Deuce of Spades… Le Film !

Faith Granger… envers et contre tout !
Il y a une douzaine d’années, une Française alors âgée d’une quarantaine de printemps, passionnée d’art et de musique (elle avait créé un Groupe : www.alternatefaith.com), s’est acharnée durant plus de six ans à réaliser à Los Angeles, Californie, USA, une œuvre cinématographique d’importance dans la mouvance de « American Graffiti » et de « The kalifornia Kid » : Deuce of Spades, un film d’époque sur les Hot-Rod’s des années ’50 !

L’interview exclusive de Faith Granger réalisé en 2008…

Patrice De Bruyne : -Faith Granger, ce nom semble lié au cinéma avec Stewart Granger, né le 6 mai 1913 à Londres en Angleterre… C’était un acteur célèbre, il a joué dans “Les mines du roi Salomon” en 1950 avec Deborah Kerr, il fut explorateur dans “Au pays de la peur” en 1951 avec Cyd Charisse, puis le héros de “Scaramouche” en 1952 avec Janet Leigh et du “Prisonnier de Zenda” en 1952 avec à nouveau Deborah Kerr, film dans lequel il affrontait son vieux complice James Mason…, sa distinction aristocratique le désignait ensuite pour incarner le dandy célèbre du “Beau Brummell” en1954 avec Elizabeth Taylor…, les grands cinéastes se le sont ensuite disputés : Fritz Lang travaillera avec lui sur “Les contrebandiers de Moonfleet”  en1960, George Cukor avec “La croisée des destins” en1955 avec Ava Gardner… et Richard Brooks l’année suivante avec “La dernière chasse”…

Faith Granger : Il y a beaucoup de Granger dans le monde du cinéma mais je ne suis liée à aucun d’eux !

Patrice De Bruyne : – Ahhhhhhh !!! Je croyais qu’il existait un lien de parenté avec vous, la Faith Granger qui se lance dans un film retraçant le mythe automobile américain issu des mêmes années ’50 ou Stewart Granger était la Star. Donc, en réalité, il n’existe aucune filiation…, dommage !  De plus, Stewart Granger est un nom modifié par un certain James Stewart, homonyme de James Stewart…, pour ne pas être confondu avec l’acteur James Stewart…

Faith Granger : Patrice, je ne suis pas très « vous« , alors, si ca ne te dérange pas, on se tutoie ?

Patrice De Bruyne : – Avec plaisir, ce n’est pas tous les jours que je me fais tutoyer par une metteur en scène, productrice, directrice de production et même actrice Hollywoodienne ! Chanteuse et instrumentiste dans son propre groupe de Rock américain aussi ! Mazette !!! C’est pareil que si j’avais gagné à la super loterie…

Faith Granger : – Bon…, j’entre en tournage dès demain pour le restant de la semaine, donc, il te suffira d’écrire que je suis Française, née à Nice, que j’ai vécue à Beyrouth pendant de nombreuses années, ville ou mon père, Français, travaillait à la mission Française…

Patrice De Bruyne : – Qui est Faith Granger ?

Faith Granger : – Je suis auteur-compositeur-interprète depuis l’âge de 11 ans et j’ai été musicienne toute ma vie. C’est en grande partie pour cela que je suis venue à Los Angeles il y a 20 ans de ça.  Mon groupe ALTERNATE FAITH a toujours un site-web, si les lecteurs de ton site www.GatsbyOnline.com veulent le visiter, c’est : www.alternatefaith.com

Patrice De Bruyne : Comment en es-tu arrivée au cinéma ?

Faith Granger : L’art, c’est ma vie. J’ai eu l’occasion, durant ces dernières années, de faire des clips-vidéos pour mon groupe ALTERNATE FAITH, et j’ai découvert que j’avais pas mal de dons dans ce domaine. Ayant mis la musique en sourdine en 2005, j’ai à présent le temps d’explorer la cinématographie pour m’exprimer artistiquement.

