Dodge Charger : Bullit & Général Lee…
Un foutu bordel !

C’est avec un certain mépris et même une attitude pleine de morgue que je souhaitais débuter cet Nième article…, afin de vous exprimer avec quelle nonchalance, masquant un profond dédain, suite à diverses expériences (sexuelles) avec des auto-stoppeuses (toujours entre 30 et 60 ans pour des raisons éthiques personnelles)…, j’en suis venu à considérer la sainte dépréciation générale de la chair à masturbation faite femme…

Toutefois, me stupéfiant moi-même (c’est un double sens hallucinogène qui n’en est pas un), je me suis aperçu que cela risquait de faire rubrique pour post-ado dont la virginité chronique obscurcit toute possibilité de remise en question…, en effet, pourquoi perdre mon temps (précieux) à vous narrer vos propres (mais sales) travers, ainsi que les petits aléas de vos mornes subsistances (que vous connaissez et vivez sans qu’il soit nécessaire d’en faire état publiquement), tout en vous contant, en superposition, les « va-et-vient » torrides de ma réflexion sur les (petits) riens de l’existence ?

Bien entendu, tout ceci n’avait cours que jusqu’à la (re) découverte, ce matin, d’un ancien magazine traitant entre autres articles-bêtises, d’une Dodge Charger 1969 équipée d’un compresseur…, je l’ai vu (le magazine) sous le lit, alors que j’étais violemment écrasé au sol par une des dites auto-stoppeuses, lors d’un remake perso du « Trône de Fer », manière de pimenter nos ébats torturés, visages maculés de cyprine et de sperme, beuglant des « doigte-moi salaud/suce-moi salope » pré-estival…

Outre l’article sur la Dodge Charger, j’ai pu y lire :
– que Beyoncé, cette diva aux protubérances ébènes de championne, icône du néant cosmique de nos civilisations libéralo feministo post-coloniales nourries au mauvais goût de vos masturbations haineuses, avait été élue icône du tout-à-l’égout par le très vicelard Time Magazine…
– que Jay-Z s’était fait rectifier son visage grêlé et déconfit par la sauvage Solange au point de ressembler à un Morgan Freeman de musée Grévin…
– que le sourcil-art était has-been, soit un peu au respect de la personne humaine ce que sont les excréments des journaleux jetés quotidiennement aux visages de leur public.

Comme à mon habitude, je digresse à outrance et oublie presque de vous décrire ma petite sucrerie embarquée alors que sa Mini Countryman était en panne en bord de route…, pornstar à ses heures humides, la garce, quoiqu’un poil maigrelette, m’a fait oublier les ridicules rombières aux mamelles dantesques de mes précédents arrêts aux feux de trafic (au rouge)…, des yeux vert émeraude, un bonnet C, une croupe alerte…, vous n’aurez pas de mal à imaginer les séances d’élagage de sa vertu dans le déclin de sa condition humaine…, lui montrant que l’amour terrestre se meut souvent en une pieuvre aux tentacules de chibres bruns s’écrasant mollement sur son visage de poupée, comme pour lui signifier que sa prétendue pureté bénie des cieux n’a que peu de poids face au caniveau fétide du désir masculin.

Bref…, j’en viens au principal…, le cinéma et la télévision exercent un attrait considérable, autant de la part des téléspectateurs que des annonceurs (qui veulent atteindre un maximum de pigeons)… et comme ces merdias sont des alliés de longue date de l’automobile consumériste (Laurel et Hardy, Charlie Chaplin et Harold Lloyd ont détruit quelques Ford modèle T), il est normal que la tradition se perpétue…, un rapide retour en arrière nous rappelant que dès les débuts du cinéma, Henry Ford avait déjà compris le principe du placement de produit (d’autres ne tarderont pas à en faire autant)… et ce qui était vrai en 1915 l’est toujours actuellement…, sinon, pourquoi ressortir la Coccinelle du film « The Love Bug » des boules à mites… et placer un max d’autos dans tous les plans imaginables ?

La Dodge Charger 1968 du film Bullit est la première qui vient à l’esprit…, sorti en 1968 il (le film) est connu pour deux choses : son atmosphère très pesante tenue par un Steve McQueen encore des plus bavards… et une course poursuite en voiture (interminable) dans les rues de San Francisco…, cette joute entre une Mustang Fastback et une Dodge Charger, toutes les deux de 1968, dure plus de dix minutes…, spectaculaire pour l’époque, il faudra attendre la scène du métro et de la Pontiac « Le Mans » en 1971 dans « French Connection » pour trouver de quoi mettre à mal ce morceau de choix de la cascade cinématographique…, évidemment, Steve McQueen, taciturne détective Franck Bullit, effectua les cascades lui-même.

