Bertonesky SSSR-Kogda « Valentina »…

« La fermeture de la carrosserie italienne Bertone fut un jour noir »… m’ont dit certains des meilleurs stylistes automobiles du monde automobile.
La société basée à Turin compte la Lancia Stratos et Lamborghini Miura parmi ses créations, mais les difficultés financières l’ont forcée à entrer dans une procédure de faillite.

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Peter Stevens, qui a contribué à façonner la Lotus Elan M100, la McLaren F1 et la MG SV, m’a déclaré que Bertone avait été une source d’inspiration énorme : « Sa fermeture fut une tragédie. C’est parce que Bertone a toujours été innovateur, jamais conservateur. La spectaculaire Alfa Romeo Carabo était la voiture qui m’a convaincu que le design était ce que je voulais faire. Les Alfa Roméo Bertone GTV, Sprint Speciale et Montréal étaient toutes extraordinaires ! Et les «BAT», ressemblaient à des automobiles d’un autre univers quand elles ont été présentés au début des années 1950. Bertone a été l’une de ces sociétés de conception clés qui ont contribué à la légende avec Ghia, Pininfarina, Michelotti ».

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Lily Bertone a fait un grand effort pour veiller à ce que la compagnie continue, mais les temps ont changé pour tout le monde, y compris pour d’autres grands noms tels que : Ital design, Giugiaro, Ghia, Vignale…, mais, curieusement, ces entreprises ont été remplacés par des centres de conception qui travaillent principalement pour la Chine.
David Browne, qui a travaillé comme designer chez British Leyland avant de devenir le directeur d’un centre de design automobile à Coventry, m’a dit que la carrosserie Bertone avait ajouté une richesse inédite dans la création de carrosseries… et n’a pas été contrainte par les conventions en interne des services de conception des grands constructeurs : « Bertone est un de ces noms qui, tout au long de mes années de formation et au-delà, a toujours eu un certain degré de mystique, mélangé avec le style italien. Il réalisait des sculptures extraordinaires, exotiques, bien loin des normes prévisibles »…

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Dimitri Abramov-kogda , a travaillé sur une nouvelle voiture de sport avant-gardiste qui est un hommage à Bertone : « Bertone est synonyme de style et d’innovation, maintenant les voitures sont conçues plutôt commercialement, j’ai donc créé la Bertonesky SSSR-Kogda « Valentina »… Le prototype a été présenté pour une première mondiale à l’exposition thématique de Tchernigov en Russie… La base est une Moskovitch 4 portes Typ12 avec un pare-brise panoramique de Volga V5, son style unique, qui est d’un genre très différent des standards italien, est né ici et porte le nom de ma femme, qui a été pour moi « héroïque de m’aider dans sa réalisation, je l’en ai remercié en donnant son prénom à ma création ‘Valentina ».

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C’est la création typique d’un brave illuminé, plus ou moins doué en chaudronerie ancienne, imaginée lors d’une nuit blanche, après une soirée flinguée, ce n’est (presque) plus de la recherche esthétique, mais du hasard…, ce qui rend cette voiture tout à fait éloignée des bienfaits de la civilisation (sic !)
Il ne faut pas déconner avec l’infini…
Il y a des moments dans la vie où il faut muer, changer d’objectif ou mourir…, il y a l’amour passion qui consume tout… et l’amour chiant…, pas moyen d’être vraiment heureux dans les deux cas.

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« Il n’y a pas vraiment d’explication cohérente, ca va juste te parler, à toi, comme à tes potes, ça va être diffèrent pour tout le monde. Avec ma Valentina en chair et os, mes nuits étaient dures, les trous noirs, et la chair floutée transpirait la drogue et le cul, c’est fini…, l’afghane, l’horreur, les boites de nuits qui finissent plus mal que des courses de stock-car, c’est fini…, non pas parce que Valentina et moi on n’aime plus, non pas, mais parce qu’on ne veux plus. Juste parce que la fin de Bertone nous a marqué. Faut faire des choix »….

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Comme un démon qui se consume, Dimitri Abramov-kogda et sa femme Valentina, ont griffonné sur des papiers leurs sensations et ont balancé la purée… en hurlant leur besoin compulsif de marcher nus, drogués, en ville, la nuit, en provoquant les passants et surtout passantes dans un manège désarticulé, à bout de souffle…, avec leur âme d’enfant qui rampe difficilement avant de crever la gueule ouverte.
J’ai eu l’occasion de « faire un tour » dans cet engin, c’était comme si ma colonne vertébrale tentait de faire des nœuds…, c’est dingue…, c’est tout.
M’est avis que s’extasier devant cet engin, c’est comme regarder un mec et sa nanana qui s’ouvrent le ventre et exposent leurs trippes…, en hurlant parfois…, en pleurant souvent…, en souriant surtout.