2000 Plymouth Prowler, la totale !

Si vous avez l’habitude de vous tenir informés de l’évolution de la folie qui est la matière première la plus brûlante imaginable de ce site, en scrutant périodiquement la rubrique Automobile de GatsbyOnline, vous devriez pouvoir instantanément citer le nom des plus fabuleuses voitures qui ont eu le mérite d’exister, si ce n’est pas le cas, allez relire les milliers de chroniques de cette section, puis revenez à cet article.

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Bien, maintenant que les béotiens sont partis…, savourons de nous retrouver en noble compagnie, c’est-à-dire entre nous-mêmes, la véritable élite…, mais qui dit « êtres supérieurs », dit grandes responsabilités (dixit un mec en justaucorps).
Froncez donc légèrement les sourcils…, prenez un air pénétré mais distingué… et lisez-moi sérieusement, car l’heure est grave : vient enfin le moment de revenir une Nième fois (de trop) sur le Prowler…, un engin fantasque, qui, jusqu’à présent, ne constituait qu’un mythe qui enfiévra de désir plus d’une paire d’yeux.

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Chers tousses…, tempérez vos ardeurs !
Jouez aux bois, résonnez mulettes !
Pour ce qui est du « résonnez mulettes », c’est pour faire joli…, ne cherchez pas plus loin, c’est sexuel…
Tout humain (jeune de préférence pour éviter de tomber dans le crétinisme) qui chante « Il est né le divin enfant »…, s’amuse des sonorités du « Jouez hautbois résonnez musettes » sans vraiment les comprendre, surtout lorsqu’il fait la liaison…., pour un peu qu’il connaisse l’histoire du Petit Chaperon Rouge, « jouez hautbois » devient “jouez au bois”, avec toutes les délicieuses frayeurs liées à cette idée.
Vous imaginez bien, ne serait-ce qu’à la lecture de cette introduction ambiguë et non ambidextre sans rapport aucun avec une quelconque arrière pensée sournoise…, que nul homme au monde sauf moi (sic !), ne pneu (ma tique), narrer tout ce qu’il faut en résumé, au sein d’un seul et unique texticule, fut-il couillu !
Et bien…, c’est fait… et c’est jouissif !

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Je puis donc affirmer (sans rire, mais les yeux mouillés d’émotion contenue), que s’il ne fallait retenir qu’un adjectif pour qualifier le Plymouth Prowler, ce serait probablement : « Inqualifiable ».
Je pourrais aussi ajouter : « inclassable », « extraordinaire », « mythique », « génial », « formidable ».., car le Prowler est certainement le véhicule « de petite série » (environ 11.000 fabriqués) le plus déjanté qui fut produit par le « team » (gag !) Dodge/Plymouth/Chrysler, depuis la Viper, qui était déjà à la limite de l’acceptable pour le grand public.
C’est simple, les designers de chez Dodge/Plymouth ont eu carte blanche pour créer un hot-rod néo-rétro !
Et ils ont fait le Prowler !

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Mécaniquement, le V6 3,5 de 214 et/ou 253 chevaux dans la dernière version…, est accouplé à une boîte 4 rapports automatique…, le résultat fut excellent… et l’est resté après que la fabrication a cessé !
C’est un « objet » à part dans l’histoire automobile, un hot-rod produit en petite série par un vrai et grand constructeur, qui a fait la gloire des dépositaires Plymouth, qui comptaient d’ailleurs sur lui pour faire survivre la marque, toujours menacée de disparition (pas de bol pour eux, Plymouth va être rayé de la carte, Dodge également… et Chrysler sera finalement incorporé dans le groupe Daimler-Mercedes avant d’être finalement absorbé par le groupe Fiat).
Comme m’ont dit quelques patriotes éclairés : « A quoi ça a servi de libérer la Sicile puis l’Italie en 44/45 ? »…

 

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Ce à quoi j’ai répondu que ce fut pareil avec les Japonais qui ont finalement envahi nos économies occidentales…, de même que Rolls-Royce/Spitfire est devenu propriété de Volkswagen (la marque du pote d’Adolf) et Bentley et Mini sont sous drapeau allemand (BMW)…  et ça continue…, un gag saisissant ponctuant cette dérive, étant Tata (une marque quasi Hindoue) achetant Jaguar…, Ghandi n’aurait même pas osé y rêver !
A ce train de Sénateur là, il ne reste plus que des capitaux arabes ne rachètent PSA au bord de la ruine à cause d’Israël et des USA (le boycott Iranien), pour venger la guerre d’Algérie et toutes les colonisations…
Comme nous sommes dans le monde de l’automobile, en vérité je vous l’écrit : la roue tourne…

