1939 ou 1997 Alfa Romeo 8C 2900B Lungo Spider par Touring, une tromperie à 20 millions de US$ !

Etant non seulement le « rédacteur » mais aussi le « publicateur » (sic !) des chroniques que je daigne partager avec vous, j’ai l’avantage de pouvoir comparer l’impact de mes diverses chroniques sur Facebook, mais surtout sur mon web-site www.GatsbyOnline.com…

Celles qui ont été les plus lues sur GatsbyOnline sont :

– 24 K 500 000 – http://www.gatsbyonline.com/automobile/la-seconde-collection-schlumpf-a-disparu-de-france-349970/

– 16 K 600 000 – http://www.gatsbyonline.com/automobile/l-enfer-du-monde-des-automobiles-dites-de-collection-357151/

– 14 K 800 000 – http://www.gatsbyonline.com/automobile/pute-de-luxe-a-monaco-mode-d-emploi-2-339919/

– 10 K 800 000 – http://www.gatsbyonline.com/automobile/ferrari-aston-martin-tout-n-est-qu-illusion-360239/

– 10 K 500 000 – http://www.gatsbyonline.com/automobile/les-repliques-automobiles-un-voyage-dans-l-absurdie-scobra-sammio-bugatti-ferrari-etc-359727/

– 09 K 700 000 – http://www.gatsbyonline.com/ataraxie/special-bernard-henry-levy-arielle-dombasle-et-daphne-guiness-le-pitre-la-mondaine-et-la-sulfureuse-341819/

Allez lire, ou relire…, merci si vous en avez été lecteurs ou si vous allez contribuer à ce qu’il y en ait plus encore…

D’autre part, je suis rââââvi que d’autres chroniques ont incitéBercy à regarder de plus prèt ce qui se passe réellement en matière de magouilles etpire encore dans le monde (pourri) des bagnoles dites « de collection », soit des doublettes de N° de châssis, soit des constructions 100% neuves au départ d’un numéro de châssis, soit des arnaques fiscales et du blanchiment organisé avec des ventes aux enchères « bidon » ou l’enchérisseur n’est qu’une sorte de chien qui aboie à un téléphone même pas raccordé…

http://www.gatsbyonline.com/automobile/alfa-romeo-8c-1932-figoni-chassis-2211079-379278/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/1927-bugatti-type-43-torpedo-grand-sport-la-valeur-du-faux-vrai-393186/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/la-double-affaire-sandra-west-1964-ferrari-330-america-5055-1974-ferrari-dino-246-gts-0786208454-355468/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/ferrari-enzo-crash-342741/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/laffaire-sn-0384am-1954-ferrari-375-gp-351896/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/1970-ferrarillac-zagato-nart-la-belle-inconnue-361239/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/1957-410-ferrari-scaglietti-boano-superamerica-s-n0671sa-et-s-n0579gt-361374/

http://www.gatsbyonline.com/automobiles-extraordinaires/tout-ce-qu-on-vous-a-cache-depuis-30-ans-sur-la-ferrari-250-gto-331073/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/1940-bmw-328-kamm-coupe-350949/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/une-bugatti-sauvee-des-eaux-1-348639/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/une-bugatti-sauvee-des-eaux-2-349809/

http://www.gatsbyonline.com/automobile/une-bugatti-sauvee-des-eaux-3-349948/

Tout cela en m’évertuant de passer au travers de la censure sexuelle (gag !) et de celle qui se veut défendre le « politiquement-correct », sachant qu’une majorité sont d’anciens lecteurs de mes ex-magazines Chromes&Flammes, Calandres, etc.etc… mais aussi divers évolutifs qui découvrent que la presse automobile et ses dérives Internet ne sont plus totalement sous la coupe d’ahuris-lobotomisateurs tels André Costa et autres auto-proclamés seuls dépositaires-représentatifs de la seule vérité-vraie en matière fécale historique de l’Automobile authentique…, le genre qu’on en fait des livres de luxe et des articles « référencés » ne supportant aucune autre vision que la leur, dictée par les retours d’ascenseurs, les enveloppes et les copinages…

