Buick Riviera Stretch de partouze…

Au volant de ma Buick Stretch de partouze je m’en vais au loin…, philosophant à prix coûtant… lorsque, soudain… mon pied droit enfonce la pédale du frein avec une telle violence que mon anus préféré se sépare momentanément de la blanquette !
Un obstacle, là, devant moi sur le pont !

La voiture qui me précède vient d’embarder pour l’éviter et il m’échoit brutalement…, je pile à moins de deux centimètres d’un enchevêtrage de jeune fille et de vélo.
Mon réflexe de professionnel du danger est d’allumer mes feux de détresse…, des coups de klaxon saluent cette initiative…, un mecton avec une automobile merdouillarde achève son propre ralentissement dans le fion de ma chignole de loc.
Rien de grave : du pare-chocs meurtri.
Je me précipote sur l’accidentée.
Secousse de mon être : une vision sismique !
Mon âme se met à couler comme une blenno parvenue à maturité.

Une superberie à l’état pur…, elle porte un jean noir, un sweater blanc, une veste en ciré, des baskets blanches…, elle est blonde à profusion, cheveux mi-longs coupés un peu avant les épaules. Regard d’un bleu qui, tout de suite, te congestionne les glandes. Large bouche non fardée parce que naturellement très rouge.
Une plaie (et bosse) met une étoile sur sa pommette gauche.
Elle a le dessus de la main droite sérieusement contusionné.
Les deux roues de sa bécane forment des débuts de « 8 » et le cadre est cassé.

– Le sagouin, il a failli me tuer et ne s’est même pas arrêté !
– Je vais faire demander des secours, ne bougez pas.
– Non, je n’ai pas grand-chose. Si vous voulez m’aider à me mettre debout…

Tu parles que je veux !
Je passe derrière elle, la ceinture au niveau de la poitrine ce qui me permet (en tout bien tout honneur) de constater deux seins exquis qui tiennent admirablement dans mes mains…, je la hisse…, la voici verticale, légèrement fléchissante de la cheville droite.

– Vous pouvez tenir seule ?…
– Si vous voulez bien me prêter votre bras, le temps que je me dénoue.

Elle s’appuie, cloche-patte sur place, finit par me lâcher.
Elle me trouble, moi, le queutard dont la bistoune bâtie à chaux et à sable défie les intempéries…, sa joliesse, sa meurtrissance, son parfum naturel la transcendent…, elle sent la jeunesse en bonne santé.
Des tomobilistes nous contournent avec un regard mécontent parce qu’on les dévie de quelques centimètres.

– Vous croyez vraiment ne pas avoir besoin d’une ambulance ?
– Tout va au mieux !
– Quelles tribulations vous ont amenée sous les roues d’un chauffard, dépourvue de tout viatique ?

Elle y va de son récit. Il est bref, assez banal, mais incite à la révolte :

– Mes parents sont divorcés. Mon père, qui est huissier de justice, s’est remarié avec une avocate dont il a un enfant. Ma mère travaille comme assistante chez un médecin, et tout me porte à croire qu’elle est devenue sa maîtresse, ce qui me fait mener une existence assez solitaire. Je me suis organisée dans ce demi-isolement. J’ai la passion de l’écriture et quand j’ai trop de vague à l’âme, je confie ma peine à un cahier à reliure spirale que je ne ferai jamais lire à personne. Cet été, j’ai eu envie d’aller passer un mois dans une île. A défaut des Bermudes ou des Antilles, je suis venue à Péruwelz. N’étant pas fortunée, j’ai fait la route à vélo en trois étapes. Parvenue à destination, j’ai loué un bungalow d’une pièce dans un campement tenu par un affreux bonhomme qui, illico, a essayé de me sauter. Le genre de sadique-hydre, avec des tentacules répugnants qu’il promenait sur tout mon corps à la fois. Je lui ai déclaré que s’il insistait j’irais le dire à sa femme qui travaille avec lui. Il a laissé tomber ses privautés pendant quelques jours, mais sa pauvre épouse a dû se faire hospitaliser et, du coup, l’horrible personnage s’est déclenché et m’a vraiment persécutée. De guerre lasse, je suis allée me plaindre auprès de la gendarmerie. Le sale type s’est fait apostropher d’importance. Evidemment, mon premier réflexe a été de quitter son camping, seulement c’était complet partout. A compter de cette intervention policière il a paru se désintéresser de moi ; en fait il cachait son jeu. Aujourd’hui lorsque je suis rentrée, j’ai trouvé mon cabanon saccagé. On m’avait tout pris : mon argent, ma pauvre médaille de baptême et jusqu’à mes vêtements de rechange. Il a été le premier à porter plainte pour bris de matériel et a prétendu que je recevais des types louches, ce qui est rigoureusement faux. Ecœurée, dépouillée, j’ai décidé de rentrer à la maison. Le reste, vous le savez…