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L’engin qui a par ailleurs la forme d’un phallus, attire beaucoup de gens de tous les sexes…, c’est une histoire classique de capote qui restreint les mouvements mais protège des virus et microbes qui grouillent dans l’atmosphère, sous le principe du « restez couvert »…
Mais, ce n’est pas le fond de mon propos manuscrit qui traite de l’introduction dans l’engin… et pas de l’introduction de l’engin !
Vous avez tous l’esprit mal-tourné, c’est inqualifiable !

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Premier obstacle, le faible entrebâillement des portières, qui oblige à retenir son souffle pour ensuite se heurter le postérieur sur l’ourlet du baquet (en cuir).
Encore un petit effort… et on parvient à s’enfoncer au fin fond du siège multi-réglable, les fesses et les épaules bien serrées.
Pendant que le pied droit tâtonne à la recherche de l’accélérateur et de la pédale de frein…, le pied gauche, lui, tente de se nicher quelque part, faute d’un repose-pied.

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Chrysler les gardait surement dans les congélateurs du service des pièces détachées depuis les années ’60 afin qu’ils puissent les dégeler pour les utiliser dans une voiture néo-rétro…
Cela écrit, les cadrans s’alignent en rang d’oignons sous les yeux, à l’exception du compte-tours AutoMeter attaché à la partie supérieure de la colonne de direction.

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Le volant comporte de nombreux boutons sur l’arrière des deux rayons horizontaux qui contrôlent le volume de la radio et la recherche des chaînes…., ils sont plus ou moins faciles à utiliser, mais s’avèrent pratiques une fois assimilés !
Sauf que le recherche s’effectue « à l’américaine », de deux en deux…, si votre radio préférée est située entre deux (sur 100.1 par exemple…, pas de bol, bernique et zinzin, soit vous aurez du crachin sur 100.0… soit des couinement sur 100.2… !
Je précise que l’installation stéréo est une unité standard Chrysler avec un changeur CD monté derrière le siège du passager et un commutateur de contrôle automatique du volume ajouté pour faire bonne mesure.

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Après avoir vécu tout cela, le regard peut alors et enfin se lever vers la ligne d’horizon…, partiellement cachée par le rétroviseur panoramique qui incorpore un petit ordinateur de bord indiquant ou est le nord, l’est, le sud, l’ouest…, la température extérieure…, les miles parcourus et ceux pouvant encore l’être…, selon ce qu’il reste d’essence…, plus quelques autres renseignements sans réelle assistance…, ce rétroviseur vire au vert foncé lorsqu’on allume les phares ou si un abruti balance ses projecteurs en plein dedans….

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L’AutoStick sur la console centrale, est embelli par un enjoliveur chromé en forme de casserole inversée, assez beau…, mais certains ont estimé qu’il était hors de propos, car il n’y avait pas d’autres pièces chromées à l’intérieur.
En poussant un petit bouton situé derrière et à gauche du siège conducteur, on ouvre le couvercle du coffre arrière.
Lorsque le véhicule est verrouillé, le commutateur est désactivé et les voleurs ne peuvent pas ouvrir le « couvercle » (à moins bien sûr qu’ils savent où le déverrouillage de secours est situé).
Ou est-il ?
Je cherche, je cherche…

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Le V6 de 3,5 litres transmet les 253 chevaux de la cavalerie, aux roues arrière, via une transmission semi-automatique à quatre rapports Autostick, qui lasse assez rapidement…, déception…, le Prowler ne s’arrache pas suffisamment vite et en puissance comme une Viper… et ce, même si le bloc d’instrumentation et la colonne de direction simulent, sous de fortes accélérations, les effets de la maladie de Parkinson.
Le Prowler se révèle toutefois confortable, tout en affichant une tenue de route sans comparaison aucune avec les hot-rods habituels réalisés par des apprentis du dimanche…, ses concepteurs (les ingénieurs du Prowler), ayant copié les éléments de suspension sur des épures de F-3000.
L’adhérence est de la sorte véritablement phénoménale, les pneus Goodyear EMT (de type zéro pression) y étant pour une bonne part.

