1975 AMC Matador Coupe « X »…

AMC a donc cherché à sortir de la masse de ses concurrents en créant un design de la face avant et de la face arrière, tous deux radicalement différents de tout ce qui existait alors aux USA.
L’AMC Matador Coupe prétendait représenter un re-départ radical et tout-neuf pour AMC, qui avait trop compté pendant des années sur le même design typique du début des années ’70, caractérisé par la même ligne de base des voitures.
Les espérances d’AMC pour cette voiture étaient grandes, AMC devait absolument relancer ses lignes de fabrication, aussi, la Matador en sus de son design « disco« , fut engagée dans les courses NASCAR.
Elle obtint 4 victoires dans 2 saisons.
L’image des courses Nascar et les victoires remportées par l’équipe de Roger Penske avec Mark Donohue au volant, ont dopé les ventes en 1974, l’AMC Matador Coupe est ainsi devenue la référence dans le milieu des Muscle-cars.
A chaque course, c’était un véritable délire, à tel point qu’AMC disposait dans l’enceinte réservée au public des courses Nascar, d’un camion aménagé en bureau de vente, autour duquel étaient exposées quelques Matador Coupe, lesquelles étaient souvent vendues plus cher que leur prix officiel Dealer, parce que disponibles immédiatement, avec la signature de Mark Donohue sur le couvercle de la boîte à gants.
Le délire atteint son apogée, lorsque l’équipe de Roger Penske immortalisa l’image « Matadorienne » avec la photo ci-dessus  le représentant tel un Matador…, photo remise à tous les « fan’s » des AMC Matador !

Au delà de la crise pétrolière du Moyen-Orient, c’est une combinaison de divers autres facteurs qui ont finalement menés à l’annulation de la fabrication des Matador, et dans cette continuation, la fin d’AMC… Cependant, l’AMC Matador Coupe ne peut pas être aussi facilement marquée comme un échec commercial.
Mais si 1974 fut une année faste qui laissait augurer le meilleur du monde, 1975 débuta la descente aux enfers à cause des suites de la crise du pétrole qui sonnait le glas des Muscle-cars… et la Matador Coupé a finalement été lâchée fin 1978, annoncant la faillite d’AMC. Il est facile dans la rétrospection de définir le pourquoi du comment, mais à cette époque, le staff d’AMC ne pouvait comprendre les raisons qui ont amené le public à modifier leurs habitudes d’achat et même à renoncer à leurs rêves.
Au contraire, elle fut un véritable succès les deux premières années de son existence, 7.067 AMC Matador Coupe ont été vendues dès le lancement du modèle fin 1973 et 62.629 Matador Coupe ont été vendues en 1974 en dépit d’une baisse sur le marché global des Muscle-cars en 1974. La catastrophe arriva en 1975 ou seulement 22.368 AMC Matador Coupe ont trouvé acquéreur, soit 64% de moins que l’année précédente !La tendance ne s’inversa pas en 1976 (un peu moins de 10.000 Matador Coupe vendues), ni en 1977 (6.825 Matador Coupe vendues), ni en 1978 (2.006 Matador Coupe vendues)…Au total, de 1973 à 1978, presque 100.000 unités ont été produites.

L’AMC Matador Coupe a été soutenue dans ses ventes dès le départ (1973) parce que la part d’AMC du marché intérieur américain des voitures dites « domestiques » est passé à 4.2% alors qu’elle n’était que de 3.3% en 1972. Cela ne peut pas ressembler à une envolée spectaculaire, mais le marché intérieur américain est énorme. Les bénéfices étaient sept fois plus importants en 1973 que l’année précédente, et ces faits ont suffit pour faire croire aux dirigeants d’AMC que la Matador Coupe allait révolutionner le monde…L’année 1974 les ont confortés dans cette croyance !Les cordons de la bourse d’AMC avaient toujours été très serrés, ayant pour résultat des modifications mineures des modèles produits années après années, et des pièces partagées pour plusieurs des voitures dans les ligne de fabrication, Gremlin, Frelon, Accord et Aigle). Cependant, dans la lueur d’une explosion des ventes et du besoin de renouveller les gammes début des années ’70, le feu vert a été donné à Dick Teague et son équipe de design pour créer une voiture nouvelle, une voiture « intermédiaire« , c’est à dire de taille « moyenne« , conçue pour ravir des parts de marché aux autres constructeurs. À la différence des autres voitures dans le « lineup » d’AMC, il n’y avait aucun plan pour créer une version 4 portes, bien qu’il ait y eu, apparemment, au moins un « concept de construction » d’un véhicule 4 portes.

