Audi Alpen Tour 2013 :
La grande vadrouille…
Par Marcel PIROTTE
Malgré la « crise », certains constructeurs se portent comme un charme, réalisent un chiffre d’affaires faramineux tout en engrangeant des bénéfices qui donnent le tournis : Audi, notamment, fait partie de ce club « premium » !

Au début de septembre 2013, la firme d’Ingolstadt avait déjà vendu plus d’un million de voitures à travers le monde, surtout les modèles les plus chers…, la marque bavaroise peut aussi se targuer d’avoir mis sur le marché, il y a un peu plus de trente ans déjà, une voiture tout simplement révolutionnaire et largement en avance sur son temps, le fameux coupé Quattro…, et comme il fallait fêter dignement cet évènement, Audi a mis sur pied durant quinze jours, son fameux Alpen Tour, partant à l’assaut des plus beaux cols italiens, allemands, suisses, autrichiens et français…

Tout cela au volant de modèles Quattro RS, les plus puissants de la gamme…, une telle invitation, ça ne se refuse pas…, au programme, 4.400 km de trajet, 44 cols à franchir, 12 étapes de Klagenfurt à Monaco et retour en passant par Kitzbühel, Innsbruck, Meran, Interlaken et Megève.

Afin de réaliser ce programme, une bonne vingtaine de super Quattro, des Q3 RS, RS5 cabrio, break RS6 Avant et Sportback RS7…, rien que du beau monde, de 310 à 560 chevaux, des modèles archi puissants qu’Audi n’a pourtant pas à hésiter à confier à une bonne centaine de journalistes venus du monde entier, chaque équipe de deux journalistes devant accomplir deux étapes.

Lors de ce périple, je représentais GatsbyOnline.com et j’étais avec six amis belges en compagnie du PR belge de la marque, deux collègues luxembourgeois toujours aussi sympas, accompagnés de la charmante PR d’Audi Luxembourg s’étaient intégrés à notre groupe… et pour le reste, outre un panel journalistique des pays européens, une bonne vingtaine de Chinois et de Chinoises regardaient en chiens de faïence leurs collègues nippons…, entre eux, c’était véritablement l’entente cordiale : je t’aime moi non plus…

Sans oublier les Russes de service (sans aucune éducation), selon eux les meilleurs conducteurs,  mais en réalité de véritables dangers publics lorsqu’ils ont un volant en mains… et de plus imaginez-les en Quattro RS hyper puissantes…, une calamité, pas étonnant dès lors que chez eux, le nombre d’accidents graves grimpe de manière exponentielle… D’Interlaken à Megève : près de 350 km…
Arrivés la veille à Interlaken, au cœur de la Suisse, je n’ai pas manqué « d’aller faire un tour » dans cette charmante localité, spécialiste des sports d’hiver et de grandes randonnées alpestres, réputée pour son chemin de fer à crémaillère, ses nombreux funiculaires mais également pour ses innombrables boutiques où l’on ne vend que des montres !

Ce sont des magasins où l’on vous accueille en allemand, en anglais mais également dans la langue des mandarins, le nombre de vendeurs et de vendeuses venus de l’Empire du Matin calme se voulant pour le moins impressionnant…, les prix des montres le sont également… et pas toujours des réalisations de très bon goût, comme des Rolex serties de diamants qui, selon la taille de ceux-ci, valent entre 110.000 et un million d’Euros…, oui, vous avez bien lu !

Ces nouveaux riches en raffolent…, du coup, mieux vaut quitter ce lieu de débauche financière et se focaliser sur notre itinéraire de près de 350 km passant par le Susten Pass, le col du Gothard, le Nufenen Pass et le col de la Forclaz…, avec comme monture pour la matinée, le tout dernier RS Q3, un Cross over compact de 4,41 m de long mais affuté par le département sport de Quattro Gmbh…, qui lui a tout d’abord greffé le bloc 5 cylindres 2,5 l essence du coupé/spider TT RS, injection directe et turbo mais avec une puissance ramenée à 310 chevaux et 420 Nm de couple disponible entre 1.500 et 5.200 tr/min.

