Excalibur S1 Roadster / Panther J72…

On avait roulé plusieurs heures, par monstres et par veaux, de nuit, dans un noir noir, vraiment noir, plus que sombre…, et enfin le jour se pointa, éclaircissant tout sous une lumière claire…, lumineuse…, on touchait au but ultime.

La cabane était isolée au milieu des autres bicoques, lugubre comme un Pinson sous le soleil, clair comme de l’eau de roche…, et…, on poussa la porte de l’antre, fébriles comme des pucelles puligniennes :

« Entrez, je vous attendais », nous dit sans tambour ni trompette, une voix qui semblait sortie du fond des ténèbres : « Ben les gas, ça va envoyer grave, on n’est pas là pour noyer notre chagrin dans des verres d’eau pendant que nos femmes étirent des nouilles ».

Ces paroles énigmatiques resteront comme un phare dans nos nuits blanches un SMS dans nos vies antérieures…

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Nous sommes réunis, au complet, chez Christian le Dingo…, il est capable de se vexer comme un pou, caractéristique caractérielle de cet insecte un peu tirée par les cheveux…, il adore saigner les nananas avec son Iphone, se saucer les valseuses au Tabasco, aveugler un asiatique avec du citron vert, tabasser un chilien avec du guacamole périmé, confire les vieilles grenouilles de bénitier dans de l’eau bénite bouillante, poser une pêche en se tartinant de Yop à la pêche, prendre de l’acide pour faire rire les enfants, faire marcher les culs de jatte, désanusser des porc, se sécher les miches au lance-flamme, se fourrer des cactus dans le sloggy et valser avec sa mémé, c’est un cœur tendre, au fond …

Une fois n’est pas costume, on est réunis pour fêter les 44 ans de la Panther J72 de John, citoyen Britannique de sa plus trop gracieuse majesté Elizabeth II…, outre le Royaume-Uni, elle est reine du Canada, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de la Jamaïque, de la Barbade, des Bahamas, de la Grenade, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des îles Salomon, des Tuvalu, de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-Grenadines, d’Antigua-et-Barbuda, du Belize et de Saint-Christophe-et-Niévès ainsi que de la rue Schiffmatt.

Pour bien comprendre ce qui va suivre, il est primordial, ne me demandez pas pourquoi, de faire un peu d’histoire, de géographie et de cuisine Britannique.

Ceci peut paraître fastidieux, à juste titre, mais pas inutile, tant il est certain que les Anglais sont des êtres très spéciaux.

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L’Angleterre n’est qu’une vaste boule de tourbe et de fumier, parsemée ici et là de lacs d’acide sulfurique et de mares de goudron en ébullition, c’est un pays maléfique, où tout est fait à l’envers, c’est pourquoi les Français l’appellent : la Perfide Albion…, elle constitue la plus vieille colonie des États-Unis et la préfecture s’appelle London.

Au nord de l’Angleterre, il y a l’Écosse : une région bizarre où il n’y a que des gens roux qui portent des jupes, des fantômes et des serpents géants dans les lacs qui, avec un Chamaloow dans la bouche, se dit lochs.

Les Écossais et les Gallois l’appellent Grande-Bretagne ou Royaume-Uni, mais ce ne sont que des mythos, tout le monde sait que c’est l’Angleterre…, ce sont ses falaises anguleuses qui lui ont donné son nom de « Terre des angles ».

L’Angleterre est citée dans le Grand Manuscrit de Dieu, « Le Process du Monde »…, il y est écrit que l’Angleterre est la seconde plus grande absurdité de toute la création, la première étant les Anglais eux-mêmes.

Le pays est dirigé par une femme Elisabeth II, les habitants sont donc des Anglais… et la langue est l’anglais, langue universelle, qui n’est jamais que du français mal prononcé.

Apprendre l’Anglais, c’est vraiment trop facile…, la preuve, tu sais déjà le parler…, répète après moi : Parking, week-end, basket, football, bifteck, rosbif, ketchup, hamburger, nuggets, fuck…

Tu vois, même pas besoin de traduire : c’est la preuve que tu parles anglais…, on se demande vraiment si ça valait le coup de l’inventer.