En outre, le nouveau modèle Matador, était conçu avec des aspirations de gloire dans le circuit du NASCAR, piloté par Mark Donohue qui se positionnait au pinacle de la gloire… La voiture a été décrétée « la meilleure voiture américaine de l’année 1974 » par le magazine Car & Driver. C’était une consécration…Car & Driver lui attribuait toutes les meilleures notes, meilleur concept, meilleur design, esprit d’avant-garde, originalité etc etc…Vu d’Europe en 2007, cela pourrait faire sourire, d’autant que le nom « Matador » repris de la lignée précédente ne définissait rien de neuf, mais le public américain a toujours été bon-enfant…

La ligne de l’engin était certes spéciale avec ses gros yeux-phares proéminents et la curieuse découpe du coffre arrière, mais la Matador restait typique des productions AMC et américaines, châssis démesuré, ressorts hélicoïdaux, pont arrière rigide…, ce qui, il est vrai, est encore utilisé en 2007 sur la fameuse Mustang !Malheureusement, les moteurs à injection de carburant, quoique commercialisées par GM sur les Corvette des débuts n’était pas réellement au gout du public américain qui continuait à préférer des solutions simples et éprouvées…, les Matador Coupe furent donc un succès.

L’AMC Matador Coupe était plus spacieuse qu’une Mustang ou une Camaro, toutefois limité à 4 adultes plus un enfant, et le roofline en pente donnait aux voitures un « plus » stylistique. L’AMC Matador Coupe a été proposée dans plusieurs variantes super-luxueuses, notamment le modèle d’Oleg Cassini et le modèle « Barcelona« , qui étaient très populaires.Chapeautant la gamme Matador, la version « X » se voulait une « Muscle-car » différente, plus originale, mieux démarquée. 

Les ventes ont souffert pendant que la Matador Coupe se positionnait mais s’avérait incapable de concurrencer les nouvelles demandes de clients pour des voitures plus économes en combustible, car la première crise pétrolière s’installait, le prix du carburant augmentait sans cesse et l’argent dévaluait de plus en plus intensément. Beaucoup d’historiens ont affirmés que l’AMC Matador Coupe fut la dernière voiture de l’époque de l’insouciance et des rêves illimités, ils prétendent que l’AMC Matador a finalement causé la faillite d’AMC qui n’a pu rentabiliser les nouveaux outillages créés pour la fabrication de ce modèle.

Approximativement 100.000 AMC Matador Coupe ont été vendues entre 1973 et 1978, il semble donc réellement peu probable que seule la Matador Coupe est à blâmer. L’AMC Matador Coupe a été produite en moyenne à 20.698 voitures/année, et son outillage coûtait $386.52 par unité produite pour un total de $40 millions pour l’usine. Cependant, il y a un certain conflit de chiffres entre spécialistes quant aux coûts réels d’outillage, un chiffre de $17 millions a été également soulevé, basé sur le rapport annuel annuel d’AMC, en lieu des $40…Ce calcul prend en considération la récupération de l’ancien outillage des modèles 1972.

