Alfa Roméo 8C 1932 Figoni : châssis # 2211079…

Un bien patrimonial français de première importance a disparu !!!
Simon Moore, « Gourou » des Alfa 8C, s’est fendu d’une histoire, « à toute épreuve », coulée dans le béton, gravée dans le marbre…, car pour cette automobile « objet d’art du patrimoine national Français », il fallait que tout soit irréprochable, écrit par un « expert mondialement reconnu » pour que soit célébrée cette Alfa 8C dans le « concours d’élégance » de Chantilly 2016 (France), avec sa nouvelle immatriculation britannique…

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Problème N°1…
L’Alfa Romeo est classée « Trésor National » et ne peut quitter le territoire Français !

legifrance
Problème N°2…
Cerise sur les gâteux et cacochymes « auto-nanistes » férus d’automobiles anciennes, toujours prompts à faire la morale des (et aux) autres : une autre Alfa Roméo 8C existe, 100% identique (dans ses diversités et différences)…, qui porte le même numéro de châssis… et qui a été payée 2 millions (d’€uros), ce qui avait été relevé et écrit par le même Simon Moore, mais qui semble l’avoir oublié (sic !)…, de même que le nom du « cocu magnifique » (Mr Ugo Isgro) qui a payé ce doublon : CA$H…
Escroquerie, falsification, faux, usage de faux, abus de confiance, tromperie… et tout ça en bande organisée…
Donc, comme l’Alfa noire intérieur rouge… et l’Alfa bleue intérieur noir…, ont toutes les deux le même N° de châssis : 2211079…, comment établir laquelle est vraie, laquelle est fausse… et quelles seront les conséquences ?

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Confronté à cette affaire, je me suis demandé : Laquelle des deux est la vraie ?
Question cruciale, d’autant que je trouvais TRES curieux :
– que le propriétaire de la seconde, qui serait la seule vraie Alfa # 2211079…, n’a jamais rien dit concernant ce doublon… qui avait fait la « UNE » des magazines spécialisés en automobiles de collection, alors que cela mettrait « à mal » irrévocablement, la valeur et la réalité historique de cette voiture unique !
– que Bonhams (la société de ventes d’automobiles « de collection » aux enchères)… qui avait « découvert » cette dernière ET vendu l’autre quasi en même temps… n’est pas intervenu pour expliquer… (c’est comme pour la Bugatti sauvée des eaux du lac…, la même société Bonhams avait vendu une Bugatti quelques années auparavant qui portait le même numéro de châssis)…, alors que cela ne pouvait que mettre « à mal » sa réputation…

Que penser ?…
M’inquiétant de ce Barnum-Circus, un ami, qui connaissait TOUS les intervenants de cette affaire double (DEUX Alfa identiques avec le même numéro de châssis) m’a dit et écrit :
« Patrice, la bleue est LA vraie Alfa # 2211079, c’est une des plus originales de façon incontestée, la voiture est depuis toujours en France, propriété de Charles Henry de Beaumont d’Autichans, quant au choix de son propriétaire pour s’en dessaisir puisque vous avez remarqué qu’elle portait maintenant une immatriculation britannique récente, cela ne nous regarde pas, n’en écrivez rien, qu’avez-vous à y gagner ? »
-« Oui, oui, oui… SAUF QUE l’épouse d’un des deux frères a précisé à l’expert de chez Bonhams (confirmé par courrier) que « la famille » n’a plus les « papiers » de l’Alfa 8C bleue »… qui sont utilisés pour l’Alfa 8C noire »…

La plupart des gens ne savent pas ce qu’est réellement de l’argent…, ils croient que s’ils détiennent 100 dollars ou 100 euros, cela représente une valeur réelle et qu’elle sera durable dans le temps…, peu de gens se rendent compte que leur monnaie qu’ils appellent « argent » n’a absolument rien à voir en réalité avec de l’argent…, toutes les monnaies papier sont éphémères et retournent vers leur valeur intrinsèque à savoir « zéro »…, pourquoi ?

Tout simplement parce que les gouvernements irresponsables s’accrochent au pouvoir en imprimant ou en empruntant des quantités astronomiques de billets parce qu’ils espèrent ainsi apaiser le mécontentement du peuple et que cela leur permettra d’être réélu.
La monnaie papier comme son nom l’indique, ne sera jamais de l’argent réel, la monnaie papier est délivrée par décrets et cette monnaie de singe ne repose sur rien d’autre que sur de l’endettement et du passif.

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Le pouvoir corrompt et l’argent corrompt…, c’est une combinaison néfaste qui détruit non seulement les gens, mais aussi les nations… et malheureusement, nous avons maintenant atteint un moment dans l’histoire où les quantités illimitées de monnaie fiduciaire qui ont été créées détruiront également les continents.