Il y a trois sortes d’accents anglais, celui du nord, celui du sud et celui de Mel Gibson dans Braveheart.., par contre, il y a plein de mots qu’il est inutile d’apprendre en anglais car tu ne les utiliseras jamais en Angleterre ; comme soleil, gastronomie, cocotier, plage…

Historiquement, les anglais ont inventé un roi légendaire qui aurait dirigé leur pays au moment des invasions barbares…., tout le monde sait que ce sont des fables, puisque Lancelot (un Français)n’aurait jamais quitté sa terre pour servir un roi anglais !

Il est parfaitement établi que le roi Arthur a régné en Bretagne (pas loin de Brest) et que Merlin était Alsacien pure souche…, ils ont également inventé de toute pièce une princesse d’une beauté toute relative, adulée par les ménagères britanniques de moins de 50 de QI…, d’un courage légendaire elle alla s’aventurer sur un terrain miné et précédemment déminé, affublé d’un gilet pare-balle tout à fait seyant…, elle poussa la bravoure jusqu’à se marier au Prince de la Galles mais la situation étant proprement inhumaine, elle finit par divorcer (plus tard, elle alla s’encastrer dans un pilier du Pont de l’Alma pour le plus grand bonheur des rédacteurs en chef de la presse de caniveaux).

Lancelot, Arthur et Merlin bien sur, ça nous amène à Excalibur, l’épée magique dont le nom est porté par une voiture étrange dont je vous ai narré l’histoire en deux épisodes épiques…

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L’idée géniale pour fêter les 44 ans de la Panther J72 de John, était donc de la comparer à une Excalibur SI Roadster, de même couleur (ou presque) que la J72…

En Angleterre, quand il ne pleut pas des chats et des chiens, il y a du brouillard, le reste du temps, on dit qu’il ferait beau, mais personne n’a jamais pu le prouver…, d’ailleurs, les anglais ne connaissent pas le soleil, pour eux « The Sun » c’est un journal !

Un dicton Anglais dit : « Si on ne voit pas la France depuis le rivage, c’est qu’il pleut ; si on la voit, c’est qu’il va pleuvoir »…

Il est admis par tous, comme une certitude, que l’humour anglais est très particulier, voire indéfinissable, au point, prétendent certains, qu’il ne ferait pas rire les Français que nous sommes, incapables de le comprendre ou de l’apprécier.

Une des meilleurs blagues Anglaise affirme que l’Holocauste n’aurait pas été possible en Angleterre puisque les trains ne sont pas fiables…, c’est le pays de l’absurde, qui, du temps de cette Excalibur SI et de la Panther J72, avait céé les Monthy Python, Benny Hill, Mister Bean et Absolutely Fabulous (AbFab pour les initiés).

Les Anglais ont tellement d’humour qu’ils vont en vacances à Blackpool, l’endroit le plus triste de la planète…, pour eux, la comédie est une tragédie qui n’arrive qu’aux autres.

La gastronomie anglaise est à la base de la mésentente cordiale qui façonne les relations Franco-Anglaises, elle contribue grandement à ce que beaucoup de gens évitent de mettre les pieds dans ce pays.

Si les Anglais peuvent survivre à leur cuisine, ils peuvent survivre à tout…, c’est simple, si c’est froid, c’est de la soupe, si c’est chaud, c’est de la bière !

On peut essayer de manger des Fish’n’ships…, le Porridge est un espèce de vomi d’avoine cuit dans du lait…, on dit là-bas qu’avec du Porridge, tu vis et tu chies plus longtemps.

Chez nous, la Worcestershire sauce sert à rehausser le goût de nos tartares ou de nos Bloody Mary, chez eux on s’en sert pour masquer le goût.

Dans les restaurants, les artichauts et les homards sont servis avec un mode d’emploi, les autres spécialités sont les huitres à la rhubarbe, le Porridge d’escargots, le saumon poché au réglisse, l’eggs and bacon ice-cream, une glace au goût de petit déjeuner anglais…, beurk, je crois que je vais vomir…

Nous on a l’andouillette, mais eux aussi mangent des immondices, mais en pire, le Sheethelling (pas sur de l’orthographe), un ragoût d’anus de porc, ça ressemble à des hémorroïdes avec un gout de poulet, il est important de le manger avec les narines bloquées et la langue anesthésiée.

