2012 Nissan TeRRA…

Hallucinant, extravagant, énervant, pété et pétant…
Le PDG de Nissan n’y est pas allé avec le dos d’une cuillère… et, dédaignant la spatule à fromage tout comme le spéculum rectal…, a fourré son doigt dans l’anus dans la gorge des beaufs, pour leur faire vomir rêves et cauchemars, en présentant au centre du stand Nissan du Mondial de l’automobile de Paris 2012, une automobile purgative avec des fulgurances visionnaires à faire hurler ceux (et celles) n’acceptant pas qu’un 4×4 soit, outre sa fonction de divertissement, un bâton de dynamite que se refilent le gentil Bip-Bip et le méchant coyote qui se disputent en chacun de nous.

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Le choix d’un look étrange n’est pas innocent, les loups du capitalisme sont toujours à l’affût de nouvelles proies partout sur la planète…, et les loups de chez Nissan comptent réussir si on en juge par le nombre de victimes potentielles venues glander devant le TeRRA, qui selon les stratèges du marketing, devraient proliférer, les gogos angoissés d’un avenir incertain devant y voir la réalité de demain, échangeant leurs économies et un engagement d’une part de leur vie et de leurs ressources, dans un crédit de plusieurs années…, en échange de ce caramel au chloroforme, oubliant de se révolter et rendant ainsi aux carnassiers, l’argent que d’autres bêtes avides leur ont permis de gagner.

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Les héros (les zéros ?) de cette farce, ne sont pourtant pas bourrés de drogues comme une pharmacie ambulante, mais les Don Quichotte et Sancho Pansa de ce nouveau millénaire, qui luttent contre les moulins à vent du politiquement correct et du fric à tout prix.
Sauf que le Nissan TeRRA n’est pas une Dulcinée à aimer (SOS, où sont les vrais idéaux ?) ou une impossible étoile à atteindre (Wall Street a éteint la chandelle de l’espérance).
Alors, au lieu de se shooter, de se défoncer, de foutre le bordel dans les villes, Nissan espère qu’ils vont aller tout au bord du gouffre pour voir si, au fond, un petit ruisseau d’espoir sous forme du Nissan TeRRA, ne brille pas.

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Les gens se bombardent l’intérieur du corps de pilules et de poudres comme les avions américains balancent des bombes sur ceux qui ne sont pas comme eux !
Nous sommes bombardés de communications qui disent tout sur rien et rien sur tout, sans pédagogie, sans finalité visible…, nous frôlons dès-lors sans cesse l’épilepsie et ne pouvons que nous abandonner en un rire fou dans les bras du constat halluciné de nos existences, en lutte contre le totalitarisme, la bêtise et l’égoïsme.
Celle-ci vient également de sa tronche bizarre, surtout à l’avant, marquée par la présence d’un bouclier massif qui encadre deux projecteurs ronds et recentrés situés en bas de la… calandre face avant…, merde, y a pas d’calandre, piting !

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Le Nissan TeRRA en impose…, non pas qu’il soit surdimensionné avec une taille comparable à celle du Nissan Qashqai, mais il est monté sur d’énormes jantes d’au moins 20 pouces ce qui contribue à lui donner une certaine prestance.

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L’intérieur mélange des matériaux comme le bois et le métal, avec des sièges en position asymétriques (les passagers arrière sont décalés à hauteur d’épaule par rapport au conducteur) et des portes arrière à ouverture antagoniste.
Sans oublier les arêtes saillantes et les épaulements musclés à l’arrière pour compléter le tableau.
Le combiné d’instrumentation traditionnel est remplacé par une tablette amovible qui sert en quelque sorte de clé intelligente, sans elle, pas de démarrage possible…, son écran affiche la vitesse et les autres éléments de conduite, dont l’autonomie.

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Ces moteurs sont alimentés par une pile à combustible située à l’arrière, sous le plancher.
Car le Nissan TeRRA fonctionne avec une motorisation électrique composée de trois blocs : celui de la Leaf à l’avant… et deux autres dans les roues arrière…, les deux trains n’étant pas connectés entre eux.
Aucun chiffre de puissance n’est avancé sinon que la pile dispose d’une puissance/volume de 2,5 kW/litre.
Une pile qui pourrait bientôt se retrouver sur un modèle Nissan de série, la marque japonaise expliquant qu’elle a réussi à diviser par six son prix par rapport à celle mise au point en 2005 grâce à la réduction des métaux précieux nécessaires à son fonctionnement.

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Et bien c’est fait.
Depuis longtemps, Nissan désirait réaliser une automobile « fulgurante ».
Après avoir vu le Nissan TeRRA, je suis torché comme une loque par les géniaux excès que recèle cet engin, mais vous, beaufs, je le sens, vous allez adorer, car une bonne grosse purge, de temps en temps, ne fait pas de tort.

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Nissan a bourré son TeRRA jusqu’à la gueule, utilisant le moindre bout de vide pour y tracer une pensée, une image, ce qui, l’automobile étant l’art du mouvement, est beaucoup plus crevant que la contemplation d’une toile du maître de la peinture; fatigue voulue car cette automobile est une allégorie touffue d’une fin d’époque, donnant l’impression que c’est une œuvre en train de se faire et de se défaire devant nous en une maladie communicative… où l’illusion occidentale de pureté explose face à l’égoïsme de la réalité confisquée par les gens de pouvoir aux utopistes.

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Rendu nauséeux par cette pompe à fric illuminée de néons par le docteur Frankenstein, je termine cet article en écrivant bien fort (gag !) que c’est une automobile suicidaire.
On y trouve la corde pour se pendre ou pour la tendre au secours de ceux qui tombent dans le vide.
Vous devriez adorer détester la Nissan TeRRA…, mon meilleur conseil pour infléchir le cours de l’histoire, si vous en avez la possibilité, se résume en ceci : Pissez dedans ou laissez-y un caca nerveux…