes, alors que Ferrari ou Maserati utilisent encore des trains arrière avec ressorts à lames, et des freins à disques.

La Lamborghini 350 GT va connaître un succès d’estime, 141 exemplaires produits de 64 à 67.
En 1967, elle est remplacée définitivement par la 350 GT 4.0L (23 exemplaires appelés 400 GT) et la 400 GT 2+2 (247 exemplaires).
411 exemplaires vendus seulement au total, mais leurs prestations sont déjà largement au niveau de la concurrence.
Bien qu’excessivement rares, les Lamborghini 350 GT et 400 GT ont été éclipsées par la spectaculaire Miura qui permettra à la marque d’acquérir toutes ses lettres de noblesse.
Aujourd’hui, ces premiers bolides marqué du taureau doré se négocient de 60.000 jusqu’à 150.000 euros en état concours pour une 400 GT 2+2, mais cela reste finalement très « raisonnable » et bien loin des cours vertigineux des plus rares modèles du Cavalino Rampante.
Les cours sont nettement à la hausse ces dernières années, ce qui est logique objectivement vu la rareté et le patrimoine de ces voitures.
Reste à en trouver une à vendre…

« Aucune automobile, particulièrement cette Lamborghini, n’a été abimée et/ou détruite durant l’essai qui s’est déroulé de jour, sans emploi d’ampoules LED. Le rédacteur a déclaré sur l’honneur s’être sustenté biologiquement durant la dactylographie bio-graphique de cet article bio-dégradé »