Comme « l’argent » n’est que du papier, les gens réagissent en transformant ces « papiers » en « biens-certains » tels que l’immobilier, l’or, les métaux « rares », « précieux »… et tout ce qui peut se revendre avec profit pour en faire de l’argent papier qui sera transformé en « biens-certains », comme « les automobiles de collection »… etc… etc…, c’est le consumérisme, c’est comme ça que fonctionne notre monde, c’est comme ça que Donald Trump veut remonter « les valeurs » américaines (double sens)… et c’est comme ça qu’on coule l’Europe populaire en décrétant que c’est un mal nécessaire « pour faire de l’argent »… avec les taxes et impôts comme commissions obligées-obligatoires…

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Ca craque de partout…, l’immobilier est surtaxé, il sert de gage à toutes les audaces, c’est quasi un signe de richesse notarié indélébile…, reste alors à « faire de l’argent » avec tout et n’importe quoi…, « être entreprenant », aller « au charbon »…, pour « être taxable »… et c’est dans ce « foutoir-général » que la « collectionnite » (qui est une manie, une déviance psychologique), est devenue un moyen de créer des valeurs au départ de rien…, exactement comme le papier monnaie…
Un panier de crabes !

Un objet n’a de valeur que s’il y a un acheteur potentiel…, il ne nait pas de rien, il faut le créer et créer ses besoins illusoires…
Dans ce domaine d’arnaque, les œuvres d’art et les autos-motos « de collection » sont la panacée…
Jouer dans les hautes sphères est somme toute risqué puisque qui dispose d’une pièce de très grande valeur (potentielle), se doit de pouvoir la vendre rapidement pour ne pas rester ensuite collé avec elle, d’où l’intérêt de créer une superbe histoire autour de « l’œuvre » et de la faire valider par un « expert »

Les « experts » ne sont pas gratuits… et quand l’enjeu est très important, leur prestation est presque un chantage partageable sous conditions…
Soyons clair, « les experts » ne sont qu’un feuilleton TV américain…, en réalité il n’existe pas de diplôme d’expert en automobiles de collection, ce n’est pas une profession reconnue, c’est du toc qui fonctionne au bluff et à la renommée…

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Vous ne mesurez pas combien il est hasardeux de fourguer à un client « un truc » à plusieurs millions d’euros… car il faut prier le ciel qu’il soit ensuite content…, sinon, il risque de ne plus faire confiance au vendeur… et le dire à un maximum de gnous…, tout comme j’ai dit et écrit que j’ai du faire un procès à Poulain-LeFur pour être payé de mes soldes dus… ainsi qu’à Coys pour pareil (35.000 euros restant dus d’une Chrysler LeBaron des années ’30)… et il y en a d’autres, la liste est longue : lisez http://www.gatsbyonline.com/automobile/l-enfer-du-monde-des-automobiles-dites-de-collection-357151/ !

De plus, si le vendeur ne parvient pas à trouver le client pour « sa » pièce à plusieurs millions, il est bon pour enregistrer une perte conséquente car il n’y a, la plupart du temps, qu’un seul acheteur susceptible de débourser pareille somme…, d’où l’intérêt de créer une « merveilleuse » histoire débitée en tranche de gros-lards (les « experts auto proclamés ») qui, de plus en plus, sont remplacés par des bateleurs qui ont le sens de la mise en scène : fausses histoires, montages photos et décors de théâtre…

Vous n’imaginez donc pas à quel point les « professionnels » sont « obligés » de jongler… et ce, à des niveaux insoupçonnables… , c’est dire que quand je pointe le bout de mon nez, avec mes expériences, ces gens ne sont pas heureux de me voir, on m’évite…

Et…, par exemple, pour ce qui est de cette affaire de deux Alfa Roméo identiques, pression est faite par le propriétaire de la seconde Alfa qui serait la seule vraie Alfa Roméo 8C 1932 Figoni : châssis # 2211079… non pas auprès de Bonhams qui a vendu la première en affirmant qu’elle était vraie… et auprès de qui ils ont demandé l’expertise de leur collaborateur Grégory Dewailly…, mais envers qui a remarqué que cette Alfa était récemment immatriculée au Royaume Uni d’Angleterre alors qu’elle était un chef-d’œuvre, un réel objet d’art du patrimoine national français qui disposait encore l’année dernière de son immatriculation française, ce pourquoi il était impératif de remercier et louer MONSIEUR de Beaumont d’Autichans d’avoir préservé ce joyau unique au monde en France, depuis « toujours »…
Il fallait donc « tirer cette affaire au clair »…

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Le marché de l’art et des autos-motos « de collection » ressemble à une mare…, son eau paraît souvent limpide mais pour peu que quelqu’un s’avise à remuer la vase, celle-ci devient vite trouble.
Les grands marchands ont l’habitude d’ignorer les vérités… et puis, dans ce domaine si particulier, tout le monde se tient en fait par la barbichette car il y a souvent trop d’intérêts en jeu pour se permettre de bousculer l’ordre établi… mais gare aux dérapages imprévus.

