2012 Ferrari 458 Spider Novitec…

Seul le vent connaît la réponse !
C’est comme l’histoire du verre à moitié plein ou du verre à moitié vide : c’est soit une Ferrari trop neuneu plombée par une métaphysique de bazar, soit pas assez radicale ni impressionnante à aucun moment.
Dans tous les cas, c’est totalement raté et bigrement ennuyeux.

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Mon ressenti à la conduite d’une 2009, était loin de l’expérience dantesque promise et attendue !
Divers journaleux en causaient en tapotant, du : « râle jubilatoire de son V8″…, de : « ses poussées vertigineuses qui enflamment les sens »…., concluant en copié/collé des documents d’usine que : « la Ferrari 458 Italia est diaboliquement affûtée »… et que : « la remplaçante de la F430 place la barre très haut et oppose à ses rivales, plus acerbes que jamais, l’efficacité et le charme qui pérennisent depuis plus d’un demi-siècle la mainmise de Maranello sur l’univers des berlinettes décomplexées »…
(Relisez mon article en amuse-gueule : 2009 Ferrari 458 Italia… #1)

Grâce à mes contacts disséminés aux quatre coins du globe, je suisse entré en possession passagère d’une Ferrari 458 Spyder modifiée par Novitec Rosso, une version 2012, pour savoir si j’avais raté quelque chose…
Avec cette « chose », on nageait en 2012 dans un business à 500% ou Ferrari (une entité commerciale bien rodée), s’échinait déjà à vouloir proposer aux martyrs clients potentiels, des voitures hypnotiques, mais sans véritablement s’écarter du concept de base des anciennes 250LM et autres berlinettes qui ont écrémé le marché des années ’60 à ’90 sous l’impulsion de la Lamborghini Miura et de la Ford GT40…, une époque lointaine et révolue qui ne correspondait déjà plus en rien en 2009 et 2010… et encore moins aujourd’hui (2017) !
Aucune poésie de style, aucune audace technologique, aucune puissance intellectuelle, aucune véritable inventivité, aucune exigence du pratique et de l’utilisable quotidiennement…
Ça ne fonctionnait pas, ça ne fonctionne toujours pas !

La « novitecation » d’une ferraillerie, même si les rumeurs ricochent ça et là au gré des confidences de tout un chacun, est un grand moment de délire pour qui sait rire de tout en profitant simultanément de la vie toujours de plus en plus folle au fur et à mesure que le temps s’écoule inexorablement…
Les exégètes vont bien évidement tomber de leur chaise, en découvrant, angoissés, que l’objet de leurs fantasmes sexuels inavouables se fait violemment violer au plus profond (par moi), les laissant groggy.

Puisque «Seul le vent connaît la réponse» , je ne vais pas répondre à votre interrogation…, mais je vais vous dévoiler très partiellement l’intrigue qui m’a amené à tester cette automobile, sur fond de conspirations châtelaines et autres coucheries de mauvais aloi.
Passé l’examen de ses plus visibles défauts, mon récit déploiera avec une densité incontrôlée des arcs dramatiques se chevauchant à la diable.
Vous y retrouverez néanmoins avec bonheur, nombre d’éléments récurrents de ma geste Paillardesque : une lubricité généralisée, des mœurs bourgeoises mises à mal, le dédain pour l’autorité, sans oublier un autoportrait personnel.
Le tout avec mon style habituel pour le moins brut de décoffrage, valeur ajoutée non négligeable à l’hallucination permanente ressentie au fil de la lecture.

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Bien, je commence :
Novitec Rosso est synonyme de transformations de moteurs de haute précision et de produits dont l’efficacité technique optimale mais également la perfection stylistique, tracent des voies nouvelles auprès de ceux qui y croient et ont les moyens financiers en harmonie avec leurs besoins de dérives.
Dans le monde de la préparation, il y a deux écoles, soit on en fait beaucoup trop, soit on reste sobre.

