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Nième volet d’une décalogie dédiée à la vanité des surhommes hyper fortunés qui se moquent de toutes les contingences humaines et sociétales sous le fallacieux prétexte de la création ultime et débridée, la SSC North America Tuatara 2014 qui se présentait alors comme la grande rivale de la Bugatti Veyron Super Sport de 3 millions et demi d’euros… et de la « LaFerrari » édition spéciale à 7 millions d’euros…, a fait de la figuration dans le micro segment élitiste représentant le pire du lot d’excentricités conçues et fabriquées en très petites séries dans le but de percevoir quelques miettes des plus grandes fortunes planétaires.

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Il fut un temps ou les rêves pouvaient encore sembler accessibles :
– Une Shelby GT500 n’était qu’une Mustang améliorée qu’on pouvait singer pour pas grand chose…
– Une Porsche 356 n’était qu’une VW camouflée qu’on dupliquait en plastique…
– Une Dino 246GT n’était qu’une Fiat de luxe dont la valeur d’occasion ne dépassait jamais l’équivalent de 10.000 euros…
– Et, pour jouer les coureurs pathétiques du temps ou les bolides tournaient au Mans sans aucun sponsor, sans aucune publicité sur leurs flancs, il suffisait d’attendre deux saisons pour les rafler toutes moins chères qu’une 2 Chevaux ou une 4L…

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Pour pas grand chose, on jouait les riches, qui s’en moquaient, roulaient en Rolls Royce Silver Shadow, définie comme la plus luxueuse et la plus chère voiture du monde.
– Actuellement (1), une Shadow vaut moins qu’une Citroën C1, la moindre Toyota Aygo lui est supérieure dans tous les domaines, 5 ans de garantie et air conditionné inclus pour 8.000 euros neuve…
– Actuellement (2), les répliques et copies sont devenues quasi inimatriculables, chassées comme des lapins par des hordes de chasseurs-douaniers-flics-gabelous vociférants la loi et l’ordre à tous les étages, comme le gaz en début du siècle passé…
– Actuellement (3), le moyen de gamme se situe à 40.000 euros faute de quoi on est considéré comme les ploucs de la pub Dacia…, il n’est pas rare qu’une berline insipide soit affichée 100.000… et les monstres sacrés à 400.000 euros paraissent de plus en plus mesquins en regard des mêmes modifiées en plus moches qu’horribles qui se pavannent dans les salons à plus d’un million…, jusqu’à plus de 10/15 millions pour des évolutions « surprise »

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Pourtant, il y a quelques années, lorsqu’une Bugatti Veyron s’est affichée comme la plus chère voiture du monde (à million et demi), c’était folie…
Dans ce contexte de surenchères écoeurantes, la 2014 SSC North America Tuatara, avec un même prix d’un million et demi, faisait curieusement petite sœurette pauvrette…

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La crise financière et économique que le peuple des gnous subit dans le monde entier, touche également les constucteurs de voiture « hors normes », sauf qu’a l’inverse des petits commerçants plaintifs, les grandes marques affichent des considérations « autres », afin de ne pas trop éclairer la scène…
McLaren, Ferrari, Lamborghini, Bentley et autres…, sonnent comme des cloches d’une autre tonalité, éditent leurs bilans et perspectives dans d’autres registres… et jouent une partition différente que celles des constructeurs généralistes comme Renault, Peugeot, Opel ou Fiat.

