2018 Duesenberg Automotive Company, LLC…

Un article dans le magazine Autoweek du 5 janvier 2004 (en page 7) avait peint une image sombre pour l’avenir de « Duesenberg Motors Inc. »

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Dave Hartje, président de la société, avait déclaré qu’il cherchait un associé fortuné et un brin inconscient pour refinancer la production d’une nouvelle voiture avant-gardiste nommée « New-Duesenberg II »…, ou, pour à nouveau jouer les consuméristes en continuant à construire des clones (des répliques surnommées élégamment ; voitures de reproduction)… des « Duesenberg’s » des années ’30 !

En 1996 Dave Hartje avait réussi à racheter l’entreprise de clones de « Duesenberg »… et avec elle, le nom de « Duesenberg »…, durant 4 ans il a exploité le filon, mais le bilan financier était catastrophique et il a baissé pavillon en 2000…, la réplique « Duesenberg II® » a donc cessé d’être produite.

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Début 2004, Dave Hartje qui s’efforçait de garder les droits d’usage de la marque « Duesenberg », a fait une recherche à travers l’USPTO… et il a été effrayé de constater que la marque était utilisée par 18 personnes et/ou sociétés…, dont 7 étaient toujours actives :
« Auburn Cord Duesenberg » en différentes saveurs (Clubs ou Musées) comptait pour trois des usages « actifs ».
« Duesenberg® Guitars » un fabricant de guitares (sic et gag !) utilisées par ZZTop et les Rolling Stones, comptait un quatrième usage « actif » !
« Duesenberg Eagle » était également enregistrée (cinquième sur les 7 toujours « actifs »).
« Duesenberg® clothing », (vêtements divers : chemises, pulls, vestes, pantalons, shorts, cravates et ceintures) était en sixième position des marques « actives ».
« Duesenberg II® » était le septième « actif« , détenu par « Duesenberg Motors Inc. » et appartenant à Dave Hartje…

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Cette « bonne nouvelle » faisait que Dave Hartje pouvait donc continuer d’espérer gagner 10 millions de dollars à la loterie…, trouver la même somme sous les sabots d’un cheval…, voire découvrir un investisseur inconscient disposant d’un trop plein monétaire équivalant…, afin de financer le re-lancement de la marque « Duesenberg » !
Après un faux départ en 2005, en cause d’un investisseur qui ne disposait finalement pas du capital nécessaire…, les plans (sur la comète) de Dave Hartje pour relancer la marque de voiture de luxe « Duesenberg » étaient (enfin) sur la bonne voie, grâce à un mix d’investisseurs-associés…
Dès-lors, au lieu de réinventer la marque avec un nouveau concept futuriste de sport, l’équipe s’est re-préparée pour re-entrer dans la re-production avec une même série de répliques célébrant « LA » voiture de luxe américaine de la quintessence des années 1920 et 30s : la « Duesenberg ».

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Dans le plein contrôle de la production cette fois, c’est Eddie Paul, un individu remarquablement « finaud » auto-nommé « chef-suprême-et-incontestable des-investisseurs », qui co-dirigeait la fabrique de clones avec Dave Hartje… et ce dans une débauche de paillettes, de glamour, de putes… et go-go-girls…, afin de surfer sur la contrefaçon rampante typique de Hollywood et Las-Vegas, ou prospère une sous-culture de timbrés fous-furieux vivant d’expédients, de drogues, de putes, bref de tout ce qui est illégal… et qui obtiennent « les choses » rapidement.
Compte tenu des montagnes d’or supposées remplir les poches de cette bande d’opportunistes, un autre fou furieux a réussi à déposer un usage du nom « Duesenberg », également  en section « automobile »…, via la société « Brightcliff Limited »… déposant illico plainte contre David Hartje concernant son non-droit d’utiliser la marque « Duesenberg ».

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Mais Dave Hartje a fait valoir que sa firme « Duesenberg II » avait construit les voitures du film « Grease », ce qui était assez pour faire hurler le juge et le jury comme des écolières puisque ce navet cinématographique était sorti en 1978, bien avant que Dave Hartje n’achète « Duesenberg »…, personne n’a relevé ce détail… et Dave a continué en mentionnant toutes sortes de films pour lesquels il avait selon-lui (et d’autres payés grassement pour le dire)construit des voitures : « Fast&Furious 1 et 2″…, « XXX »…, ainsi que quelques 60 motos pour « Les rues de feu »…, ainsi que pour des émissions de télévision…, assurant qu’il avait travaillé les 38 dernières années comme pilote-cascadeur, et soulignant qu’il avait sauvé le général Lee dans « Les ducs du hasard » (la série TV)…

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Des (faux) témoins (sic !) sont venus prétendre qu’il avait fait « ses preuves » à maintes reprises en tant qu’inventeur, qu’il s’agisse de pionniers de nouvelles techniques de tournage 3D, ou de développeur de nouvelles conceptions de la pompe d’aspiration d’eau chaude…, du fil à couper le beurre… ou même la construction de requins mécaniques qui apparaissent si réels et nagent de manière si convaincante que non seulement ils regardent « grand à l’écran », mais qu’ils ont « effectivement » trompé d’autres requins dans la nature…
Dave Hartje avait payé le prix pour ce barnum… et le clou de ce spectacle fut un vieillard affirmant être le petit-fils de « Monsieur Duesenberg », jurant sur la Bible avoir vendu « Duesenberg » à Dave Hartje en 1941…, la preuve ayant été détruite par le bombardement Japonais de Pearl-Harbor !!!
Ecœuré…, le juge a décrété que « Brihtcliff Lilited » ET « Dave Hartje et sa clique d’associés », devaient se partager la marque…