Véritables spécialistes de la préparation des ferrailleries, les allemands de Novitec Rosso ont une singulière qualité : ils sont capables d’admettre que le travail effectué en amont, notamment sur les Ferrari, limite leurs capacités à améliorer les voitures qui passent entre leurs mains…., ce qui résume toute l’ineptie de leur affaire, sauf à y trouver prétexte à s’enrichir…
Amateurs de discrétion (toujours relative lorsque l’on parle de Ferrari), ils prétendent privilégier exclusivement des améliorations au niveau de la mécanique et du freinage plutôt que les énormes et disgracieux ailerons et les bas de caisses qui frottent par terre, tels que les aiment les fondus de Tuning…

C’est cette philosophie que Novitec a appliqué avec cette Ferrari 458 Spider jaune…, restant très minimaliste dans la préparation du V8 de 4,5 litres.
La 458 a donc reçu un nouvel échappement plus léger de 21 kilos que celui d’origine… et une admission d’air en carbone.
Cerise sur le gâteau, le moteur a reçu des couvertures en carbone « améliorant » son esthétique, c’est à dire cachant une grande partie de la mécanique…, ce qui, de surcroit, permet de valoriser le travail interne effectué, histoire de faire passer la note !
Associés à une retouche de l’électronique, ces modifications permettent à Novitec d’annoncer 609 chevaux et 569 nm de couple contre 570 chevaux et 540 Nm pour la Ferrari 458 Spyder originale.

On note évidemment les feux arrière fumés en noir, véritable signature visuelle du préparateur.
Les plus attentifs remarqueront également les éléments en carbone prolongeant les fameuses ailettes de la calandre, les jupes en carbone ou encore les jantes de 21 pouces à l’avant et 22 pouces à l’arrière.
Les ressorts ont également été raccourcis, mais la perte de 35 mm en hauteur de caisse est compensée par l’ajout d’un système permettant de relever le museau de l’italienne de 40 mm.

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L’histoire du succès de Novitec a commencé en 1989 avec la création de la société Novitec Automobile GmbH par Wolfgang Hagedorn, originaire de Stuttgart…, un grand moment administratif !
Sacre inespéré pour un préparateur désormais considéré par certains comme un authentique génie, frondeur, paillard, buté, retranché derrière une absence totale de recul sur son œuvre…, les récentes interviews du responsable général de Novitec Rosso, imposent l’image d’un artisan pragmatique, sautant sur la moindre esquisse d’opportunité pour réaliser tout ce lui trotte dans la tête.

Commercial diplômé, il a pneu à pneu transformé Novitec en une des plus fructueuses entreprises de la branche, avec beaucoup de prescience et de créativité.
Dès le premier jour, la société Novitec s’est concentrée sur la finition des voitures de sport italiennes, dédaignant souverainement la production Polonaise, Pakistanaise, Chinoise et Ousbeke…
Dans les années 90 déjà, Novitec avait amplifié la non-fiabilité des moteurs Alfa Romeo avec ses turbos et compresseurs, avant qu’en 2003 le premier bi-compresseur de Novitec Rosso pour une Ferrari puisse enfin amener la même satisfaction de carnage mécanique généralisé.

Les moteurs à bi-compresseur Novitec Rosso pour les Ferrari permettent ainsi de diviser par deux la moyenne de longévité mécanique… et jouissent dès-lors d’une excellente réputation dans le monde entier auprès des réparateurs-motoristes-Ferrari qui ont vu leurs ateliers se surcharger peu à peu de travail…, tous s’occupant avec le plus grand engagement et le plus grand professionnalisme des clients de Novitec Rosso dans le monde entier…

À l’issue de l’essai du Spider jaune, mon enthousiasme pour la connerie humaine n’a pas faibli le moins du monde !
Nombreuses sont les voix à s’être élevées dans ma tête…, pour dénoncer le caractère par trop atypique de cette voiture, considérant ses modalités même de réalisation comme incompatibles avec le concept d’automobile intelligente.
C’est loin d’être la préoccupation première des rêveurs tifosi…, alors pourquoi y consacrer mon temps et mon talent ?

