Evans 486… 

Bien malin qui peut distinguer à coup sûr le génie de la folie, l’Histoire de l’Humanité nous enseigne que les plus grands esprits ont toujours tutoyé les abimes de la déraison voire, oserai-je le dire, de l’irraison.
Mais d’où vient cette collusion étonnante et systématique entre la capacité créatrice des artistes les plus novateurs et l’inévitable aliénation dont ils souffrent ?
On va tenter de le comprendre.

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Les notions relatives aux capacités intellectuelles de l’homme, que l’on parle d’intelligence ou de folie, sont particulièrement délicates à expliciter…, il faut en effet tenir compte de deux facteurs (voire trois si on décide d’expliquer ces notions par lettre recommandée avec accusé de réception) :
– le niveau d’intelligence de la personne qui explique…
– le niveau d’intelligence de la personne à qui l’on explique…

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À la lumière de ce qui précède, tout internaute comprendra toutes les difficultés auxquelles le créateur de l’Evans-486 a du faire face pour sublimer de façon précise et incontestable que sa folie créatrice était sa compagne systématique et inaliénable, tout comme pour les plus grands créateurs d’automobiles hors-normes.

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Jugez-en :
Entièrement construite de manière artisanale, façonnée à la main avec soin sous l’emprise d’une passion sans limite envers les voitures des 24 heures du Mans des années 1970 et 1980, cette voiture a été créée dans le but d’en faire une série limitée de 50 voitures numérotées.
Le bloc moteur sélectionné était un V-8 tout aluminium de 346 ci (5L7) développant 486cv auquel était accouplée une boîte transaxle 5 vitesses incorporant un différentiel à glissement limité.
La suspension était à double bras assymétriques dans le style des Formules-1.
Les amortisseurs hydrauliques verticaux actionnés par leviers, permettaient en sus de varier la hauteur pour circuler sur circuits, ou sur autoroutes, ou sur routes normales ou sur routes de campagne… et permettaient aux intrépides de s’engager sans soucis sur des casses-vitesses et dans des pentes de parking et garages…
Les freins étaient des disques de 13 pouces, ventilés, assistés, à 6 pistons et 4 étriers.
L’intérieur était en cuir…, la carrosserie était en fibre de carbone et disposait d’un aileron réglable.
La voiture était équipée de la climatisation, d’une caméra de rétro-vision et d’une installation stéréo CD/DVD/radio.
L’Evans 486 a été annoncée disponible pour le prix de US $ 135.000 plus taxes et emmerdes…
Une version « facultative » équipée d’un big-Block V-8 de 454ci de 585cv était disponible moyennant 45.000 US $ de supplément.
La voiture n’eut aucun succès, strictement personne n’a acheté d’Evans-486… et la marque a disparu des écrans radars…

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Les pathologies mentales touchant le design ont une spécificité qui, à l’instar de la plupart des spécificités, leur est propre…, non seulement les désigners sont malades, mais en plus ils contaminent leurs œuvres dans un processus que les psychanalystes appellent un transfert.
Que remarque-t-on en effet lorsqu’on examine de près leurs créations ?
Eh bien, les « créatifs » et « designers », comme tous les artistes, projettent leur vie dans leurs œuvres, et sont généralement tout bêtement des autistes…, d’ailleurs on soulignera qu’entre « artiste » et « autiste », il n’y a qu’un pas en forme de lettre.
Mais pour comprendre les origines de la propagation de l’autisme dans l’art-automobile du design…, il faut remonter à la source même de cet art, l’Antiquité.

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Il existe en effet un point commun à l’ensemble des statues antiques représentant des hommes : ils ont des tout petits sexes…, là encore, on peut en déduire que les sculpteurs ont eux aussi des sexes ridicules et qu’en conséquence, tout le monde s’est moqué d’eux dans les vestiaires, ce qui a entraîné le développement d’un énorme complexe d’infériorité qui les a incité à se replier sur eux-mêmes… et de génération en génération, cet auto-enfermement contraint s’est métamorphosé en autisme subi.
Cette thèse, défendue par un grand nombre de garagistes, est corroboré par la fameuse découverte du professeur P.Oisson il y a exactement un an (le 1/04/2017) dans le site de fouilles de Kénèques en Crête…, on y a en effet découvert un chariot mécanisé qui démontre l’état de la détresse morale dans laquelle se trouvent les designers du fait de leur absence de virilité…

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Hélas, le temps qui m’était imparti touche à sa fin et je vais donc devoir conclure.
Les nombreux exemples donnés tout au long de cet édifiant exposé vous ont tout de même permis de comprendre que culture et folie sont, comme le disent les spécialistes de la physique quantique, une intrication abusive…, l’un va avec l’autre et l’autre ne va pas sans l’un…., et ce pour toutes les formes de design.
On pourrait continuer la démonstration de cette thèse en prenant les exemples de l’agriculture (avec le fameux « grain de folie »), l’ostréiculture (secteur où les professionnels se ferment comme des huîtres dès qu’on les approche, surtout si on leur envoie du citron dans l’œil) ou encore l’oviculture, c’est à dire l’élevage des moutons.
Tout le monde a en effet entendu parler des folies bergères…, mais ce sera pour une prochaine fois…