Eddie Paul m’a dit, alors que j’avais été invité à son domicile d’El Segundo, en Californie (une maison, qu’il a construit lui-même, bien sûr) : « Le projet « Duesenberg II Revival », est totalement différent du précédent. Je suis vraiment impatient de vivre cela, c’est un projet avec lequel nous pouvons prendre notre temps et lui donner l’air parfait d’une entreprise honnête. Ce sera un changement agréable. La 2017 « Duesenberg Torpedo Phaeton » sera la première de la nouvelle ligne de production, toujours avec le style 1933. Un sommet unique. Je l’appelle « Project top six-Man », parce qu’il a fallu six personnes pour construire la voiture. Le prototype précédent de la réplique « Duesenberg » était exact jusque dans le châssis. Nous avions utilisé un moteur Ford Mustang, mais on aurait pu mettre un moteur « Duesenberg » là-dedans qu’il serait bien adapté. Mais le nouveau design est construit sur un châssis de camion GM, le même utilisé pour les Chevrolet Tahoe et Silverado, en utilisant un 6,2-litres V8 LS3 Corvette de 430 chevaux et 424 ft-lbs de couple… c’est garanti par Chevrolet, et c’est fiable »…

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Dave Hartje a ensuite dit : « Jay Leno’s possède six « Duesenberg’s » là-bas dans son garage, il est un de mes amis. J’ai été là-bas, chez lui, dans son garage-musée et il m’a laissé mesurer les châssis de ses « Duesenberg’s » afin que j’obtienne toutes les dimensions dont j’avais besoin. Mais le Top convertible, restait un vrai défi, parce que personne n’a aucune information sur la façon dont ils l’ont construit. Ces voitures sont très rares, Jay n’en a même pas. Il a les hauts fixes. Ainsi, une grande partie de la nouvelle « Duesenberg II », est due à l’ingéniosité de Paul, il est génial pour le détail et l’ingéniosité. Tout, du volant à l’ornementation de l’habitacle, chaque panneau, ainsi que les garde-boues, le tableau de bord, les pare-chocs incurvés, les side-pipes, les feux arrière qui s’allument et disent stop… même la signature « Duesenberg » a du être re-conçue et re-construite à partir de zéro. Les fenêtres de la vieille voiture, par exemple, étaient à manivelle…, la nouvelle « Duesenberg II » a des vitres électriques, et les manivelles pour vieilles mains se ressemblent, mais actionnent des interrupteurs électriques pour lever et abaisser les fenêtres. Il y a une chaîne stéréo cachée sous le tableau de bord, et la carrosserie est plus large afin que les passagers ne soient pas mal assis. La transmission est automatique ».

La société « Duesenberg Automotive Company LLC » qui fabrique la « Duesenberg II », qui est la propriété de de Dave Hartje & associés divers… (c’est volontairement compliqué pour embrouiller… et ainsi avoir une chance d’éviter d’éventuelles saisies) s’était donné un généreux 12 mois pour construire le prototype « Torpedo Phaeton », ainsi que tous les outils, les moulages et les processus pour la production à petite échelle d’environ 15 voitures par an…., un cri d’espoir… qui a été entendu par Dieu lui même, car le miracle de la résurrection de la « Duesenberg II » a eu lieu !

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Sans la nécessité de précipiter les choses, Eddie Paul (le chef des associés-réunis) maintient l’équipe maigre (manière de dire que c’est pléthorique)… et prévoit de se déplacer au Texas pour mettre en place un atelier de 3 000 M² où il n’aura plus à travailler sous ce qu’il considère comme « la restrictivité des lois californiennes », affirmant : « En Californie, vous ne pouvez pas utiliser un cutter plasma, vous ne pouvez pas souder, vous ne pouvez pas peindre… EPA, OSHA, ça s’appelle, les gens du gouvernement viennent après vous. Alors je préfère migrer au Texas qui veut des innovateurs et des gens qui construisent réellement des choses sans tout le fatras des règlements de la Californie »

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D’une certaine manière, la nouvelle « Duesenberg II » est le contraire de la Duesenberg originale, c’est typiquement une folie américaine, mais elle est vachement bien foutue, quasi indiscernable d’une Duesenberg authentique.

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Mais tandis que les « Duesenberg’s » des années 1930 étaient des voitures de course de luxe de haute technologie qui étaient faites pour atteindre 140 milles à l’heure, quand la plupart des guimbardes faisaient 60 milles à l’heure…, tandis qu’ici, c’est disons… euhhhhhhh…, différent…, à l’inverse…, quoique !

Il existe le « bio durable » (fort de café, souvent)… tout comme co-existe le « charme désuet durable » qui atteint une telle demande que les expositions de musées et shows, cherchent des faux joyaux spectaculaires pour attirer des gens gagatisants et béats qui n’y connaissent strictement rien.

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La nouvelle « Duesenberg II » exsude des niveaux fantômes d’argent des Majestés historiques…. évoquant le temps des rois et des reines de l’industrie ou de pays imaginés…, avec des marchepieds spacieux qui peuvent accueillir au moins deux Tommy Gun-maniant les mitraillettes façon « Al Capone-ère gangsters » par chaque côté…, mais, la nouvelle équipe de « Duesenberg Automotive Company, LLC » ne veut pas que ses voitures soient des pièces pour musées, ou pour les garages de collectionneurs milliardaires désireux d’épater « leur » galerie…, ils rêvent que leurs clients seront des vrais hommes (?!?!) qui veulent sortir leur « Duesenberg II » sur la route, provoquant comme un coup de fouet aux badauds ébahis qui la voient…, provoquant les foules à se rassembler quand ils sont garés.

Amen…