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D’ordinaire, lorsqu’une marque va mal, tout nouveau modèle est chargé de redresser les ventes.
C’était subtil, non ?
La mission du Prowler était plus complexe : Chrysler ne comptait évidemment pas en vendre des millions…, il s’agissait en revanche de redorer le blason de Dodge/Plymouth/Chrysler…, hélas, sur cet hot-rod moderne, le ramage mécanique n’était pas la hauteur de son plumage exubérant…

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Arrivé à la tête d’une société Chrysler moribonde, au début des années ’80, Lee Iacocca eu une fausse-bonne idée : vendre la même voiture sous les trois marques du groupe (Chrysler, Dodge et Plymouth), sans changer un seul panneau de carrosserie.
En plus, comme à l’époque, elles partageaient toutes les trois le « pentastar »…, même leur logo était commun !
Du coup, l’acheteur ne comprenait plus quelle marque faisait quoi.

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Au salon de Detroit, Chrysler a présenté un prototype baptisé Prowler, c’était une interprétation moderne des hot-rods des années ’40-’50 (qui étaient alors basés pour la plupart basés sur des Ford…) : un cabriolet deux places, sans fioriture, propulsé par le V6 3,5l de la Concorde (rentré au chausse-pied), poussé à 280 chevaux, les roues avants à peine couvertes… et muni d’une boite de vitesse positionnée à l’arrière du véhicule.
L’accueil du public fut enthousiaste.
Plymouth n’avait pas de modèle spécifique au catalogue… et les ventes s’éffritaient…, alors, Chrysler, qui n’avait rien à perdre avec Plymouth, décida de le commercialiser quasiment en l’état (et uniquement en violet.) sous cette marque !

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Hélas, à sa sortie en 1997, les acheteurs potentiels vont être déçus : ok, la ligne était toujours spectaculaire, mais sous le capot, on trouvait un V6 « normal », de 215 chevaux, associé à une boite automatique 4 rapports…, les performances s’avérèrent décevantes (alors qu’un hot-rod est censé offrir des accélérations de folie), malgré un châssis en alluminium.
Le pire eut lieu au moment de passer à la caisse : l’addition se montait à 45.000 US$…, ce qui le plaçait juste au-dessus d’une Corvette !
Ca faisait cher le « cruising ».

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En 1998, Plymouth en fut réduit à écouler les invendus…, le Prowler revint en 1999 avec un moteur de 253 chevaux… et le choix entre plusieurs teintes.
Les ventes décollèrent enfin, mais avec un pic à 2.625 unités…, on était loin des 5.000 exemplaires annuels espérés.
En 1999, Daimler (Mercedes) et Chrysler fusionnent…
Le nouvel état-major va décider de liquider Plymouth l’année suivante, tant pis pour d’autres prototypes destinés à la production comme le Howler (qui reprenait le châssis du Prowler, mais dans une carrosserie de coupé et avec un V8)…
Le Prowler survit en devenant un Chrysler.
Mais l’époque n’était plus à la rigolade, alors, à la fin du millésime 2002, il quitta le catalogue sur la pointe des pieds…, fin de l’aventure ?

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Au plus on regarde cette voiture, au plus on la compare à un hot-rod…, ce que ce véhicule est censé émuler au tréfonds des cerveaux primitifs…
Si votre image est partout dans la presse, y compris en « Une » des journaux télévisés…, à moins d’être un chanteur-chambreur comme Johnny, cette voiture n’est pas faite pour vous.
Chaque aspect du Prowler est distinctif… et même si certains pensent du mal de la motorisation V6 dans une telle voiture, parce que normalement on peut s’attendre à un V8, le résultat final est plus que correct, si ce n’est qu’il manque cruellement d’un bruit en phase avec la mythologie des hot-rods, un bon gros V8 glougloutant émetant d’extraordinaires borognymes assourdissants…
Car, oui, je suis le premier à l’avouer, je suis déçu quand j’allume la chaudière !

