Encore halluciné par le précédent Concours d’élégance de Pebble-Beach, (celui de l’année d’avant celle-ci) qui écrabouillait de classe le gazon du terrain de golf local, j’ai direct constaté pour l’édition 2014 que les Excellences en charge de cette manif réservée aux Mesdames/Messieurs pleins aux as, tournaient en rond plutôt que grimper au pas de course vers les sommets, signe d’un essoufflement des génies…
Il m’a suffit de glaner quelques informations en sirotant des cocktails hors de prix (pour lesquels je mettais un point d’honneur de ne pas les payer), pour écarquiller rapidement les yeux devant une évidence : il y a deux cotés aux barrières !
Enfumage généralisé, concepts déjà-vus, machine à thune faisant baver un max les vieux cabots et chiennes de luxe en chaleur…, mais filant un résultat dégueu (ou pire : tout simplement banal)…, wouf-wouf…, ici, la foire des vanités pour toutous et toutounes de luxe (dans le bordel général)…, peut même faire peur si on regarde les dessous… et justement, la première peur qui a piétiné mon petit cœur en voyant cela, c’est que les responsables de ce barnum ne font pas que dans la dentelle, les mousselines et les chapeaux des « Madames » qui  bourrinent à tout va des gros rageux souriant pour faire bôôôôô…, il y en a des centaines… et cela marche plutôt bien dans son ensemble (à dire vrai, ça balance dur)… et si c’est jouissif (quoique ça f… les boules), ça ne rassure pas sur le coté faisandé de ces affaires de vanités exacerbées.
Certes ça taille dur (parfois), certains chapeaux sont aussi ridiculement pachydermiques que certaines automobiles qui dégoulinent de brillance comme des toasteurs chromés déchainés qui balancent à-tout-va des tartines pré-badigeonnées de caviar alors que le monde meurt…, c’est hystérique, ça m’a décrassé dur le cul, tout en me faisant tirer la langue de plaisir…
Car oui, le tout est jouissif… et franchement violent, tourmenté, éclaté…, c’est le vrai chaos totalement chiadé…, le mélange des (mauvais) genres ne plait pas à tout le monde, mais c’est là où les enculades (polies, nous sommes dans le beau linge), sont intéressantes à vivre…, jusqu’à l’implosion suite à trop de congestion(s)…Une firme de Maranello (devinez laquelle) a trusté les titres et les victoires cette année, ce constructeur italien de voitures de sport que je ne nommerais pas (par décence) a raflé les enchères les plus élevées dans les différentes ventes organisées en marge de l’événement,  la 250 GTO châssis 3851 GT vedette de la collection italienne Maranello Rosso détient désormais le record dans une vente publique à 28.729.177 euros (plus de 38 millions de dollars). Dans le sillage de cette berlinette de compétition « dispersée » (c’est le terme Voltairien utilisé par les escrocs en col-blanc) par la maison Bonhams…, une autre machine d’exception portant l’emblème du cheval cabré a fait vibrer les connaisseurs (sic !), l’une des trois 275 GTB/C Competizione Speciale de 1964 a atteint l’enchère spectaculaire de 26 millions de dollars, soit près de 20 millions d’euros, dans l’une des vacations de la maison RM Auctions.
Outre la réunion de vingt exemplaires de la fameuse barquette 250 Testa Rossa chargée de défendre les couleurs (la couleur rouge) du constructeur dans le championnat du monde des marques (gag !) à la fin des années 1950, Ferrari (j’ose quand même nommer cette marque malgré mes réticences), s’est aussi distinguée à l’heure de décerner les prix du concours d’élégance…, le jury a décerné le Best of Show, la récompense suprême…, à un modèle orné du Cavallino Rampante…, une première depuis la naissance du concours d’élégance en 1950. Ce titre convoité fera date puisqu’il consacre dans le même temps une voiture d’après-guerre, ce qui n’était pas arrivé depuis 1968, le jury se montrant toujours plus sensible aux modèles très anciens (les élites se délitent, le monde change, la corruption est d’usage jusqu’aux plus hautes sphères des Etats)…

Attention, ce n’est pas parce que le moral du populo est en berne que les friqués vont tout laisser en friche…, malgré les explosions de fureur, ils savent présenter à temps une facette franchement bourrine qui calme souvent le jeu entre deux envies d’attentats, on en aurait presque la larme d’acide à l’œil…, que du bonheur !Voir ces automobiles d’une richesse impressionnante, avachies sur le Green, c’est comme contempler une exposition de lingots d’or et de billets de banque même pas protégés de la concupiscence des manants…, ça hypnotise, c’est dingue, c’est beau, c’est à se damner, on passe de la brume au carnage sans prévenir, le tout finissant dans un bordel à filer le vertige, jusqu’à la nausée, jusqu’à se que tout ça se greffe sur le cortex des ploucs…, au fer rouge.
Cette affaire n’est pas exempte de ratés… et de clichés…, logique, le mélange des (mauvais) genres est risqué…, étant complètement subjectif, c’est le manque de prise de risque dans ce souk qui interpelle…, vu que le grand écart financier est déjà assez hallucinant… et parce que cela n’existe plus les masses de prolétaires (ou alors c’est toujours mal branlé)…, par contre pourquoi ne pas avoir poussé le vice un peu plus loin, en aliénant les structures…Cela a l’air bizarre écrit comme ça, mais c’est parfait pour vous taper la tête contre les murs pour fissurer votre cerveau en hurlant : « Putain, c’est plus possible, ce mec est dingue d’écrire comme ça »…

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