Naguère, les grands collectionneurs tinrent le haut du pavé durant plusieurs décennies…, aujourd’hui, avec l’explosion de la nouvelle économie, les fortunes se font et se défont très rapidement…, la loi du marché est sans appel…, les collectionneurs (une maladie psychologique qui n’est pas remboursée par les soins de santé et mutuelles sociales) veulent des pièces extraordinaires et ne désirent plus se contenter de signatures pour épater la galerie…

Car le fond de l’affaire ne tient qu’à ça…, notez que personne n’est dupe, on sait que les plus vantards et plus imbuvables peuvent se retrouver dans la gadoue d’une cour de prison… pour avoir vendu des faux…
Fausses œuvres d’art, tableaux, automobiles…, une « reconstruction » de 100.000 euros avec de « bons-faux-papiers » ET une expertise réalisée par une sommité « reconnue », peut valoir 10, 20 voire 300 fois plus…, les enjeux sont de taille…

Maintenant, certains (mes « zamis » bateleurs des grandes maisons de ventes aux enchères d’objets de collection) vous diront via des interviews téléguidés et divers articles-communiqués de presse…, que « le marché se porte à merveille » et que « les résultats enregistrés sont de plus en plus époustouflants »…, à l’appui de documents brassant des millions et millions d’euros de ventes…, en réalité, énormément de ces enchères mirifiques qui ressemblent à d’ardents rayons de soleil, sont dues soit à des (fausses) enchères destinées à du blanchiment (le fisc ferme les yeux tant qu’il n’y a pas de vagues)…, soit à des (fausses) enchères destinées à donner l’illusion que « le lot » adjugé a « une valeur-certaine » dans le but de le revendre peu après… OU de proposer le même objet, la même voiture « rarissime » à la vente suivante…

Rappelez vous la vente Rétromobile Artcurial 2015, « LA » Ferrari faussement attribuée à Alain Delon et incorporée dans une « collection d’épaves » dans laquelle elle ne s’est jamais trouvée selon certains « bien placés »…, aurait été la propriété d’un marchand allemand qui en aurait possédé 3 semblables, celle de Rétromobile poussant leur valeur)…, avec un baratin éculé : « Croyez-moi, la bonne marchandise se raréfie, n’hésitez pas, le « sublime » se vendra toujours au plus haut, les prix demeurent « solides » du fait de l’appauvrissement du réservoir mondial de bonnes pièces »

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Qui croire ?
Le bon sens serait de fuir ce « panier de crabes », mais comme les « profits potentiels » sont mirifiquement extraordinairement époustouflants (sic !), il en est qui jouent là-dedans comme s’ils s’amusaient à la Roulette d’un Casino…
La bêtise humaine, sa vanité et sa soif d’en imposer sont sans limite…, toutefois, la hausse constante de la valeur des « objets sublimes à collectionner » finit par atteindre une certaine limite…, on parle alors « d’une bulle spéculative qui explose »..., mais là aussi, il y a des requins spécialisés qui se passent le mot : « tout n’est qu’en perpétuel recommencement »…

Ce monde de fous est parfois bien étrange, sinon bien glauque, mais il n’est guère différent de celui des affaires ou de la politique…, certains le fréquentent sans encombre alors que d’autres se retrouvent brutalement en terrain miné…, il est simplement impératif de rester vigilant et de ne pas se retrouver du côté des dupes dans cette comédie humaine de tous les instants que jouent ses acteurs et où les plus faibles et les plus candides perdent vite leurs plumes en se frottant à plus malin qu’eux.

Il y a des recettes à apprendre pour éviter de se faire piéger mais les traquenards sont nombreux comme le fait de se faire proposer « un truc », « un machin » propre à susciter le rêve tandis que celui qui le propose feint l’ ignorance.
C’est à partir de cet instant qu’il faut se poser des questions sur la personnalité du vendeur, sur son attitude, sur la qualité de ce qu’il montre ou sur son discours…

