En exclusivité planétaire, voici la VW-Bugatti Veyron « Logiciel »…, ultime version de la fumeuse série Bling-Bling… façon Kustom-Rod…
Etrangère à la philosophie de la mythique marque d’avant-guerre, la supercar-danseuse du groupe Volkswagen a quitté la scène au Salon de Genève 2015.

Le Salon de Genève, fut le lieu qu’a choisi Bugatti pour permettre à sa Veyron de pousser son chant du cygne…, la filiale du groupe Volkswagen (qui a racheté la prestigieuse marque en 1998, quarante-deux ans après qu’elle ait cessé toute activité) y a exposé « La Finale », 450ième et avant dernier exemplaire de ce coupé.

On ne la retient pas…, autant être franc : on ne la regrettera pas.

Mais la toute dernière ultime version (La #451) qui devait se nommer « L’Ultime Finale »... vient d’être présentée sous l’appellation « Logiciel », un hommage aux ingénieurs VW chargés d’assaisoner les règlages-moteurs automatiquement selon les exigences techniques diverses.

Un acheteur anonyme du Moyen-Orient en a fait l’acquisition pour une somme qui devrait avoisiner les 2,3 millions d’euros….

La Veyron a combiné tout ce que l’on n’a pas envie de voir dans une automobile : l’arrogance, la vaine course à la puissance, l’indifférence aux questions environnementales et, in fine, une filiation parfaitement artificielle.

Cette « Logiciel » est également un clin d’oeil en direction des férus de Hot-Rod’s et Kustom-Cars qui ont si souvent utilisé la VW Cox comme base de leurs excentricités démentes !

Résultat : il s’est trompé d’époque.
Introduite anal-ytiquement (c’est une voiture sado-maso) pour enc… les gens d’un certain monde (sic !) en 2005, la Veyron se présentait comme un hommage à Pierre Veyron (vainqueur, avec Jean-Pierre Wimille, des 24 Heures du Mans 1939 au volant d’une Bugatti Type 57C) et n’entendait connaître que les superlatifs.
De plus c’était un hommage consumériste imaginé dans un plan comptable « maison » afin de pouvoir « faire des frais » déductibles des bénéfices abyssaux de la marque allemande « DAS AUTO » qui se traduit par « DAS KOMBINE »…
Ici, Das BugAuto fait référence à la Bug (la VW Cox), à la Bugatti, mais aussi au Bug du logiciel trompeur…

Son moteur est un W16 (deux V8 accolés) de près de 8 litres, poussé par quatre turbocompresseurs, qui développe, selon la version, 1001 ou 1200 chevaux.
Certaines ventes de Veyron se faisaient comme celles de certaines Frégates Françaises, avec de savantes rétro-commissions, les intermédiaires étaient bienvenus, surtout s’ils oeuvraient dans des paradis et des pays lointains (très)…
La belle affaire !
Ce bitza chauffe tellement, qu’aucune custode ne peut le couvrir (en verre elle explose, en lexan, elle fond)…
Une Veyron peut dépasser les 430 km/h (même en ville si la rue est suffisement longue), consomme officiellement 37 litres/100 km en ville et rejette (officiellement, toujours) 539 g de CO2 au kilomètre (gag !)…
Inutile de chercher une solution technique (motorisation hybride, par exemple) susceptible d’alléger l’addition…., il n’y en a pas.
En réalité, la Veyron consomme 87 litres/100 km sur autoroute et 136 litres/100 km en ville, rejettant 2.539 g de CO2 au kilomètre (un logiciel spécial arrange tout, d’ou le nom qui a été choisi pour l’ultime hommage) !

Le style Bugatti du XXIe siècle n’a rien à voir avec les lignes graciles et délicates des modèles de la grande époque…., tout le contraire des voitures d’Etorre Bugatti qui ont toujours préservé l’élégance et l’efficacité ; la puissance brute n’a jamais été leur genre.

Ce que fait la Veyron à l’intérieur se voit à l’extérieur : c’est lourdingue et bling-bling…

Remise à neuf du château Saint-Jean de Molsheim, en Alsace, siège historique de la marque, tribut à Pierre Veyron, adoption d’une calandre en fer à cheval (certain y voient une planche de WC), écusson portant les initiales EB bien visible sur le volant)…

Multiplier les signes de respect vis-à-vis de l’histoire d’une grande marque ne suffit pas à s’en approprier l’héritage.

En majorité, car il existe quelques exceptions, dont divers dictateurs)…, dont les seuls arguments se résument à sa fiche technique exubérante.

Surtout en produisant un modèle disgracieux, inutilement surpuissant, destiné à une clientèle de footballeurs, de rappeurs et d’escrocs de haut-vol…

Les tourments dans lesquels VW patauge, pourraient décider certains à supprimer les frais et faux-frais qui s’additionneraient à ce qui n’est que la partie visible de l’isberg…
Bugatti n’a pas encore dévoilé le modèle qui remplacera la Veyron.
Attendons la suite avec sérénité ; on peut difficilement faire pire…
 
 
 
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