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Mais…, il faut être réaliste, à moins de se construire une pitrerie mécanique comme un très grand nombre de hot-rods et rat-rods populaires chez les beaufs…, avec le prix d’un Prowler construit aux normes d’un très grand constructeur, qui plus est : homologué pour circuler normalement sans restrictions sur toutes les routes…, il est impossible de construire soi-même un hot-rod moderne, roulable et légal…, à ce titre, le Prowler est incomparable, il est génial, extraordinaire et même… fabuleux…
Mais…, si je cherche à accomplir des burnouts enfumés…, le Prowler ne me donne pas l’expérience recherchée avec une note d’échappement qui est de la musique à mes oreilles.
Mais il manque effectivement d’un V8 glougloutant…
Oh rage, oh désespoir…

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Tout hot-rodder digne de cette appellation, aura du mal à reproduire ce que Chrysler a fait avec le Prowler pour le même montant d’argent.
Il obtiendra tous les morceaux et trucs voire machins pour réaliser un hot-rod, comme un cadre en aluminium soudé, des amortisseurs Koni, des ailes style garde-boue de moto pour l’avant et un pont arrière, peut-être une carrosserie plastique en vrac, mais pas plus…
Il lui faudra ensuite passer deux ou trois ans à raison de 5 heures par jour pour tenter de réaliser un hot-rod… et au terme de ce sacerdoce, il sera probablement dégouté et… soit il vendra le tout pour une croûte de pain garni avec une tranche de jambon mouillé périmé… soit il baclera le tout et sortira une chose inroulable…, à moins que touché par la grâce il décide de le finir façon rat-rod, tout rouillé et boursouflé, totalement pourri et cancérigène rien qu’à le regarder…

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En dehors de la généreuse rasade de crétinerie que certains hot-rods ont a à offrir dont principalement l’absence totale de prise de distance avec la réalité…, leurs géniteurs ne se départissent jamais d’un aspect quasi-documentaire lorsqu’ils tentent d’expliquer ou ils voulaient aller et ou ils se sont retrouvés…, comme s’ils narraient sans artifice, le quotidien le plus banal de leurs vies tourmentées, le tout arrosé d’une hallucinante dose d’égotisme (tous les autres ne sont finalement là que pour leur servir la soupe, bien souvent avec un remarquable manque de finesse).

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Ces seules évidences, cependant, n’ont jamais décidé les hot-rodders purs et durs d’acheter un Prowler neuf, garanti d’usine, utilisable et fiable…, pour sûr, quelques esprits chafouins prétendront toujours que les géniteurs de ces hot-rods peuvent plaider autre chose que la démence pour se disculper de leurs actes, sans chercher à donner dans la qualité.
En effet, quel meilleur exemple pour évoquer les déséquilibres mentaux, que les œuvres d’hommes qui ont depuis bien longtemps laissé s’exprimer leurs délires créatifs ?
Il n’empêche que cette excuse mise à part, on aura bien du mal à m’ôter de l’idée qu’oser rouler dans ce genre d’âneries, en espérant trouver un public pour les apprécier au premier degré, mérite de relever du domaine psychiatrique.

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Je précise toutefois, que si on me jette à la tête les créations de feu Boyd Coddington et autres marloufs consuméristes…, leurs hot-rods et custom-cars sont facturés des fortunes, soit 300.000 à 800.000 US$… ce qui les rend inaccessibles aux customeux et hot-rodders lambda…

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Bien, tournons cette page après avoir refermé la parenthèse et jeté le tout dans un sac-poubelle…, je résume :
J’en reviens au sujet de cet article…
– le Prowler est amusant à conduire si on garde les choses en perspective…
– il est un spectacle à lui tout seul…, sa ligne unique et ses roues arrières chromées de 20 pouces qui tournent dans le soleil, éblouissent les spectateurs….
– la foule aime cette voiture, parce que les gens ne perçoivent pas tout…
En effet… et enfin…, le Prowler n’aime vraiment pas les routes bosselées, mais toutefois pas au point de frustrer son conducteur devenant impatient de sortir de la voiture.
Car, tout amateur et propriétaire d’un Prowler, se f… des critiques…