Elle se tait. Je la contemple, le cœur serré.
Cosette, me dis-je, et le méchant Thénardier…, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Je l’invite pour dîner car la nuit approche…, nous dînons de bon appétit…, on parle d’un peu tout et de n’importe quoi.
J’enjoue (du verbe enjouer, ler groupe)…, l’amuse de mon mieux avec mes traits d’esprit dont certains sont, je trouve, désopilants sur les bords et entre les jambes pour peu que tu écartes un peu les poils.
On jaffe avec cet appétit féroce que te donne l’air marin joint à une journée fatigante.

La bouffe expédiée, on fait quelques pas dans la fraîchouille nocturne.
Une péniche est amarrée à deux grosses bittes dans un creux du fleuve nommé l’Escaut…, il geint doucettement dans la brise nocturne.
Sous le ciel de velours noir, le Tournaisis a des éclats d’argent.
Je peux te faire tremper ton slip avec des descriptions encore plus poussées, mais tes abjectes sécrétions ne m’intéressent pas.

Nous marchons en nous tenant par la main, kif deux enfants sages.
Ça s’est fait innocemment, d’un accord commun…, on ne parle pas.
Faudrait peut-être que je la prenne contre moi pour lui rouler un caramel, non ?
Tu crois qu’elle serait partante et que, une caresse en amenant une autre, je parviendrais à lui rouler la pelle du soir au bord de l’eau paisible ?
Je chique à Perrette et le pote au lait, j’entrevois que, la galoche princière se prolongeant, j’arriverais à lui pratiquer une main tombée au frifri…,pas une brutale ; une qu’effleure seulement, du genre zéphyr…, qui se fait insinuante si pas de résistance trop marquée.

Pourtant, je refrène mes merveilleux bas instincts.
Cette beauté que j’ai tirée d’embarras, je vais pas lui présenter la note sous forme d’un beau paf à tête chercheuse, tout de même ! Pas déjà !
Pas commak, à l’engouffrage féroce !
Forniqueur, soit, mais en restant gentleman.

Tu vois jusqu’où je pousse la galantine française ?
Tiens, au fait, que branle-t-il le gros Ducon irascible ? de l’artiche précédent celui que ti-u lis ?
Lui et ses Rolls tuningées hideuses…
Demain je tâcherai de lui passer un coup de grelot pour le mettre au parfum…, ce sera peut-être, et indirectement, le prétexte du rapprochement avec ses beaufs proscrits ?

A vrai dire, je ne vois pas très bien pourquoi je change de chapitre pour continuer une même action avec le même personnage.
Il s’agit là d’une licence passablement hardie que seul un écrivain de ma qualité, intrépide de partout, peut s’autoriser, n’ayant aucun souci du camp-du-raton.

Ce qui m’a incité à le faire ?
Sans doute ce besoin inné de suspense qui est la marque des véritables auteurs de romans d’action…, mais à quoi bon disserter sur un réflexe professionnel qui, comme tout réflexe, échappe aux règles et conventions d’un métier harassant, soumis la plupart du temps à l’appréciation de sombres cons pour qui l’écriture n’est qu’un métier semblable aux autres ?
Des que t’en déféquerais dans ton bénoche jusqu’à la ligne de flottaison.
Des qu’époustoufleraient, flanqueraient de l’urticaire, de l’érysipèle, des furoncles couronnés de blanc telle la cime du Fuji-Yama.
Mais dans le présent cas, j’éberlue de force 5 sur l’escabeau de Richter (Benjamin de son prénom).