 

Tandis que la chute des ventes de la Matador Coupe contribuait aux ennuis financiers d’AMC, une combinaison de décisions économiques, et divers facteurs économiques globaux (tels que l’inflation de 18%), ainsi de la difficulté commerciale dûe à la concurrence effrénée des trois grands constructeurs d’automobiles américains… a finalement mené AMC à la faillite. Le manque d’un grand réseau de revendeur (moins de 2.000 revendeurs dans tout les Etats-Unis) fut également un élément déterminant dans la fin d’AMC. Malheureusement, AMC n’était pas une assez grande compagnie pour attirer l’argent pour un renflouement via le gouvernement qui a pourtant donné un viatique à Lockheed et à Chrysler quand ces compagnies étaient virtuellement en faillite.

Mes détracteurs me traitent de bretteur donquichottesque pourfendant les « spadassins » comme on compte les moutons…, à n’en plus finir, voyant en mes textes diverses pantalonnades contemptrices.
Le matador est un homme mort qui s’est habillé de lumière pour faire illusion…
Ces thuriféraires, qui ont le bon goût de ne pas réduire mon art romanesque au ressassement et à la complainte éternelle n’y entendent pas les chants épiques en l’honneur de la Vérité et de la Vie qui se cachent derrière mes phrases….
C’est donc vaillamment qu’il me faut me lancer à l’assaut d’une nouvelle voiture, une AMC Matador en livrée « X »…, vous soulignant, chers et chères « tousses« , que la rédaction de mes commentaires ne requiert pour moi aucune fadeur, aucun laisser-aller : mes lignes mériteraient qu’on guerroie pour elles, sous le ciel étoilé ou non, jusqu’au dernier sang, bleu ou rouge.

Fi de toutes périphrases, voyons les choses en face : parce qu’il se veut le lieu de la Vérité, le dernier espace d’une liberté dissoute par le Système est la productivité au tout-venant.
Puisqu’il me faut, basse condition de critique patenté oblige, ce péril affronter, autant le faire avec panache. « Matador« , me voici, ¡Olè!
C’est en même temps partie du testament autobiographique de Quelqu’un qui refuse de mourir à son idéal et passe au crible de l’écrivain (non de l’homme de lettres), les hérésies inventées par les grands groupes pour « faire » du pognon, par le biais biaisé des inepties de notre société.
Trop censuré – comprenez : non édité – pour confondre écrire et publier, je relate sereinement via mes textes, dont celui-ci…, comment et pourquoi, une AMC Matador, m’a permis de m’arrimer à la vie en refaisant le plein des sens de fulgurances poétiques et esthétiques.

Egalement, pour qui sait écrire entre les lignes (pour autant que d’autres peuvent lire entre les lignes et comprendre les double sens…), c’est un contrepoint radical à la débilité ambiante.
La Maestranza désigne l’arène où un torero affronte la bête, hymne à la corrida festive entre sang, sable et paillettes, mais tout bonnement un art de vivre en train de disparaître.
Ce nihilisme dissimulant sous les jupes de la modernité, via « la duplication à l’infini des productions à-la-chaîne« …, a quelque chose de la « démocratie totalitaire« .

Eblouissantes interrogations réflectives toutefois que celles du néophyte magnifiant le corps à corps entre l’homme et le taureau : « Quand il fait son entrée dans l’arène, le bras gauche roulé dans sa cape comme s’il était blessé, le matador est un homme mort qui s’est habillé de lumière pour faire illusion. ¡Hombre! il est une ombre, en bas roses, un spectre. A moins qu’un taureau ne l’ait tué avant, il ressortira vivant des arènes. C’est aussi évident que cela : le spectacle est celui d’une résurrection. »

Le Matador masqué, prestidigitateur du verbe…
Récit d’une possession, l’AMC Matador c’est aussi un pêle-mêle philosophique où abondent fragrances nostalgiques et dissection familiale.
Aphorismes et banderillas cyniques, l’autoportrait d’un Matador en somme.
En picador du verbe et en taureau d’horoscope, en décrivant « El Matador« , je distille les évocations évanescentes ; en alguazil de l’anticonformisme, je ridiculise les modes et les poses.
Il fallait bien la sublime pantomime tragique d’un fantôme arpentant les routes peuplées d’autos-clones, fantôme face aux cornes du destin, pour faire un sort de la grand-guignolesque compromission des hommes.