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Les marques de voitures de luxe osent des modèles de « moyenne gamme » vendus entre un et trois millions d’euros, affirmant tout sourire de dentiers sur-mesure, que le luxe, ne connaît pas la crise.
Flavio Manzoni, designer en chef de la LaFerrari, m’avait confié des stupidités… et Lucas di Montezemolo m’avait déclaré avant d’être viré : « Mon objectif dans les années à venir n’est pas d’augmenter le volume des ventes de Ferrari, mais de produire des voitures plus exclusives parce que la survie via des bénéfices plantureux se trouve dans cette micro-niche »…
À Genève, les voitures de luxe restent sèches sous l’orage de la crise… Interview de Luca Cordero di Montezemolo (Ferrari) et de Kevin Rose (Bentley)…

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Cette confrontation acharnée avec Bugatti et Ferrari…, ce dialogue de sourds entre fanatisme d’un côté et rejet de l’autre…, semblent épouser la forme d’une charge ou d’une problématique posée sur ces ferveurs qui deviennent extrémismes et dont la 2014 SSC North America Tuatara n’était qu’une figure parmi tant d’autres, figure confrontée à diverses manifestations du Mal-être général.
Quand l’une (Ferrari) est présentée dans un paradis…, l’autre (Lamborghini), folle du dieu Vitesse, préfère prodiguer la parole du Seigneur en s’affichant décorée comme un autel gothique roulant et trimballant des gadgets débiles comme des statues de la Vierge Marie laissées aux bons-soins des âmes perdues…, quand l’une est ronde, avenante et sexuellement libérée, l’autre est plus sèche, raide et bien-pensante.

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Dans ce divin bordel, Alan Leverett, « Big-Boss » de la firme SSC, créatrice de la Tuatara présentée dans cette chronique, en bon américain patriote, aime Jésus par-dessus tout…
En 2014, il espérait, que sa foi indéfectible en une automobile américaine hyper-sportive, allait finalement triompher…, car sa foi, l’aveuglait et le dominait, le rendant exalté, morbide, vivant comme une dépendance, un envoûtement, une possession radicale jamais loin de la pure névrose.

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Tenant d’une vie pieuse et sereine, comme au paradis dans son usine de banlieue dont son bureau servait de lieu de rassemblement à quelques dévots soucieux d’un nouvel ordre supérieur, Alan Leverett n’a pas accédé au paradis, mais a découvert que l’enfer était sous ses pieds…
Et l’enfer, c’est bien connu, n’a pas nécessairement besoin de flammes ou de bonnes intentions pour être, parce que l’enfer, c’est l’autre !

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Je n’ai pas compris où voulait en venir Alan Leverett (pas de psychologie, pas de sentiments, pas de cérémonie), qui opérait une distance, une neutralité, avec toute éventuelle théorisation, pour laisser le public seul juge et observateur de sa lutte idéologique.
Ses propos paraissaient se dissoudre à toute réflexion, par manque d’épaisseur… et même de subtilité parfois, tel qu’il m’avait apostrophé lors de la présentation officielle de sa voiture :

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– « La Tuatara se vend à 1 300 000 $ US. La première livraison de client est prévue pour bientôt. Exclusivement en conduite-gauche (LHD), la Tuatara est déjà un succès mondial sur les stands des shows automobiles de Dubai et du Qatar ainsi qu’en Asie, depuis ses débuts aux États-Unis. Pour l’instant, toutes les ventes sont en commandes spéciales seulement initiées par le site Web de la SSC… et sont hautement personnalisables après avoir placé le dépôt financier initial. Le marché des supercars d’un coût supérieur à 1 million de dollars est beaucoup plus chaud qu’il y a quelques années, quand mon Ultimate Aero a gagné quantités de manchettes dans les journaux avec ses dingueries fonctionnelles à grande vitesse et la déroutante association avec Shelby. Carroll Shelby à trouvé que l’usage de son nom était très litigieux, mais comme un associé de mon groupe se nomme Jarod Shelby, j’ai dit à Carroll qu’il pouvait aller se faire f… Il a alors attaqué en justice ! Cela a stimulé ma compagnie à modifier son nom officiel ».

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Voyez donc, qu’Alan Leverett était un vrai cow-boy, irrespectueux, je-m’en-foutiste… qui prêchait le faux comme du vrai, du moment que ça lui rapporterait…
Dans ce panier de crabes, il y avait au moins huit autres voitures offrant des caractéristiques similaires, elles se ressemblaient toutes et aucune n’était réellement innovante.
Le match-up plus proche venaitt de la Hennessey Venom GT, mais la Koenigsegg Agera S, la Bugatti Veyron et la LaFerrari étaient les plus acharnées à gagner .

