Coys et Bonhams à Monaco – Le café du cirque…

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Le café du cirque, c’est le bistrot de la vie…, on passe devant, on ne le voit pas…, on y entre, on y boit des conneries…, parfois on n’en sort plus jamais…
Vous rêvez de Stars…, de paillettes…, vous lisez Ola…, Ici Paris…, vous regardez Drucker ?
Vous sirotez toutes les émissions débiles…, vous êtes angoissés de connaître qui va gagner des millions ?
Vous regardez l’Eurovision et vous rêvez de voir renaître la chance aux chansons, mais façon Rock & Roll ?
Vous aimez les automobiles extraordinaires…, vous êtes un vautour en chasse de bonnes affaires sur le dos des autres…, vous êtes un inconditionnel du vroum-vroum…, un as de l’embrouille…, un artiste du passe-passe…, un crac des affaires…, un épicurien assassin…, un branleur professionnel… ?
Bienvenue !
Le café du cirque est votre bistrot…

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Le Café du Cirque est maintenant la propriété de la Princesse Stéphanie de Monaco qui y vient quasi chaque jour.
Le Café du Cirque est également… et par le plus grand des hasards, le nom du bistrot de luxe jouxtant le « Cirque de Fontvieille« , à quelques dizaines de mètres de l’Héliport.
C’est tout grand plaisir que de pouvoir déjeuner à ses cotés en papotant de tout et rien, en ce compris de l’avenir de Monaco qui est également rattrapé par la grande crise… et qui a dernièrement vécu quelques manifestations d’employés désireux de conserver leur « pouvoir d’achat« …
Sans rire…, il est des situations surréalistes qui hallucinent !

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Pour en arriver là…, quel bazar !
Le nombrilisme est la gloire de l’inhumanité humaine…, depuis Montaigne, on sait enfin décrire l’humain, particulièrement la connerie humaine…, elle fait la fortune des uns, elle est le génie des autres, elle est aussi un puits sans fond de bêtises…, pourtant le monde est pessimiste, l’atmosphère des jours est noire… et les nuits blanches de cauchemars…., l’angoisse se vend bien, l’optimisme non…, les médias ne parlent que des vainqueurs, mais c’est souvent miracle de gagner…, en fait, tout le monde perd puis meurt, c’est la finalité de l’activité humaine.

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Fidèle à moi-même, j’ai résolu, après quelques verres de Mojito (hips!), de vous écrire quelques conneries complémentaires, rien de moins qu’une narration de la vie sous un angle syncrétique qui vous déroutera si ceci est votre première lecture : à quoi reconnaître une véritable connerie ?… qu’est-ce que des non-évènements bidons ?… comment sort-on du crétinisme ambiant quotidien pour peser aussitôt lourdement sur celui-ci ?… y a t’il quelque chose de commun entre l’émergence d’une imbécilité et l’apparition d’oeufs de Pâques à Noël ?… pourquoi les vrais cons ont-ils le charisme de beignets réchauffés ?… en une phrase  : comment l’histoire humaine bifurque-t-elle de l’état de salades pourries vers celui de loukoums ?

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Autant de questions noires que je me suis posé…, assis au Café du Cirque de Monaco…, face à la Princesse et quelques Mojitos…, des interrogations qui vont maintenant hanter vos nuits blanches.
Je vais m’évertuer à éclairer l’intérieur de vos boîtes crâniennes avec humanisme et érudition, mais surtout avec passion, avec la faconde et l’inventivité dans la narration qui me rapprochent parfois du poète ou de l’oracle…, mon décodage de la connerie des beaufs/beaufs se voulant un soutien à la compréhension de notre époque bouleversée et bouleversante, dont la richesse m’émeut jusqu’à l’érection, tout comme le rameau s’élance de la tige…, faisant surgir l’imprévisible ou la nouveauté apparaît.

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Exemple : je rêvassais sur ma terrasse, face à la grande bleue, regardant naviguer les yachts…, lorsque, soudain, au lointain du bas de la rue, j’aperçois une Ferraillerie grise enfumer l’atmosphère…
– Super…, une nième Ferraillerie en feu… ais-je pensé en empoignant mon inséparable Canon Power Shot G6…
Mais ce n’était que l’explosion de quelques tuyaux du système de refroidissement, inondant la rutilante carrosserie d’antigel poisseux et corrosif…
Quel spectacle dantesque et jouissif !
Durant plus d’une heure un personnage tout de gris vêtu va, tour à tour : prendre sa tête dans ses mains…, téléphoner pour obtenir du secours…, expliquer à sa jolie passagère que le week-end Ferrariaque est irrémédiablement compromis… et surtout va frotter, frotter et refrotter la carrosserie pour tenter de limiter les dégats !