Afin d’entraîner les quatre roues en permanence, Audi a retenu le système Quattro avec différentiel central multi-disques ainsi que la boîte robotisée à double embrayage S-Tronic 7 rapports avec palettes au volant…, du coup, la RS Q3 peut atteindre 250 km/h en pointe tout en accélérant de 0 à 100 km/h en 5,2 secondes, des performances dignes des meilleures machines de sport !

Facile dès lors de comprendre qu’il fallait rigidifier les liaisons au sol, abaisser de 2,5 cm la garde au sol tout en montant des pneumatiques plus appropriés, des 235/50 R18, mais des enveloppes de 19 et même 20 pouces sont également disponibles, c’étaient d’ailleurs des Pirelli 255/35 R 20 qui équipaient les versions essayées.

Quelques détails permettent également de différencier cette RS de la Q3 normale, calandre encore plus imposante, tout comme le spoiler arrière, habitacle encore plus accueillant avec un « adorable » petit volant… ainsi que des sièges nettement plus moulants…, avec tout ça, j’ai senti de suite que je n’allais pas m’ennuyer !

Effectivement, dès la mise en route, les cinq cylindres émettaient d’emblée une bande son sportive à souhait, bien dans la tradition des cinq pattes mais de manière encore plus rauque…, rien à envier à celle des V8 des autres RS…, coupleux dès les plus basses rotations, débordant de puissance et de « laufkultur », ce TFSI, sacré « meilleur moteur de l’année 2012 dans sa catégorie » n’a aucun mal à entraîner ce SUV de près de 1800 kg dans de folles aventures, ça pousse tout le temps, difficile de ne pas exploiter la cavalerie qui, au demeurant, ne demande que ça !

Grâce en plus à la boîte S-Tronic presque parfaite qui réagit en une petite fraction de seconde et ses trois programmes de fonctionnement, des pneumatiques littéralement scotchés au bitume, ce SUV n’est jamais à court de sensations…, montant à l’assaut des cols avec l’agilité d’une berline de sport, montrant ses feux rouges lors des phases d’accélérations et de reprises, la RS Q3 témoigne d’une redoutable efficacité, sans trop de roulis, difficile également de mettre le freinage à genoux… et pourtant qu’est-ce qu’il a souffert !

A ces allures-là, un peu moins de 14l/100 km, c’est « raisonnable »…, un bon conseil cependant, les jantes de 20 pouces, ça fait très joli, mais bonjour les dégâts au niveau des lombaires, le confort étant un rien sacrifié, préférez et de loin, les enveloppes de 18 pouces, 19 à la limite mais pas plus…, quant au prix, 56.500 €, ce n’est pas donné, d’autant que de nombreuses options très chères vont faire exploser le montant de la facture…, mais dans ce format-là, aucun autre SUV n’arrive à la cheville du RS Q3, c’est bel et bien le roi du bitume…, le tout chemins ce n’est vraiment pas sa tasse de thé…

L’après-midi et afin de rejoindre Megève via notamment le col de la Forclaz, le département tradition d’Audi nous avait réservé une surprise plutôt agréable en amenant sur place non pas deux anciennes Quattro mais bien quatre, deux coupés des années ’90 ainsi que deux Quattro Sport de 1984 avec plus de 300 chevaux sous le capot, des versions qui aujourd’hui valent entre 150.000 et 200.000 €.