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– La Hennessey Venom GT était une mutante du désert dont les performances s’accompagnaient d’une bande son tueuse. Fondateur charismatique et bien-aimé des dévots, John Hennessey s’était contenté d’utiliser une Lotus Elise de manière extrêmement savoureuse. La Hennessey texane a ainsi gagné quelques Superfan’s important, parmi les stars du rock.
2013 Hennessey Venom GT Guinness World Record… 0-300 km/h en 13,63 sec, vitesse max 370 km/h !

– La Koenigsegg Agera S Hundra partageait son arrière train mécanique V8 Yankee avec la Tuatara, mais apportait plus d’expérience et de savoir-faire. De plus, ses installations étaient beaucoup mieux que SSC. L’échappement émettait comme un cri rugissant, une note qui n’était pas dissemblable aux plus anciens sons des moteurs de NASCAR. L’Agera S n’était pas aussi ultrafuturiste que la Tuatara, mais s’avèrait une voiture plus sérieuse, plus utilisable et plus fiable.
2011 Koenigsegg Agera « bathyscaphe »… 
Koenigsegg, Ha-Karl et Brennivin…, la grande tradition Viking !
2011 Koenigsegg CCX…

– La Bugatti Veyron était la danseuse du groupe VW. Elle était horriblement chère, prétentieuse, fragile, inutilisable, inutile, son coût d’entretien et ses pièces de rechanges sont toujours (en 2017) une injure à l’humanité et ses propriétaires sont responsables de tout cela… Ceux qui crient (encore) au miracle en la voyant n’ont toujours pas plus qu’en 2014 (et n’auront jamais) les moyens d’en acquérir une…, ils ne sauront donc jamais ce qu’elle est et représente en réalité et ne méritent que le même mépris qu’on devrait avoir envers les grands argentiers blanchisseurs de la F1…
2011 Bugatti Veyron Grand-Sport « L’Or-Blanc »… 
Manuel d’assistance à la conduite de la Bugatti Veyron…
2008 Bugatti Veyron « Faubourg-Hermes »… 
Les Bugatti post-Ettore, les pathétiques impostures… Réflexion sur le cachet du suranné pathétique.
Pulsions… Bugatti Veyron !

– La LaFerrari restait derrière la Tuatara pour les performances pures, le 0 à 100 et en vitesse de pointe, mais la légende Ferrari vivant sur un mythe développé par le réseau de distribution… et le marché étant plus facile à manoeuvrer pour Ferrari, cela rendait « les choses » plus compliquées que prévu pour l’équipe de la SSC.
« LaFerrari » 2013… Millième article de la section automobile de GatsbyOnline ! 
Ferraillerie…

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Les réels « changeurs de jeu » sont très rares… et le paysage concurrentiel pour la Tuatara était beaucoup plus sombre en 2014 qu’il ne l’était deux ans plus tôt !
Mais, la presse aime les entreprises arrivistes qui peuvent perturber de manière majeure l’espace dans lequel elle sont en concurrence…, Jarod Shelby et son équipe devaient finir la Tuatara aux normes des acheteurs capables de dépenser des millions de dollars pour leurs caprices, le tarif de base pour Tuatara s’élèvait à 1,3 million de dollars, soit l’équivalent de 990 000 euros… plus taxes, divers et emmerdes…

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Jarod Shelby m’avait expliqué qu’une version débridée, réservée à un usage sur piste, serait également disponible, laquelle bénéficierait d’une puissance pouvant atteindre 1700 chevaux… personne n’a rien vu de tel…
La seule existante avait un moteur V8 biturbo d’une cylindrée de 6,9 litres développait 1350 chevaux et offrait un couple de 1733 Nm avec l’utilisation d’un carburant à indice d’octane 91.