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J’ai eu l’occasion en fin de journée d’examiner le bestiau qui était toujours parqué à la même place…, outre les dégâts mécaniques dus à la surchauffe du V12 (ce qu’attestait la mare d’huile et d’eau sous la voiture), une re-peinture complète sera nécessaire… à défaut d’un polissage après ponçage au 1000…
Curieux qu’on puisse idolâtrer de telles bêtises !
Ahhhh ! J’allais oublier de vous dire/écrire que la jolie passagère, excédée après une heure trente d’attente… a pris l’autobus, laissant son Ferrariste dépité continuer de frotter sa carrosserie aussi énergiquement que s’il s’asticotait le gland !
Sacré branleur….

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Alors je continue…
L’hypermédiatisation de la non-actualité-spectacle me pose des problèmes de con-science…., c’est qu’on a souvent plus que l’impression qu’on est dans une situation parce qu’on l’a dit dans le poste et écrit dans les feuilles de choux ou ne naissent pas les vraies réalités…, un évènement qui n’est pas spectacle, n’est pas un évènement…. Aristote a répondu à cette question angoissante au IV ième siècle avant Jésus Christ qui n’a jamais existé…, pour Aristote, l’essence (qui n’existait pas à cette époque) du spectacle, c’est la terreur et la pitié…, rien d’autre à dire ?

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Dans cette oasis financière bénie du dieu pognon qu’est Monaco…, j’ai rencontré quelques clients, des anciens, des potentiels et des faux…, des Princes Arabes, des gigolos, des pouffes de luxe, des Tycoons d’industries et des affairistes flous…, il y en a des flous, et il y a des filous…, les profils types de ceux (et celles) qui roulent dans des voitures hors du commun…, j’ai été reçu comme un Nabab par d’autres Nabab, sur leurs Yachts (très bien le SS Delphine, le reportage m’y a beaucoup aidé)…, dans leurs Penthouses à front de mer… et dans d’autres endroits moins avouables…, mais…, après quelques jours à glander dans le Casino et à discuter business/bagnoles avec des rastaquouères du cru, j’en ai eu ras-le-bol, c’est que le crédo des pro’s des bagnoles est évangile : tout ce que vous avez ne vaut rien, tout ce qu’ils ont vaut plus !
Passionnant, là…. Non ?
On ne peut se fier à personne !
Retournons nous asseoir à la terrasse du Café du Cirque…, ok ?

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Monaco…, c’est ça…, les gens, les commerçants et même le temps… c’est tout un art de l’enroule et du baratin…, ce que vous avez ne vaut jamais rien…, tout ce que les « zôtres » ont…, vaut beaucoup plus !
Pas de chance, il pleut… soudain…, ehhhhh oui, parfois il pleut aussi à Monaco…, mais ça ne dure pas !
Il faut se faire à l’idée qu’à défaut d’y avoir de solides relations amicales ET, en sus, un carnet d’adresses de vrais milliardaires… il faut avoir le moral, un bon dos, un mental à toute épreuve, des ressources financières conséquentes, de l’humour… du temps à perdre et un bon psy… et en cas d’extrème urgence, un bon garde du corps !
C’est sans doute une des raisons pour lesquelles les voitures hors normes s’affichent de plus en plus prioritairement dans les ventes aux enchères… ou certaines se vendent selon le même principe que les jeux de hasard…, il suffit d’un seul client pour vendre…

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Si le vendeur manque de « couverture« , les garages Monégasques sont ensuite là pour lui assurer un viatique en échange de ce qu’il lui reste, au tiers de sa valeur…
C’est d’ailleurs étonnant qu’il n’y a pas plus de disparitions inquiétantes…
Il y a de la flibusterie là-dessous, sûrement…, mais au vu du peu de vente dans les garages depuis septembre 2008, sans nul doute que les gens pensent plus qu’avant…. et s’assourdissent en se masturbant plus souvent le gland que les neurones qui leurs servent de nouveau à réfléchir au sens de la vie…
Cette part d’incertitude mêlée aux mille questions sans réponses qu’on se pose sur le pourquoi du comment et le comment du pourquoi…, finissent pourtant par miner le moral des plus endurcis qui refusent d’admettre que ce business de bagnoles se limite à un jeu de Casino !
Le café du cirque est ouvert…, mais  il n’y a personne en terrasse, ni au comptoir…, pas de tournée générale…