De quoi me rappeler d’excellents souvenirs notamment à bord de la Quattro 200 chevaux que j’avais essayée au cours de l’été 1981 dans le Tyrol autrichien…, un essai écourté au bout de deux jours, pour problèmes de gestion électronique…;, pas question cependant pour un concessionnaire local de toucher à cette version…, un camion est venu tout spécialement d’Ingolstadt afin de la prendre en charge…

Par la suite, j’ai pu cependant reprendre à plusieurs reprises le volant de ce coupé pour le moins mythique qui, à l’époque semblait défier les lois de la physique…, plus de trente ans plus tard, quelle joie de me retrouver au volant d’un modèle de 1991 avec cette fois 220 chevaux sous le capot grâce au bloc cinq cylindres turbo 20 soupapes de 2,2 l, la transmission Quattro se voyant toujours secondée par une boîte manuelle 5 vitesses…

Malgré son âge et près de 100.000 km au compteur, cette version dont le bloc livre plus de 300 Nm de couple, n’a rien perdu de sa vigueur…, aujourd’hui, les petits pneus de 215/50 VR 15 font sans doute sourire mais cet exemplaire, entretenu et bichonné comme il se doit par Audi, nous a surpris par sa vivacité (0 à 100 km/h en 6,3 secondes), mais également par sa possibilité d’atteindre 230 km/h en pointe…

Avec moins de 1400 kg à entraîner, ce 20 soupapes grimpe allégrement dans les tours jusque 6000 tr/min sans sourciller avec en toile de fond, un bruit toujours aussi sympa pour ce cinq pattes très volontaire et coupleux dès 2000 tr/min…, seul petit problème pour ce coupé Quattro, le freinage, pas aussi puissant et endurant que celui des versions actuelles mais en anticipant la décélération, on se fait toujours plaisir alors que le confort ainsi que la motricité, le comportement dynamique font partie de ses qualités premières…

Après notre arrivée « Aux fermes de Marie » à Megève (un hôtel de toute grande classe à recommander pour son cadre bucolique, son accueil et surtout la qualité de sa restauration), notre seconde journée allait nous conduire vers Monaco…, près de 450 km au programme et des paysages toujours aussi grandioses, nettement mieux que des cartes postales.

Un grand moment d’automobile mais surtout la confirmation que dès 1980 avec la présentation de ce modèle au salon de Genève, Audi en véritable visionnaire, avait vu juste : désormais la traction intégrale allait révolutionner la voiture de « Monsieur tout le monde » sans compter ses nombreux exploits en compétition…, pas étonnant dès lors qu’aujourd’hui, le cap des cinq millions de modèles Quattro est largement dépassé et que 43 % des clients optent pour une version à traction intégrale. De Megève à Monaco : près de 450 km…

Evidement, il y avait plusieurs cols au programme : de Montgenèvre, du Vars, de la Bonette, de Saint Martin et pour terminer la fameux Turini, étape mythique du fameux rallye de Monte Carlo où nous attendait une autre surprise : la Quattro S1 de rallye de plus de 400 chevaux, celle de Walter Roehrl et de Christian Geistdoerfer, son copilote attitré…

Cet équipage remportant notamment en 1984, dans des conditions épouvantables après ce que l’on ait appelé « la fameuse nuit des longs couteaux »…, ce rallye particulièrement exigeant…., mais pas question de conduire cette bête de rallye, on comprend…, uniquement pour le plaisir des yeux…

La matinée avait elle aussi bien débuté, avec notamment le superbe cabriolet RS5 livrant 450 chevaux et 430 Nm grâce à son V8 « aspiré » de 4,2 l monté en position longitudinale et faisant passer la puissance aux quatre roues via une boîte robotisée 7 rapports à double embrayage…, avec ses nombreux renforts de carrosserie portant le poids à plus de 1920 kg, sa caisse rabaissée de2 cm et sa monte généreuse de 265/35 R 19.

Cette convertible capable d’accueillir quatre personnes dans un confort souverain et dans l’ambiance d’une finition de grande classe (à plus de 95.000 € l’unité, ça se comprend), n’a pas beaucoup de concurrents sur le marché…, sinon le cabrio M3 BMW de 420 chevaux ou la Mercedes E 500 de 388 chevaux…, mais grâce à sa transmission intégrale, la RS5 creuse l’écart tout en occupant nettement la plus haute marche du podium.