C’est une des raisons pour lesquelles je n’ai aucune, strictement aucune considération pour les journaleux des merdias (il existe aussi des journaleuses)…

Un ras-le-bol général des automobiles dites « de collection » m’a poussé inexorablement dans une fuite vers l’inconnu à la recherche de contrées vierges de tout consumérisme, même si cette nouvelle option de vie se voulait chic, moderne et décomplexée, mais n’en était pas moins implacable…, il ne me restait plus, pour découvrir des coins moins saturés de rigolos fanatiques des boulons d’origine, qu’à m’enfoncer sans cesse plus loin en des contrées reculées à arpenter des terroirs si perdus que je n’ai guère été étonné, parfois, d’y croiser quelques braves égorgeurs de démocrates laïcs, étripailleurs virtuels, romanichels et autres réformés, si arriérés que jamais Jean-Pierre Pernaud ne leur a consacré le moindre sujet au JT de 13 heures…
Je pouvais donc légitimement craindre que quelques-uns de ces individus aient été laissés dans l’ignorance du Traité de la Jaunaye et de ses clauses interdisant l’homicide préventif des personnes ne partageant pas leur amour immodéré du trône, de la religion et de la trousse-pinette…

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Heureusement qu’il n’errait point aux alentours, de chouans soupçonneux sous leur couperose, lorsque j’attaquais d’une rotule douteuse divers petits sentiers bucoliques…, quoique je voyais parfois soudainement, à mon complet effroi, débouler bruyamment une horde bigarrée composée essentiellement de cougars (des femelles en maraude) à qui personne n’avait cru bon de dire que le brushing de Jackie Quartz était passé de mode depuis 1985 : Oh mon Dieu, pourquoi moi ?
Par chance, en tant que monôme cheminant gaillardement et étant aussi discret que J.R Ewing à la Fête de l’Huma…, donc, intelligemment, dès que je commençais à entendre à travers la végétation des échos de conversations comprenant des mots et expressions comme « anneau gastrique », « coloscopie », « vergetures »…, je bondissais comme un Mohican sous méthédrine dans le premier fourré venu, me recouvrant diligemment de feuilles mortes et laissait passer l’orage…, quoique…, j’avoue, il m’est arrivé d’être violé par diverses furies qui en voulaient plus à mes bourses financières qu’à mes bourses sexuelles…, bien sûr, toutes n’étaient pas de jeunes et jolies harpies… et j’ai pu remarquer que la randonneuse sexagénaire (au contraire de la trentenaire nostalgique aigrie de la sainte armée catholique et royale… ou de la simple ratonneuse rurale velléitaire de vingt printemps)…, préférait au treillis militaire graisseux, les chatoyants coloris que proposent avec fourberie les designers asiatiques…

« Le droit de rien foutre, le droit d’en prendre un max »…,voila une maxime qui ne sied que trop bien aux masses populaires contemporaines…, en effet, ces ilotes avachis dans l’aboulie la plus totale grâce à l’aspartame, le Loto et les passionnantes retransmissions des matches de Coupe de la Ligue, n’ont de cesse que d’obéir comme des zombies en survêtements Adidas, aux injonctions subliminales de ceux qui s’enrichissent en leur faisant acheter de la merde…
Cela dit, pour défendre un peu cette bande de branle-mou sinistrés du bulletin de paye, on doit avouer que certaines pratiques justifient parfois qu’ils soient obligés, pour réunir la somme nécessaire à quelconque achat, de vendre un ou deux gosses comme cobayes au laboratoire Monsanto le plus proche…, il faut savoir faire des efforts pour se faire plaisir et faire rêver ses copains en leur faisant croire qu’on a réussit sa vie en ayant les thunes pour acheter des conneries… et si la conjointe ose se plaindre alors que « le héros » risque une révocation de sursis en pleine saison des Opens au cas où il la défenestrerait involontairement pour la 8ème fois en 3 ans…, certains (dont les Juges) feraient remarquer à cette gourdasse qu’elle savait à quoi s’attendre lors de ses débuts de vie commune : « Rien que la pile de « LVA », « Rétroviseur » et autres dans les toilettes…, les 350 « Corgy » et « Dinky-Toys » dans la penderie… et les calendriers Pirelli dans le garage…, auraient du vous alerter, Madame, faut pas déconner »

