GatsbyOnline review…Les « tops & flops » de 2012 !Par Marcel PIROTTE
En début de chaque année, il est parfois bon de se rappeler ce qui s’est passé durant les douze mois précédents !
2012 n’a pas été triste du tout, épique même !
Si le marché automobile de l’Amérique du Nord s’est remarquablement redressé alors que celui de la Chine explose littéralement, les distributeurs en Amérique du Sud se frottent également les mains alors qu’en Europe, c’est la crise, sérieuse, cette fois-ci !
Surcapacités de production…, de nombreuses usines d’assemblage ont été fermées… et cela ne devrait pas encore suffire.
Il faudra encore tailler dans le vif du sujet…, mais qui aura le courage d’annoncer aux dizaines de milliers de travailleurs que l’avenir de l’industrie automobile européenne passe par la case « fermeture d’unités de production » ?
En ce début 2013, que retenir de 2012 ?
Qu’elle avait bien mal débuté avec tout d’abord cette annonce tout à fait surprenante : General Motors entrait à hauteur de 7 % dans le capital du groupe français… PSA !
Mais pourquoi justement chez PSA ?
Ce groupe dépend beaucoup trop de son marché fétiche l’Europe, à plus de 50 %…, il ne s’est pas assez internationalisé, bien qu’il ait été l’un des premiers à ouvrir des usines en chine.
Mais pour y vendre quoi ?
Des produits non adaptés au marché local !
Un comble !
Heureusement, les dirigeants ont revu leur copie mais un peu tard !

D’où une dégringolade  de  près de 80 % de la valeur de l’action  alors que la trésorerie perdait 200 millions d’Euros par mois…, il fallait absolument de l’argent frais !
En outre, la famille Peugeot, actionnaire principal du groupe manquait un peu de vue à long terme et n’a donc pas réalisé à temps les grands investissements obligatoires pour la survie d’un groupe de cette taille devant affronter l’ensemble du marché mondial !
Une manière comme une autre de renflouer la caisse…,  mais c’était sans compter sur les exigences de l’Administration Obama, copropriétaire à 26 %  de General Motors qui exigeait notamment que PSA ne livre plus à l’Iran, par mesure de représailles contre leur programme nucléaire, quelque 450.000 voitures qui arrivaient là-bas en « kits » !
Du coup, devenu exangue, PSA a du vendre son siège social historique de l’Avenue de la Grande armée à Paris, ainsi d’ailleurs que son entreprise de transport Gefco…, aux chemins de fer russes !
Tout ça n’a pas empêché le groupe de plonger une nouvelle fois en 2012 avec un volume mondial de ventes de véhicules un rien inférieur à trois millions d’unités, soit une baisse de 16,5 % !

D’autant que les trois constructeurs impliqués dans l’aventure, Peugeot, Citroën et Opel vont entrer en concurrence dans les mêmes segments du marché !
L’année dernière, PSA et GM ont bien annoncé qu’ils allaient élaborer quatre nouvelles familles de véhicules devant  voir le jour à partir de 2016, mais cela manque de clarté et surtout de réalisme !
Et pendant ce temps-là, Opel perd de l’argent depuis près de vingt ans et ne voit pas le bout du tunnel sinon une annonce pour le moins timide précisant que l’usine de Bochum en Allemagne devrait fermer ses portes mais pourrait être transformée en centre logistique !
Ou comment éviter des pertes d’emplois dans la patrie d’Angela Merkel !
Et si ce n’était pas encore suffisant pour encourager la confusion, Chevrolet envahit littéralement l’Europe avec des produits de qualité assemblés en Corée mais nettement moins chers que ceux fabriqués par le trio concerné.
Chevrolet, rappelons-le, fait bel et bien partie de General Motors qui aux States a retrouvé tout son aura ! Ou comment se tirer une balle dans le pied…
Et puisque nous sommes occupés avec GM, je pose une autre question : pourquoi s’entêter à fabriquer des véhicules électriques du type hybride série que personne ne veut et qui ont coûté les yeux de la tête en frais de développement ?
En 2012, la production de ces Chevrolet Volt et Opel Ampera, deux véhicules sacrés « voitures de l’année en Europe », a été arrêtée à deux reprises afin d’écouler les stocks alors que sur le Vieux Continent, à peine quelques milliers d’unités ont été livrés !
D’autant que ces deux véhicules sont vendus bien évidemment  par le biais de deux canaux séparés, Chevrolet et Opel…, ce qui a nécessité la mise en place d’une logistique invraisemblable ainsi que les frais de formation du personnel spécialisé,  multipliés par deux !
Aberrant !