Patrice De Bruyne : – Comment en es-tu arrivée à te lancer dans la réalisation de « Deuce of Spades » ?

Faith Granger : – Je suis passionnée de Hot-Rod’s, je m’en suis construite un avec lequel je roule quotidiennement… Un jour, j’étais allée très loin d’ici, au lac salé d’El Mirage, le lieu de pèlerinage de tous les mordus de vitesse, de risques incensés et de Hot-Rodding… Je traversais cette étendue sacrée comme une lame de sabre tranche l’air, comme une comète traverse le ciel.  J’étais seule, il n’y avait que le bruit du vent et le rugissement de mon V8 alimenté par trois carburateurs Rochester’s… et aussi les battements de mon cœur.

Patrice De Bruyne : – La poussière a un arrière goût âpre qui accroche a la gorge !

Faith Granger : – Oui…, peut-être aurais-je du garder la bouche fermée quand j’ai écrasé le champignon, mais l’accélération me surprend toujours et je ne peux m’empêcher de sourire… Devant moi, il y avait presque dix kilomètres de néant, plat, s’étirant jusqu’à perte de vue. Rien ! Aucune raison de ralentir, d’hésiter ou de me retenir.  Nous étions seuls, là, mon Hot-Rod et moi. La civilisation était loin derrière…, le temps suspendu. Plus rien ne comptait, n’existait… Tout s’effaçait pour mieux renaître dans ma tête.

Patrice De Bruyne : – La terre promise ?

Faith Granger : – Le roadster noir dansait comme un diable sur le sol inégal… et cette poussière, cette poussière sacrée…, laissait derrière nous, mon Hot-Rod et moi, un sillon doré, doré comme le soleil qui se couchait à l’horizon.

Patrice De Bruyne : – C’est comme une communion sexuelle avec le soleil, toi et le Rod…

Faith Granger : – Non, plutôt une communion spirituelle !  Pas un arbre, pas un cailloux, pas même une pousse d’herbe qui puisse me trahir. N’ayant aucun point de repère, je ne saurai jamais à quelle vitesse j’ai rejoint le soleil. Tout ce que je savais, c’est que maintenant il me fallait lever le pied, ralentir et commencer à faire demi tour…

Patrice De Bruyne : – Déçue ?

Faith Granger : – Sans doute, oui, car je voulais que ce moment dure toujours. Mon volant a fait trois tours et bientôt mon Ford et moi avons tourné le dos au soleil et nous nous sommes dirigés vers le cœur même du lac salé. Enfin, notre voyage était fini. Tous les deux nous sommes restés là à regarder le coucher du soleil, émerveillés par cette beauté immaculée.

Patrice De Bruyne : – C’est là que les Hot-Rodder’s venaient faire la course au temps dans les années cinquante, non ?

Faith Granger : – Exact Patrice, essayer de le rattraper peut-être… C’étaient les « Golden-Years » de l’automobile, du Hot-Rodding Américain. Je les imaginais, couchés sous leurs roadsters à la belle étoile, attendant que le soleil se lève, impatients de pouvoir être les premiers en ligne le lendemain, pour les « Time Trials » de la S.C.T.A … Je les voyais, torses nus sous un soleil de plomb, souriant, radieux, leurs muscles saillants sous leurs peaux luisantes de sueur, poussant de toutes leurs forces les Hot-Rod’s pour leur donner des ailes… Johnny était l’un deux…

Patrice De Bruyne : – Intéressant cette vision du Hot-Rodding vu par une jeune femme, on sent une sexualité à fleur de peau…

Faith Granger : – Les Hot-Rod’s, c’est très sensuel, Patrice…

Patrice De Bruyne : – Et ce Johnny, c’est la vedette de ton film  je suppose ?