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Bref, voilà l’essence de la banalité basique des collectionneurs, proies désignées aux canines acérées des commerciaux sans pitié, steaks sur pattes courant dans la savane des banlieues en couinant, pauvres petites choses incapables de lutter contre l’achat compulsif-entièrement motivé par une photo à peine retouchée illustrant un reportage bidonné…, photo qui vient s’échouer, pantelante sous leurs yeux hagards, exorbités de leurs faces d’ahuris asthmatiques ayant abusés du Picon-bière au comptoir de l’échoppe du coin… et s’empressant d’y raquer illico des sommes astronomiques pour s’arroger la dernière connerie en tête de gondole…
Quel sens de la communication, quelle justesse dans l’argumentaire… faut-il aux journaleux qui œuvrent aux ordres de leurs éditeurs qui se complaisent dans les pires bassesses, afin d’obtenir quelques publicités en contrepartie de ces lobotomisations…, on sentirait presque l’instant magique où l’étincelle jaillit miraculeusement derrières les orbites de cette bande de Néandertaliens dégénérés…, ce moment trop rare où l’excroissance prognathe leur servant de trappe à BigMac, s’entrouvre légèrement et laisse suinter un fin filet de bave concupiscente !

C’est pas facile de supporter tout cela, d’autant que les tarifs actuels en matière de bagnoles de collection à collectionner (sic !)… ne sont pas dans les moyens de tout un chacun…, raison pour laquelle les merdias ont inventé le concept de « Young-Timers » afin d’attirer un max de Kékés dans la trappe à couillons…, d’autant (et on l’a sans doute oublié) qu’avant le passage à l’Euro, la pratique régulière de l’achat convulsif d’autos-pitreries ne constituait pas forcément un signe extérieur de richesse…
Heureusement pour divers, des solutions existent toujours…, comme le « Do-It Yourself » par exemple, c’est à dire « les bagnoles en kit » qui imitent les voitures supposément désirables et adulées, façon simplifiées sur un châssis éprouvé de VW Cox (par exemple)…, il suffit pour circuler d’utiliser les « papiers » d’une vraie vieille de marque inconnue

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Avec le temps, ces « choses » sont devenues des sortes de « bons plans discount » sur internet… et c’est, pour la plupart des Keuplous, une seconde nature que d’en rêver et d’en acheter en imaginant que ce sera comme un meuble en kit de chez Ikea, avec un « plan » de montage, un marteau et un tournevis joints dans la boîte de farces et attrapes.
C’est, pour certains irréductibles, devenu un violon d’Ingres propre à ensoleiller les sombres soirées d’hiver ainsi qu’un champ d’expériences aux potentialités rarement observées à l’air libre depuis la bataille de la Marne..

Les normes européennes ont toutefois chassé comme par magie les insanes kékés juvéniles à crête gélifiée vêtus de tongs et de short hawaïen fluorescent qui se construisaient des Scobra (de collection) à moteur VW et les utilisaient insolemment au moindre soupçon de rayon de soleil en revendiquant une place de premier choix dans les expositions d’autos-vieilles…, des pratiques de Kékes qui obligeaient les épicuriens, doctes et raffinés, adeptes de la Jaguar XJ6 et de la Rolls Silver Shadow (toutes deux aussi pré-démodées que la clientèle qu’elles visaient) à devoir supporter des boloss gominés prédatorophiles tombés de la dernière averse, des moustachus rustiques taciturnes viandards endurcis engoncés farouchement dans leur battle-dress Bob Denard Classics… et des acharnés pathologiques défiant gaillardement la bronchite, la bredouille et le ridicule sous leur casquette américaine…
Si vous avez l’insigne courage de suivre régulièrement les errements plus ou moins mis en forme lisible qui ont droit de cité sur ce site, vous aurez noté depuis le temps, qu’il n’appartient pas à ces catégories pléthoriques tout autant que pathétiquement putassières…, les foires d’empoignes grotesques où s’entremêlent laborieusement publi-reportages au ras du gazon, polémiques stériles pour garçons-coiffeurs amateurs de Ferrailleries 308 et frictionnages de quéquette en concentrations « custom »… n’ayant ici pas droit de cité…