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En effet, avec des niveaux sonores situés entre 60 dBA et 80 dBA en croisière, il faut savoir (avant de partir au loin), que le Prowler n’est pas une voiture de luxe tranquille.
Par contre, même si je m’en f… également, mon honnèteté intellectuelle m’oblige à vous signaler que le système d’échappement de la voiture, s’il émet des sons, certes exotiques (sic !), surtout sous accélération complète qui mystifie les spectateurs avides (gag !)…, en dehors de cette offre consumériste de Plymouth/Chysler d’une motivation extrinsèque gratuite (car cette voiture est si bonne à stimuler)…, le niveau sonore peut obliger à recourir à des analgésiques après quelques heures de croisière… de sorte qu’il est préférable (peut-être) de les prendre avant de partir.
De plus, comme la voiture se rétrécit vers le nez, les jambes ça va…, mais les pieds restent coinçés dans la petite zone autour des pédales.
Ce n’est pas un problème, sauf si on prévoit d’effectuer un long voyage…

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J’avais oublié de résumer que :
– la suspension a de nombreuses pièces en aluminium usinées, ce qui, en soi, est un spectacle !
– les pneus sont des P225/45R17 à l’avant et P295/40R20 à l’arrière…, la voie approchant celle d’un Hummer.
– par rapport aux répliques, kit-cars et hot-rods, le Prowler est beaucoup plus raffiné.
– globalement, l’expérience de conduite est très bonne… et l’appel trottoir excellente !
– cette voiture n’est pas destinée aux gens timides qui veulent éviter les conversations, car elle surpasse tous les clubs de rencontres.

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Les Prowler avaient dès leurs premières mises sur le marché, le potentiel et l’état de voitures de collection, beaucoup de gens les ont donc acheté comme des investissements et parqué dans des sortes d’entrepôts frigorifiques…, de temps à autre, souvent suite à un décès, un Prowler ressort au soleil pour être vendu dans une vente aux enchères… ou se retrouve dans le show-room d’un revendeur en voitures hors du commun…, comme le Prowler jaune qui illustre cet article qui n’avait que quelques centaines de miles au compteur…, une petite révision pour vérifier si tant d’années passées sur des chandelles, n’avaient pas altéré le fonctionnement de la voiture… et elle a pu de nouveau rôtir au soleil (idem pour moi) !

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Voilà…, la partie Prowler pure et dure (que de sensations !) se termine…, vous arrivez (enfin) dans la partie sexuelle de cet article… (il suffit de voir que les illustrations photographiques changent)…
Je vous imagine enfin prêts à vous offrir une bonne pignole ni vue ni connue…
Pas si vite !
Ami lecteur, souviens-toi…
Souviens-toi de la fin de l’époque ou ont été commercialisés les Prowler…
Cette époque bénie où le summum de la classe était de foncer sur l’autoroute avec une cassette de n’importe quoi faisait du bruit, à fond dans l’autoradio…
Toute une génération réunie dans l’adoration des « guitar heroes » qui jouaient n’importe quoi et n’importe comment.., plus vite que leur ombre…, parés d’atours chatoyants, moulants de préférence…

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Personnellement, je trouvais tout cela admirable.
C’est vrai quoi…, ça nécessitait énormément d’énergie, de sincérité, voire aussi un peu d’inconscience.
Si quelques-uns ont su transcender l’indigence de leurs moyens par une bonne dose de talent, tous n’ont pas eu le génie nécessaire pour révolutionner le genre.
Et quand le précieux talent n’est pas au rendez-vous, on se retrouve souvent patraque !

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Tout aussi chargé soit ce texte, il y a tout de même des interludes.
Vous remarquez, alors que vous sentez confusément en vous que je n’ai plus rien à écrire de transcendant sur le Prowler, que j’ai changé de sujet…
Et je sais faire plaisir à mon public (vous) en lui assénant des scènes de fesse d’une classe phénoménale, au moins aussi chaudes qu’une assiette de cèleri rémoulade…
Mais…, réalisées à l’arrache de mon propre aveu… et à la demande de quelques amis, elles sont mâle heureusement tellement vides, tant techniquement qu’érotiquement, que c’en devient hypnotisant…, même pour moi qui swisse un être de chair (et d’os et d’eau !)…
Parfaitement adaptées (selon moi) pour la finale de cet article, vous assistez donc en direct, à l’insu de votre plein gré…, à une longue séquence où une jeune femme tente péniblement de trouver une position confortable pour faire semblant de réparer ce Prowler qui n’en demandait pas tant…

