BMW i8 De Charybde en Scylla !

En juin 2014 la France d’Hollande a fêté en grande pompe le débarquement « allié » de 1944, comme si 70 ans après cette boucherie, il restait de bon ton de glorifier encore le moment ou nous sommes tombé de Charybde en Scylla…, ce qui signifie : « aller de mal en pis »…
Plus précisément Charybde symbolise le « tout ou rien »…, la mort pour tous ou la vie pour tous, selon un jeu de probabilité… et Scylla incarne la mort certaine pour une partie de nous, mais la vie pour les autres.
Il s’agit d’un choix entre le sacrifice calculé ou l’avenir aléatoire de la vie de tous : « incidis in Scyllam cupiens vitare Charybdin »…, tomber sur Scylla en voulant éviter Charybde (Gaultier de Châtillon dans son roman latin de l’Alexandréide)…

Tout ça pour traquer un humoriste (Dieudonné) qui avait réinventé la Quenelle…, sur-taxé d’antisémitisme…, en même temps que « nos » élites s’ingéniaient à co-financer de réels néo-nazis en Ukraine, nous obligeant, sans discussion démocratique, à accepter dans la joie, que ce soient nos impôts qui doivent être dilapidés pour payer la centaine de milliards d’euros de dettes et de détournements de ce pays qui ne fait même pas partie de l’Europe…
Si personne ne dispute le fait que ce faux choix imposé nous a fait entrer encore plus dans la dépendance « civilationnelle » du Dollar, du Coca-Cola, du Hand-Burger, des Jean’s et de la zizique « jazzophile », plutôt que dans l’obligation d’apprécier la choucroute, les saucisses de Frankfurt et Wagner…, il restait étonnant que nos dirigeants-censeurs-menteurs allaient ainsi jusqu’à nous imposer une vision du politiquement-correct par le biais de lois liberticides et d’un retournement de la jurisprudence de notre Cour Constitutionnelle…
Dans ce Barnum fomenté par nos prétendus « alliés » sans scrupules, qui ne nient même plus qu’ils espionnent jusqu’à nos conversations téléphoniques er s’ingénient à ruiner nos industries (General Motor, dont le gouvernement US était le principal actionnaire, avait acquit 10% de PSA pour l’obliger à se tirer une balle dans le pied en faisant une croix sur 30% de son chiffre d’affaire réalisé en Iran, puis a revendu ses parts pour contribuer à la déconfiture de la plus grande industrie automobile française)…

Le vice va si loin que les chantages (et la corruption de nos têtes mémorielles), nous poussent à accepter que nos moyens, que notre armée, soit utilisée pour créer des conflits d’intérêts (qui ne sont même pas les notres) et batailler au loin pour mieux susciter une haine « civilationnelle » (bis-repetitam) envers nous…, ce qui fait que cette année, plus que jamais, on se rue dans la gadoue…, on nous enfonce de plus en plus, en vase clos, dans une idéologie panique d’un monde perdu dans le labyrinthe qu’il s’est construit !
S’halluciner en suivant des bateleurs chics et/alcoolisés/drogués/prostitués ne peut qu’aggraver cette tendance à se vivre comme un Bayreuth sur-joué dans un théatre-menteur où l’on donnerait tous les soirs le Crépuscule des faux-dieux.
Dans cette (mauvaise) pièce, comment se fait-il que nous acceptions tant d’humiliations… et de mensonges… et de lobotomisation…, au point qu’on nous fait croire que Jean-Luc Mélanchon est comme Staline et Marine LePen comme Hitler ?
Alors qu’on a interdit les symboles du nazisme sous le principe du « Plus jamais ça »… et qu’on va jusqu’à poursuivre « ceusses » qui « quenellisent »…, on s’allie et on finance des néo-nazis en Ukraine…, on se tire une balle dans le pied en sanctionnant nos alliés russes alors que nous sommes responsable du gachis…
Pire, on se carpétise devant les USA qui est la seule nation au monde a avoir cumulé divers génocides dont celui des amérindiens et surtout des civils de Nagasaki et Hiroshima en balançant deux bombez atomiques, sans oublier les gazages systématiques au Vietnam et au Cambodge et autres « haut faits » incluant les renversements de gouvernements étrangers qui ne leurs plaisent pas et les assassinats politiques systématiques…