Le top de la gastronomie Anglaise, ou plutôt Ecossaise, c’est le Haggis…, il faut impérativement, une fois, vivre une Burns night écossaise où des types en jupette, dans une ambiance tourbe, la tête dans le caniveau, vomissent des abats de mouton.

Le Haggis est une panse de brebis farcis avec des abats, des épices pour masquer les odeurs nauséabondes… et du Porridge (encore).

Imagine une seconde, pas plus, le couteau qui fend la panse de la bête et la farce de Porridge qui dégouline et tu repars illico vomir.

Avec ce plat, le Whisky est obligatoire pour t’anesthésier le tube digestif, comme la cornemuse, indispensable accompagnement musical…, la cornemuse étant à l’art musical ce que le Haggis est à l’art culinaire…, cet instrument étant justement une panse de veau, le son de l’instrument est hanté par le beuglement de l’animal à l’agonie.

Dans le fin fond de l’Ecosse, dans tout hôtel, il y a une petite étiquette qui vous rappelle que si vous êtes alcoolique, vous pouvez appeler le numéro qui y est inscrit…, c’est le numéro du bar le plus proche…, est-ce de l’humour Britanique ou du pragmatisme ?

Néanmoins il est de notre devoir de reconnaître aux Anglais trois des plus grandes inventions de tous les temps, le football, les hooligans et la Panther J72.

Pour les anglais, la réussite c’est de passer d’un échec à l’autre sans perdre leur enthousiasme…, c’est d’ailleurs le pays de Churchill, Shakespeare, Oscar Wilde, les Beatles, Jack l’éventreur, Chaplin, Georges Best, Chris Waddle, Darwin, Lawrence d’Arabie, Sid Vicious et les Spice Girls…, des gagne-petits alors que nous, on est le phare du monde avec des gens comme Bernard-Henri Lévy, Français-Hollande et Manolo Valls…, des pointures…

Grâce à leur pays plein de tourbe, l’Angleterre est devenue le pays des capotes en glaise, de la crème en glaise et de la dentelle en glaise, mais ça, c’est de l’humour en glaise…

Donc face (book) à tout ça… et c’est du lourd, il y a l’Excalibur SI Roadster qui est 100% Ricaine…

Il n’y a que les suceurs de l’Amérique qui peuvent se pââââmer grââââve devant une Excalibur…, ce sont pour la pluche-part des plumeaux en quête d’identité toujours plus lice et mondialisée, qui renient leur charnier natal pour aller lécher les balloches du continent américain à la première occase qui se présente et sans la moindre once de culpabilité !

Toujours plus traîtres à leur berceau, ils se rêvent volontiers jeune citadins du New-Jersey gay ou gangster chic de la banlieue de Los Angeles…

Et le pire dans tout ça c’est que cette passion pour l’Amérique n’a aucun sens historique…, l’Europe à passé les 2000 dernières putain d’années à éjaculer des bribes de sa culture sur la gueules des 4 autres continent pour leur donner envie de nous imiter grossièrement en imposant son style comme Hussein Bolt impose le sien dans une amicale de culs de jattes qui veulent se la donner contre lui en le défiant sur un 100 mètres sprint !.

Soyons réalistes, pourquoi sucer l’Amérique alors que chaque truc génial qu’elle produit est en réalité Irlandais, juif ou rital (John Wayne, Spielberg, Rocky Marciano).., mêmes leurs noirs sont beaucoup plus pédés que ce que l’Afrique peux nous fournir en matière d’êtres humains violents et de performance visuelle : que peut un gay Fifty-cent face à Yékini ?

Et pourquoi se pâmer grââââve devant une Excalibur S1, qui n’est que la resucée d’une Mercedes SSK des années ’20 ?

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J’en viens à l’essai « vérité » entre la Panther J72 et l’Excalibur SI Roadster…

Laquelle choisir ?