Non, ce site n’a rien à voir avec tout ce cirque…, les titans de sous-préfecture, les Travolta pour disco-mobile et les bourlingueurs de bassines, grand bien leur fasse, n’y ont point leur place…, ici, on se masturbe les neurones, les pieds ancrés dans le réel…, on le sait qu’il n’y a pas de miracle, que la vie est souvent dégueulasse, que la plupart des jeunes putes sont en situation d’anorexie…, on ne fait pas semblant de tomber des nues en jouant les mecs surpris… et on ne se targue pas de ne trouver de solution à ce problème qu’en accumulant les kilomètres pour aller glander ailleurs, où l’herbe est moins verte que chez le voisin d’en face parce qu’il paye son empreinte-carbone…
N’allez pas croire d’un autre côté qu’on puisse développer une fierté à rebours à force de défier les contingences sordides liées à une pratique masturbatoire des neurones, de manière obstinée tout autant que viscéralement ridicule avec un accoutrement de cow-boy dans une parodie de clichés grotesques se déroulant immuablement au hasard des chiches accessibilités qu’offre le web…, non, faut pas déconner !

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Il n’y a guère de gloire à tirer d’avoir à défier inexorablement tel un Sisyphe mal rasé, hirsute et suant comme un zébu alcoolique en manque dans ses waders Décathlon rechapés, les nuisances de bataillons de Kit-Cars, pilotés par les sempiternelles hordes de papys atrabilairement irrédentistes…
A part la satisfaction ambivalente d’avoir su faire preuve de pugnacité sans me laisser aller au meurtre, je n’en retire pas grand chose de gratifiant en général…, je me demande d’ailleurs parfois ce qui me pousse à me crotter les bottes et risquer le tétanos, la leptospirose et le chikungougna à chacun de mes pas s’enfonçant dans la vase putride aux relents de campagne électorale que devient le web et particulièrement Facebook, n’est-il pas ?

Certes, cet article peut sembler hermétique au commun des mortels…, je le conçois bien aisément, tout le monde n’a pas la chance de passer suffisamment d’années dans une prison balkanique pour avoir le loisir d’apprendre par cœur tout à la fois le code pénal, l’album Panini dernière saison et (c’est ce qui nous occupe maintenant) la Sainte Bible de la collectionnite automobile…
O.K, vous croyez me voir venir de loin avec ma toge et mon gong…, non, non, vous vous méprenez…, pas de diatribe millénariste à imposer aux masses obscurantistes…, même pas envie de prophétiser dans la choucroute comme un Nicolas Hulot dépressif…, non, même pas, même plus…, trop fatigué…, lassé d’égrener comme une litanie les spectacles lamentables dont je suis témoin, telle la vente de la 1939 Alfa Romeo 8C 2900B Lungo Spider par Touring, adjugée pour presque 20 million$ de dollar$ (19.800.000 US$) par RM/Sotheby’s à Monterey…

L’Alfa Romeo 8C 2900, va toutefois vous donner une autre envolée que les sempiternels Kit-Cars…, elle revendique en effet, selon le descriptif RM/Sotheby’s :
– « Une lignée qui ferait partie d’une évolution cohérente et logique (sic !) qui remonterait aux années 1920, axée sur la compétition et les victoires écrasantes (re-sic !) remportées entre le début et le milieu des années 1930″...
Déjà dans ce descriptif anachronique ou les victoires de la première moitié des années ’30 auraient influencée d’avance la conception des Alfa Romeo des années ’20…, concernant une Alfa de 1939…, faut pas pousser…, RM/Sotheby’s s’emmêle les pinceaux avec un entremêla de dates/années…, mais qu’importe le flacon de conneries, pourvu que les gnous fortunés y croient et aient l’ivresse des grandes profondeurs financières, puisque tout ce barnum consiste à obtenir un prix le plus élevé possible…