Tu sais que j’en ai vu !
Beaucoup d’autres, encore plus pas racontables !
Des biscornues, des incroyables…, des qui foutraient la chair de moule.
Des qui guérissent les hoquets chroniques…, d’ailleurs je considère le branleur chronique de l’œil dont tu regardes un caillou lunaire, lequel ressemble comme un cousin issu de germain à un caillou terrien…

Dieu que ses yeux sont beaux !
Sa peau donne envie de mordre dedans…, sa bouche…, oh ! sa bouche !
Inutile que je t’en parle…., les mots pour exprimer une telle merveille sont trahisseurs, vains et flous, approximatifs.
Et puis t’as pas la capacité pour entrevoir…, trop cartésien, mon pauvre vieux…, ça a du bon, mais question poésie t’es pas opérationnel…, appeler un chat un chat, quelle misère ! Qu’on serait encore là demain si je te les énumérais complètement.
Cette bouche, tu vois, rien qu’avec elle, j’assure mon week-end.
Quel dommage de la calter en accéléré.

Faire l’amour à une fille pareille, c’est pis qu’entrer dans les ordres.
Faut du temps avant que tu sois ordonné.
Moi, j’aime me consacrer à sa jouissance, m’enfin, faut pas gaspiller en regret le temps imparti.
Alors, doucettement : la pelle de velours, lente et sûre.
Pour débuter, effleurement de ses lèvres avec les miennes…, puis léger mordillement de l’inférieur…, après quoi, la menteuse se met de la partie…, sans pénétrer, travail en surface, juste de la pointe…, tu la sens qui cambre ?
Non, bouscule rien, t’as la gagne en main !
Ton bout de languette faufile et bute contre les ratiches.
Tu crois que c’est inerte, les chailles ?
Et les gencives, hein ?
Les gencives, elles le sont, inertes ?

Tout vit dans l’humain, tout frémit, tout s’exalte ; l’homme est facilement mort, mais quand il est en vie, il confine au chef-d’œuvre ; physiquement, j’entends, parce que moralement, hein ?
Tu connais l’oiseau ?
Basse raclure fumardière, déjection ravalée !
Ignominie à peine feutrée !
Salaud à part entière !
Misérable de haut en bas, plein de cloques et de purulences.
Le pire de tout, tu veux le savoir ?
Menteur ! Indiciblement ! Menteur par vanité, menteur par cupidité, menteur par vocation…, à croire que son pire ennemi, l’homme, c’est la vérité sous toutes ses formes.

Ces filles du Nord, leur principale qualité, c’est de ne pas être bégueules…, elles ont la baise spontanée, sans chichis prélavables.
Tu les chopes dans tes brandillons que déjà, en te suçant la menteuse, elles ôtent leur slip…, la vie bien comprise.
Elles se laissent embroquer aussi simplement qu’elles t’offrent l’apéritif en nous tarabustant les glandes.
Ce qu’on aimerait s’épanouir du calbute, pas bâcler, mais se laisser glisser, emballer mollo, perpétrer dans le suave.

Là, je suis obligé de lui prodiguer un digest…, des morceaux choisis (bien choisis) : la broutoche enchantée ; les trois fingers qui se rejoignent, kif les trois suisses pour former l’Helvétie ; la languette mutine ; la visite au cyclope ; le bénitier de Satan.
Dans les grandes lignes et sans avoir à payer de taxe de séjour.
Rapido, comme dirait mon Antoine de Caunes.
Moi, j’aime quand on forcène…, cris et suçotements !

En fille intelligente, elle a compris qu’on jouait la montre et qu’il eût été ridicule de maniérer.
Pas le temps des gnagnas, des gouzigouzis, des « plus lentement, darlinge »…
En force, en trombe, en trompe !
Tout vêtus, ça corse.
Troussée !
La merveille !
C’est ça qui donne du sel à la promptitude.
Ce côté soudard, y a une connotation de viol.
Ce qu’on est dégueulasses, nous autres gens.
Pouah !

Je comprends que ça dégoûte ceux qui ne peuvent plus forniquer.
Dans la mémoire, ne subsiste que le poisseux de la chose ; le merveilleux, c’est au présent seulement…, rien qu’au présent !
C’est pourquoi il ne faut jamais le négliger, jamais lui passer outre en l’utilisant à faire des projets ou à évoquer des souvenirs.
Il est comme l’eau ou le sang : il coule et c’est cela sa seule justification.