Des voitures d’ingénieurs, mais très chères, trop chères… et dont le supplément de prix  ne parvient pas à compenser la faible diminution de la consommation en carburant.

PSA s’est aussi lancé dans la fabrication de plusieurs modèles hybrides, diesel/électricité, 200 chevaux et 4X4 pour Peugeot 3008… et Peugeot 508 Hybrid 4 sans oublier la cousine Citroën DS5 !

Voilà la solution…, c’est ce qu’a fait Volvo avec sa V60 Plug In Hybrid, près de 300 chevaux, 50 à 60  km en mode électrique ainsi qu’une consommation moyenne de diesel inférieure à 5l/100 km !
Ah si seulement, PSA avait eu la bonne idée de les proposer en versions « hybride rechargeable » avec  par exemple une autonomie électrique de 50 kilomètres !
Remarquable, mais à quel prix : près de 60.000 € !
Toyota, champion de la motorisation hybride et tout récemment numéro un mondial, a lui aussi tenté l’aventure avec une Prius rechargeable…, mais ici le supplément de 9.000 € s’avère trop important pour une autonomie électrique de l’ordre de 20 km !
Mieux vaut dès lors se tourner vers les  hybrides classiques, avec les modèles Prius, Auris et la toute petite Yaris, très intéressante en circulation urbaine !

Des prestations hors du commun pour une consommation moyenne inférieure à 9 l/100 km !
Que dire alors des grandes Lexus hybrides caractérisées par la version de très haut de gamme LS 600 et la toute nouvelle GS 450h de près de 300 chevaux, rien que du bonheur !
Quant aux gros SUV hybrides, oubliez-les, du moins en Europe, ceux à moteur diesel font nettement mieux au niveau des prestations tout en consommant moins !  

Tout aussi à l’aise sur la route que dans la gadoue ou le sable du Ténéré, le Range n’a pas encore fini de nous épater, un monument parmi les 4X4 et quand on aime , on ne compte pas à partir de 92.000 € jusque 130.000 €, sans les options …
Ce n’est pas le Porsche Cayenne V8 TDI de 382 chevaux et 850 Nm de couple qui va me contredire, tout comme d’ailleurs le dernier Range Rover qui dans son aventure tout en aluminium, a maigri de plus de 400 kg tout en étant proposé avec un choix de diesel V6 ou V8 de 258 ou 339 chevaux sans oublier le supercharged essence de 510 chevaux !
A côté de ces 4X4 de haut de gamme, les autres SUV asiatiques ne font pas que de  la simple figuration, les nouvelles versions des cousins coréens Hyundai Santa Fe et Kia Sorento 5/7 places à moteur diesel 2 l de 150 chevaux ou 2,2 l de plus de 180 chevaux à boîte automatique, ont remarquablement bien progressé. Tout comme d’ailleurs le Honda CR-V de la dernière génération, désormais livrable en deux ou quatre roues  motrices.
Mitsubishi Outlander s’est lui aussi remis au goût du jour, on attend une hybride rechargeable qui se contenterait de 2l/100 km d’Eurosuper…, à vérifier !

Dans la capitale de l’Europe, nada…, à peine quelques centaines d’exemplaires pour les berlines Nissan Leaf et Renault Fluence Z.E., les petites Citroën et Peugeot « élec » ayant jeté le gant !
Et ça nous permet de reparler des voitures électriques, au point mort en Belgique et en France alors que quelques pays nordiques mettent le turbo afin de développer au plus vite des infrastructures de charge tout en les rendant fiscalement plus désirables !
En revanche, de bonnes perspectives pour le petit utilitaire Renault Kangoo, la future citadine Zoé et succès sur toute la ligne pour Twizy, un quadricycle, biplace particulièrement « fun » qui est maintenant disponible avec des vitres de protection aux portes…
Durant l’année dernière, le moteur trois cylindres essence d’une toute nouvelle génération s’est rappelé à notre bon souvenir.
Léger, ultra-compact, injection directe pour les plus évolués, turbo, ainsi qu’une distribution multisoupapes variable, ce  trois pattes n’a pas encore fini de nous étonner.
Après VW et son offensive Up qui a aussi donné naissance aux cousins Skoda Citigo et Seat Mii, c’est le groupe PSA qui l’année dernière a véritablement ouvert le bal.
Avec des cylindrées de 1 ou 1,2 l, ces 12 soupapes ont du potentiel.
Tout comme d’ailleurs le nouveau trois cylindres que l’on retrouve sur la Clio IV ainsi que sur la Dacia Sandero, 900 cm3, 90 chevaux, qui affiche d’excellentes prestations pour une consommation de l’ordre de 6 l/100 km…

