2010 Brabus point « G », édition spéciale « Sado-Maso »… 

Comme vous, il ne s’habille qu’en noir.
Amies, amis BDSM de tendance Sadique, bonsoir…
Ses lignes sont plus cinglantes que la morsure d’un fouet, sa peinture plus léchée que des cuissardes et son allure, plus autoritaire que le claquement des talons aiguilles.
Dominatrices et dominateurs, préparez-vous à faire jouir de douleur sos soumises et soumis !
Rien que pour vos sévices, les psychopathes de Brabus ont créé la Mercedes point « G » en édition spéciale « Sado-Maso »…

Avec la Brabus point « G » V12, mon Dieu que c’est bon, on « souffre » en famille !
Non content de chasser de la file de gauche les automobilistes faibles qui oseraient ne pas se ranger devant vous, vous pourrez transporter vos esclaves sexuels que vous enchaînerez sur de sévères banquettes revêtues d’un cuir aussi heureux qu’un concert de Black Metal après un bad trip.
A la moindre protestation de vos passagers, un bouton placé sur le tableau de bord vous permettra de faire jaillir clous et pointes des assises et du plancher arrière.
Aïe ! ça fait mal derrière, mais les cris de douleur excitent tellement !
Et si malgré ce genre d’attentions, vos esclaves n’apprécient pas vos dons pour le dressage, enfermez-les dans l’habitacle et faîtes-leur goûter à toute l’intensité dramatique d’un concert de Rammstein, bien connu pour ses berceuses et autres chansons douces dignes de la Grosse Bertha, volume à fond, oreilles collées à quelques uns des vingt-cinq haut-parleurs.
Malheureusement, ils ne pourront pas souffrir plus d’une demi-heure, temps nécessaire à mettre les deux batteries complètement Kaput.
Ach so…, meine Liebe, pour ne léser personne… et surtout pas vous, il vous restera à vous munir d’un câble d’acier et à traîner vos chers petits soumis d’amour derrière la Brabus point « G » V12.
Pied au plancher, cela va sans dire.
En espérant (pour vous) que vous soyez encore sur la route au-delà du premier virage, tant il est vrai que dompter près de 700 chevaux montés sur un châssis de bahut et des essieux de charrette marocaine, relève de la témérité…, voire du masochisme.

Elevé au fin fond de la Styrie, dans un milieu où le prestige des cheveux longs n’égalait pas tout à fait celui de la veste brandebourg, il ne rêvait que de montées au front dans l’ivresse et le sang, de charges héroïques au son du clairon…, de gloire par le fer et le feu.
A l’origine, durant la préhistoire… euhhhhhh, à la fin des années ’70 (ca fait plus de 40 ans !)…, le Mercedes classe « G », était un solide gaillard doué d’une solide constitution que rien ne prédisposait à jouer les stars sado-masochistes.
Physique martial et grégarisme troufion le prédestinaient à embrasser le drapeau et marcher au pas.
Le service militaire durant les années ’80 (Algérie,  Allemagne, Police fédérale/Bundeswehr sous le nom de Wolf), Autriche (sous le nom de Puch G), Canada, Danemark, Finlande, France (sous le nom de Peugeot P4, construit à Sochaux, puis à Audincourt et motorisé par un bloc Peugeot 504), Grèce, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suisse (sous le nom de Puch G)… fut pour lui l’occasion d’affirmer d’impressionnantes capacités de franchiseurs de lignes (Maginot) ainsi qu’une remarquable aptitude à la survie en terrain hostile.
Très vite avisée des retombées pécuniaires qu’elle pouvait tirer d’une telle force de la nature, sa famille allemande lui refusa la vie de caserne qu’il convoitait.
En tant qu’ambassadeur de choc de la qualité Mercedes, notre benêt dut porter l’étoile argentée jusque dans les contrées les plus reculées, mais tandis qu’il s’attachait bon gré mal gré à se tâche bassement promotionnelle, le réserviste de classe G, série 460, attendait ardemment de tomber en héros, sinon en compote, durant la Troisième Guerre Mondiale.
Hélas pour lui, le mur de la honte entraîna dans sa chute ses plus beaux espoirs de boucherie sous la neige quand la menace d’une invasion de moujiks enragés se fit de plus en plus improbable.
Qu’allait-il donc devenir ?