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Mal simuler la non-jouissance, est une règle d’or dans ce milieu, alors quel référentiel pourrait bien être valable pour en mesurer les frasques juteuses derrière les rideaux de fumée journalistiques habituels ?
Alors oui, je vous vois venir, tout autant que si je me concentre suffisamment, je vous sens venir (d’ailleurs, faites-en de même afin de mieux vous imprégner de la poly-sensorialité indispensable pour goûter la saveur de cet article).
Ahahahahah ! Je vois que cette ode lyrique à la dynamique du crétinisme, réveille en vous un petit quelque chose, une certaine émotion indéfinissable, étrange mélange de surprise effarée, de fascination curieuse et de rire retenu, tandis que se fait jour l’évidence même.

C’est bien connu que les Ferrari sont des voitures à problèmes, la plupart finissent à la casse parce qu’elles brûlent ou parce que leur moteur explose…
Même mon petit neveu de 5 ans le sait et il en fait des dessins avec ses copains.
Cela fait partie intégrante du mythe.
Je vais donc détailler un tant soit peu l’engin essayé par mes soins, que je vais donc transformer en or par le biais de mes talents d’alchimiste…, durant une sortie champêtre en compagnie de quelques nymphomanes en goguette, adeptes de la photographie érotique en milieu naturel.

Oui, vous êtes déjà tout turgescents, car vous imaginez bien que je ne prendrais pas ma plus belle plume informatique pour monter au créneau en public et abandonner en chemin toute pudeur et tout sens de mon enviée réputation, si ce n’était pour évoquer la chose surgie de la fange boueuse de la vulgum exploitation.
Quoi de plus sensuel en effet que des photos de Ferrari devant un amoncellement de pneus, si ce n’est un bûcheron enfonçant avec une diaphorétique virilité sa hache dans un tronc d’arbre lascivement étendu à ses pieds, avec insistance et méthodicité, le tout photographié dans un langoureux flou artistique qui prend sa pleine mesure lorsque s’ensuit une méritée séquence de décapsulage de binouse à la mousse toute jaculatoire.
Je m’attendais d’ailleurs à tout moment à entendre un : « j’en ai pris plein la poire ».

De splendides étendues vierges, une forêt touffue, un lac humide, bref, le cadre idéal.
Le choix de la traditionnelle capote pourrait surprendre, vu le coté sexuel de la bête, mais il s’escamote en seulement 14 secondes et offre au bien malheureux client Ferrari, susceptible de débourser beaucoup trop d’euros dont une grosse part non déclarés au fisc afin de payer les modifications apportées par Novitec : deux voitures de sport en une.
Dirigé par ma modeste personne élevée au statut de chef d’orchestre, le huit cylindres passe du registre le plus grave, à bas régime, au plus aigu dans l’insoutenable, lorsqu’il flirte avec les 9.000 tours.

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Confronté à divers caprices sexuels, j’ai regretté de ne pas pouvoir capoter en roulant…, mais j’ai quand même tiré un coup… de chapeau… aux ingénieurs car, malgré des renforts de la structure, le châssis en aluminium de la version découvrable (spider) s’avère 30 % moins rigide que la version coupé (berlinetta), imposant de fait des tarages plus souples de l’amortissement piloté !
Autant dire, que les clients lambda n’y voient que du feu.

Sur un bitume rendu très piégeux par la présence de tâches d’humidité, j’ai eu tout loisir d’en apprécier la perspicacité…
Vouloir atteindre les limites de la 458 Spider sur route suppose une solide expérience de pilotage, doublé d’un sacré sang-froid…, le tout saupoudré d’inconscience…, ce pourquoi, pour ne pas voir mourir sa clientèle, Ferrari avait bourré la 458 d’une multitude de très précieuses aides au pilotage dont le seuil d’intervention est modulable grâce au « manettino », un sélecteur implanté à l’intérieur du volant, comme en F1.
Ces garde-fous sont assurément là pour masquer une tare de conception.

