Les accointances entre automobile et nautisme prennent parfois une tournure assez… baroque. Lorsque Matthew Hockham, jeune designer tout juste diplômé en design automobile à l’université de Coventry, tente d’appliquer le concept du Wally Power 118 à une supercar, on obtient cela…

Inspirée par l’un des yachts les plus démesurés du moment (The 118 WallyPower…) et conçu en partenariat avec Hermès, la Wally WHY synthétise le design minimaliste érigé en marque de fabrique par les ateliers monégasques Wally.

Le triptyque du luxe comprend généralement la possession d’une auto prestigieuse, d’un yacht « hypraluxueux » et d’une montre à plus de 100.000 euros. Après le Superyacht Wally 118 et probablement avant la montre Wally Tic-tac, voici la Supercar Wally Why.
Se créer un univers, c’est souvent l’apanage des développeurs de jeu vidéo.
C’est aussi celui de commerciaux et de gars du marketing qui tentent d’imaginer un monde idéal dans lequel leurs produits sont mis en avant.
Parfois, l’ambiance créée peut susciter l’achat, parfois non.

Outre des skis, Wally a déjà lancé la production d’un Yacht assez remarquable baptisé 118 WallyPower et qui a servi de muse principale au designer Matthew Hockham de l’Université de Coventry. Ce dernier a imaginé la supercar qui reprendrait les codes stylistiques de l’enseigne monégasque, soit des lignes tendues, plutôt simples et un volume massif de couleur bi-ton évoquant la robustesse, la pureté, la simplicité.

Si le Wally Power 118 (The 118 WallyPower…) a pu convaincre quelques oisifs richissimes, j’imagine ceux-ci passer commande de cette auto pour se démarquer de la masse d’acheteurs de Ferrari 458 ou d’Audi R8…, car le dessin de Hockham est tout sauf suiviste.
Ses proportions particulières, avec sa largeur hypertrophiée, ainsi que son aménagement intérieur font de la Wally Why, la transposition (virtuelle) à la route des codes stylistiques du Wally Power 118 et de son gigantisme…

En guise de figure de proue, une calandre massive, verticale et sans ornement.
En gros, le designer a imaginé un break de chasse à la ceinture de caisse très haute et rectiligne.
Une étrave brute, en somme.
Au delà d’une simple interprétation graphique, la supercar imaginée par M. Hockham se veut ouverte sur l’extérieur, en témoignent les portes papillon occupant un bon tiers de la longueur de l’engin, ou le compartiment arrière en teck.

Cette interprétation de Phantom Drophead signée Pininfarina, sensée initialement rester unique ( 9 seront produites au final ), avait recours à des techniques de construction navale de pointe.
Spontanément, une autre création d’inspiration nautique, bien réelle cette fois, vient à l’esprit : une certaine Rolls Royce Hyperion, qui a fait l’objet d’un reportage dans GatsbyOnline (2008 Rolls Royce Hypérion…), dont les proportions rappellent étrangement l’étude de style ici présentée.
Outre son profil néo-rétro à souhait, l’inspiration « Riva » était manifeste par ses « ponts » supérieurs en teck.
L’ensemble de la carrosserie était réalisé en carbone.
Le passage de la planche à dessins aux showrooms est donc techniquement envisageable…

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