Faith Granger : – Pas la vedette… le Héros…!  Mais alors que j’embrassais son souvenir avec mon âme, avec mon coeur…, il ne restait rien, rien, rien qu’un lac mort et une jeune femme Française qui rêvait, assise seule derriere le volant de son vieux Roadster.

Patrice De Bruyne : – Alors ?

Faith Granger : – Alors, j’ai ouvert la porte et j’ai mis pied à terre. Ma robe en soie s’est soulevée dans le vent… Debout dans cette immensité, il m’a semblé le voir, Johnny Callaway, mon Johnny… Johnny qui avait construit le « Deuce of Spades« , le fameux Hot-Rod Roadster que personne ne pouvait jamais battre. Johnny le téméraire. On est immortel quand on a 22 ans…Tu volais si haut Johnny, rien ne pouvait te toucher, mais comme Icarre, tu es tombé un jour… Et cette histoire c’est ton histoire, c’est l’histoire qui m’a inspirée pour en faire un film.

Patrice De Bruyne : – Tu as donné le nom de son Hot-Rod à ton film, c’est plus qu’un film sur le Hot-Rodding, c’est aussi une histoire d’amour très touchante… Un conte moderne pour adultes ! On le sait depuis toujours, l’amour se sublime dans la tête autant que dans les corps… et dans les mots… et dans les films !

Faith Granger : – Redonner vie à toute une époque, revivre ces moments bénis, revoir tous ces Hot-Rod’s, entendre à nouveau le rugissement de leur moteurs et cette musique, oui…, c’est 1955 et tout est encore nouveau, excitant, enivrant. C’est le réveil, c’est mon réveil et j’espère que ce sera aussi le réveil de tous ceux et celles qui verront « Deuce of Spades » !

Patrice De Bruyne : – Alors voilà. Ironie du sort : Il aura fallu une jeune Française de 37 ans, mordue de Hot- Rod’s, résidant à Los-Angeles, pour faire un film sur les Hot-Rod’s. Cela fait trente ans depuis les mythiques « American Graffiti » et « The Kalifornia Kid« …, depuis, rien, plus rien… En fait, tu relançes le Hot-Rodding-movie via Hollywood, tout comme Lawrence Kasdan a relancé le Western avec Silverado en 1985, film qui a lançé Kevin Costner, Kevin Kline, Scott Glenn et Danny Glover…

Faith Granger : – Ce film, « Deuce of Spades« , j’en rêve depuis que j’ai acheté mon Hot-Rod Roadster. Et depuis, je travaille dessus comme une acharnée, avec toute la passion qui me dévore. J’ai écrit le script durant l’hiver 2007, après avoir fait un travail de recherche très important pour m’assurer que tous les détails soient authentiques.

Patrice De Bruyne : – Ta vision ?

Faith Granger : – Ma vision ? Un vrai film de Hot-Rod’s avec beaucoup de profondeur et filmé de façon artistique, ce qui n’a d’ailleur probablement jamais été tenté !

Patrice De Bruyne : – Quel est le script ?

Faith Granger : – Dans le film « DEUCE OF SPADES« , une jeune femme moderne mordue de Hot-Rod’s achète un Ford 1932 et le conduit partout. Cette voiture, c’est le seul amour de sa vie. Mais la voiture a un secret. En faisant des réparations, la jeune femme découvre, coincée dans les entrailles du Roadster, une lettre d’amour datant de 1955. Cette lettre l’encourage à faire des investigations pour en savoir plus sur le passé de la voiture et sur le mystérieux « Johnny » qui a signé la lettre.

Patrice De Bruyne : – Et de découvrir pourquoi il ne l’avait jamais postée !