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Après un week-end complet à me lamenter, le 12 mai, soir, j’ai quitté mon bureau, affolé, puis j’ai marché sous la pluie jusqu’à mon chez moi où je me suis à nouveau ratatiné sur le canapé…, état de choc…, l’euphorie artificielle était éteinte et, après trois jours d’analgésiques, je me sentais aussi vaillant qu’une lingette usagée.
J’ai soudain réalisé l’ampleur du changement qui allait s’abattre sur moi…, le pourquoi de ce non-sens, tenait à la vente RM Auctions programmée le samedi 16 mai (jour de mon anniversaire) à Maranello/Italie, fief de Ferrari… prétexte à une grande vente de Ferrari’s rarrissimes et très très chères…

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Privé du web…, d’un coup, parce que je m’étais mis en tête de couvrir le reportage de deux ventes simultanément… la vente Coys et la vente Bonhams, toutes deux le même lundi 18 mai…, Coys à 13h30 et Bonhams à 16h00…, je n’en causerais pas un mot, de la vente de Maranello…, n’aimant pas les Ferrailleries…, sauf d’écrire que cette vente sensée attirer le ghotta mondain friqué (gag !), a poussé Bonhams et Coys à postposer leurs vacations le lundi…
Pour participer aux deux ventes aux enchères, j’allais, de ce fait, être privé de virtualité euphorisante et/ou analgésiante…
Privé d’écriture, privé de photos virtuelles (certaines étant particulièrement atroces), privé de messages débilitants , privé de messages sans queues ni têtes, privé de pornographie cauchemardesque.
Seul dans mon fauteuil, je pensais aux défis nouveaux et absurdes que j’allais devoir affronter, comme m’habiller en style « Jet-Setteur« , me laver trois fois par jour, me raser tous les soirs et matins, ranger mon portefeuille dans ma poche gauche à l’abri des pick-pockets…, incroyable…, impensable !
J’ai réalisé à quel point toute ma pensée…, toute ma compétence professionnelle…, toute ma libido…, tout ce qui fait que je suis moi… : passait par trop de web !

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Une semaine sans penser au web, sans écrire ?
Une semaine sans lire, sans rire ?
Une semaine sans appuyer sur le bouton magique qui allume la lucarne diabolique qui mène partout et nulle part simultanément, sans pleurer…
J’allais me dessécher comme une plante sans eau…, bizarre impression.

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C’était décidé, je partirai mercredi…, direction Monaco, centre mondial et universel de la Jet-Set…, patrie lubrique des friqués de toutes espèces et temple incontournable des pires de toutes civilisations : les Maftaboules, ceusses qui font devenir fous les plus fous…
Les Maftaboules généralement adorent le sexe lubrique, jusqu’à la névrose, pourtant je sais, d’expériences (mummmmm !)…, que le sexe n’est soluble dans rien…, ni dans le fric, ni dans le pouvoir, ni dans la religion.
Si on le mélange avec quoi que ce soit, ça explose.
Grâââââve, même.
Regardez autour de vous, lisez les journaux…, il faut consommer l’amour pur, ou bien avec de l’amour fou…

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Je suis un alcoolique de l’amour fou…, et pourtant je suis aussi un drogué dépendant du web…, depuis trop de temps je surfe sur le web, j’y publie trop de mon temps, de mon travail, de mon enthousiasme, de mes pulsions sexuelles, de mon intimité.
Du dimanche au dimanche, douze heures par jour, fidèle au poste, comme un bon chien stupide…, faut que ça change…
Quelque soit l’heure, quelque soit le jour, si vous vouliez me communiquer vos lubbies, vous cliquiez, vous cliquiez, vous cliquiez, et moi j’en suis saturé.
Fini, terminé.
Cliquez…., je ne lirai plus, quoique, disons moins…
Hors du web je suis à la dérive et rien ne m’intéresse.