Tout cela, ça fait beaucoup (trop)… et quand s’y ajoute ce curieux culte de divination morale et industrielle que nos gouvernants ont envers l’Allemagne qui est maintenant vassale des USA tout en exportant massivement en Russie…, c’est la goutte d’eau qui fait déborder les WC…
Qu’on fasse tant d’histoires pour les quenelles de Dieudonné et qu’on s’extasie devant l’industrie allemande qui pour une grande part à prospéré grace au nazisme…, 70 ans après le débarquement, 80 ans et quelques après la naissance du nazisme, si on veut oublier, s’il faut tourner cette page, tout comme on a tourné celle de la Sainte-inquisition catholique, et bien d’autres, celle des amérindiens, celle de l’atomisation du Japon… et même celle d’Oradour-sur-Glane ou les SS nazis de la section Das Reich ont massacré la population (leur fanion a été repris par le parti nazi Svoboda en Ukraine)..

Il faut aller PARTOUT de l’avant, ne plus lobotomiser merdiatiquement la population avec des allusions nazies envers des opposants démocratiques (Marine LePen) et ne plus s’inquiéter qu’une grande part de l’industrie allemande a prospéré sous le nazisme…, vous imaginez que les Volkswagen, les BMW, les Porsche, les Mercedes seraient interdites ?
Pourtant, en finale, Rolls-Royce qui motorisait les avions Spitfire champions de la bataille d’Angleterre contre les Focke-Wulf (BMW) et Messerschmitt-Bölkow-Blohm GmbH .(Mercedes), le groupe aéronautique allemand créé par Ludwig Bölkow et Willy Messerschmitt résultant des fusions successives des industries aéronautiques allemandes-nazies : Junkers, Messerschmitt, Blohm & Voss et Heinkel… est devenu propriété allemande…
Pourtant, la voiture du peuple d’Adolf Hitler lui commandée à son ami Porsche, la VW Kâfer, cette coccinelle si poétique, a motorisé le monde jusqu’à devenir un objet mythique de la paix hippie…
Pourtant, tout le monde qui ne roule pas en Mercedes rêve d’en posséder une…, comme Hitler…, c’est-y pas dingue ?
Pour VW, c’est ici :
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http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=1101&cat=auto
http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=652&cat=auto
http://www.lesautomobilesextraordinaires.com/main.aspx?page=text&id=61&cat=lesautosextra
Pour Mercedes, c’est ici :
http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=308&cat=auto
http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=686&cat=auto
http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=1184&cat=auto
Pour BMW, c’est ici :
http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=668&cat=auto
http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=1387&cat=auto

BMW est créée le 7 mars 1916, par fusion de deux entreprises de mécanique de Munich, la Bayerische Flugzeugwerke et Otto-Werke.., elle est à son origine un fabricant de moteurs d’avion, ce que rappelle l’emblème de la marque, une hélice en mouvement sur un fond bleu et blanc symbolisant les couleurs de la Bavière…, toutefois, pour ménager les susceptibilités de la monarchie très centralisatrice à l’époque (l’Allemagne n’est unie que depuis 1871) et éviter de raviver les tendances régionalistes, les couleurs bavaroises sont inversées, le bleu passant avant le blanc.
À la suite de la défaite de l’Allemagne lors de la Première Guerre mondiale, il lui fut interdit de produire des avions ainsi que des moteurs pour son pays, et l’entreprise fut donc forcée de se reconvertir…, elle se diversifia et produisit des moteurs pour motocyclettes avec un bicylindre à plat dessiné par Max Friz), camions et voitures (la production de motos prit de l’importance, avec un investissement important dans la compétition…, en 1929, une BMW atteint 216,75 km/h, pilotée par l’allemand Ernst Jakob Henne).