Onze ans après le film Bullit, c’est la Dodge Charger 1969 qui déboule…, les films ou les émissions de poursuite automobile souffrent généralement d’un scénario déficient…, dans le cas de « Dukes of Hazzard », le scénario était nul…, pourtant, les beaufs étaient rivés à leur téléviseur pour regarder une Dodge Charger 1969 accomplir des sauts incroyables, se plier en deux lors de l’atterrissage… et repartir en trombe comme si rien ne s’était passé…, la série, qui a été à l’antenne entre 1979 et 1985, raconte l’histoire de deux cousins, Bo et Luke Duke, habitant le comté de Hazzard, quelque part aux confins de la Georgie…, les deux cons, interprétés par Tom Wopat et John Schneider respectivement, ont la fâcheuse tendance de déjouer les plans du maire corrompu et du shérif le plus idiot qui soit…, ce qui leur vaut d’être constamment accusés des méfaits des deux indignes dignitaires… et pour s’extirper de ces situations rocambolesques, rien de mieux qu’une bonne poursuite automobile…

Curieusement, le choix d’une Dodge Charger avait pratiquement été pris à la légère par l’équipe de production…, le scénario ne faisait mention que d’une muscle-car et du nom de cette voiture : « General Lee », sachant que le général Lee (Robert Edward Lee, 1807-1870), tout le monde le sait, est un héros du sud des États-Unis même s’il avait dû capituler, le 9 avril 1865, aux mains du général Ulysses Simpson Grant, annonçant ainsi la fin de la guerre de Sécession…, pour en revenir à mes moutons (ou à la Charger), je précise que ce sont le scénariste et le producteur de l’émission qui demandèrent au responsable des transports du studio de leur présenter une voiture qui corresponde à leurs très larges critères…, la Dodge Charger R/T faisait parfaitement l’affaire…, la couleur orange étant choisie simplement parce qu’elle était voyante… et le fameux « 01 » ornant les portières, n’étant là que pour donner un look stock-car à la bagnole (on sait combien le stock car est populaire dans les états du sud des États-Unis)…, le drapeau des États Confédérés qu’on retrouve sur le toit, répondant aussi à ce besoin d’identification très sudiste.

Tourner une série mettant en vedette une voiture qui vole plus souvent qu’elle roule demande théoriquement plus qu’une unité…, mais, aussi incroyable que cela puisse paraître, une seule Charger R/T 1969 fut maintenue dans un parfait état, servant pour les plans rapprochés et pour les séquences qui n’exigeaient pas de cascades…, cette voiture possédait cependant son lot de doublures…, durant la série, pas moins de 300 Charger seront détruites…, la plupart de ces Charger n’ont servi qu’une fois par cascade (lorsqu’il faut retourner la séquence, on en prenait simplement une autre).., ensuite, les pièces encore potables de ces véhicules détruits étaient transférées à d’autres Charger en attente d’un saut (selon une loi de la logique, plus il y avait d’épisodes tournés, moins de Charger étaient disponibles)…

Vers la fin de la série, des membres de l’équipe de tournage durent donc aller dans les parkings de centres commerciaux pour acheter des Charger de privés…, la production se retrouvant ainsi avec des modèles ’68 et ’70 qui étaient modifiés pour ressembler à la General Lee originale, la seule en parfait état qui était motorisée d’un V8 440 Magnum avec transmission automatique…, les transformations apportées aux Charger pour leur permettre d’effectuer de beaux sauts (sic !) étaient assez simples : tout d’abord, on installait un carburateur Holley 650 Double Pumper et on modifiait la culasse pour améliorer les performances du moteur…, les amortisseurs étaient remplacés par des éléments « heavy duty »… et pour les scènes « aériennes », on soudait les portes et on ajoutait 500 kgs dans le coffre arrière, selon la longueur du saut, pour empêcher ainsi l’avant de la voiture de plonger trop rapidement…, bien plus tard…, la sortie du film-cinéma « Shérif, fais-moi peur » (quel titre insipide) mettant en vedette Jessica Simpson dans le rôle de Daisy, a ramené tous les feux de la rampe sur la Charger R/T…

Revenons mi des années ’60…, lancée en 1966 sous la configuration fastback…, la Dodge Charger n’avait pas connu le succès prévu…, il lui faudra attendre le film Bullit en 1968… et commercialement en concessions, l’arrivée de deux Charger modifiées du tout au tout, pour que les ventes décollent…, sur les 85.680 Charger vendues en ’69, 19.298 sont des R/T (dont 542 unités ont été vendues avec un pauvre six cylindres de 225ci)…, mais il faut absolument compter avec les 500 Charger-500 et 503 Charger-Daytona…, ces 1.003 unités ont été construites pour fins d’homologations en NASCAR…, mais, malgré la rareté des Charger-500 et des spectaculaires Daytona, il n’en demeure pas moins que c’est la General Lee que les gens du monde entier connaissent le mieux, parce que, comme pour Bullit ou c’est la Mustang Fastback 1968 qui s’est imposée !