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Notez, qu’à peine arrivé à Monaco, soudain…, c’est dans cet état d’esprit qu’un grand manipulateur d’Excalibur (et président à vie du club Excalibur-Europe qu’il a créé à sa mesure), me téléphone…
Valiton me téléphone, le plus fou des Excaliburomanes…. et le monde s’écroule…
– Patrice, je suisse plus en Suisse mais à Cannes dans l’Excalibur Séries IV…, ou es-tu que je puisse venir te rendre visite…
– Ahhhh mais quel hasard, quel bonheur, je suis face au SS Delphine au Palm-Beach, mais nous partons dans quelques instants déjeuner chez Stéphanie…
– Stéphanie qui ?
– Mais Steph de Monac’ voyons ! M’enfin !
– Ou ça ? Au Palais ? Dis-moi, j’ai tellement envie de venir !
– A Fontvieille, au Café du Cirque, à coté de l’Héliport, jouxtant le lieu dit « le Cirque« , tu ne peux pas te tromper.
– Mais comment je dois faire pour passer, tout est interdit là-bas ?
– Pas de soucis, tu dis que tu me connais et tu arriveras sans soucis !

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Trois quart d’heure plus tard, il arrive en grand équipage… au volant de son Excalibur S IV « tuning »…
Il n’a pu s’empêcher d’y faire une « transformation-perso« , comportant des lampes multicolores fluorescentes illuminant le dessous de la voiture (effet soucoupe volante la nuit), des feux arrières de remorque, des clignotants de moto et… des nouveaux phares démesurés qui font immanquablement penser aux oreilles de Mickey-Mouse.
Pareil à lui-même (il s’habille souvent comme un Tyrolien-Suisse, un style inimitable que je ne souhaite à personne d’imiter), il est coiffé d’une sorte de « burnou » Hindou qui lui marque un « troisième œil » sur le front…, d’un short « camouflage » (mais qu’est-ce qu’il espérait ainsi camoufler à part son entre-jambe)… et d’un T-shit (sic !) « chemise de nuit« …, le tout brunââââtre…, ton sur ton…, mettant ses mollets en évidence…
Pierre Valiton est lui-même « accessoirisé » (sic !)…

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Lundi 18 mai, 13 heures.
Café du Cirque, Fontvieille…
Valiton a quitté Monaco et vogue dans son Excalibur tunée, vers Bordeaux ou va avoir lieu une réunion planétaire européenne de fanatiques d’Excalibur’s… et il me téléphone (encore)…
– 15 équipages semi-complets sont attendus…, tu devrais venir, ça va être sûûûûûper !
– Sans façon, non, merci…
Je suis assis devant mon assiette vide, je regarde le ciel bleu.
J’attends qu’un ange passe, entre, me prenne par la main.
Quand on est enfant, on a foi dans la vie, on a foi dans les choses.
On a la main emplie de petits cailloux colorés que l’on jette très loin, dans les directions qui nous plaisent, avec l’espoir qu’un jour, quand on sera grand et qu’on marchera sur les chemins ou on retrouvera quelques-uns de ces petits cailloux, qu’on en sera ému, qu’on se dira : J’ai marché dans la bonne direction, je suis allé là où, enfant, j’avais l’espoir d’aller, en l’occurence, ici…, je suisse allé à Fontvieille… J’y ai papoté de rien avec Valiton…, la belle affaire !…

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C’est si beau, c’est si simple.
Malheureusement, la vie n’est pas une route bien tracée, c’est un sentier bordé de ronces, d’épines, de précipices, un dédale de culs-de-sac, de pièges, bordé de murs infranchissables ; on ne va pas où on veut, on va là où on peut, là où ça fait le moins mal ; on essaye de se trouver une clairière à l’abri des cactus, des cafards, des Valiton’s de toutes sortes et des orties ; on suit toujours la pente de la moindre douleur.
Lorsqu’on atteint une zone à peu près tranquille, on regarde autour de soi.
Si l’on a la chance, l’endroit où l’on se trouve est vivable.
Mais pas toujours…
Parfois, on se retrouve en enfer.
Et se dire que l’on a jamais eu le choix est une maigre consolation…
Stéphanie, vous me servez deux autres Mojito à 50 euros pièce ?

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13h30…
Chez Coys…
La vente a débuté avec 50 gnous, hagards et disséminés…, tous des vendeurs en attente de voir que leurs autos soient adjugées au delà de leurs prix de réserve…
Elle s’est terminée avec les mêmes.
Il y eut heureusement quelques ventes, mais pathétiques…, le lot 203, une magnifique Mercedes 560 SEL, immaculée, full-options, vendue 1.000 euros (oui…, mille)… et une Maserati Indy (lot 240) vendue 17.000 euros…
Quel gâchis…, imaginez tant de gens oeuvrant pour envoyer tant d’automobiles extraordinaires à des milliers de kilomètres, nécessitant des camions porte-8, ouverts ou fermés, à 750 euros la place (plus TVA) par trajet… plus le temps passé, plus les frais…
Et des frais, il y en a eu des tonnes, tout ça pour se retrouver à 50 chez Coys et à 100 chez Bonhams…
Quelque-part, c’est une absurdité !