En 1928, BMW rachète le constructeur allemand Dixi dont les usines sont situés à Eisenach et se lance dans l’assemblage de la minuscule Austin Seven anglaise dont Dixi a acquis la licence de construction…, c’est ainsi que naît en 1929 la 3/15 PS 3 vitesses, 15 chevaux (la principale modification aura été de passer toute la visserie et boulonnerie des pas Whitworth aux pas métriques)…

Une 3/15 PS gagne la Coupe des Alpes en 1929…, en 1930, sort un modèle nommé Wartburg (748cc) et en 1933 sortent la 303, équipée d’un 6-cylindres de 1773cc et la 315 de 1490cc.
Les activités motocyclistes continuent, puisque la 100.000e moto sort en 1938 et que le record de vitesse passe à 279,5 km/h en 1939 (le modèle R75 avec side-car équipera l’armée nazie).

En dehors d’un record d’altitude clandestin en 1920 (9760 mètres), la production de moteurs d’avions reprit dans les années 1930, d’abord avec la fabrication sous licence de moteurs américains Pratt & Whitney, puis avec le moteur radial BMW 801 qui équipe le Focke-Wulf Fw 190 et le Junker 52…

BMW développe également le moteur à réaction BMW 003, considéré comme le premier turboréacteur moderne au monde avec son compresseur axial et son étage de combustion annulaire.

Günther Quandt, important actionnaire de BMW, ainsi que ses fils Herbert et Harald, faisaient partie du régime nazi…, dans une enquête publiée fin septembre 2011, ils ont été désignés comme étant des entrepreneurs sans scrupules et il a été démontré l’origine amorale de leur immense fortune, accumulée notamment par la spoliation des entrepreneurs juifs (http://www.20minutes.fr/economie/795872-hugo-boss-proprietaires-bmw-brisent-tabou-passe-nazi).
Durant la Seconde Guerre mondiale, BMW a exploité plus de 50.000 travailleurs forcés, prisonniers de guerre ou issus de camps de concentration, notamment celui d’Allach…

En novembre 2007, la Norddeutsche Rundfunk a présenté le film Das Schweigen der Quandt (Le Silence des Quandt)…, le film montre des centaines de milliers de prisonniers devenus incapables de travailler après avoir servi dans l’usine d’accumulateurs des Quandt à Hanovre-Stöcken et logés dans une succursale du camp de concentration de Neuengamme (ils furent déportés à Gardelegen et y furent assassinés à Isenschnibbe).

En 1945, l’usine de Munich est presque totalement détruite et celle d’Eisenach en Thuringe est occupée par les Soviétiques qui vandalisent les usines et s’emparent de la technologie de BMW…, la société devant alors se contenter de la production de motocyclettes et d’équipements ménagers et électroménagers.

En 1952, l’entreprise d’Eisenach est nationalisée, jusqu’à cette période, l’usine de Munich n’avait jamais produit de voitures…, la production d’automobiles démarre avec des modèles faisant pâle figure à côté de leur concurrent direct : l’allemand Mercedes-Benz.

À cette époque, BMW fabrique aussi bien un 8-cylindres (la 502) que l’Isetta, petit véhicule urbain, sous licence italienne ISO Rivolta, équipé d’un monocylindre quatre-temps issu d’une moto de la gamme de l’époque (200.000 exemplaires vendus).

La reprise en main de la gestion de la société par Herbert Quandt, fils de l’industriel Günther Quandt, qui devient un des principaux actionnaires, réoriente radicalement la stratégie de l’entreprise, axée sur des modèles plus abordables et plus proches de la demande. Il fait table rase de la hiérarchie préexistante et introduit un système basé sur la méritocratie dans la culture de l’entreprise, ce qui permet à celle-ci de connaître un essor sans précédent.