Un ingénieur Ferrari désirant garder l’anonymat, m’a précisé que 60 % des clients des Spider qui restaient en vie…, restaient curieusement fidèles à la marque au petit cheval cabré.
Ces fidèles roulent évidemment fort peu !
En fait, l’ambiance à bord de la Ferrari 458 Spider n’est pas imputable aux seuls paysages… ni à la passagère nymphomane offerte à l’homme entreprenant qui pilote…
La raison est tout autant à chercher dans le bruit inimitable et persistant qui crève les oreilles des malchanceux élus à la conduite masochiste…

Si la nymphomane à mes cotés, a conservé durant tout l’essai son habituel timbre éraillé, ce n’est pas parce qu’elle était transsexuelle…, non…, quoique…, mais parce qu’elle devait crier pour se faire entendre, ce qui était en soit un atout indéniable pour la rendre diablement excitante durant cet essai, ou nos banales scènes de frotti-frotta et nos élucubrations vocales délirantes, sont rapidement devenues dignes d’un concours de cris de goret parmi les plus tue-l’amour qui aient jamais résonné dans une Ferrari…
Car oui, cette génialissime catastrophe auditive est une sorte de karma pour les ferraristes purs et durs !

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Le bruit de l’engin est tellement grotesque et excessif qu’il casse même le trip fantasmé du plus accroc des onanistes… et semble n’avoir d’autre limite que de tester celle du foutage de gueule habituel de la marque.
En toute honnêteté, la Ferrari 458 Spider Novitec, ne m’a pas assuré une hilarité continue, loin de là…, il est évident que les éléments humoristiques la constituant, ont tous perdu progressivement en intensité au fur et à mesure que je m’habituait à ces travers pathétiques…
Tout ceci écrit (enfin je suis au bout du bout), il est clair que Novitec n’hésite pas à virer dans l’expérimental à la gestion toute chaotique comme terrain d’expérimentation artistique.

Enfin bon, c’est pas tout ça, mais revenons-en à votre question initiale…
Quelle était-elle déjà ?
Bof !

Guère vraiment sportive (quel terme galvaudé pour un cheval mécanique sans quintessence d’effort physique) et agile, à peine soignée et peu plus soucieuse de l’environnement, cette berlinette en 2012 n’existait que pour se faire acheter plus chère qu’en 2009, avec un ticket d’entrée flirtant avec les 240.000 euros.
Pourtant aux yeux des tifosi, la 458 Italia n’avait guère le droit de décevoir, les attentes étaient grandes, certains évoquaient le patrimoine génétique de l’engin (gag !), au moins aussi grand que l’aura de sa devancière F430, qui n’avait pourtant pas marqué les esprits au fer rouge au long d’une carrière entamée en 2004.

Si votre budget vous permet de passer à l’acte en 2017 (n’y mettez pas plus de 50.000, car même à ce prix vous êtes roulé), prenez donc le temps d’y réfléchir avant une véritable prise en main.
Car cette prétendue « pistarde émérite » sensée ne pas oublier ses racines et qui rendait grâce au peuple italien en sculptant ses galbes comme un De Vinci…, n’est toujours rien d’autre qu’un Nième attrape-nigauds…

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Bien sûr, l’art est toujours sujet aux débats et il est heureux que certains rechignent à succomber face à quelques traits peut-être un peu trop caricaturaux.
Les feux avant, notamment, évitent la discrétion dans une sorte de ridicule tuning mâtiné de bling-bling dépassé…
Idem pour son diffuseur arrière.

Cependant, les beaux cuirs qui se conjuguent à de l’aluminium, malheureusement, ne cachent pas la pauvreté des plastiques assez indignes.
Dans l’habitacle confiné et étriqué de la 458 Italia, on perçoit qu’un long voyage (à l’échelle du bestiau c’est une heure de masochisme) va apporter inexorablement diverses douleurs articulaires et crampes aux jambes…

Les commandes de climatisation, au beau milieu de la console centrale, jurent ainsi aux côtés des surpiqûres d’assemblage, du volant délirant et de l’instrumentation confiée à des écrans d’ovnis recopiés à Roswell…
Les cadrans du combiné s’évanouissent ainsi au profit d’une instrumentation digitale complète.
Seul le compte-tours conserve son aiguille, juché au milieu de deux petits écrans qui se chargent de faire passer des messages sibyllins et presque illisibles, tels que le niveau d’essence, la température de l’huile, les derniers temps chronométrés (sur circuit ?), ou encore la vitesse.
Cette dernière indication, perdue dans le flot d’informations inutiles, manque d’ailleurs cruellement de visibilité !