On retrouve ses blocs sur Fiesta, Focus, le monovolume B-Max et la grande sœur Mondeo.
Que demandez de plus…, sinon que Ford a encore fait mieux avec son 1.0 l Ecoboost livrant 65 ou 80 chevaux en version atmosphérique, alors que les versions turbo revendiquent 100 et même 125 chevaux.
Demain, ce sera au tour du groupe BMW de proposer en série un trois cylindres 1500 cm3 essence de 150 chevaux et même plus sur les nouvelles traction avant BMW sans oublier la célèbre Mini.
C’est aussi le moment de s’arrêter un instant sur l’incroyable épopée Dacia !
Elle a seulement débuté en 2004 après le rachat de la marque  roumaine par le Groupe Renault qui a fait de ce constructeur un fabricant de voitures bon marché utilisant dans un premier temps des pièces Renault plus de toute première jeunesse.
Aujourd’hui, avec plus de deux millions de véhicules déjà fabriqués, Dacia ne fait plus sourire comme à ses débuts, mais impose le respect d’autant que tous ses produits bénéficient d’une fiabilité reconnue partout en Europe tout en bénéficiant d’une garantie de trois ans ou, 100.000 km.

Et ce n’est pas fini car dans les mois et les années à venir, Dacia qui a érigé un peu partout des usines d’assemblage : au Maroc, en Turquie, en Russie, en Colombie et demain en Algérie,… et s’apprête également à compléter sa gamme déjà bien fournie par une citadine du style Twingo…, sans oublier une grande berline trois volumes (on pense également à un pick up Duster), Dacia a tout compris…
Avec des modèles comme les berlines Logan et Sandero, remises au goût du jour avec notamment des moteurs de conception moderne à la pointe du progrès, des familiales du type Lodgy ou Dokker sans oublier l’incroyable SUV Duster, deux ou quatre roues motrices, Dacia est occupé à tailler des croupières à la concurrence qui ne parvient toujours pas à fabriquer des modèles low cost d’aussi bonne qualité !
Parmi les familiales de très grande diffusion, le groupe VW a remis les pendules à l’heure !
Avec tout d’abord la Golf de la septième génération !
Encore plus grande, un rien plus spacieuse, bénéficiant d’une toute nouvelle plate-forme et entraînée par un choix de moteurs de plus en plus performants mais qui consomment de moins en moins !
Plaisir de conduite au menu mais également une finition Premium, de quoi inspirer ses cousines Audi A3 et Seat Leon, nettement plus accrocheuses…, sans oublier la dernière Skoda Octavia dévoilée fin de ce mois.
Une belle brochette de nouveaux modèles qui doivent affronter notamment la Mercedes classe A qui n’a plus rien à voir avec les deux monovolumes précédents.

Une version coupé quatre portes CLA vient aussi d’être dévoilée à Detroit.
Une vraie berline, aguicheuse, remarquablement motorisée avec, en bas de gamme, le petit diesel Renault de 109 chevaux qui lui va à ravir alors que la version A45 AMG de 335 chevaux va débouler en 2013 !
Que dire également de la Volvo V40, subtil mélange de break et de berline (elle est assemblée à Gand en Belgique), tout en proposant déjà une version Cross Country un rien surélevée…
Les coupés ainsi que les cabriolets font  toujours rêver !
Même les faux coupés 4 portes du genre Citroën DS4 et surtout DS5 avec son  look de star, sans oublier le duo Mini roadster/coupé, deux places mais beaucoup de fun à la conduite…, on en redemande !
Si la nouvelle Mercedes SL nettement plus légère et toujours aussi classe n’arrête pas de séduire.
En revanche, sa petite sœur SLK 250 CDI mazoutée de plus de 200 chevaux  m’a un peu déçu, j’en attendais sans doute beaucoup plus qu’un couple de moteur de  camion ainsi  qu’une consommation maitrisée !
Mais avec un bruit de moteur de machine à battre le beurre…,  le rêve s’envole bien vite …
Je n’en dirai pas autant du faux coupé BMW 6 « gran coupé » qui, avec son six cylindres à mazout, avance comme un avion moyennant un appétit d’oiseau.
C’est beau, superbement fini, beaucoup de classe, une version M vient de compléter al gamme.