La BMW 1500 est lancée en 1961 au Salon de l’automobile de Francfort, ce qui tourne une page dans l’histoire de la marque.., motos et voitures font gagner à BMW sa notoriété lors de confrontations sportives.

En 1998, BMW rachète le fabricant de voitures de luxe Rolls-Royce, qui lance en janvier 2003 la Rolls-Royce Phantom, son premier modèle en tant que filiale de BMW.

En 1994, la société prend le contrôle du Groupe Rover, successeur de British Leyland. Mais six ans plus tard, Rover continue à subir des pertes colossales et BMW cède Rover et Morris Garage au consortium britannique Phoenix Venture Holdings.

En 2007, BMW rachète au groupe italien MV Agusta le constructeur de motos suédois Husqvarna que la marque intègre dans sa division moto, BMW Motorrad… et annonce poursuivre la production en Italie.
En 2000, BMW vend Land Rover à Ford mais conserve Mini.
Le 31 janvier 2013, BMW vend Husqvarna au constructeur autrichien Pierer Industrie AG, pour se concentrer sur la production de véhicules urbains et électriques…
Ce qui nous amène à discourir de la BMW i8 ci-après…

145.950 €…, même si le fisc français rembourse 4.000 € à tout acheteur d’une BMW i8, la pilule est difficile à avaler…, bien sûr, la très haute technologie qu’embarque cette hybride rechargeable sur secteur, forte de 362 chevaux, exige son tribut… et la dotation de la version Pure Impulse, qui ouvre le bal de la commercialisation, est riche : elle intègre même une bagagerie spécifique signée Louis Vuitton (faite de carbone), résistante et légère.
Mais il faudra rouler beaucoup pour rentabiliser cet investissement lourd, qui annonce une consommation mixte de seulement 2,1 l de sans plomb aux 100 km, grâce au cycle d’homologation particulièrement favorable aux hybrides plug-in.

Petites consolations : la supersportive hybride annonce un sprint de 0 à 100 km/h en seulement 4,4 secondes et une vitesse maximale bridée à 250 km/h… de plus, contrairement aux usages de la maison, cette BMW ne propose que trois options : des teintes spéciales Ionic Silver et Protonic Blue (les deux sont facturées 360 €) ou Crystal White nacré (1.800 €), ainsi qu’une sellerie cuir spécifique nommée Halo (1.250 €).
Pour profiter des phares au laser, il faudra cependant attendre la fin de l’année 2014 et prévoir une rallonge budgétaire…, de toute évidence, BMW profite de l’absence d’une véritable concurrente (hormis une Porsche Panamera S E-Hybrid, plus spacieuse mais moins dynamique, ce segment est encore peu fourni)… et, pour atténuer quelque peu la douloureuse, on peut toujours la comparer à LaFerrari hybride, sept fois plus chère et privée de places arrière et de roues avant motrices…, du coup, cette BMW i8 ressemble presque à une offre discount !
L’hybride rechargeable, c’est un peu la quadrature du cercle, une technologie qui permet aux constructeurs de voitures de sport de satisfaire simultanément leurs clients, avec des performances et une autonomie élevées… et le législateur, avec une consommation officielle extrêmement basse.

C’est en tout cas le raisonnement déjà tenu par Porsche et McLaren avec leurs hypercars respectives 918 et P1… et désormais par BMW dans le segment beaucoup plus disputé des coupés grand tourisme…, le coupé 2+2 i8 revendique en effet des prestations proches de celles d’une Porsche 911 Carrera 4 à boîte PDK double embrayage 7 rapports, pour une consommation officielle de seulement 2,1 litres aux 100 km sur le cycle d’homologation européen réservé aux hybrides rechargeables.