Bon, je lui exécute donc un tirage de luxe sur vergé impérial et un autre sur papier couché…, elle apprécie, gambade à l’équerre, ce qui est très plaisant.
La jolie pâmade, intense mais discrète…, pas le genre de vachasse qui brait, brame ou beugle.
Non, non : le Pont des Soupirs.
Point c’est tout, à la ligne.
La jolie plainte finale mélodieuse.
Freins pneumatiques.
Tchaouffff !
Terminé….

Le secret, pour apprécier la semaine qui vient, c’est de ne rien prévoir, de ne rien chercher et d’attendre que tout me tombe dessus, comme ça, naturellement.
La méthode est d’une grande facilité, il suffit de flâner de jouer avec Blacky et de glaner ce qui se présente.
Le sud est propice au flânage, le pouvoir du flânage et du flâneur, par la même occasion, n’est jamais à sous-estimer.
Le philosophe Walter Benjamin lui accordait des vertus subversives.
Le flâneur, que l’on aime surtout réduire à sa dimension oisive, est surtout un épicurien qui attend que les choses lui arrivent naturellement…

Durant plus d’un siècle, Buick a eu une influence énorme sur le cours de l’histoire automobile américaine, son patrimoine triomphant couvrant l’ingénierie et le design grâce à des innovations de style et de progrès technologiques.
Revendiquant des avancées majeures en de nombreuses étapes connexes dans l’industrie grâce à l’influence visionnaire du designer de renommée internationale Harley Earl, Buick jouit d’un riche patrimoine qui est inextricablement lié à l’évolution de l’automobile américaine.
Buick fut la première marque à équiper ses voitures d’un compte-tours, de vitres électriques et, pour ses cabriolets, d’une capote automatique.
Buick a contribué à définir une conception automobile américaine avant-gardiste.

Ce, en quoi, ces gens avaient entièrement raison dans leurs torts…, car, outre ce qu’elle est et parait être, cette Buick Riviera « Opéra Coupé », pour démontrer jusqu’à l’absurde qu’elle n’est au fond qu’une voiture allongée du capot…, une opération burlesque et inutile…, dispose d’une documentation complète, carnet d’usine, deux manuels (anglais et Français) d’utilisation, ainsi qu’une abondante documentation photographique concernant la totalité de sa transformation…
Totalement modifiée par mes soins durant une crise obsessionnelle de la passion du « non-sens »…, cette Buick Riviera, renommée à cette occasion « Buick Riviera Opéra Coupe » , est ainsi devenue une voiture unique au monde, estimée par les plus crapadingues des divers spécialistes en élucubrations dantesques, affirmant même qu’il s’agissait d’une sorte de renouveau dans l’art du n’importe quoi…
Ceci à destination des générations futures qui pourraient se retrouver confrontées à cette oeuvre !

Au plus le temps passe, au plus les gens me paraissent mesquins…, pas tous, mais beaucoup…, l’impolitesse semble générale, les compétences sont celles d’acheteurs de pâtés pour chiens…, les gens ne jurent que par quelques grandes marques dont les valeurs sont ainsi artificiellement montées…
La majorité reste toutefois incapable d’acquérir d’anciennes Ferrari et/ou Mercedes, alors ils se rabattent sur des Fiat badgées Ferrari et/ou sur des taxis étoilés…

A ce petit jeu des absurdités, il n’est plus rare de voir une Fiat Dino annoncée au même prix qu’une rarissime ISO, une Mercedes taxi 200D annoncée plus cher qu’une splendide Maserati Quattroporte et/ou qu’une Aston Martin Lagonda…, ce qui amène d’autres fous à annoncer d’insipides Trabant au prix d’une MGB…
Je ne suis pas déçu par mes voitures, je suis déçu par les gens…
Tous ne sont pas ainsi, mais de plus en plus n’apprécient plus le véritable artisanat, la rareté, la véritable création que sont les automobiles de très petites séries…, en ce compris les voitures uniques !