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16h00…
Chez Bonhams…
Bonhams, de son coté, a bénéficié d’une prestation réalisée en fin d’après-midi et du prestige du musée du Prince ou se déroulait la vacation.
Mais bon…, avec 15% de fee à l’achat et 15% à la vente, soit 30% des prix adjugés, il ne faut pas aux compagnies de vente aux enchères une grande masse d’autos pour couvrir leurs frais…, au contraire des vendeurs.
En fait, on va aux ventes aux enchères parce que c’est théoriquement prestigieux et que ces compagnies se targuent d’avoir des carnets d’adresses de première main… : « que des milliardaires en mal d’achat« …

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En réalité, Bonhams et Coys vont à la pèche…, ils n’arrivent plus à attirer des masses d’acquéreurs…, tout se joue soit par « copinage » du style : « Achètez cette voiture, elle est pour rien, vous allez tripler à la revente« …
Ceux qui y croient… et ils deviennent rares…, achètent du bout des doigts, comme s’ils devaient retirer le portefeuille d’un macchabée pas entièrement mort, en « triffatouillant » dans ses tripes gluantes…
Bonhams est champion à cette technique…, Coys ne l’utilise pas totalement, il flingue direct…
C’est le culte des beaux restes des autres, à savoir jusqu’ou peut descendre le sacro-saint prix de réserve…
C’est sans doute encore heureux…, car en dehors des vautours et des hyènes…, plus grand monde n’a envie d’acheter le problème supposé des autres…, trop de « flicaille« , trop de soucis administratifs (surtout fiscaux)…, trop de tout en fait… et plus dans l’air du temps…, à tel point qu’avant il y avait encore des curieux qui venaient « mater« , « zieuter« …, alors que maintenant il n’y a plus de curieux, donc plus de public…

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Comme son nom l’indique, une vente aux enchères publique, est ouverte à toutes et tous, particuliers mais aussi marchands, du petit collectionneur au multimilliardaire en passant par tout ce que la planète (et au-delà, sait-on jamais tellement certains semblent lunaires voire martiens…, quoi qu’on pourrait penser que la connerie est une planète en soi… et que leurs habitants s’ingénient à repeupler la Terre…), bref, une grande famille…
En étant présent, en laissant un ordre d’achat ou en assumant les enchères par téléphone, il existe plusieurs façons de participer à une vente aux enchères.
Assister « physiquement » à la vente permet de prendre la température du marché et suivre le rythme des enchères.
Avant la vacation, un numéro d’acheteur imprimé sur une petite pancarte en carton est remis à « ceusses » qui peuvent démontrer disposer de moyens financiers conséquents…
Pour « ceusses » qui préfèrent rester chez eux, à Tahiti, Hong-Kong, Los-Angeles, Londres ou Moscou (liste non-limitative), le Commissaire-Priseur et/ou son équipe dévouée, se chargent d’exécuter tout ordre d’achat en s’engageant à obtenir le ou les lot(s) convoité(s) au meilleur(s) prix et/ou de leur permettre d’assister téléphoniquement à la vente en assortissant cette faculté de commentaires professionnels concernant l’évolution de chaque enchère.

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C’est le coup de marteau sur la table (le pupitre) qui arrète définitivement les enchères.
C’est au dernier enchérisseur que le lot est adjugé, mais si le prix de réserve fixé par le vendeur avant la vente n’est pas atteint, le lot est retiré (Coys m’a grugé en vendant ma Chrysler Le Baron à 14.500 euros, alors que nous avions signé un bordereau de prix de réserve à 50.000 euros, ca fait bientôt dix ans que je tente de récupérer en justice ce qui m’est dû !)
En plus de l’enchère, l’acheteur doit payer les frais proportionnels au prix d’adjudication, ici, l’acquéreur doit payer 15% tandis que le vendeur se verra amputer de 5 à 15% de ce qui lui revient…, ce sont ces « fee » (commissions), qui payent la maison de vente aux enchères, ses frais, son personnel, la location du lieu, la publicité et les catalogues…
Tous ces frais sont légalement indiqués dans le catalogue de la vente et sont re-mémorisés publiquement par le crieur ou le Commissaire-priseur juste avant le début de la vacation…. et comme l’exige la loi en France (et Monaco s’y soumet) un huissier de justice supervise le tout.