Faith Granger : – A travers plus de 60 minutes de flashbacks en sus des 80 minutes de la quète de la jeune femme (le film dure 2h10), on va revivre l’histoire tragique de Johnny et on retraçe ses pas en ce fameux mois d’Octobre 1955…. Ayant découvert la vérité, il restera à la jeune femme une mission encore bien plus difficile… Mais, j’en ai deja trop dit…

Patrice De Bruyne : – Pour pouvoir le réaliser, ce rêve, ce film, il te faut détourner des obstacles insurmontables, faire l’impossible, ouvrir des portes qui étaient fermées a double tour… Porter tout ça à bout de bras, sans budget, sans aide, il faut vraiment le vouloir, vraiment y croire. Tu es devenue la Jeanne D’Arc des Hot- Rod’s, non ?

Faith Granger : – Pire encore… C’est le plus grand défi que je me serais jamais lançée, mais il me faut te  l’avouer : J’aime les défis. Alors, un a un, j’ai réuni tous les éléments dont j’avais besoin. Un à un, les Hot-Rodder’s se sont mis derrière moi, offrant leurs vielles voitures, leurs maisons, leurs talents, leur aide et de miracle en miracle, l’impossible est devenu possible.

Patrice De Bruyne : – On commence à parler de ton film qui va naître, « Deuce of Spades« ..  Je suis fier de le présenter dans www.GatsbyOnline.com !

Faith Granger : – Merci pour ton soutient moral, Patrice, cela me met un baume sur le coeur ! Je sais que tu as toujours été un vrai fan’ des Hot-Rod’s. Et ce film il est pour vous tous. Le monde du cinéma Hollywoodien commence à frapper à ma porte, voulant mettre main mise sur mon film. Et moi je répond avec un sourire, « Merci, mais non, merci« . Ce film, je vais le faire toute seule. Il restera ma vision, mon rêve, et un rêve, ça n’a pas de prix. Le profit, je n’en franchement ai rien à foutre, ce qui compte pour moi, c’est de raconter l’histoire de Johnny Callaway, et de vivre une grande aventure cinématographique.

Patrice De Bruyne : – Ce qui compte, c’est de créer… et de créer quelque chose qui a une âme. Pourtant c’est dur… J’ai créé bien des choses, des magazines, des livres et aussi des automobiles…, le succès vient parfois en extrème minute, au moment ou la désespérance est la nourriture des jours et nuits…

Faith Granger : – Ce film, c’est mon enfant. Et un enfant, ça ne se vend pas. Et bientôt, l’enfant va commençer à grandir tellement qu’il me faudra réviser mon plan d’attaque initial. Finie, l’idée de faire ça à la va-vite, avec ma petite camera vidéo. Je vends donc tout mon petit matériel d’amateur et je racle les fonds de tiroirs pour pouvoir acquérir un minimum de matériel professionnel de base. Toutes mes finances y passent.

Patrice De Bruyne : – Faire un film, même sur une petite échelle, ça n’est pas bon marché !

Faith Granger : – Bientôt, moi aussi je dormirai a la belle étoile, sous mon Hot-Rod Roadster, si tu vois ce que je veux dire ! J’ai passé tout l’été 2007 à faire mille et une investigations et je me suis jetée corps et âme dans cette phase d’apprentissage. J’ai fait la sélection d’un nouveau matériel haute définition avec des objectifs 35mm qui me permettent d’avoir un look plus « film« , avec une très belle profondeur de champ, tout en restant sur un format digital possible… et avec un minuscule budget. Dernier défi, et probablement le plus grand : Apprendre a devenir cinématographe toute seule… et en moins de six mois, tout en continuant à travailler durant la journée… et oui, il faut bien payer ses factures.

Patrice De Bruyne : – Un véritable tour de force !

Faith Granger : – C’était de la folie pure. Mais après tout je suis Française… et le cinéma, c’est dans nos gènes, à nous les Français et Françaises ! J’ai donc réussi à assimiler 4 ans de connaissances en quatre mois… et à devenir une vraie « one-man-show« , pouvant tout faire : Mise en scène, décors, maquillages, caméra, son, cinématographie, éclairages, montages, musique. Pour mettre tout ceci en pratique, j’ai décidée de réaliser un court métrage « The bench » (Le banc public), histoire de tester mes capacités et mon nouveau matériel. (www.bettatalk.com/the_bench.htm)

Patrice De Bruyne : – Et maintenant ?