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Dessinée par le très bizarre Jason Castriota, ex-styliste chez SAAB puis engagé au département horlogerie de Fiat (sic !), la Tuatara ressemble à la concept-car Maserati Birdcage 75e 2006 dans ses panneaux d’écoulement d’air, lisses et profonds…., mais malgré ses « emprunts », le style de la Tuatara a créé tout un émoi lorsque montrée à Pebble Beach.
Le blanc laiteux de la peinture était déroutant…, Castriota m’avait affirmé ne pas en être le responsable…, me précisant qu’il dirigeait maintenant une société Conseil indépendante en conception, appelée Castriota Design…, il avait toutefois accepté de me décrire la voiture sous son aspect design, mais malheureusement il avait trop bu :

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– « Dès le départ, l’élément le plus frappant de la Tuatara est son aile blanche flottante qui forme le bord d’attaque de la hotte. Le coulant balayage de surface blanche ultra-rounded est un spoiler profond du menton en fibre de carbone vertigineux avec un pilier central de style LaFerrari reliant ce diviseur flottant à la carrosserie. La Tuatara est un bouche-feutre de drainage qui dirige la plus grande partie d’air frontale passé par le biais de dix radiateurs de la voiture, dont quatre sont censés être à l’avant. Sans vue où les canaux d’air dans le nez en fait aller, il est présumé que l’air chaud est pulsé dehors par l’intermédiaire de la matrice de points entre le haut des roue-puits et la hotte de base. Le capot et la serre elle-même peuvent être fonction la plus cool de la Tuatara, au moins dans le verre teinté noir de la voiture de concept. Un cliché de la supercar célèbre est la canopée de chasseur à réaction, mais cette SSC vraiment livre la marchandise. La descente profonde du verre, fenêtre-ligne de pente vers le haut et incurvé de rétro-éclairage vraiment créer l’apparence d’une coquille d’une seule pièce de verre. Appelez-le Birdcage 2.0. Les surfaces de fossé qu’autres communes stealth-inspiré présentation sur les plis du corps et mise en forme qui rappelle prétendument des avions et des bateaux de déflecteurs radar. Plus que l’origami F22 Raptor, de la Tuatara renflements lisses et panneaux qui coule qu’il ressemble davantage comme un drone Predator. Les angles de profil et arrière renforcent cette évaluation, avec gros stabilisateurs verticaux et horizontaux, émergeant de la carrosserie. Les deux plus frappants sont les contreforts d’arc volant à côté des prises d’air de moteur et les carénages aérodynamique de bat-wing qui se dégagent de la région de pare-chocs arrière. La voiture emploie des spoilers actives et des freins à air, mais ils n’apparaissent pas dans la fiche technique de la Tuatara ou des images. Les feux arrière sont magnifiques, ce sont des LEDs tordues qui vivent dans des panneaux noirs contrastant qui balisent les tunnels de venturi et le diffuseur. Le rainurage central du front réapparaît à l’arrière, mais cette fois peint en blanc et enveloppant les tuyaux d’échappement double. L’intérieur de la Tuatara a encore émerger sous sa forme de production, très difficile une évaluation précise. Depuis les bucks style sortis jusqu’à présent, la compagnie se déplace vers tous les écrans de Heads-up pour les cadrans et électrostatiques ou les commandes tactiles pour tout le reste. L’aspect intérieur est impressionnant mais franchement ne semble pas possible pour l’équipe maigre de SSC en Amérique du Nord arracher dans le temps. En plus des défis techniques, l’Assemblée et les obstacles réglementaires laissera probablement la production à la recherche intérieure considérablement atténuée. Alors que l’aspect intérieur est fluide à ce stade, l’ensemble de fonctionnalités a promis aux acheteurs est profonde »…

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Ne vous inquiétez pas, ça passera, d’ailleurs dans 3 jours vous ne vous souviendrez de rien de ce que vous lisez…, tout comme les gens qui ont vu cette « chose » il y a quelques années…, preuve que tout cela est totalement idiot et inutile…
Voilà, je suis moi-même encore sous le choc…, l’enchevêtrement des lignes me fait toujours tressaillir et bailler d’effroi, à la crainte amusée de la seule éventualité possible pour cette connerie roulante : une curée merdiatique qui verrait (enfin) l’équipe de SSC perdue, crucifiée et discréditée.