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C’est un mythe de la sexualité américaine qui s’effondre.
Dans un Prowler, il est en effet impossible de réaliser une séance de flirt menant à une copulation avec la jeune et jolie jeune-femme posant langoureusement pour les photos illustrant ce (trop long) article…, laquelle aurait du être sauvagement secouée en tous sens par des assistants hors-champs, afin de simuler de vigoureux ébats  pas encore commencé !
C’est aussi un manque de moyens financiers puisque vous lisez tout ceci gratuitement…
Aucun d’entre-vous ne m’enverra jamais une participation vénale en remerciement de vos pignoles réalisées grâce à ces photos…
Bon, il faut aussi reconnaître que ces scènes comportent un petit intérêt : on devine des nibards (et des jolis !), et on voit des cuissettes que rien ne vous interdit de mater…, n’hésitez pas à les lorgner avec insistance.
D’ailleurs, c’est bientôt l’heure…

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On n’est jamais si bien servi que par soi-même…, ça, je l’ai bien compris, comprenez-le aussi !
Lassé de traîner ma carcasse pour trouver de quoi alimenter mes articles, j’ai donc décidé de me donner les moyens de mes ambitions en réalisant ce texte encore plus ambitieux que les autres (qui l’étaient également), même si vous ne vous en étiez jamais aperçu !
Mais…, cette fois, j’en suis sûr : à moi la renommée et les papiers élogieux…
Ouais…, mais je crains qu’il faudra me contenter d’une bafouille sur un site de barges…

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Et bien, tout a commencé par une idée parmi les plus singulières que j’ai souvent en tête.
Mais qu’ai-je fait pour en arriver là ?
Embarqué dans une succession d’événements rocambolesques qui, de coups de théâtre en twists douteux, m’ont amené au milieu de nulle part, je ne savais plus par ou commencer ce qui semblait ne pas pouvoir finir….
De suite, il me faut souligner l’une des particularités de cette quète, à savoir ma volonté d’intégrer des « passages humoristiques » (notez l’utilisation de guillemets)…, pour souligner qu’une part de second degré est bien présente dans mes textes.

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Quoique…
Je ne cesse pourtant de me demander si tel était bien ma volonté initiale, dans la mesure où chacun de mes articles est globalement traité avec un certain sérieux.
Outre mon approche hasardeuse, certaines réalités m’ont troublé également par leur confusion.
S’enchaînant comme dans un mauvais soap, les rebondissements que j’imaginais semblaient avoir été écrits selon l’intuition du moment, sans respecter les faits précédents, certains changeant radicalement de motivations d’un texte à l’autre.
Si, dans un article ordinaire, voir le sujet central passer en moins de dix lignes d’un point de vue à un autre, est totalement absurde, ici, tout passe comme une lettre à la poste.

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Déstabilisants de bout en bout, mes textes sont ainsi ponctuellement gratinés de faits absurdes qui me font écrire avec un certain recul, qu’à force de vouloir aller partout, on n’arrive nulle part !
Et tant pis si les événements tiennent entre-eux par des ficelles dignes de cordes d’amarrage.
Plus vraiment à une connerie près, certains textes sont malheureusement à l’image du reste…
Si je suis le genre de gars à décrire une rave gothique façon ambiance de kermesse, je reconnais que certains passages virent à la fête à neuneu…, semblant avoir été écrits en une fois pour leur donner un peu de peps, alors que j’en suis à l’état de mort cérébrale.

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Voilà, c’est la fin…
Je termine donc cet article par une annecdote élevée au statut d’historiette de remplissage de fin d’article…
Une machine à élever le quotient intellectuel (QI) avait été installée comme attraction dans l’avenue principale d’un centre commercial régional, suite à une enquête montrant qu’un maximum de nécessiteux rodaient dans les parages.
Il s’agissait d’un engin genre « retour vers le futur » composé d’un siège récupéré à la casse sur un rarissime Prowler qui avait été déclaré « bon pour la casse » après un grave accident…, un engin débile où l’on faisait s’installer le candidat désirant un petit coup de boost sur son intelligence.
La machine se nommait d’ailleurs IQ PROOWSTER.
Pour cette occasion festive et exceptionnelle, l’amicale des commerçants avait organisé une réunion de fondus maniaques de Prowler à l’échelle 1/3, tous jaunes, qui devaient parader dans la ville afin d’attirer un max de beaufs vers le centre commercial…
Imaginez le délire barnumesque débile…
Toujours est-il que les pires gogos du coin étaient de la fête, avec deux fanfares et une troupe de majorettes semi-habillées…