Faith Granger : – A présent, plusieurs centaines d’acteurs Américains frappent à ma porte dans l’espoir d’obtenir un rôle dans « DEUCE OF SPADES« , pour faire partie de cette aventure formidable. L’un deux, Eric Callero, donne enfin un visage a Johnny Callaway. Un visage très « fifties » avec des yeux plus bleus que le ciel de Californie lui même. J’ai fini de trouver les « sets » dont j’avais besoin pour filmer mes scènes d’époque. On m’a offert une piste d’atterrissage pour filmer les séquence de drag « Saugus« , on m’a donné même accès au Musée Petersen et à des voitures rarissimes, appartenant au « Automobile Driving Museum« … Et me voila à présent, prête à continuer le tournage de « DEUCE OF SPADES » sur des bases solides.

Patrice De Bruyne : – Filmer sans budget, c’est encore un défi supplémentaire. C’est presque impossible !

Faith Granger : – Parfois, des fan’s de Hot- Rod’s et de mon projet, m’aident en faisant de petites contributions financières à travers mon site internet (www.deuceofspadesmovie.com). Ca n’est pas beaucoup, mais ça soulage toujours et ça m’aide. Je travaille souvent seule ou avec une équipe d’un ou deux volontaires. Il me faut tout faire moi-même. Etre partout à la fois, travailler parfois 26 heures d’une traite. Jusqu’à l’épuisement total. J’ai parfois filmé sous un soleil meurtrier, en plein désert, avec des températures de plus de 47 degrés. Debout pendant des heures à filmer les vielles voitures … J’ai cru que nous allions tous mourir… Une autre fois, arrivée sur le lac salé, je suis tombée sur une vraie tempête de sable. Impossible de voir à plus loin de 2 mètres dans toutes les directions. Impossible de savoir ou j’étais… Mais j’ai réussi à filmer la colonne de sable et j’ai décidée de l’incorporer au film dans une scène. Une autre fois, filmant la ligne de départ, un 32′ coupé 3 fenêtres a trop accéléré et m’a entièrement recouverte de poussière. Mais l’effet était très beau, alors j’ai décidé de garder la séquence.

Patrice De Bruyne : – Le hasard fait bien les choses…

Faith Granger : – Le film progresse. Je sais qu’un film ça prend au moins trois ans à faire, alors je dois être patiente, ne pas bâcler les choses surtout…, mais avec déjà plus de 20 heures de métrages « Roll-B » filmées, le film promet de montrer tous les aspects de la culture Hot-Rod actuelle (Hot-Rod-shows, cruising’s, courses de dragster, courses S.C.T.A sur le lac d’El Mirage, etc.etc…) !

Patrice De Bruyne : – The show must go on…

Faith Granger : – Oui… The Show must go on… Sans oublier les flashbacks, avec des endroits authentiques des années cinquantes, vieilles stations d’essence, Speed shop’s,  diner’s, avec plus de voitures d’époque qu’on a jamais réunis depuis longtemps, avec aussi des séquences de dance Swing endiablées, avec de la musique rock’n’roll et doo-wop…

Patrice De Bruyne : – DEUCE OF SPADES promet donc de ressusciter la belle époque et de remettre les Hot-Rod’s en valeur, en premier plan, comme ils le méritent !

Faith Granger : – Du moins, j’en ai l’espoir. Pour plus de détails, ou pour faire une donation pour aider le tournage, veuillez visiter le site internet : www.deuceofspadesmovie.com

Toutes les photos illustrant cette page sont sous Copyright  Deuce of Spades productions.
Pour obtenir l’autorisation de publier tout ou partie des photos et du texte, prenez contact avec Faith Granger, é-mail sur son site-web.