Sur le plan technique, la difficulté a consisté à alléger au maximum l’i8 pour compenser le surpoids de sa chaîne de traction électrique… et ce, tout en maîtrisant son coût (gag pour une voiture de 145.950 €), pour y parvenir, BMW a joué à fond la synergie avec le reste de sa gamme…, l’i8 reprend notamment le procédé de fabrication largement automatisé de l’i3 pour sa coque en fibre de carbone, mais aussi son moteur électrique pour entraîner ses roues avant.

La partie de Meccano continue avec un train avant à double triangulation dérivant de celui d’une série 5, une crémaillère de direction à assistance électrique et pas variable de X3… et un train arrière multibras inspiré de celui de l’actuelle série 3, sur lequel est installée une mécanique que l’on retrouvera bientôt notamment sous le capot de la future Mini !

Car l’i8 est la première BMW animée par un moteur 3 cylindres, pas n’importe lequel cependant…, d’une cylindrée de seulement 1,5 litre, ce nouveau bloc développe, grâce à un turbocompresseur de taille généreuse, la bagatelle de 231 chevaux, soit la plus haute puissance spécifique des moteurs BMW actuels avec 154 ch/l.

Ajoutez-y les 131 chevaux du moteur électrique entraînant les roues avant et vous obtenez un coupé 4 roues motrices disposant de 362 chevaux et 570 Nm pour déplacer moins de 1 490 kg…, de quoi revendiquer un 0 à 100 km/h en 4,5 secondes (selon BMW)…, de plus, les quelque 100 kg de batterie lithium-ion – stockant 5 kWh utiles – logés dans le tunnel central de la coque en carbone confèrent à l’i8 une autonomie 100 % électrique de 35 km (42 en mode EcoPro)…, cette batterie peut être rechargée en moins de 2 heures sur le boîtier mural de 3,5 kW vendu 900 € par BMW ou en un peu plus de 3 heures sur une prise domestique de 220V 8A.

Le premier contact avec l’i8 est déstabilisant…, elle semble tout droit sortie d’un film d’anticipation avec ses flancs sculptés en soufflerie (elle revendique un Cx de 0,26, record pour la catégorie)… et ses immenses roues de 20 pouces très étroites afin de réduire sa résistance au roulement…, un caractère étrange accentué par la cinématique exotique de ses portières, à mi-chemin entre les « papillons » d’une Mercedes SLS AMG et les élytres d’une Lamborghini Aventador.

L’accès à bord reste néanmoins relativement aisé, tandis que l’habitabilité profite de la largeur généreuse de la carrosserie (1,94 m)…, à l’avant en tout cas…, car les strapontins faisant office de places arrière sont à peine plus accueillants que ceux d’une 911, c’est-à-dire suffisants pour de jeunes enfants, mais supportables sur quelques kilomètres seulement pour des adultes de gabarit moyen en position foetale…, comme sur la Porsche, cet espace sera donc le plus souvent utilisé pour caser des bagages, un complément bienvenu aux 154 litres du minuscule coffre arrière.

La position de conduite est inhabituellement basse pour une BMW, complétée par un système à visée tête haute, l’instrumentation principale à affichage TFT change en fonction du mode de propulsion sélectionné, passant d’une partition classique avec compte-tours rouge en mode sport, à un traitement plus futuriste centrée sur un indicateur de puissance bleu le reste du temps.

Par défaut, l’i8 est une traction avant électrique à basse vitesse…, deux rapports de transmission sont alors disponibles…, le rapport court est exclusivement utilisé en Emode 100 % électrique pour autoriser de meilleures accélérations et reprises, mais sa plage d’utilisation est limitée à 120 km/h…, dans ce cas, le 3 cylindres essence n’est démarré qu’en situation d’urgence, lorsque le conducteur écrase l’accélérateur (kick down).

Le rapport long est utilisé en permanence en mode hybride afin de permettre au moteur électrique de participer à l’effort de propulsion jusqu’à la vitesse de pointe de 250 km/h de l’i8…, mais il faut alors conduire avec un oeuf sous le pied pour ne pas réveiller le moteur essence lors d’une accélération trop prononcée.