Nous sommes en 2018, ça fait donc 50 ans que Bullit est entré avec fracas dans ma vie de cinéphile déviant, défonçant au passage mon cerveau, me laissant hagard, pantelant de questions restées sans réponse, dans l’attente d’un signe, d’un geste, d’un tutoriel vidéo sur le world-wide-web qui m’aiderait enfin à saisir à pleines mains l’énigme de ce film…, le vice étant poussé jusqu’à la prise de contact, avec l’objet même de cette obsession…

Maintenant, avec cet article, la boucle est enfin bouclée, une autre vie me tend les bras, mais son étreinte glacée peut avoir raison des cœurs les plus purs…, l’autre soir, à la 159 ième vision ou je n’ai toujours pas compris qui était qui et le pourquoi du comment…, j’ai succombé au sommeil au bout de 35 minutes, non sans avoir lâché : « Piting, mais qui est derrière ce bazar ? »… après un lent, très lent travelling angoissé sur mon assiette de macaronis sauce carbonara (avec petits lardons) qui refroidissait…

Car oui, et peut-être ici plus que jamais…, la dilatation extrême du temps, mes incessantes auto-répétitions de mes questionnement (159, je le répète)…, ainsi que les incompréhensibles sautes rythmiques du scénario (gag !), sont autant d’obstacles périlleux à la bonne réception intellectuelle du scénario, alors que je descend à deux de tension en me disant : « je vais mourir sans savoir ! »…, ni plus ni moins que l’apogée par l’absurde d’une ultime rêverie sous morphine d’un illuminé drapé dans ses lumières révélatrices (moi)…, visité par une présence spectrale (Steve McQueen)… et décidant d’exposer toute la vérité de ma vie : l’addiction aux pilules bleue, mes dragues amorphes de nananas topless…, une certaine lassitude aux hop-hop-hop pénétratifs, y préférant les masturbations réciproques et les gratouillis de coucougnettes…, replié sur ma sphère intime dans un chaos ambiant dont seul je suis interprète, scénariste, réalisateur, monteur and co…

Au sortir de tergiversations sans réel but, si ce n’est peut-être de vous signifier à quel point je m’enivre de ma soif d’un idéal surréaliste, où se mélange la neurasthénie de mes digressions…, tout entier dévolu à l’universalité sentencieuse de mes textes, pesant chaque mot, chaque phrase, quitte à répéter plusieurs fois la même phrase, juste au cas où…, je me force à n’expliquer jamais vraiment (sic !) certains choix narratifs abscons, dont cet ultime et indispensable ajout à l’une des plus ahurissantes réalisations de webzines automobiles depuis au moins un siècle (je m’égare, là, piting)…, souriant à pleines dents sous un tonnerre d’applaudissements brutalement coupés…

Car (et en conclusion), www.GatsbyOnline.com est un foutu bordel…, un joyeux et effrayant bordel, un maelstrom de vitriol et d’énergie brute, qui représente ce qui se fait de mieux (ou de pire)…, mais cela dépend des points de vue et de votre tolérance (sic !)…, en effet… et je le déplore tout en étant satisfait de cela…, force m’a été obligé d’avouer (sous la torture) que j’étais le genre de type dont le nombre de fans n’a d’égal que le nombre d’ennemis mortels…, quoique trop misanthrope (gag !) pour en avoir quelque chose à f…, trimballant ma grande carcasse sur le web pour donner d’immenses leçons sur les vies misérables des beaufs lambda et leur volonté désespérée de rentrer dans le rang…, car seules les déceptions nourrissent les plus belles chansons d’amour…, j’en termine sur cette pensée et coupe l’ordi pour en terminer avec l’auto-stoppeuse citée en début de cet article…, quoique d’autres suivent…

Well I went to bed in Memphis
And I woke up in Hollywood
I got a quarter in my pocket
And I’d call you if I could
But I don’t know why
I gotta fly

I want to rock and roll this party
I still want to have some fun
I want to leave you feeling breathless
Show you how the west was won
But I gotta fly
I gotta fly

Like Steve McQueen
All I need’s a fast machine
And I’m gonna make it all right
Like Steve McQueen
Underneath your radar screen
You’ll never catch me tonight

I ain’t takin’ shit off no one
Baby that was yesterday
I’m an all American rebel
Making my big getaway
Yeah you know it’s time
I gotta fly

Like Steve McQueen
All I need’s a fast machine
And I’m gonna make it all right
Like Steve McQueen
Underneath your radar screen
You’ll never catch me tonight

Like Steve McQueen
Like Steve McQueen

We got rock stars in the White House
All our pop stars look like porn
All my heroes hit the highway
They don’t hang out here no more

You can try me on my cell phone
You can page me all night long
But you won’t catch this free bird
I’ll already be long gone

Like Steve McQueen
All we need’s a fast machine
And we’re gonna make it all right
Like Steve McQueen
Underneath your radar screen
You’ll never catch us tonight

Like Steve McQueen
All we need’s a fast machine
And we’re gonna make it all right
Like Steve McQueen
Underneath your radar screen
You’ll never catch me tonight