Une mission d’affable émasculé pour notre frustré du treillis, mais le pire était encore à venir.
En 1989, année honnie des va-t-en-guerre, les stratèges de l’étoile l’envoyèrent disputer au Range Rover les faveurs des nouveaux riches.
En glissant irrémédiablement du type W460 au modèle W463, du 240 GD agricole au G500 décadent, l’ancien mulet à quatre pattes se mit en huit, dut plier ses dons manuels aux asservissements électroniques et, comble du déshonneur, troquer sa toile militaire pour le plus salace des cuirs luisants.
Et, pour le rendre plus sexy encore à l’heure où les Hummer de l’US Army commençaient à exciter la libido des beaufs enrichis sur toutes les chaînes de télévision, on lui administra les stéroïdes et agents dopants nécessaires à l’exhibition décomplexée de son profil parallélépipèdique.
Alors qu’il s’apprêtait à conquérir le Nouveau Monde, vingt ans après une autre armure à glace autrichienne devenue depuis : Gouvernator de Californie…, on l’affubla de parures clinquantes de courtisanes patentées et autres chausses taille basse d’allumeuses en chaleur.
Au pays de toutes les orgies, la faune du show-biz, Pamela gonflables et consorts n’eurent bientôt d’yeux que pour ses arrêtes vives et ses plates surfaces.
Une star était née.
Bien malgré elle.

Alors qu’à l’abri de ses vitrages surteintés, je ne sais quels bouffons cathodiques forniquaient dans des cris de guerre peu compatibles avec l’audition respectueuse d’une marche militaire, j’ai eu pitié de lui.
La dernière fois que l’ai vu, c’était aux abords d’un luxueux bézodrome à satrape, au sortir d’une de ces soirées orgiaques où les VIP excentriques viennent promener leurs chiennes en laisse et vice et versa.
Pauvre petit soldat !
Les seuls bruits de botte qu’il n’ait jamais entendus proviennent des salopes en cuir claquetant du talon aiguille sur le marbre de la jet-set.
Les seules musiques militaires sur lesquelles il n’ait jamais marché se limitent aux vomissures à décibel de quelques hard-rockers camés.
Pis, la seule décoration qu’il n’ait jamais reçue…, le prix Tuvalu pour contribution zélée au réchauffement climatique…, lui a été attribuée par ses ennemis écologistes.
Quelle humiliation pour un militaire que de se voir ainsi brocardé par la vermine verdissante !
Et pour faire déborder le vase, il aura eu la baise éclair au lieu de la guerre de position…

Une belle grosse larme qui semblait dire, du fond du cœur : « Mon Dieu, que je suis malheureux ! Regardez ce qu’ils ont fait de moi ! S’il vous plaît, rendez-moi ma vie d’autrefois, j’aimerais tellement entendre à nouveau sonner le clairon, braver vaillamment la mitraille avec mes camarades et voir la couleur du sang ! »…
C’est alors que du coin de son œil tout rond de grosse brute hébétée, j’ai vu perler comme une larme.
Hélas, je ne le savais que trop, le malheureux mourrait le cul dans la graisse, juché sur son socle de légende vivante.
Alors, ne voulant pas me résigner, plutôt que de passer mon chemin, j’ai emporté ce grand fou aux allures sado-masochistes, pour une partie de roues en l’air en pleine nature…
Personne d’autre que moi ne l’aura vu pleurer de bonheur.
J’en suis encore tout retourné.
Alors, crésus, ploutocrates ou simples parvenus, au lieu d’aller étaler vos bonnes grâces télégéniques aux Restos du cœur pour vous excuser de payer vos impôts en Suisse, s’il vous plaît, commettez enfin une vraie bonne action, faites don de votre Mercedes Classe G à l’armée, à l’ONU ou à Al-Quaïda, peu importe, mais de grâce, rendez-le à la vie de caserne qu’il n’aurait jamais dû quitter !

Prix de base : 379.000 euros + options (et elles sont très nombreuses)
Basé sur le Geländewagen (tout-terrain en allemand), le Mercedes classe-G (un « vieux » 4×4 cinq portes datant de 1979), est maintenant équipé par Brabus, d’un V12s bi-turbo de 6.300cc (384ci) développant 700 chevaux, 515 kW et 1320 Nm (973 lb-pi)…
Cet antique bazar, offre, du coup…, des performances d’accélération hallucinantes, presque inimaginables pour un véritable hors-terrain.
Combiné avec une boîte cinq vitesses automatique (7 vitesses en option) qui retransmet les 700 chevaux du moteur aux quatre roues motrices permanentes, ce SUV exclusif se catapulte lui-même du repos absolu à 100 km/h (62 mph) en seulement 4,3 secondes.
La vitesse maximale est de 260 Km/h, bizarrement limitée électroniquement à 240 km (163 mph).
Les jantes sont disponibles en 20, 21 où 22 pouces, montées avec des pneus haute performance Pirelli ou Yokohama en 295/40 R 20/21/22.
L’intérieur personnalisé comprend une forme ergonomique du volant sport, un compteur de vitesse gradué jusque 280 km/h (175 mph)… et des plaques d’acier inoxydables de protection en sous-châssis. 

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