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Pour justifier d’une valeur stratosphérique, la 1939 Alfa Romeo 8C 2900B Lungo Spider par Touring, n’a pas été présentée par RM/Sotheby’s comme une simple voiture de sport, mais comme :
– « La voiture de sport la plus avancée, la plus moderne et la plus convaincante que l’argent pouvait acheter en 1930 (je souligne que la voiture est une 1939) pour le gentleman qui avait l’habitude de regarder les rouages de sa montre suisse ou de maîtriser les subtilités des voiles de son yacht, c’était une symphonie, chaque roue portait une suspension indépendante, son moteur huit cylindres en ligne, conçu par Vittorio Jano, était constitué de deux rangées de quatre cylindres en alliage, avec non seulement deux arbres à cames en tête, mais aussi deux compresseurs de type Roots…, aussi excitant et dramatique que le châssis 2.9 lui-même, ils (les « Maîtres-ingénieurs » d’Alfa Romeo) ont bénéficié de l’ajout de certaines des carrosseries les plus sensuelles et équilibrées de l’ère d’avant-guerre »

Et s’ensuit un « listing » de boulgi&boulga pour conforter les hésitants :
– « Au premier rang des rares carrossiers italiens dont les travaux ont été décernés au châssis 2.9 : la Carrozzeria Touring de Milan, dont le brevet pour la construction de la Superleggera coïncidait heureusement avec la naissance du chef-d’œuvre d’Alfa Romeo. La méthode Superleggera, basée sur les leçons tirées de la carrosserie lambrissée du Français Charles Weymann, utilisait une structure interne de tubes d’acier creux (qui connasse des châssis aux tubes pleins ?), enveloppés dans des panneaux extérieurs en aluminium, avec du tissu utilisé comme tampon contre l’électrolyse (sic !). Contrairement aux méthodes de construction légères précédentes, la nouvelle idée de Touring a permis une structure pratiquement plume qui pouvait être courbée pour s’adapter au vent (re-sic !). Les contes sont nombreux parmi les ingénieurs de Touring qui exécutent des prototypes sur la route, avec des bandes de feutre attachées, les photographes capturaient des images des voitures à la vitesse maximale, et les lignes des carrosseries s’ajustaient pour s’adapter aux courbes des lignes de courant »…

Rien de très cohérent dans ce salmigondis de fadaises éculées mais hautement humoristiques écrites par un incompétent…, la suite va en crescendo, l’incompétent scribouillard se laissant aller dans un feu d’artifice grandiose et grandiloquent :
– « Certains des meilleures carrosseries Superleggera aux débuts de Touring ont été construites sur le châssis 2.9, à la fois les variantes Lungo à empattement long et Corto à empattement court. Indépendamment de la longueur, les carrosseries étaient presque parfaites dans leurs proportions courbes et plus particulièrement leur pare-brise, et leur calandre fortement inclinée, avec des roues arrière souvent ombragées (sic !) des becs (re sic !)ajustés, longs amortisseurs avant de ponton, et une extrémité arrière qui semble cachée entre les amortisseurs (re-re-sic !), exagérant visuellement la grande longueur puissante du nez (gag !). L’attention habituelle du Touring aux détails a donné lieu à de petits éclats de chrome poli ici et là, comme de l’argent sterling (gag-bis !) affiché sur du velours noir »

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Un texte capable de vous rendre pantois et hagard est assurément un chef d’œuvre de stupidité… et l’affaire continue de plus belle :
– « L’une des circonstances les plus heureuses du 8C 2900 est que chaque châssis connu a été scrupuleusement étudié et re-étudié par un historien averti : Simon Moore. Monsieur Moore a connu presque tous les exemples survivants et leurs propriétaires à travers les décennies et a compilé ses recherches dans son livre magistral considéré comme la bible du genre : « The Immortal 2.9 : Alfa Romeo 8C 2900 », d’abord publié en 1986 et révisé avec ses derniers résultats en 2008…, inutile de dire que ces livres, ainsi que son travail sur les 8C 2300 (2900 ?), sont considérés comme vitaux pour toute bibliothèque de connaisseurs, son attention à l’exactitude et au détail à reconstituer les histoires de beaucoup de voitures survivantes, pas moins parmi elles ce qui est offert ici »