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Une incroyable folie règne…, il suffit que des personnes en vue achètent (pour de vrai, mais souvent pour de faux) des œuvres encensées par les merdias pour se poser en initiés ou du moins se mettre au diapason de l’élite des acheteurs…, pour que le jugement, les facultés d’analyse ou de compréhension voire de goût, importent peu…
Une Ferraillerie dont personne ne voulait, acquise par un magouilleur pour même pas 10.000 euros, peut soudain, quelques années plus tard, se voir décrite comme « le pinacle de l’art automobile » et annoncée quelques dizaines de millions d’euros, avec une histoire rocambolesque à la clé, capable d’attiser soit l’attention d’un milliardaire illuminé…, soit servir de moyen de blanchir un héritage et/ou de l’argent amassé et camouflé dans un autre pays d’où sera « téléphonée » l’enchère salvatrice en dizaine de millions…, « légalisée » grâce au battage merdiatique… (j’ai été témoin de ventes « par (un) téléphone » qui n’était même pas branché… et d’autres ou « l’acquéreur Chinois » (salut Simon)…, téléphonait du 15 ième rang)…, le « blanchiment » n’étant qu’une question de couleur de peau…

Comme les Etats créent eux-aussi des valeurs au départ d’œuvres d’art patrimoniales, le fisc de ces Etats, ne pipe mots…, c’est pareil que l’argent papier dont la valeur est basée sur « la confiance », vous faites le tour du Louvre et vous en sortez convaincu que l’Etat dispose de « valeurs certaines »… donc « qui le peut » (beaucoup de gens) font de même… et tout est porté au pinacle grâce à des « affairistes » qui ont de la malice à revendre….

Certes, la pissotière de Duchamp est passée par là, mais l’ironie est une chose et la connerie en est une autre…, ce que je veux dire, c’est qu’on permet au règne du non-dit de s’installer progressivement ou on ne discute pas cette manière d’être d’accord, parce que Machin, Matthieu, Gérard, Claude, Simon, Max et William (sans en oublier d’autres, la liste est longue) ou Trucmuche (important celui-là)…, ont dit que telle ou telle chose était géniale.

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Si déséquilibre il y a, c’est que le monde a changé, que la communication est devenue reine, que le développement économique a permis l’émergence de nouvelles classes sociales tournées vers les clichés qui ont accompagné leur adolescence…, c’est là où l’art et les automobiles anciennes sont devenus des produits de consommation où la liberté d’en dire tout et n’importe quoi s’est octroyée les pleins pouvoirs dans les salons.
Ce n’est plus la quintessence d’une civilisation mais plutôt un faire-valoir pour certains pans de la société et un outil de communication…

Les économistes savent, depuis Kenneth Arrow, qu’il n’existe pas de processus politique cohérent susceptible d’aboutir à une allocation satisfaisante des ressources…, ils peuvent aussi expliquer en quoi le mécanisme de marché, sous forme d’enchères au second prix (dont le mécanisme est utilisé par les salles de ventes), présente lui des propriétés satisfaisantes…, ces enchères satisfont le public des gnous et beaufs lobotomisés, dans la mesure ou elles lui permettent de croire qu’à coup sûr il n’y a pas d’arnaque possible dans des ventes aux enchères qui permettent d’obtenir le meilleur prix possible…, un juste prix, au sens d’un prix qui traduit la valeur que les acheteurs associent à ces œuvres.

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Problème…, les ventes aux enchères peuvent être un moyen de blanchiment imparable…, un homme d’affaire a réussi à « planquer » plusieurs dizaines de millions dans un pays « X »… et possède une Ferraillerie quelconque acquise (en France son pays) pour pas grand chose…, comment dépenser cet argent sans se faire « pincer » ?

Simple…, dix ans plus tard cette Ferraillerie quelconque s’avère être « la rareté sublime extraordinaire qui vaut des dizaines de millions »…, battage merdiatique à la clé…, les beaufs y croient, ahuris…, le bestiau est présenté en grandes pompes aux yeux éberlués de toutes et tous…, le monde est subjugué… « En voulez-vous ? » et « J’adjuge »…, la Ferraillerie part quelque part et les dizaines de millions déboulent avec divers avantages « sur-mesure » liés à ce système !
C’est « plié », cuit, rien à redire…, ce « mécanisme » de marché est impersonnel : savoir qui obtient quoi, le fisc « supérieur » est indifférent.

Or, il est difficile d’être indifférent dans ce système…, dans le cas du « Portrait du docteur Gachet » de Van Gogh, l’acheteur (Mr Saito) à 100 millions était simplement l’héritier de l’entreprise paternelle qu’il a mise au bord de la banqueroute… quelques années plus tard, il a fait l’objet d’une condamnation à de la prison pour corruption…, la contribution de cet individu à l’humanité avoisine le zéro…, et il fut pourtant le détenteur « d’une des plus grandes œuvres d’art de l’histoire », qui était stockée dans un entrepôt en banlieue de Tokyo…