Avec, en prime, une incroyable insonorisation de l’habitacle !
En attendant la nouvelle Beetle cabriolet qui vient de montrer le bout de son nez aux States, le cabriolet Golf VI, cousin de l’Audi A3 cabriolet, ne manque pas de sex appeal, c’est aussi du sérieux même dans le maniement de la capote protégeant admirablement les quatre occupants.
J’ai aussi goûté à des véhicules moins attachants, mais sans doute plus recherchés par des familles qui veulent combiner loisirs et travail : les pick up !
Pas ceux qui nous viennent des States, toujours impressionnants (mais ils consomment beaucoup trop), non des pick up à visage européen, fabriqués en Thaïlande ou en Afrique du sud : plus de 5 m de long, double cabine…, Isuzu D-Max et Ford Ranger…, ils  ne manquent pas d’arguments…fiscaux !
Ce sont des utilitaires légers, considérés en belgique comme des utilitaires, TVA réduite, pas de taxe de mise en circulation…, les acheteurs belges sont gâtés, mais c’est bien la seule catégorie de véhicules à bénéficier de cadeaux de la part de la belgitude patrie… 

A commencer par les coupés japonais et siamois de surcroît : Toyota GT86 et Subaru BRZ, le meilleur rapport performances/prix/plaisir/équipement du moment !
Je terminerai cette brève revue de détail par quatre machines sportives qui me sont passées entre les mains !
Un peu plus de 30.000 €, seulement !
C’est peu en regard des performances et surtout du plaisir de conduite de ces deux sportives entraînées par un bloc Subaru Boxer de 200 chevaux, une version roadster devrait apparaître durant l’été.
Comme quoi, il ne faut pas dépenser des sommes folles  pour se faire plaisir, que voulez-vous faire avec des sportives  à plus de 500.000 € ? 
Inconduisibles et surtout inutilisables dans la vie de tous les jours, difficile à garer, aucune visibilité périphérique, des machines certes brillantes et ultra-performantes mais où peut-on encore lâcher la bride ? 
Sur un circuit, oui, certainement…, mais c’est vraiment très cher payé pour tourner en rond …

Bloc V8 de la Corvette, plus de 400 chevaux sous le pied, coupé ou cabriolet, on ne se lasse jamais d’entendre la musique  de ce V8 toujours aussi fabuleux et proposé à moins de 40.000 € !
En revanche, la Chevrolet Camaro m’a permis de revivre mes quarante ans !
Oui, vous avez bien lu !
Mais lors de l’achat, chaque Etat se rattrape en multipliant les taxes à l’infini alors que ce V8 se contente de 12 l/100 km !

Une vraie Porsche, authentique, homogène au possible, particulièrement désirable même si pour une version bien équipée il faut débourser plus de 90.000 € !
C’est aussi le chiffre de consommation moyenne de la Boxster Porsche S, 315 chevaux, 360 Nm de couple dès 4500 tr/min, boîte PDK 7 rapports à double embrayage…, le rêve de tout conducteur sportif !
Beaucoup d’argent, beaucoup trop mais c’est le prix à payer pour se faire plaisir tous les jours de l’année, surtout les dimanches et jours fériés !
Avec elle, la moindre balade se transforme  en spéciale de rallyes !