Et de le confirmer durant cette journée durant ce périple qui n’avait rien d’une promenade de santé, dame avec un moteur qui n’hésite pas à grimper à plus de 8.000 tr/min dans un bruit rageur qui ne laisse absolument personne indifférent (c’est encore mieux dans les tunnels où l’on se fait vraiment plaisir rien qu’en rétrogradant), ce cabrio au sang bleu peut à la fois se déchaîner, mais également évoluer sur le couple comme un bon diesel.

Mais ce serait un crime de ne pas profiter (où c’est possible mais croyez-moi, c’était un régal), de cette puissance et surtout de ce couple maxi qui déboule au grand galop dès les plus basses rotations pour atteindre son apogée entre 4000 et 6000 tr/min…, avec en plus une boîte 7 vitesses et ses nombreux modes de conduite, un châssis prêt à encaisser sans broncher les accélérations les plus vigoureuses (de 0 100 km/h en moins de 5 secondes), sans oublier des reprises tout aussi stupéfiantes tout en profitant d’un grip bien difficile à mettre en défaut et d’un freinage pratiquement impossible à mettre à genoux !

Ce cabrio RS5 représente sans aucun doute ce qui se fait de mieux parmi les découvrables à caractère familial… et puis quelle classe dans le design, mais sachez que pour ceux qui trouvent que 450 chevaux, c’est un peu « too much », Audi propose cependant une S5 cabrio de 333 chevaux avec un bloc V6…, mais pour les puristes et surtout ceux qui peuvent se le payer tout en sachant le maitriser à très haute vitesse, rien ne vaut le V8 et ses grandes orgues dès que l’on enfonce l’accélérateur.

Tous les bons moments ont une fin, il fallait laisser ce cabrio à d’autres et opter pour un break…, mais quel break, le RS6 Avant (le terme Avant chez Audi m’a toujours fait sourire, alors que c’est justement l’arrière que l’on a modifié pour en faire un combi…, certaines subtilités peuvent encore nous échapper).

Quoi qu’il en soit, RS6 Avant, c’est du lourd au propre (près de deux tonnes malgré l’utilisation intensive d’aluminium), comme au figuré, grâce au V8 biturbo de 4 l livrant 560 chevaux et 700 Nm à partir de 1700 tr/min, une boîte ZF automatique 8 rapports se chargeant de faire passer toutes ces valeurs aux quatre roues motrices en permanence…, un V8 qui en charge partielle déconnecte automatiquement quatre de ces huit cylindres…, mais d’après moi, ce système n’a pas beaucoup fonctionné sur notre RS6 Avant à l’assaut des Alpes.

Assez curieusement et malgré cette débauche de puissance et de couple, ce break hyper performant (0 à 100 km/h en moins de 4 secondes, 250 km/h en pointe, 305 km/h pour ceux qui ont  jeté la limitation électronique aux orties, approuvé par Audi), semblait assez lourd à manier, peu agile dans les virages serrés, se payant cependant le luxe de sortir de ces épingles tel un véritable boulet de canon.

Avec des mensurations aussi imposantes dont une longueur de près de 5 m, ce break n’a pas réussi à nous convaincre tout à fait à l’inverse des autres versions RS essayées…, mon coéquipier et moi, sommes restés sur notre faim (mais une petite faim), tout en nous consolant avec ce bruit de fonctionnement qui parvient à réveiller dès le matin tout en quartier et dont chaque descente de rapport n’est pas sans déplaire au plus blasé des conducteurs du dimanche…, pour « faire les courses ainsi que la course », il n’y a sans doute pas mieux que ce break très accueillant et son coffre gigantesque, mais prière de prévoir 110.000 € et encore un peu plus pour les options …
Et de terminer notre périple alpin avec la RS7 Sportback, la cousine du la RS6, elle lui emprunte sa plate-forme, ses liaisons au sol, classiques ou pneumatiques, son V8 biturbo de 560 chevaux et 700 Nm implanté de manière longitudinale, sa boîte ZF 8 vitesses et bien entendu son système Quattro du genre Torsen à pignons coniques, un système un peu plus léger mais permettant d’amener sous certaines conditions et de manière entièrement automatique 75 % de motricité vers l’avant et 85 % vers les roues postérieures.