Cette « plus grande œuvre d’art de l’histoire », du temps ou Van Gogh survivait dans la misère en étant saoul 23h sur 24 avec Gauguin, personne n’en voulait…, toutes les œuvres de Van Gogh étaient considérées comme des croutes sans valeur…, elles n’en avaient d’ailleurs strictement aucune jusqu’au jour (béni) ou un Juif a revendiqué ce tableau « saisi par les nazis » et l’a vendu avec le système des enchères…, et tous ont suivi, à tel point que ce système est rodé…, comme quoi « les grands malheurs » peuvent être source de revenus…

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Etant impersonnel, ce « mécanisme de marché » ne fait pas la différence entre un amateur d’art et un simple ruffian égocentrique, entre un entrepreneur de talent et un escroc…, si Mr Saito n’avait pas enchéri d’un million de dollars de plus, le Van Gogh aurait été acquis par le second enchérisseur, un armateur grec…, et ce lors de l’enchère…, cela n’aurait fait qu’une différence minimale, pour le grand public aussi…, le tableau aurait lui aussi disparu…
Il est revenu… et a été adjugé 148 millions…, mais il est a nouveau remisé en attente d’une Nième opération semblable…

Les débats sur la majorité des problèmes économiques sont le plus souvent présentés comme une opposition frontale entre l’Etat et le marché…, les uns privilégient les allocations marchandes, faisant de leur anonymat une vertu…, les autres préfèrent l’intervention publique, considérant que l’Etat défend toujours l’intérêt général (sic !)…, alors que les uns et les autres privilégient l’accessoire et oublient l’essentiel.

Ni l’Etat, ni le marché, ne donnent un bon résultat pour allouer des valeurs d’œuvres, parce qu’elles ne valent intrinsèquement rien, c’est comme le papier monnaie depuis qu’il n’est plus basé sur les réserves d’or (maintenant disparues), c’est un « système » qui permet de créer des « valeurs » au départ de rien…
L’Etat parce que les modes artistiques d’une époque condamnent les vieilles œuvres à la destruction ou à l’oubli…, le marché parce qu’il ne sait (et ne veut pas) faire la différence entre une escroquerie et un mécanisme psychologique primaire…

Pour relativiser tout cela, en tout cas, une petite remarque : 100 millions de dollars représentaient le coût… d’une journée d’occupation des troupes américaines en Irak…
C’est aussi, d’une autre façon, le message « sublimé » de Daesh, Ei, AlQuaida, lorsqu’ils détruisent les monuments classés au patrimoine de l’humanité, une façon de nous dire que notre monde marchand, ils n’en veulent pas et disent : « Voyez-les, les occidentaux; ils pleurent les pierres et restent de marbres face à nos gens qu’ils tuent »…
Un monde sordide de cinglés…, mais tout le monde s’en f…

J’espère que vous avez compris la base de l’affaire ou intervient une fausse Alfa Roméo 8C châssis 2211079… alors que la vraie, fabuleuse et unique 8C châssis 2211079, a une l’historique irréprochable, une histoire en béton, car sa provenance est certaine (acquise par le très honorable Charles Henry de Beaumont d’Autichans, mi des années ’30) et est restée telle quelle, jamais retouchée ni restaurée, un véritable trésor patrimonial français, pour lequel la France devait être emplie de gratitude.

Mon œuvre est donc de souligner « la grandeur d’Âme » de MONSIEUR de Beaumont d’Autichans afin qu’il soit honoré d’avoir conservé cette œuvre d’art automobile du patrimoine national français…, mon seul souci étant de démontrer, preuves à l’appui que son Alfa Roméo est bien l’unique et sublimissime Alfa Roméo 8C 1932 Figoni : châssis # 2211079 !

Son « découvreur » qui œuvrait chez Bonhams, pestait toutefois le ciel, depuis un an, d’avoir passé beaucoup de temps pour ne rien en gagner… et un collectionneur Français pestait le même ciel qu’elle lui était passée sous le nez, toujours convaincu qu’en « ratissant » beaucoup d’euros il aurait pu l’acquérir… quitte à en faire don à son décès, à un musée.
Rien n’a filtré durant cette année passée, car tout ce monde espérait « quelque chose » qui n’est jamais venu… mais comme la fabuleuse 2211079 est venue à Chantilly avec une nouvelle immatriculation britannique, c’était comme verser un seau de crème chantilly sur les aigris,…, il y a eu des rancœurs…

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J’ai rétorqué que ce n’était pas Dieu possible, qu’un homme aussi respectable et respecté que MONSIEUR de Beaumont d’Autichans n’allait pas vendre sa voiture chérie depuis mi des années trente, à l’ennemi anglais héréditaire en plus…, alors que la fortune familiale est inestimable…, non, il est au dessus des peccadilles…, il était impératif par contre de sauver son honneur et cette œuvre d’art patrimoniale française, en démontrant ce qu’il avait lui même voulu démontrer en donnant autorisation à Bonhams (via Grégory Dewailly) de réaliser un dossier de pièces et photos d’époques, démontrant que cette Alfa était la seule authentique : publier ce qui était prévu…