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Mais Alan Leverett reste en 2017 un petit malin qui pourrait avoir l’art de s’approprier entièrement cette histoire funèbre et funeste pour en faire davantage qu’un simple conte de fées pour adultes : une œuvre destinée à exacerber la psyché des milliardaires, via une voiture secrètement maléfique et exsudant son venin à leur insu, longtemps après.
En douce, la Tuatara se se construit par conjectures, par interrogations, par retranchements…, elle n’a rien de foncièrement original, mais elle est beaucoup plus retors que cela avec ses faux airs d’idylle éthérée trimballant faux-clichés et fausses-convenances-rebelles délibérément établies.

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On suppose d’abord une histoire destinée à de très riches débiles, puis à des vampires assoiffés de conneries monumentales, style nouveau chic nouveau genre… tel l’oncle Charles, client typé et typique, très pâle, qui voyage de par le monde malgré son âge, qui semble lire dans les pensées des autres, est censé se déplacer dans cette « chose » sans crier gare…, puis autre chose après, pour finalement repartir ailleurs (au départ), dans une finale, magnifique et terrifiante à la fois, qui vient saboter ses attentes en nous laissant cois.
J’avoue compenser mes rires en m’abandonnant en entier aux délices et stupeurs de ce texte à l’atmosphère onirique, mélangeant la poésie douceâtre de Lewis Carroll, aux folies incantatoires d’Odilon Redon, en passant par les manies d’Alfred Hitchcock.

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La Tuatara fut et reste une fantaisie mortifère aux mille inspirations visuelles que je trouve toujours vaines, sans intérêt, prétentieuses, accentuant une étrangeté permanente distillant un tendre malaise jusque dans l’intérieur glacial.
Avec ses emprunts esthétiques réinventés par les obsessions intimes et esthétiques d’Alan Leverett dans une imagerie gothique flétrie, la Tuatara explorait les sinuosités inquiétantes de l’absurde.

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Le résultat, envoûtant et pervers à souhait, fut à l’image de la rencontre initiale entre la paresse et les fulgurances : complexe et insensé !
Pour en finir, sachez qu’outre être une marque de bière, le Tuatara est un genre de rhynchocéphales de la famille des Sphenodontidae…, en français ils sont appelés sphénodon, tuatara, hattéria ou hattérie…, c’est un animal panchronique, aujourd’hui l’unique genre (avec une seule espèce actuelle Sphenodon punctatus) de l’ordre des rhynchocéphales (Rhynchocephalia), aussi appelé sphénodontes (Sphenodontia), qui était florissant il y a 200 millions d’années.

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Malgré la ressemblance, ce n’est pas un lézard, mais un proche parent des squamates qui regroupent les lézards et les serpents.
Ce reptile est endémique de Nouvelle-Zélande…, il possède un troisième œil et représente un témoignage de la séparation des lignées ayant abouti aux lépidosauriens (dont les lézards, serpents et sphénodons font partie) d’une part et aux archosauriens (oiseaux et crocodiliens, entre autres) d’autre part.

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Les sphénodons forment la branche divergeant le plus précocement dans l’arbre phylogénétique actuel des lépidosauriens…, le cerveau et le mode de locomotion présentent des états de caractères ancestraux d’amphibiens et l’organisation du cœur est plus simple que chez les autres reptiles.
Cet animal menacé fait l’objet d’un programme de protection et de réintroduction en milieu naturel…, les Maori, qui le considéraient comme un messager divin, l’ont déclaré « taonga », c’est-à-dire trésor particulier.