Quand la révérence est trop lourde à accomplir, j’ai souvent encore la lucidité ultime de narguer les forces de l’ombre et de l’ordre établi qui me guettent.
Celui qui rêve au pied de l’Alcazar à l’écoute de quelque « fandango de Huelva » diffracté par les pavés sévillans, trouve chez Nietzsche, Bergamin, Fellini, Picasso, Clément Rosset, Büchner, Nabokov (Ahhhh Lolita !) et Vélasquez, de quoi se transcender les neurones, mais à moins d’être un citoyen Ricain du milieu des seventies discographiques, il n’aura jamais vu une AMX Matador, ni certainement pas conduite….
Encensé certains jours par la foule…, conspué quand ce n’est pas conchié par des ineptes confondant le « tabassage préventif » ou l’anéantissement totalitaire avec la lecture, je joue à la prestidigitation, devenant le temps d’un rire, un « désillusionniste qui illusionne« . ¡Olé!
Au gré de mes humeurs fanfaronnes, je suisse un européen franco-belge « caballero » désigné par le destin pour accompagner une passe, non sexuelle, quoique, mais tauromachique, restant encore bien loin de la puissance qui m’étreint soudain quand, au détour de mes narrations épiques, le soleil de la raison me mord cruellement le crâne…

Oui, mais pourquoi quand même ?
Vous conviendrez que toute cette introduction ne mène qu’à des disgressions inutiles quoique magnifiques ou je ne me contente pas de broder des ornementations littéraires faisant écho à la passementerie espagnole, uniquement par rapport au nom de cette automobile…: « Matador« …, alors que son essence en double sens, n’a strictement aucun rapport, ni avec l’Espagne, ni avec le Mexique, la question de savoir pourquoi on a appelé cette voiture Matador restera à jamais une question sans réponse…
Question angoissante qui angoisse…
J’ai revu pour comprendre, quantité de films sur quantités de corridas, j’ai porté mon attention sur chaque matador, chaque toréador, chaque picador, et même sur les taureaux mis à mort…
Rien, nada…, pas de réponse, pas plus en regardant la totalité des clips disco du groupe ABBA typique des seventies, sauf les paillettes et la déco…

A chaque ligne, les lecteurs, vous…, croient m’échapper – ils voudraient le croire -, ils voudraient ainsi sauver ce qui leur reste de convictions déjà étiolées à l’acide.
Devant l’impossibilité de répondre à cette question cruciale, je n’ai d’autre choix de vous brusquer, de vous traquer dans les moindres recoins de votre voyeurisme…
Et là, mes textes, mes commentaires…, c’est l’estocade : comme dans l’art tauromachique, la citation bien employée, le fait de pousser les bêtes (en double sens) de la meute de mes contradicteurs à m’attaquer pour jouer de ma dépense d’énergie et tenter de m’affaiblir encore davantage, confine à l’exécution….
Magistrale.
Sans pitié.
Mais à quoi bon ?
Que je vous cite un poème de Thérèse d’Avila, que je dénonce l’expansion des « rolleurs« , que je dénonce le puits sans fond de la connerie inhumaine, que je fustige la connerie à roulettes devenue oecuménique…, « on » se moque de ma causticité…

Non ! 
Une certaine horde d’irréductibles, est souvent la première à vouloir contrecarrer mes prises de position et vitupère à mon encontre, demandant dans divers Forum : « N’y a-t-il donc pas de limites pour ce Quelqu’un qui vomit et crache dans la soupe populaire… en débitant des texticules littéraro-commercialo-merdiques…?« 
On n’arrête pas la mémoire du chant par des fusils.
Je fais donc mienne cette phrase, découverte au coeur du « manuel de savoir-survivre« , écrit par une grande dame militante du Parti Ouvrier d’Unification Marxiste, mouvement anarchisant et trotskiste de lutte contre le franquisme durant la guerre d’Espagne, rescapée des massacres ordonnés par les staliniens aussi bien que des exécutions en masse commandées par les franquistes, et qui disait dans un sourire, au soir de sa vie : « Nous avons perdu la guerre mais nous avions les plus belles chansons« …
Et bien moi, j’ai les texticules, piting !