Je cherche, depuis mes cours d’histoire de l’art à l’époque de mes 18/20 ans, quand j’étudiais l’architecture à St-Luc (le caractère des Jésuites m’a marqué)… pourquoi les œuvres de Van Gogh ne valaient rien de son vivant si ce n’est un kilo de viande « donné » par le bon docteur Gachet… et que son portrait a été vendu 146 millions de dollars après qu’un escroc japonais l’avait acheté presque 100 millions…
Avec cette vieille Alfa, il y a un peu de ça aussi…, avec humour, ni Mr Alfa, ni Mr Roméo (gag !) ne vont sortir millionnaires de l’aventure…

Ce qui me fascine et me désole en même temps…, c’est à la fois le possible abandon en d’autres mains (anglaises) de ce patrimoine national français alors qu’il était « en famille depuis toujours »… …, mais aussi cette vanité qui meut des gens à vouloir posséder ce dont ils ne rêvaient même pas étant jeune…, au point ultime d’acheter sous « conseils » pour en faire des objets qui n’ont jamais existés (la majorité des automobiles de collection sont des restaurations tellement poussées que ce sont des reconstruction dont le seul élément d’époque est le numéro de châssis)… et je pointe la fausse Alfa Roméo 8C portant le même numéro de châssis
Je ne tiens rigueur de rien, à quiconque…, à notre époque, ce n’est plus guère la vérité qui compte, mais la façon dont on raconte tout et n’importe quoi…

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L’histoire…
En 1923, Alfa Romeo confie à l’ingénieur Vittorio Jano la mission de s’occuper du programme compétition de la marque italienne…, en fait, après deux saisons pendant lesquelles de nombreux succès ont été recueillis sur les circuits, Alfa Romeo va se raviser et plutôt se consacrer aux voitures de tourisme…, de ce fait, Jano voit sa mission modifiée.
Le premier modèle dont il va avoir la charge est la 6C 1500 dont le moteur six cylindres en ligne est développé spécifiquement pour cette voiture présentée au début de l’année 1927… et dès la sortie des premiers moteurs 6C 1500, une version plus poussée est mise au point pour la compétition.
Ce nouveau moteur va démontrer sa compétitivité en remportant la course mythique des « Mille Miglia » trois années consécutives…, encouragés par ces succès la firme italienne décide d’abandonner l’ancienne voiture de Grand Prix P2 au profit d’une nouvelle voiture équipée cette fois d’un moteur 8 cylindres.

Evolution directe du six cylindres de la 6C 1500, il en conserve les dimensions (alésage 65, course 88) et l’architecture…, le moteur est en alliage léger avec chemises en acier, c’est un huit cylindres en deux blocs, ce qui, en fait, l’assimile à deux quatre cylindres accolés, à double arbre à cames en tête à six paliers et compresseur Roots, entraînés par un train de pignons en position centrale (cette cascade d’engrenages est située au centre du moteur, entre le quatrième et le cinquième cylindre).
Le vilebrequin est également en deux parties, l’accouplement se fait par denture et boulonnage, il prend appui sur dix paliers, c’est un montage qui doit endurer des efforts importants.
Présentée au salon de l’Automobile de Paris en 1931, la 8C 2300 entre dans l’histoire comme l’une des voitures de course les plus performantes de son époque.
Le huit cylindres en ligne de 2,336 litres de cylindrée développe une puissance maxi de 155 chevaux à 5000 t/mn…, une puissance qui atteindra 165 puis même 180 chevaux dans des versions ultérieures…, la voiture dont le poids avoisine les 1000 kg atteint la vitesse maxi de 205 km/heure.

Trois carrossiers milanais, Touring dirigé par Felice Anderloni, Ugo Zagato, et Ercole Castagna se partagent l’habillage de la plupart des 8C 2300…, mais Figoni (France) en a carrossé une…, une seule, celle qui est la vedette de cet article !

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Entre 1931 et 1934, 188 châssis seront fabriqués dont une grande partie sera engagée dans diverses courses.
La Scuderia Ferrari est encore le service course officiel d’Alfa Romeo…, Enzo Ferrari engage les voitures dans de nombreuses compétitions…, la première sortie lors de la Targa Florio est un triomphe, Tazio Nuvolari remporte la course devant une Bugatti 51 et, quinze jours plus tard, le 24 mai 1931, au Grand Prix d’Italie, les 8C 2300 font le doublé, le tandem Tazio Nuvolari- Giuseppe Campari devance le duo Ferdinando Minoia-Mario Umberto Borzacchini…, dans cette configuration la 8C porte désormais le nom de Monza et atteint 178 chevaux, elle remporte les Mille Milles en 1932 et 1933 (type Corsa) et à nouveau en 1934 (variante Monza).