Je reste de plus en plus pantois devant les simagrées humaines, la mauvaise foi des gens, et leur besoin morbide de faire leurs affaires sur le dos des autres…, particulièrement lorsque c’est sur le mien !
Pas même pour des choses qui en vaudraient leur peine, mais pour des ferrailleries et porcheries infâmes, des taxis étoilés et des double haricots sur roues…
Les gens sont des moutons de Panurge…
Que soit, je fais aller, je m’habitue finalement à tout !
Souriez, cela ne coûte rien…

Avant de débuter ce morceau d’anthologie, quelques mots d’explications sur cette Buick Riviera 1992.
Importée neuve en Belgique, elle a été vendue à un industriel spécialisé dans les fruits et légumes en boîtes…
Après 6 ans, cet homme d’affaire l’a vendue à un négociant en voitures d’occasion et de collection basé à Essen, près d’Anvers-Antwerpen, qui était alors très connu en tant qu’importateur de Clénet pour l’Europe entière.
Quasi toutes les Clénet qui ont circulé en Europe venaient de chez lui, Van Lammeren qu’il se nommait.
Ni plus ni moins honnête que d’autres, ne sachant pas lire ni écrire, juste gribouiller son nom et des chèques, il avait la science infuse du commerce et a gagné beaucoup d’argent (belge et en grande partie noir), de quoi s’acheter un château et quantités d’immeubles pour se reconvertir dans l’immobilier.

Mon père s’était offert une Cadillac Séville d’occasion en 1991 et en 1998 elle a été emboutie à l’arrêt par un bus, il m’a demandé alors de lui trouver une autre américaine.
Ayant entendu parler de Van Lammeren d’Essen-Belgïe, j’ai découvert cette Buick Riviera dans son show room et mon père a fait affaire avec lui pour 160.000 Francs belges (4.000 Euros)…
Mon père fut très heureux avec cette Buick Riviera jusqu’en 2001, année de ses 82 ans, ou sa santé déclinante en sus de dialyses mal supportées, l’ont contraint à ne plus pouvoir et savoir conduire sa Buick Riviera, qu’il m’a alors confié.

L’intérieur était vraiment très « américain », tout en cuir rouge « burgundy », très « kitch »…
L’extérieur commençait à dater question design…
Avec mon expérience naissante de l’allongement du capot d’une Bentley, ais-je résolu de refaire la même chose…
Démangé par l’idée de bouleverser à nouveau la relation de l’homme-automobile à l’espace, il me fallait réinventer les règles du design…
D’emblée ce fut infiniment plus simple que pour la Bentley T, puisque la Buick Riviera était une traction avant !

En coupant la totalité de la voiture au premier quart arrière des ailes avant (vous suivrez plus facilement en regardant les photos), puis en « étirant » la voiture de la circonférence d’un pneu, il suffisait ensuite de tôler et de plastiquer…
La voiture étant une monocoque, les renforts de la ligne de coupe furent réalisés en tôles avec l’appoint de tubes et poutrelles sur toute la longueur de l’empattement.
Un faux « tiers-capot » fut ensuite réalisé à l’arrière du capot d’origine, donnant accès à un second coffre.
Rien de l’avant ne fut démonté durant les travaux…, moteur, boîte, train, radiateurs etc…

Le coût de cet allongement fut d’environ 5.000 Euros, en ce compris une repeinture complète.
Les roues de secours étaient une seule jante coupée en 2, en ce compris le pneu…
La seule difficulté fut de trouver deux enjoliveurs « à rayons chromés » identiques aux 4 de la voiture…, soit 400 euros TVA et transport depuis la Californie inclus…
La voiture me revenait ainsi à 5.400 euros de frais de transformation et 600 euros de frais de réparations divers (air conditionné, freins et pompe de direction assistée, ainsi qu’un entretien complet)…, soit 6.000 euros !

J’ai pu ainsi rouler quasi quotidiennement avec cette voiture de 2001 à 2006.
Ayant sillonné l’Europe à son bord, témoin de premier plan des réactions humaines et inhumaines…, je puis ici écrire que la société a toujours craint les avant-gardistes déjantés…, certains qu’ils brisent les certitudes, déstabilisent les pouvoirs établis et ne font pas de profits.
Ce fut une belle aventure très créative.