Tradition taurine contre « devenir vache » de l’humanité…

La « nouveauté » ?
La « sélection » ?
Le vanté (il faudrait écrire: « venté« , comme d’une expulsion nauséabonde) ?
Au placard !
Ni happy days, ni happy hour, ni happy-end !
Il y a comme un parfum de tabula rasa dans l’air, émanant de notre univers, lui-même menacé par une standardisation galopante.
Non qu’à fusionner ici morale, politique et poésie, je veuille faire mon « Bossuet« , être plus que sombre dans ma noirceur dans cette « éloquence de Café du Commerce » dont je conspue la vacuité.
Penser n’est pas vider des barriques, remplies, qu’elles soient de vin ou de fiel.
L’essentiel est ailleurs.
Même pas dans l’effort, maintes fois réitéré, de se protéger contre le vent de la dépression qui glace le squelette jusqu’aux os, sans substantifique moelle, cela n’existe que dans les romans…
Plutôt dans le risque, infini et solitaire, d’une pensée méditante non médisante….
D’un regard lucide sur moi et les autres guettés par l’avachissement, revers moins abyssal que périphérique de la « tradition taurine« , le tout scandé par la prière de d’Avila : « Nada te turbe, / Nada te espante, / Todo se pasa, / Dios no se muda« ; (« Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie, tout passe, Dieu ne change pas« ), je continue ma quète…
Pas davantage « raté » que « maudit« , l’hidalgo maudit que je suis (au sens propre: hijo de alguien, fils de Quelqu’un), maître de la maîtrise de mon moi-même, attend qu’un éditeur sachant éditer publie mon manuscrit fétiche, sans exclure que cela revienne à pisser contre le vent.
Ce qui n’est pas pire que s’abandonner dans les pissotières d’antan.

Non, je n’écris pas avec maestria, ce serait trop facile, voire trop commun, à l’heure où chaque critique institutionnel ne peut que rendre la politesse aux ploutocratiques qui croient que je crois…., wouaffff, que ma pitance leur est dépendante…, alors que je m’exprime avec maestranza, ce qui à leurs yeux d’aveugles sauf à la rentabilité…, est beaucoup plus rare et infiniment plus précieux.
L’AMC Matador est un morceau de jouissance et de souffrance étroitement imbriquées, comme l’âme l’est au corps, qui souligne à merveille le faste baroque de la vie automobile américaine des seventies et l’obscure clarté caravagesque des rêves subliminaux qui ne mènent nulle-part…., l’accord parfait entre le mouvement du leurre et la charge héroïque.
La vie est souvent simple, aussi simple qu’essayer une voiture, dont cette AMC Matador, exceptionnellement rare en Europe, et tout autant aux Etats-Unis.
Sur un air de dolce-vita-discographique finissante typique du milieu des seventies aux USA, apparaît la Matador.
La maison AMC, encore euphorique la destine à relancer ses ventes.
Malgré les conneries gargantuesques typiques de cette époque baignée par le « disco » et le style vestimentaire en dragées rose d’ABBA et autres water-looser-ies, les temps sont durs pour les Muscle-cars qui se meuvent dans les retombées des crises énergétiques.
Chevrolet pense arréter la Corvette, Ford s’apprète à commercialiser une Mustang II abatardie…, AMC de son coté, totalement en marge, commercialise la Matador…