En mode : « moi aussi je veux faire de l’expérimental », il manque une musique « space-opéra-bouffe » par-dessus le vacarme mécanique, pour se considérer comme le nouveau chantre du « trip » extrême et total.
Un rôle ou je me ferais sucer pour de vrai par l’importateur Ferrari !
Au volant, j’étais par moment, un bobo en stage de survie…, plaie au flanc droit…, chemin de croix…, figure de martyr…, écarquillant mes yeux d’incrédulité…, bavant et grognant de désespoir…, ayant trouvé un rôle de fin de vie à l’aune de ma réputation…
Et, pendant mon « trip » au volant de cet engin, tout ça finit par devenir furieusement lassant et très vite répétitif, comme quoi tout est affaire d’alchimie et de perception…

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Derrière les sièges, en position centrale, se loge un très bruyant V8 atmosphérique de 4,5 litres de cylindrée développant 570 chevaux cabrés.
En pressant le bouton rouge Engine Start sur le volant, la mise en route du V8 assomme les occupants d’un grognement saisissant en provenance de l’arrière du cockpit.
La 458 qui à l’arrêt semblait avoir beaucoup de chose à dire…, a refroidit pourtant mon enthousiasme après 15 minutes en affichant le message préventif : Warm Up …, que j’ai traduit par : « la mécanique monte en température, si vous continuez, ça va pêter…, veuillez ralentir »….

Mes quelques dizaines de kilomètres ensuite effectués à faible allure, m’ont permis de prendre ainsi la mesure du ridicule de cette nouvelle Ferrari.
Les clients nantis s’en délecteront… (je me marre !)…

Après une interminable flânerie pour que la mécanique refroidisse un peu…, le message Warm Up s’est effacé sous mes yeux pour laisser apparaître le Go salutaire !
Et comme c’était bien pour transpirer que je conduisais cette Ferrari…, une nouvelle franche pression sur la pédale de droite a mis mes cervicales à rude épreuve.
L’aiguille du compte tour s’est éjectée à droite du cadran, frôlant en un battement de cils les 9 000 tr/min.
Et cette nouvelle poussée, ponctuée par les passages de la boîte F1 à 7 rapports et double embrayage, m’a fait monter le sang à la tête. alors qu’une misérable visibilité périphérique, peu apte à une utilisation quotidienne me donnait mal à la tête.

La belle m’offrant quelques belles glissades du train arrière en sortie de courbe…, la prudence est rapidement devenue nécessaire à chaque ré-accélération.
Pour éviter un accident, il m’a fallu changer de mode par l’intermédiaire du commutateur ad-hoc sur le volant et ainsi connecter les aides à la conduite.
Pour passer le temps et me marrer un peu, j’ai même imaginé feu pépé Enzo Ferrari prêt à manger son caca pour vendre plus de merde !
J’ai même pensé qu’il valait mieux se faire fellationner comme Dominique Strauss Kahn et braver l’injustice américaine que d’acheter une 458 Italia…
C’est super intense, c’est super engagé comme symbolique, vous comprenez ?
Et pas du tout éjaculé éculé en plus.

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La Ferrari 458 Italia, pour de vrai, tâtonne, tente des choses…, mais échoue globalement à provoquer un ressenti…, si ce n’est un ressenti cataclysmique mêlé à du découragement…
A son volant, les non-événements se succèdent, platement, bêtement, et comme autant d’instants de pur remplissage, atomisant l’éventuel intérêt que l’on peut accorder à ce machin pas très subtil qui prend les ahuris pour des jambons.
En sus de cette indigence, il faut pouvoir supporter le ridicule en état de grâce, ce qui provoque le plus souvent un rire involontaire !
C’est chiant, très énervant et sinistre comme tout.
Essential emmerding.

La Ferrari 458 Italia fait payer très cher son ticket.
Mais quand on aime on ne compte pas…, elle s’échangeait en 201é contre un minimum de 240.000 euros, plus 50.000 pour les ajouts délirants de Novitech…, actuellement (2017) même à 50.000 euros (Novitech compris), on se fait avoir bien profond…