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Les experts français ne sont que des rigolos, la profession d’expert en automobiles de collection n’existe pas, il n’y a aucun diplôme, aucune règlementation, ce sont donc généralement des opportunistes… et en matière d’opportunisme, je le répète ici par pur plaisir d’enfoncer le clou…, j’en connasse un qui est particulièrement et « souverainement » faux-cul…).
Les « clients » qu’on nomme « Chers zamis« , sont des amateurs éclairés ou non, réunis comme dans un pigeonnier et qui roucoulent au plus fort qu’ils peuvent…, tous ces pigeons se la jouent buzards croyant apparaître comme des aigles.
Les : « bonjour très cher » éventuels ne sont consentis qu’envers ceux et celles supposés avoir une montagne d’argent.
Beaucoup si pas tous et toutes, savent tout sur tout et toutes et tous…., si l’un d’eux, touchant un point précis d’une voiture exposée dit : « Ce n’est pas d’origine« , alors une multitude viendra toucher le même point en opinant de la tête, répétant aux suivant « Ce n’est pas d’origine« …, phrase assassine qui tue le véhicule en question, ce qui était le but des médisants…, sa valeur supposée sera divisée par la racine carrée du nombre de cons (et connes) alentours, multipliée par le volume d’imbécilités machonnées par les chameaux présents.

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En France, le monde des ventes aux enchères de véhicules de collection, qui fait partie intégrante des pratiques de la Jet-Set, est un monde étrange, entre la caverne automobile d’un Ali-Baba et le musée, ou l’antre sacré du collectionneur fou.
On y trouve les automobiles les plus diverses, les vestiges de passions qui ont mobilisé argent et énergie pendant des vies entières, ainsi que des choses sans aucun intérèt… sauf de paraître bon-marché à ceux et celles qui de toute façon n’ont pas les moyens ni la capacité de quoi que ce soit d’autre que de chercher ce qui vaut de moins en moins cher au milieu de ce qui coûte de plus en plus cher…
La beauté et le mauvais goût se cotoient dans une apparente confraternité automobile qui tient davantage lieu d’un club de médisances et d’opportunistes que d’un salon de thé réservé aux amis…, mais dans ce monde, il n’y a aucun ami !
Le Commissaire-Priseur est là pour vendre avec un sourire « piano » (l’aspect sexy est utile pour faire acheter et s’avère plus approprié qu’un aspect rébarbatif)… et les experts (ce sont les plus rigolos parmi la faune des illuminés, et comme déjà écrit, j’en connasse un plus « souverainement » con que les autres qui oeuvre sévit à Paris), sont là pour le couvrir… (en Angleterre tout comme à Monaco, pas besoin d’expert).
Voilà…

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Envie de revoir le nord, après l’avoir perdu…
Sur le paquet de cigarettes est écrit : Fumer tue...
Sur ma bouteille de Mojito est marqué : L’alcool est dangereux pour la santé
Sur mon porno est marqué : Le porno rend fou
Et, alors qu’on essaie de nous culpabiliser et de pénaliser ces petits plaisirs-là, on nous incite à faire tourner l’industrie lourde, à consommer, à nous remplir le cerveau de toujours plus de parano haineuse et de bêtise débilitante à la télé et dans les journaux bien-pensants.
Direction retour…
Merde !

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Ecrire m’est salutaire.
Ca me donne des regains d’énergie et m’apporte la preuve que mes texticules bandatoires sont d’utilité publique… (ne confondez pas texticules avec testicules, ayez de l’humour) !
Dans mes délires, on s’offre, on crie, on jouit, on vit…
On ne triche pas avec le plaisir. Faites gaffe vous, les pathétiques, les Maftaboules de tous bords, jouissez sans aucune retenue, car le don de soi est une thérapie contre la saleté du monde.
Allez, zou, je fuis la déprime au soleil, je quitte Monaco la proxénète du bling-bling, ses terrasses aux verres de Mojito à 50 euros, ses ballets de limousines qui ne font que passer, avec, à l’arrière, des ceusses qui s’affichent avec des badges en sésame en vue de la course de F1… et qui disent aux filles : Fais moi une fellation et tu verras Jésus…
Amen !