Ceux qui connaissent leurs classiques de Science-Fiction et l’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick savent de quoi je parle.

Les gens de Détroit, en grandes difficultés financières, je les appelle les garants de la pensée monolithique automobile… et leur aura intellectuelle est à l’image extérieure du grand Monolithe Noir qu’est la Mustang cuvée (de son vin) 2009.

Signe d’avertissement mais aussi vecteur d’espoir et de progrès pour l’espèce humaine…, le parfait antagonisme de ce que j’ai choisi de décrire dans ce billet doux.

Impénétrable, inaltérable, même par le laser le plus puissant.
Carrée, tranchante, rectiligne et sans nuance.
Aussi noire de design que l’armure de Dark Vador.
Le fonctionnement intellectuel de l’industrie automobile monolithique, obéit généralement à la subordination (volontaire ou inconsciente) à une dogme ou à une idéologie…
Ce peut être une philosophie, une religion, un mode de vie ou encore une doctrine politique, véritable filtre à travers lequel leur mode de pensée sera rigoureusement calibré, éliminant sans nuance toutte velléité d’indépendance intellectuelle et de remise en question.

J’ai jeté un coup d’oeil aux délirantes midinettes disposées autours des Mustang’s présentées en première mondiale, tout en écoutant le blabla lobotomisé et standardisé… et je me suis forgé ma propre idée du néant intellectuel dans lequel se meuvent les gens…

Le premier signe qui m’a convaincu que j’avais affaire à des intellectuels monolithiques, fut l’ardeur monomaniaque avec laquelle les bonimenteurs-ingénieurs chargés, en pleine crise économique et déconfiture industrielle, de présenter la « Nouvelle Mustang 2009 » fut qu’ils ont débuté leurs salades avec quelques dadas obsessionnels : le réchauffement climatique que les normes de la nouvelle Mustang va repousser… et la prétendue immanence de l’écroulement du modèle capitaliste qui va au contraire rebondir grâce aux ventes prodigieuses de la nouvelle Mustang…

Vous pouvez être sûrs que pour cette engeance, toute l’actualité servira de prétexte à des parallèles improbables destinés à enchaîner sur leur obsession favorite, l’automobile.
Tout ce bazar se nomme : « une conférence de presse« …, c’est destiné aux journaleux méritants qui sont tacitement d’accord de publier ce que les pontes su service « Public-Relation« , leurs disent en pré-maché…
Même entre deux articles de recettes de confiture ou de l’élevage du platypus en Papouasie orientale…, tout journaleux est capable de parvenir en quelques lignes à vous démontrer que toute chose est liée à leur manie favorite, la lobotomisation des masses…
Manie dans le sens maniaque, le terme médical utilisé en psychiatrie dans le cadre de troubles obsessionnels compulsifs.
Oui, c’est bien d’obsession pathologique qu’il s’agit.
Une obsession étalée à longueur d’articles, rebâchée de magazine en magazine, agrémenté de pubs diverses…, toujours les mêmes sujets, encore, encore et toujours.

Je suis alors seul, face à tous, incompris et rejeté, comme les héros romantiques de Châteaubriand et de Goethe, l’air tourmenté et l’écharpe au vent, seul et incompris face à l’hostilité du monde.
Lorsque je m’insurge de cette manipulation des masses, la caste entière des journaleux fait bloc, affirmant que je me positionne dans une posture victimaire… et les théories de la conspiration ne sont généralement pas très loin afin de prétendre que je défend une vue ou une pratique minoritaire… que je suis victime de mon attitude romanesque de martyr révolutionnaire en prétendant que tout est la faute de la société matérialiste et consumériste…, des grands lobbys politiques et industriels…, de la déliquescence des moeurs ambiants…, de l’absence de culture politique citoyenne.
Bien entendu et quoique je crèverais la gueule ouverte plutôt que de l’avouer, je tire de cette situation une jouissance masochiste carabinée…

Et c’est en général ici que les choses se gâtent fameusement, car voyez-vous, ces méprisables journaleux tentent alors de me discréditer en affirmant que, en tout et pour tout, je n’ai que deux sortes d’idées, de visions du monde : les miennes, qui sont vraies… et les autres, qui sont fausses…, que mon esprit ressemble à ces planisphères du Moyen-Age où une fois dépassées les terres connues se trouvait un endroit informe, inconnu et menaçant délimité par cette parlante devise : « Ici, il y a des monstres« .

Qui donc ne voudrait pas être un écrivain maudit, un héros méconnu, un éditeur précurseur dont les idées sont tellement boulversifiantes qu’elles sont méprisées de tous ?

C’est là le Grand Méchant Relativisme pointe le bout de son nez !
M’érigeant en référence absolue pour ce qui est de la distinction du Bien et du Mal, appuyé par ma doctrine indiscutable et incontestable, mes neurones ne peuvent ni concevoir ni accepter que d’autre êtres humains pensent et vivent différemment : Horreur, malheur !
Une philosophie qui accepte que des gens différents pensent des choses différentes et aient des systèmes de valeur différents en fonction de leur lieu de naissance, leur pays, leur éducation, leur vécu… et bien d’autres choses.
Inqualifiable et inacceptable pour toute personne qui base sa méthode de pensée sur un dogme, c’est passablement inquiétant.
Malheureusement, la réalité industrielle qui se cache derrière le charabia médiatique, revêt des formes coercitives. 
Les multinationales ont raison. 
Elles détiennent La Vérité Absolue, et dans leur grande générosité, elles vont vous l’apporter.
De gré… ou de force.