Voilà donc ce cher Mister Moore incorporé en renfort afin de valider les fumisteries de RM/Sotheby’s, c’est en effet toujours l’Expert qui donne la valeur de n’importe quoi, une croute qui était estimée au firmament et est ensuite reléguée aux poubelles… ou un chef-d’œuvre qui ne valait rien et soudain vaut des fortunes colossales :
– « Les dernières recherches de Moore indiquent que l’histoire connue de cette voiture commence en 1949…, selon le journal brésilien Folha da Manha (aujourd’hui Folha de Sao Paulo) du 15 février 1949, un pilote amateur à Sao Paulo appelé Mario Tavares Leite a importé une 8C 2900B au Brésil venant d’Italie. Une célèbre mauvaise photo floue montre le devant de la voiture. Mario Tavares a couru avec sa nouvelle acquisition à Interlagos, dans la catégorie des voitures de sport, et y a remporté une course, le 31 juillet 1949. Il a ensuite de nouveau remporté la Cronica Esportiva Paulista à Interlagos le 30 avril 1950, après quoi la voiture a disparu« 

Voilà un point très intéressant, l’aveu « officiel » de la disparition de la voiture en 1950…, mais pour tenter de faire croire que la voiture disparue a été retrouvée dans des péripéties invraisemblables, ce afin de justifier que l’Alfa Romeo 8C présentée à la vente RM/Sotheby’s serait authentiquement authentique…, ces gens qui ne s’embarrassent de rien ni de personne, vont sortir une histoire comme sortie d’un conte des mille bobards, lisez bien :
– « Dans un article sur le coureur brésilien Camillo Christofaro paru un magazine brésilien aujourd’hui disparu (donc, dont on n’a aucune trace qu’il ait existé), le 3 septembre 1986, il déclare (c’est à peu près traduit selon les dires d’un ami du cousin du voisin de l’Oncle de la sœur d’un inconnu décédé il y a longtemps) que Camillo a pris une voiture de tourisme Alfa Romeo, a raccourci son châssis, a mis un moteur de Corvette dedans, et en a fait une voiture de course »

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La suite est une véritable escroquerie, rien ne repose sur des pièces, rien n’est confirmé, rien n’est démontré, c’est un ensemble de mensonges inventés pour faire croire que cette Alfa Roméo 8C serait authentiquement authentique :
– « Il semble donc probable (sic !) qu’il s’agissait de la monoplace Mecanica Nacional conduite par Christofaro après avoir acheté à la fois une Tipo 308 et la 8C 2900B de son oncle, Chico Landi. Le châssis faisant partie d’un stock de pièces provenant du Brésil à la fin de 1972, qui a été acquis par David Llewelyn »…

Pas plus, pas moins, ramassez le savon sans vous inquiéter et ne criez pas lors de l’enculade…
– « Pendant ce temps, en Argentine, un autre châssis long 8C 2900B, également avec une carrosserie Touring Spider, a été acquis par Carlos Menditeguy d’Argentine. En 1953, la voiture a été vendue à un coureur de Buenos Aires, German Pesce, et à son partenaire Iantorno. Les deux hommes ont modifié la carrosserie en enlevant la carrosserie Touring et en installant une carrosserie façon course à amortisseurs, et la carrosserie Touring d’origine a été mise de côté sauf la calandre et le capot, qui ont été incorporés dans la nouvelle carrosserie de course. Les « restes » de la carrosserie Touring ont été vendus à Juan Giacchio, propriétaire d’un atelier de carrosserie dans la banlieue de Buenos Aires. Giacchio a conservé la carrosserie en pièces jusqu’à son décès en 1986, et la carrosserie a été offerte (une voiture qui vaudrai 20 millions de US$ « offerte », faut y croire) par sa veuve à Ed Jurist du Vintage Car Store. Hector Mendizabal, le célèbre courtier argentin de l’époque, a dit que (Gag !) c’était un châssis Lungo 8C 2900B, numéro 2027, de couleur bleu argenté avec du cuir rouge. La correspondance des deux personnes au cours de cette période indiquait une association avec le châssis 412041. En 1983, David Black a acquis le châssis roulant 8C 2900 modifié, toujours équipé de la suspension et de la boîte-pont 8C 2900 de David Llewellyn qui avait été modifié pour y placer un moteur Corvette V-8, le numéro de châssis était 432042. Moore a alors affirmé (sans preuve et sans documents) qu’il était complètement convaincu (Gag-bis !) que c’était un véritable châssis Alfa Romeo »…