Là aussi, les jantes de 21 pouces sont optionnelles, le kit carrosserie se veut toujours aussi agressif, mais cette Sportback nous gratifie toujours d’un design aussi fluide qu’irréprochable.., encore que l’accès aux places arrière pose problème aux grandes tailles…, en revanche : désactivation de la moitié des cylindres…, Stop&Start…, option de disques en céramique pour le freinage (à conseiller même si ça vaut un pont d’or, pas loin de 10.000 €)…, garde au sol abaissée de 2 cm…, il s’agit bien d’une hyper sportive mais en tenue de ville, avec, à l’intérieur, le même ravissement grâce au mélange de carbone et d’aluminium.

Malgré une longueur qui dépasse les 5 m et plus de deux tonnes sur la balance, cette RS7 super vitaminée nous est apparue nettement supérieure à sa cousine RS6 Avant…, plus agile, plus maniable, plus légère à la conduite… et pourtant les mensurations ne plaident pas en sa faveur, mais elle se veut sans doute moins bestiale dans son comportement..;, n’empêche que lorsqu’on libère la cavalerie, c’est pire qu’une charge des Tuniques bleues, le V8 hurle, pousse comme une véritable furie, éructe avec force lors de la descente des rapports, bref, c’est Byzance… surtout en maniant les différents modes de fonctionnement de la boîte tout simplement parfaite, difficile de faire mieux.

Ajoutez à ce tableau, un moteur qui accepte aussi d’être mené à un train de sénateur, mais qui engloutit cependant près de 15 l/100 km de moyenne en titillant l’accélérateur, une motricité là aussi bien difficile à prendre en défaut ainsi qu’une direction fort précise agrémentée d’un volant qui se prend bien en mains, la RS7 sait recevoir ses occupants mais également gâter son conducteur en lui faisant connaître des sensations dignes des meilleures voitures de sport…, mais en costume trois pièces et dans un confort nullement sacrifié…, malgré les très grandes jantes de 21 pouces sur la voiture d’essai.

116.000 €, c’est sans doute beaucoup d’argent… et je ne vous parle pas des suppléments comme les options sans oublier les taxes et malus selon les valeurs de CO2 (229 g/km), des montants totalement différents selon que vous habitiez ici ou là en Europe, une aberration de plus, merci messieurs les politiciens .
Après de coup de gueule qui n’a pour but que de vous expliquer comment l’on veut dissuader les possesseurs de voitures puissantes, il ne me reste plus qu’à adresser un très grand coup de chapeau à Audi et à tous ces collaborateurs qui ont si bien préparé cet Alpen tour 2013.
Et ce n’est pas mon habitude que de passer la brosse à reluire !

Pas la moindre fausse note, une organisation impeccable faite de moyens, d’hommes et de femmes particulièrement motivé(e)s, des voitures aussi puissantes qu’excitantes à conduire, un parcours de rêve, des paysages à couper le souffle, rien n’était trop beau…, il y a bien longtemps qu’un constructeur automobile n’avait plus mis les grands moyens pour une présentation aussi excitante, sortant véritablement de l’ordinaire et surtout de la médiocrité, une expérience assez extraordinaire, des moments inoubliables…

Audi prouve du même coup que l’automobile demeure encore un produit captivant à découvrir mais également une formidable vitrine technologique…, d’autres marques devraient en prendre de la graine…

Marcel Pirotte, pour www.GatsbyOnline.com

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