Lorsque l’idée même de remise en question, de doute, de questionnement philosophique cesse d’être considérée comme souhaitable, lorsqu’il n’y a plus rien que ce qui est Bien, et ce qui est Mal, eh bien on est dans un processus de pensée qui ouvre la porte à toutes les dérives mortifères et liberticides possibles.
Oui, j’en ai bien peur, toute vision dogmatique, toute vérité révélée ou considérée comme indiscutable contient en elle les germes de l’absolutisme et de la violence.
Liberté.
Le mot est lancé.
Avez-vous remarqué comme beaucoup d’intellectuels monolithiques parviennent à faire sonner ce mot comme une obscénité ?

Ils aiment les chemins bien balisés de leurs idéologies et de leurs dogmes, cellules pour la pensée où se sentent bien ceux qui n’aiment pas trop réfléchir par eux-mêmes, loin de la ligne du parti ou de leur livre saint… et par là courir le risque de se remettre en question suite à une confrontation avec des idées, moeurs, goûts ou habitudes différentes.
Normal, ils n’aiment pas la liberté…, en tout cas pas la liberté de penser.
Néanmoins, cette constatation me glace.
Car il n’y a souvent pas loin de la coupe aux lèvres pour ceux qui souhaiteraient faire mon bonheur malgré moi et me délivrer de mes idées fausses et de cette encombrante liberté.
À grands coups de trique, si nécessaire.
Oh, je ne dis pas que c’est leur cas à tous.
Je dirai simplement que dans leur tête le terreau de l’absolutisme est bien là… et tout à fait fertile.
Je leur prie donc de reçevoir l’assurance de ma parfaite et infatigable vigilance.

Dévoilée en 2004, la Ford Mustang doit désormais faire face mon pas vraiment à une concurrence de plus en plus aiguisée, Chevrolet Camaro et Dodge Challenger en tête…, mais à un changement des mentalités du à la crise économique que nous subissons actuellement…
Pour finir, il me reste deux choses à dire : une remarque comparative… et un avertissement.
Ford, le moins malade des « Big-Three » avait déjà revu quelque peu son emblématique coupé, histoire qu’il tienne la distance jusqu’à son remplacement prévu en 2010…, mais n’avait pas imaginé qu’à force de devoir boire de l’eau du robinet, les gnous n’allaient plus se remettre à boire de l’eau en bouteille…, en d’autres mots, toutes ces voitures ne sont plus du tout une préoccupation d’achat pour le public.
Esthétiquement, rien ne change excepté l’apparition de nouveaux coloris comme un gris argent métal… et il en va de même sous le capot.
En revanche, l’équipement des versions V6 et GT se généralise à l’ensemble de la gamme avec un système hifi Sirius avec radio numérique par satellite ou certains détails intérieurs comme des casquettes de compteur en aluminium satiné.
Toujours au rayon des équipements, les versions V6 et GT peuvent désormais bénéficier d’un toit en verre panoramique, un équipement facturé 1.995 dollars…
Autre nouveauté, la disponibilité d’un pack GT Security chargé de protéger l’auto ainsi que les jantes de celle-ci contre le vol.

Une peinture bicolore, grise/noire, rappelle clairement celle de ses fiers ancêtres sillonnant les airs…, un « magnifique » toit en verre ornée d’une étoile surplombe l’habitacle qui reprend la planche de bord de l’ancienne version Bullit, en y ajoutant du cuir « Bomber Jacket » en hommage aux vestes en cuir porté par les pilotes.
Pour « aider » à donner une image « vitalisante » de la Mustang… et ce en même temps qu’était présentée la nouvelle version (en réalité un re-looking), les pontifes de Ford ont réalisé au départ d’une Ford Mustang GT 2008, une unique version se parant aux couleurs de l’aviation militaire, en l’honneur du fameux avion de chasse P51 Mustang figther ayant joué un rôle majeur durant la Deuxième Guerre Mondiale.
Cette version unique s’est vendue lors des enchères du meeting aérien « EEA Adventure » pour la somme de 500.000 dollars… 20 fois la valeur d’une Mustang GT neuve ! 

Surtout en pleine crise économique !
Très cher !
Surtout pour une simple Ford Mustang GT 2008 !
Surtout pour une repeinture avec quelques bandes de décoration…, un travail de 200 euros auprès d’un spécialiste !
La version Coupé GT s’affiche normalement à partir de 25.000 dollars…
L’heureux propriétaire qui a mis cette somme peut se vanter d’être reparti avec un modèle unique de fin de série 2008, qui plus est avec des autographes de Jack Roush et Harisson Ford.Et là, franchement, je préférerais encore partir à cheval sur un cactus… que de contribuer ainsi à la lobotomisation générale… 
C’est dire !

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