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Manifestement, l’Alfa Romeo 8C Touring disparue, n’a rien en commun, sauf des radotages, des supputations, des « on-dit que » et des avis sans consistance… avec tout ce que Mister Moore et ses amis ont raconté pour contribuer à faire croire que la voiture de RM/Sotheby’s était une rareté à la valeur stratosphérique…, mais pour étourdir totalement les plus ahuris, l’histoire continue, de plus en plus dingue…, j’espère que tout cela a financièrement aidé Mr Moore ahahahaha ! :
– « Après la mort de Black, la voiture passa à Jan Bruijn en 1993. La Suissesse Guido Haschke acquit par la suite le châssis roulant et acquit en même temps la carrosserie Touring Spider remarquablement bien conservée du collectionneur italien Vittorio Zanon di Valgiurata (qui la tenait de qui ?)… La carrosserie qui se trouvait dans la même lumière argentée bleuâtre, était sans aucun doute l’Alfa 8C N° 2027, qui avait été photographiée dans le livre de Moore, alors qu’il était encore à Buenos Aires (les preuves, ou sont-elles ?). L’année suivante, en 1994, Sam Mann a été informé de la disponibilité de cet engin et a contacté le restaurateur Tony Merrick, un homme qui a le même prestige dans les restaurations que Simon Moore pour documenter leur passé, inspecter la voiture et conseiller à lui donner une authenticité (sic !). Merrick, qui a eu 10 à 12 de ces voitures légendaires dans son atelier, a trouvé (dans son atelier ?) les composants pour la rendre authentique (Gag !), et avec son conseil, Sam a choisi d’acheter la voiture et d’engager Merrick pour effectuer la restauration. Grâce à l’enquête menée par Moore et Merrick, un moteur 8C complet 2900B d’origine Argentine, numéro 422042, a été acquis (En Argentine, plusieurs ateliers construisent des châssis, des carrosseries et de moteurs 100% neufs mais d’apparence 100% authentique), assurant ainsi le dernier des composants nécessaires à une restauration correcte et authentique (Gag-bis !)« …

Il suffit de lire, même pas entre les lignes, pour comprendre que cette voiture est une construction totale et pas une restauration, c’est donc une tromperie…
C’est une réalité que les « gens de la course » reconnaissent que les antiques Bugatti, Mercedes et Alfa Romeo ainsi que de nombreuses autres voitures similaires, étaient simplement des outils utilisés sur pistes, que c’est la nature des courses de compétition qui ont évolué avec la technologie et les règles… et que, comme quasi toutes ont été détruites, depuis une dizaine d’année, il est courant de commander des constructions de vieilles gloires « à l’identique » au départ d’un simple numéro de châssis récupéré sur une des vieilles gloires…