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L’opérateur disposait d’une manette assez rudimentaire et d’un cadran à graduations verticales où l’on pouvait lire le niveau réglé, 100 étant la norme de référence.
Au centre commercial, la machine infernale était prète…
Plus on payait cher, plus on pouvait s’élever sur l’échelle de l’intelligence.
Un individu, ex-flic maintenant retraité au rabais…, se présenta le premier matin à la première heure pour bénéficier d’un petit remontant, lassé de se faire traiter de tête de con dans son quartier et de ne pouvoir participer qu’à des conversations basiques sur la météo, le quinté plus, le feuilleton ‘Plus belle la vie’ et les scores du PSG.
Il se sangla sur le siège IQ PROOWSTER, se coiffa du casque à électrodes, l’opérateur (débutant) poussa le levier de commande, faisant jaillir des étincelles de toutes les couleurs tout autour du crâne du client.
C’était joli, on voyait bien qu’il se passait quelque chose.
Cependant, la main suintante de transpiration de l’opérateur (l’émotion du premier client) le fit riper et pousser la manette au-delà du réglage de QI 115 souhaité.
Finalement le client ne paya pas plus cher et s’en repartit tout heureux équipé d’un nouveau QI de 155…

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Regarder la télévision était devenu l’enfer, pratiquement plus aucune émission ne trouvait grâce à ses yeux : il savait à l’avance ce qu’allait dire Michel Drucker en coupant systématiquement la parole à ses invités du dimanche ; il était même tombé sur une redifusion d’une émisison animée par Béatrice Schönberg sur « les secrets de votre cerveau »… qui lui arracha des fous rires déchirants… et en finale de son cauchemar réel, sur la station de radio RTL les pseudo éditos lumineux d’Alain Duhamel lui semblaient maintenant roupie de sansonnet… et les interventions de Serge July : du radotage de maoïste attardé.

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Le samedi suivant, le client au QI de 155 se présenta au stand IQ PROOWSTER, l’air un peu bougon : sa vie avait trop changé, expliqua-t-il à l’opérateur…, depuis huit jours, à son grand regret, il ne pouvait plus participer aux bavardages insipides avec les copains sur la météo, le quinté plus, le feuilleton ‘Plus belle la vie’… et les scores du PSG au bar Le Balto, qu’il avait du reste commencé à ne plus fréquenter afin de se plonger dans ‘Science et Christ’ de Teilhard de Chardin.
Dès qu’apparaissait la tête de guignol de David Pujadas sur France 2, à 20 heures, il fuyait s’enfermer dans une pièce pour écouter du Mozart.
Qui plus est, il passait 5 heures par nuit à lire mes textes sur GatsbyOnline.com… et avait décidé d’acheter un Prowler à taille réelle, histoire de snober ses potes du club des Prowler 1/3…

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Aussi demanda-t-il à bénéficier d’un rétro-réglage vers des plages de QI supportables, pour mener une vie normale en société avec ses potes.
Bref, sa vie était devenue très inconfortable.
L’opérateur, qui n’avait à ce moment qu’une semaine de pratique sur IQ PROOWSTER, n’avait jamais effectué de marche arrière, il loupa le coefficient souhaité de 105 et, effaré, vit l’aiguille tomber à 90, 85, 75…, pour finir par stopper en vibrant devant l’indice 25, évitant de justesse la catastrophe.
Le client, un peu secoué, redevenu tel qu’en lui-même…, fut libéré du casque à électrodes, s’extirpa très lentement du siège, à la vitesse d’un astronaute marchant sur la Lune, resta immobile et silencieux une bonne minute, l’air ahuri, se mit à faire le tour de la machine IQ PROOWSTER en l’examinant consciencieusement…, enfin fit face à l’opérateur très inquiet et lui demanda d’un ton ferme : « Vous avez les papiers du véhicule, s’il vous plaît ? »…
Voilou, voilà…
L’homme, au plus profond de son être, dépend de l’image de lui-même qui se forme dans l’âme d’autrui…, même si c’est l’âme d’un crétin !
Fin…