C’est la Bugatti type 35 qui est entrée dans la légende comme la voiture la plus victorieuse sur les circuits, l’Alfa Roméo vient en seconde position, elle a en effet remporté, à plusieurs reprises les courses les plus prestigieuses : trois victoires dans les Mille Miglia, trois victoires dans la Targa Florio, quatre victoires au 24 Heures du Mans (1er, 2ème et 3 ème en 1933) et une au Grand Prix d’Italie à Monza.

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L’Alfa 8C qui est placée sous les projecteurs via cet article, (châssis 2211079) est le seul châssis court 8C 2300 carrossé par Figoni.
Construite en 1932, elle a été livrée neuve à Mr Weinbergson premier propriétaire au début de 1933…. et engagée très rapidement dans le rallye Paris-Nice en Mars de cette même année, puis de nouveau en 1934.
La voiture a ensuite été achetée par le comte François de Bremon, qui l’a également engagée dans plusieurs compétitions automobiles comme le Grossglockner Hill Climb de 1935 où elle s’est positionnée au septième rang.
La suite officielle étant que : « l’Alfa est ensuite vendue à Luigi Chinetti qui va la vendre à un amateur français, qui l’offre à son fils pour son 21e anniversaire…, puis disparaît (sic !) jusqu’au début des années 2010 (re-sic !)…, mais, lorsqu’elle refait surface elle est dans un état de délabrement inquiétant (re-re-sic !)… et c’est le propriétaire actuel Blakeney Motorsport qui entreprend une longue restauration (re-re-re-sic !)…
En Mars 2016, elle est pour la première fois présentée en public au Royal Automobile Club de Londres, plus tard cette même année, elle revient en France pour le « Chantilly Arts & Elégance » où elle remporte le premier prix dans sa catégorie ».

En faits…, ce qui est TRES génant, c’est qu’existe une autre Alfa 8C châssis 2211079 reconstruite dans les années ’80 et vendue 2 millions d’euros à Ugo Isgro qui en est le propriétaire, comme indiqué dans le livre de Simon Moore, qui est « LA » référence planétaire et universelle en matière d’Alfa 8C… le même « expert de renommée internationale » qui a rédigé dernièrement l’histoire de l’autre vraie Alfa 8C châssis 2211079 de Charles Henry de Beaumont d’Autichans.

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L’Alfa 8C 2211079 n’a donc pas été « découverte » il y a 5 ans, mais proposée à la vente auprès de Bonhams il y a 2 ans…, Bonhams qui a envoyé Mr Grégory Dewailly, un de ses collaborateurs français pour voir ce dont il s’agissait…, celui-ci a obtenu quelques photos d’époque ainsi que la preuve administrative que l’Alfa était depuis toujours en France dans la famille de Beaumont d’Autichamps… qui lui avait alors permis de réaliser les photos illustrant cet article, des photos qui démontrent le réel état de la voiture, ce qui prouve et démontre que Blackeney Motorsport n’a pas entreprit « une longue » restauration, d’autant que la voiture est restée telle que sur les photos…

Selon les dossiers d’enregistrement Français existants, la voiture fut la propriété du comte François de Bremond en mai 1935…, il a couru la course de côte de Grossglockner terminant 5ème cette année-là (pas d’autres compétitions), et l’Alfa 8C a été vendue en août 1937 à Charles Henry de Beaumont d’Autichans, le courtier dans la vente étant Luigi Chinetti qui résidait alors à Paris (il deviendra de longues années plus tard le premier agent pour Ferrari en Amérique du Nord, basé à Greenwich dans le Connecticut).
Pendant la guerre ’39/45, l’Alfa 8C a pu être cachée à l’occupant nazi… puis elle a été utilisée, bien entretenue et conservée EN FRANCE par son propriétaire.

Alors que celui-ci allait allègrement vers ses 100 ans, ses fils ont voulu connaître la valeur de cette voiture et se sont adressés chez Bonhams… qui leur a dépêché son collaborateur-expert : Mr Grégory Dewailly.
Une histoire absolument fantastique, à suivre…

L’article ci-dessus dérange !
Via un bureau d’avocats situé aux Champs-Elysées à Paris, l’ex-propriétaire de l’Alfa 8C, dont il est question ci-avant, a envoyé à l’hébergeur de http://www.GatsbyOnline.com, un courrier menaçant par chantage à poursuites judiciaires, exigeant la non-publication de celui-ci et/ou son effacement intégral, au mépris de la liberté de la presse et d’opinion qui est protégée par les lois puisque je dispose du statut de journaliste avec carte de presse et que mon site-web est un média…