La Matador, de son coté, brille de mille feux dans les courses Nascar, démontrant que la robustesse et la simplicité sont une voie royale, toutefois, la plate-forme de la Matador , avec son pont rigide et ses ressorts à lames, n’a strictement rien-à-voir avec une Ferrari 275GTB4, qui dispose d’un train arrière indépendant et d’une architecture transaxle…
En europe également, rien ne va plus…, sale temps pour les officines qui fabriquent des voitures de sport : Ferruccio Lamborghini s’est retiré dans ses vignobles de Lambrusco, laissant sa firme en banqueroute, tandis que  Ferrari, rival séculaire et voisin Modenais s’est mis dès 1968 à l’abri des turbulences en vendant la maison au géant FIAT, tandis qu’en quête de sérénité, Maserati s’acoquine avec un protecteur contre-nature : le Français Citroën.
L’ambition affichée est pourtant de ravir la première place dans le marché des Muscle-cars aux USA.

La Matador doit ses proportions ramassées sur l’arrière et son interminable capot à son architecture technique classique, moteur avant, roues arrières motrices, mais AMC a su les exploiter à merveille pour créer un profil atypique.
 
Admirez le soin du détail : les feux arrière ronds, les phares avant rondement protubérants, et surtout le fabuleux et complexe évasé des ailes arrières…
Quant à l’habitacle 2+3+1 (5 adultes, 1 enfant), peut être qu’un jour le Grand Mickey, Maître de l’Univers, jugera que pour le prix demandé le designer responsable de cette « oeuvre » en avait assez fait à l’extérieur… et qu’il n’aurait pas dû réaliser un intérieur sirupant dans l’esbroufe américain habituel… Sa personnalité atypique se révèle au volant :
Les concurrentes Mustang, Camaro, Firebird, Dodge et divers, étaient relativement instables et délicates à emmener « vite » : la Matador quant à elle, est d’une stabilité imperturbable et rassurante, alors même que son « ingénérie » est identique… miracle du genre.

La Matador mélange les genres : c’est une Gran Turismo italienne au nom espagnol qui avale strada et highway avec une aisance et une compétence de berline allemande, le tout avec le look et la technologie américaine…
D’ailleurs le poids, gage de robustesse de l’engin, s’estompe sous la poigne de fer du moteur : justifiant sa légende, il catapulte l’auto vers des sommets inavouables… 
Aujourd’hui on peut se demander si les défauts de cette voiture n’étaient pas finalement… : des qualités !
Une Muscle-Car rarissime :
L’AMC-Rambler Matador-Coupé « X » 1975 présentée dans cet article totalise seulement 93.974 Kms réels (avec certification) et n’a eu que 2 propriétaires.
Elle avait été vendue neuve en Belgique par l’Importateur Ets Mannès en 1975 et a toujours entretenue chez celui-ci.
La voiture est restée dans un état remarquable, jamais accidentée, pas de tôles ressoudées, d’origine limpide, et son intérieur est totalement d’origine et en état neuf.
A titre d’annecdote, les films plastiques de protection se trouvent encore sur diverses pièces chromées, dont les baguettes latérales…
Note « perso » de l’auteur de l’article…
A ma connaissance, et j’en connais un bout, personne d’autre, sauf un illuminé comme moi, et encore ce ne sont que quelques phrases éparpillées dans un texte et pas la totalité d’un texte…, n’écrit de cette façon pour présenter une voiture…, c’est à dire sur la totalité d’un article. Mais que dire vraiment pour présenter une voiture telle que celle-ci… dans un site-web déjanté ?Le texte débute sérieusement dans la description et l’historique de cette voiture, mais je me suis laissé aller au départ du nom « Matador » et j’ai filé dans la tauromachie et j’ai déboulé dans le délire…La voiture étant en soi délirante (une caisse américaine atypique), sa décoration inhabituelle dans l’esprit des « seventies » post-flower-power et de la période « disco » (avec les tenues psychédéliques du groupe ABBA par exemple), en ce compris sa couleur turquoise mi-bleu verdâtre de dragées sucrées…, méritait assurément un traitement adéquat…
C’est chose faite…
www.ChromesFlammes.com
www.LesAutomobilesExtraordinaires.com     
www.GatsbyOnline.com