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Pour ajouter un ultime coup de Jarnac sur le tête des gnous (fortunés) un ultime gag a été présenté, comme quoi le numéro 2026 apparaissait sur le portillon de la boîte à gants, indiquant que deux carrosseries « séquentielles » avaient été construites en même temps… et que quelqu’un (qui ?) avait mis le mauvais portillon de la boîte à gants dans cette voiture…, car, quand Merrick a placé la carrosserie sur le châssis re-allongé (parce qu’il avait été raccourci), il a constaté que les trous sur le haut du cadre s’alignaient exactement avec les trous dans les panneaux intérieurs d’un des garde-boues (sic !)…, non, mais, quoi… depuis quand numérote-t-on des couvercles de boîtes à gants ?
Selon Merrick, qui avait entièrement démonté au moins six de ces voitures, les trous n’étaient pas réalisés sur un dessin ou un gabarit mais étaient percés à main levée par les ouvriers de Touring pendant l’assemblage, de sorte qu’une série de vis les retenait tous ensemble…, une méthode de construction qui aurait créé une « empreinte digitale » unique, indiquant ainsi que la carrosserie (en réalité seulement un des 4 garde-boues) aurait pu être d’une certaine façon originale pour ce châssis spécifique… Merrick ayant récemment confirmé que :
– « Toutefois rien n’est certain mais c’est ma croyance, compte tenu de ma compréhension de la construction de ces voitures à un niveau plus médico-légal que financier (sic !)…, de plus j’ai été grassement payé pour cela… et pour raconter n’importe quoi »… (un autre aveu) !

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Pour résumer, puisqu’il n’existe aucune preuve concrète pour confirmer la véritable séquence des événements, il est certain que toute cette histoire a été inventée pour valoriser une construction à la manière de Touring…
M. Merrick a terminé la construction de ce bitza à la fin de 1997, à l’exception de la peinture, qui a été réalisée dans son noir brillant actuel (donc aucunement d’origine) , à son retour aux Etats-Unis, époque, ou différentes pièces d’accastillage ont été ajoutées « pour faire joli » telles les plaques chromées sur les ailes arrière, et les clignotants à l’arrière des ailes avant, en vue d’en « jeter un max » au Concours d’élégance de Pebble Beach en 1999 (deux ans après sa construction), où elle s’est vue décerner la 2e place de la catégorie… et le trophée Gwenn Graham pour la décapotable la plus élégante du show !

La 1939 ou 1997 Alfa Romeo 8C 2900B Lungo Spider par Touring, propriété de Manns a roulé plus de 12.000 miles, participant à sept « 8C Alfa Tours » entre 1999 et 2013 , en plus du « Copperstate 1000 », du « Colorado Grand », du « California Mille » et du « California Classic Rally »…., seulement environ 32 châssis 2.9 ont été fabriqués, les Alfa Roméo survivantes sont les voitures de sport européennes les plus recherchées de leur génération, on les qualifie aux USA de « versions italiennes des Bugatti Atlantic », car, pour les milliardaires Yankee :
– « Comme les Bugatti Type 57SC, ces Alfa Roméo combinent la meilleure ingénierie et le meilleur style de leur génération dans un ensemble avancé, sensuel et indéniablement excitant »…

Sam et Emily Mann, ont décrit la voiture comme :
– « Un plaisir de rouler bien au-delà de ses années. Je me souviens lorsque je me suis rendu à Pebble Beach, mon pied gauche reposait sur le frein à main et mon bras droit reposait sur le rebord de la porte et nous volions confortablement tout le long. Mon câble de compteur de vitesse était cassé et je ne savais pas à quelle vitesse nous allions sur un tronçon de 10 miles jusqu’à ce que John me dise quand nous nous sommes arrêtés plus tard : 105 miles à l’heure. Je suis toujours étonné de voir cette voiture haute performance, qui dispose d’un toit décapotable, d’un énorme compartiment pour les bagages avec un compartiment pour les outils, une roue de secours, et des fournitures. Aujourd’hui, la plupart des supercars n’ont pas de place pour les lunettes ou une veste, et ici, en 1939, vous aviez une voiture qui avait des performances substantielles avec la commodité et l’élégance pour un week-end ou pour traverser l’Europe »…

Alors comme maintenant, l’achat d’une rareté roulante place tout propriétaire au premier rang des passionnés de l’automobile…, qu’elle soit authentique ou non, seul compte qu’elle fasse authentique et dispose d’une certification d’expert, peu importe si celle-ci provient de manœuvres douteuses puisqu’en finale elle restera dans le panier de crabes…