L’affaire semblait « urgente » puisque cette Alfa allait être présentée dans le cadre de « Rétromobile 2017 »…, cet article nuisant dès-lors à sa valeur stratosphérique…, pour l’interdire, le bureau d’avocats le prétendait diffamatoire envers cet ex-propriétaire et ses héritiers…

J’ai répondu que la réalité de cette « affaire » était différente du conte des mille et une nuits ânonné en chant de fête des rois, sur musique Bontempi (bon, tant-pis) par la presse « amie »…, en effet :

– Il existe une autre Alfa Roméo 8C, même année, même numéro de châssis… qui a été « sanctifiée » par le même « expert-historien » qui a « sanctifié » de même, celle-ci… (sic !)

– Deux automobiles ne peuvent avoir le même numéro de châssis, l’une des deux est fausse, il y a donc escroquerie, tromperie, falsification et manipulation…, et le rôle de la presse (ainsi que de la justice) est d’enquêter pour savoir laquelle est authentique. L’idéal étant d’informer Bercy de cette affaire afin que les services fiscaux et douaniers puissent enquêter et éventuellement saisir les 2 véhicules.

– Or, l’ex-propriétaire de l’Alfa 8C qui « vient de surgir du néant après 70 ans d’oubli », Mr de Beaumont d’Autichamps et ses futurs héritiers, n’ont jamais réagi lorsqu’un battage médiatique a eu lieu il y a deux ans (lors de la vente de l’autre Alfa 8C ayant le même N° de châssis), alors qu’ils auraient du faire valoir par toutes voies de droit que leur Alfa 8C était la seule vraie…

– Pire, ils ont demandé à cette même époque à la société Bonhams qui avait vendu la première même voiture, d’envoyer son expert pour vendre la leur…, sans réclamer quoique ce soit… et la société Bonhams n’a rien révélé publiquement… SAUF QUE l’épouse d’un des deux frères a précisé à l’expert de chez Bonhams (confirmé par courrier) que « Notre famille n’a plus les « papiers » de l’Alfa 8C »…

– La vraie voiture (sous réserve de savoir laquelle des deux), est un « objet d’art » faisant partie du Patrimoine National Français vu son caractère unique et sa valeur importante (50 millions d’euros), d’autant qu’elle est intouchée depuis mi des années trente !

– Ce statut d’Alfa 8C unique au monde, amène à s’interroger sur l’autre Alfa disposant du même numéro de châssis qui ne concorde en rien avec la carrosserie Figoni…, dès-lors on s’attend à « une rigueur » indispensable pour célébrer « la découverte 70 ans plus tard d’une automobile historique rarissime qui avait disparu »…

– Or, pas du tout… loin d’être « disparue et retrouvée », l’Alfa 8C immatriculée en France, qui avait été examinée et photographiée par l’expert de chez Bonhams pour constituer un dossier de valeur et de vente par catalogue et voie de presse… a été présentée au concours d’élégance du château de Chantilly avec une plaque d’immatriculation britannique récente (voir info DVLA britannique) ce qui indiquerait que cette voiture, joyau du patrimoine automobile national Français aurait été vendue au Royaume Uni d’Angleterre SANS avoir obtenu l’autorisation des services patrimoniaux Français…

Disposant légalement des PREUVES que cette voiture doit être la seule authentique, mais comme il est également possible que l’autre même disposerait des mêmes documents en « doublette », tenant compte que c’est le MEME Bonhams qui a été mandaté pour vendre les deux mêmes…, l’auteur de l’article, journaliste patenté, ne pouvait que s’interroger de même façon que le Canard enchainé s’interroge sur les travers de Pénélope Fillion et que Médiapart ET la presse Française s’interrogeaient sur les comptes cachés de Mr Cahuzac, alors Ministre des Finance de l’Etat de Droit Français…

Voilà…, depuis lors, la voiture fait l’objet d’une recherche puisqu’elle est considérée comme « Trésor National » et ne peut quitter la France… alors qu’elle a été vendue en Angleterre sans autorisation d’exportation et que Mr de Beaumont d’Autichamps et ses futurs héritiers ont vendu la voiture… et tenté « après-coup » de régulariser cette exportation illégale !
Résultat, la voiture est bloquée pour 5 ans et est activement recherchée.
Le comble de cette affaire est qu’avec ce label « Trésor National » du à son coté unique et restée d’origine, cette Alfa 8C vaut au moins 50 millions d’Euros alors qu’elle était annoncée 14 millions pour la vente « Rétromobile » ou elle n’a finalement jamais été présentée !
Imaginez le drame si l’acquéreur Anglais la faisait restaurer et repeindre…, quel gâchis !!!

Derek Hood de JD Classics (UK) serait-il impliqué dans cette affaire ?