Conduire l’Excalibur est franchement hilarant, les sens sont chamboulés tandis qu’on remet en question la rotation de la Terre, alors que le vent et le grondement rauque de l’échappement qui s’arrête juste sous le coude gauche vous rendent fou.

L’Excalibur s’élance de bosses en bosses même sur une surface semblable à un tapis de billard…, secouant les os et malaxant la graisse excédentaire sur le corps alors qu’on se débat avec la direction totalement imprécise.

Le rayon de braquage est semblable à l’aire nécessaire à un superpétrolier pour faire demi-tour !
Mais qu’importe vraiment dans une voiture qui, si facilement, accroche un sourire sur votre visage et fait de chaque rond-point une aventure, car à n’importe quel angle d’attaque, même à 30 km/h, c’est héroïque, l’Excalibur fait la toupie sauteuse au milieu de panaches de fumée âcre des pneumatiques qui rendent l’âme…

Les marchepieds pleins ont été le premier indice de l’indigestion qui ruinera le charme fragile des Excalibur’s… et chaque année passant va rendre cet engin de plus en plus laid (et plus lent), les versions finales ressemblant plus à des voitures de malheureux mariages, axés sur le transport en commun… qu’un bijou pour jetsetters des années 1960.

La Panther J72 n’a jamais souffert de ces indignités…., avec 368 J72 construites entre 1972 et 1981, c’est une voiture beaucoup plus rare que l’Excalibur.

Après la vente de son entreprise de textile en 1971, Robert Jankel crèe la ‘Panther Westwinds’ à Brooklands, Surrey en 1972.

Il emploie une sorte de collectif de travailleurs principalement ex-Rolls-Royce, pour construire ses voitures.
C’est Andrew McKenzie qui a construit la première J72 dans son garage « à la maison ».

La carrosserie en aluminium de la J72 repose sur un châssis comportant un essieu-poutre avant tubulaire-rigide…, à l’arrière, un différentiel Salisbury est guidé par une barre Panhard.

Les premières J72 étaient motorisées d’un Jaguar XK 3,8 litres, mais dès 1973 ce fut au 4.2 litres des XJ-6 de prendre la relève.

Une très rare version équipée d’un V12 5,3 litres est également sortie en 1973.

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La vérité est que la Panther avec boîte manuelle a beaucoup plus de punch que l’Excalibur avec sa boîte automatique à deux rapports (sic !).

Dans la Panther on est confortablement installé dans des sièges en cuir réglables et le tableau de bord est en noyer massif, parsemé des commutateurs et des cadrans de la Jaguar XJ-6…., mais il est impératif de s’emmitoufler, car les tourbillons de vent sont cauchemardesques, le pare-brise étant situé beaucoup trop en avant et remodèle votre coiffure…, l’Excalibur, par contre, est inconfortable à toutes vitesses, les sièges non réglables n’étant que des coussins-mousse en skaï…

Si l’esprit du temps de l’Excalibur est le mag’Playboy des années 1960, la Panther a l’esprit du temps de Penthouse circa 1975.

Dans une Grande-Bretagne d’inflation galopante ou les grèves et les coupures d’électricité étaient quotidiennes, la J72 à £ 5.000 était une voiture de rêve nostalgique au milieu des berlines rouillées misérables et du suicide public de l’industrie automobile britannique, c’était un rare éclat de flamboyance et de haute qualité artisanale…

Au contraire des Excalibur’s mal f…, les J72 étaient magnifiquement construites, avec un air de crédibilité qui échappait à d’autres de son acabit.

L’Excalibur n’a pas franchit ce fossé, son appel est plus « vulgaire », comme les échappements chromés, la calandre massive, en faisant une machine dissolue qui est tout sauf subtile mais pourtant étrangement convaincante.
Pensez que James Coburn en a conduit une, brièvement, dans une parodie de James Bond : « F comme Flint »…,

Frank Sinatra et Steve McQueen en ont possédé une également…

Vouloir comparer uneExcalibur SI Roadster et une Panther J72, c’est comme vouloir comparer une Corvette StingRay à une Jaguar Type-E, c’est mission impossible…

Voilà