Voilà pour la facette « politiquement correcte » de l’i8, par ailleurs très convaincante et permettant d’envisager sereinement une utilisation zéro émission, et donc zéro consommation d’essence au quotidien.

Pour le « quart d’heure américain« , il faut passer en mode sport, qui change du tout au tout la personnalité de l’i8…, la direction se fait plus lourde, l’amortissement est durci pour augmenter l’agilité du châssis et, surtout, la logique du système de propulsion est inversée…, ce n’est plus au moteur essence d’épauler le moteur électrique lorsque le besoin s’en fait sentir, mais au moteur électrique d’abonder de ses 131 chevaux les 231 chevaux du 3 cylindres constamment sollicités.

La réponse à l’accélérateur est aussi radicalement différente…, alors que l’i8 incitait à une conduite apaisée et coulée en mode hybride confort, elle bondit à chaque pression sur l’accélérateur en mode sport, accompagnée d’un jappement rageur du 3 cylindres BMW évoquant parfois celui d’un Flat-6 Porsche…

Bizarrement, l’i8 donne alors l’impression d’être une petite voiture de sport très légère, produisant des accélérations impressionnantes sans effort apparent, se montrant vive et équilibrée dans ses réactions, mais réclamant un style de conduite tout en finesse…, en effet, même avec la monte pneumatique optionnelle dont disposait mon modèle d’essai (des Bridgestone Potenza S001 en 215/45 R20 à l’avant, 245/40 R20 à l’arrière), l’i8 n’apprécie pas d’être brusquée en entrée de virage, les étroits pneus avant à faible résistance au roulement lâchant alors prise dans une attitude sous-vireuse plus ou moins prononcée.

Il convient donc d’être patient en entrée de courbe serrée, de bien charger l’essieu avant au freinage, puis de braquer progressivement…, l’i8 s’inscrit alors parfaitement, éventuellement dans une légère attitude de survirage très gratifiante…, l’équilibre fait preuve d’une étonnante neutralité en sortie de virage grâce à la modulation constante du couple distribué aux roues avant par le moteur électrique, à la manière de ce que ferait une transmission xDrive.

À ce stade du développement de la voiture, seule la gestion de la boîte automatique Aisin 6 rapports transmettant les 231 chevaux du 3 cylindres turbo aux roues arrière m’a paru discutable…, même en mode manuel, elle répond parfois tardivement aux consignes de rétrogradage ou saute un rapport à la montée…, mais ces défauts de mise au point seraient en voie de résolution.

LES PLUS
Deux voitures en une (électrique+hybride)
Sophistication technique maîtrisée
Polyvalence

Diamètre de braquage important
LES MOINS
Tarif très très très élevé
Visibilité 3/4 arrièreMoteur thermique 3 cylindres en ligne turbo essence
Cylindrée : 1 499cc
Puissance : 231 chevaux à 5 800 tr/min
Couple : 320 Nm à 3 700 tr/min
Transmission : aux roues arrière
Boîte : automatique 6 rapports

Puissance : 96 kW/131 chevaux
Moteur électrique synchrone hybride
Couple : 250 Nm
Transmission : aux roues avant
Boîte : automatique 2 rapports

Couple combiné : 570 Nm
Puissance combinée : 362 chevaux
Autonomie électrique : 37 km

Pneumatiques à faible résistance au roulement : 195/50 R20 à l’avant, 215/45 R20 à l’arrière
Dimensions (L/l/h) : 4 689 × 1 942 × 1 293 mm
Coffre : 154 L
Poids : 1 485 kg (4,1 kg/ch)
0-100 km/h : 4,4 secondes
Vitesse : 250 km/h (bridage électronique)
Consommation : 2,1 l/100 km
Émissions de CO2 : 49 g/km (bonus de 4 000 euros)
Prix : 145.950 €…

www.GatsbyOnline.com