4,64 m avec un capot aussi long qu’un porte-avions, cette SLS n’est pas à mettre entre toutes les mains.
C’est encore plus brutal avec le roadster Mercedes SLS, une AMG SLS sans portes papillon…, ça décoiffe également !
V8 de 6,2 l, 571 chevaux, 650 Nm de couple, boîte 7 rapports !
A l’accélération ça déboule comme un missile, moins de 4 secondes et déjà à 100 km/h, le double en moins de 10 secondes, des reprises qui vous collent au siège, un bruit de V8 atmosphérique tout simplement inoubliable, un savant mélange de grandes orgues et de Bach, fabuleux !
Au point que sur route, difficile d’exploiter toute la cavalerie de ce V8 musclé à souhait, intarissable dès que l’on titille l’accélérateur…, mais qui peut se conduire à la pépère comme une bonne Mercedes diesel.
Mais ce serait vraiment gâcher son plaisir car à cette allure de sénateur, une SL convient nettement mieux surtout au niveau du confort !
N’empêche que cette SLS est capable de vous faire monter au ciel moyennant une consommation de 12 à 20 l/100km  suivant l’ardeur du pied droit !
Quelle expérience…, mais qui revient à un peu plus de 200.000 € !
Est-ce bien raisonnable ?
A vous de voir…
Surement que par rapport à une Bugatti Veyron de deux millions d’euros !!!
En  ce début 2013, deux salons de l’automobile retiennent l’attention !
Celui de Bruxelles tout d’abord !
Ce n’est pas la dernière blague belge à la mode…, d’autant qu’on y fait la fête aux remises, soldes, packs dégriffés, financements gratuits et j’en passe… et ce pendant dix jours (jusqu’au 20 janvier 2013) !
Ou comment  rassembler sous un même toit la plus grande concession automobile du pays !
Ne souriez-pas, ça marche !
Dans une dizaine de palais, on assiste à un fabuleux mélange, un « melting pot » que seuls les Belges et leur esprit pragmatique sont capables de réaliser !
Et de panacher : utilitaires légers, véhicules de loisirs et motos !

Mais Bruxelles vaut sans doute le déplacement, il faut avoir vu ce bon peuple collectionner sacs et prospectus en tous genres tout en  admirant et rêvant  devant certaines belles carrosseries de voitures !
Les Belges adorent ça, ils seront plus de 300.000 à arpenter le plus grand salon de ventes de voitures de la planète, car n’y pensez pas rencontrer les dernières premières  mondiales, elles sont réservées pour Detroit aux States !
Car une vice-première ministre belge, s’est mise en tête de raccourcir les mini jupes des hôtesses et de dicter leurs tenues vestimentaires !
Comme si elle n’avait rien d’autre à faire…
La Belgique est un pays surréaliste …
Mais qu’on se comprenne bien, le salon de Bruxelles est toujours debout alors que ceux d’Amsterdam, Barcelone, Birmingham, Turin, Bologne…, ne figurent plus au calendrier !
Et de nous pencher sur les dernières nouveautés du salon de Detroit qui a ouvert ses portes en début de semaine !
Après avoir longtemps galéré et laissé la vedette aux shows de Los Angeles et Chicago, Detroit semble renaître de ses cendres…
C’est fort bien ainsi, la capitale historique de l’automobile revit …
Avec tout d’abord une nouveauté d’importance, la Corvette de la septième génération, la première a vu le jour en…1953 !
Sting Ray, c’est le nom de ce coupé qui fait toujours appel au fameux Small block atmosphérique V8, 12 malheureuses soupapes mais 6,2 l de cylindrée et 450 chevaux ainsi que 650 nm de couple grâce à l’injection directe de carburant doublée de la distribution variable mais toujours un arbre à cames central ! Boîte mécanique 7 rapports ou automatique mais structure en aluminium, répartition idéale des masses et nouvelle plate-forme, ça change tout !
Patrice/Quelqu’un en a fait un article décapant en se moquant des directeurs interviewés…
http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=1136&cat=auto

Là aussi, Patrice/Quelqu’un s’est déchainé dans un article de folie…
Débauche de chevaux également avec l’Audi RS7, 550 chevaux et plus de 300 km/h en pointe alors que la Bentley GT Speed de 625 chevaux se découvre et serait théoriquement capable de rouler à ciel ouvert à …325 km/h !
http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=1131&cat=auto

Avec en prime une version hybride i300h.
Chez Mercedes, les nouvelles classe E sont avancées, berlines, coupés et cabriolet ont été reliftées et pour coiffer le tout, la version E 63 AMG poussée à 557 chevaux est même disponible en quatre roues motrices ! La remplaçante de la Lexus IS n’est plus du tout timide, elle se montre même agressive.
Chez BMW, le coupé roadster Z4 repasse chez le coiffeur avec surtout la présence sous le capot d’un modeste deux litres turbo essence de 155 chevaux mais un six cylindres de 340 chevaux est toujours disponible.  
La BMW série 4 remplace également la série 3 du moins en coupé alors que la Lamborghini Aventador joue à l’off shore avec une version roadster décoiffante  à 300.000 €, hors taxes !

Quant à la  Dodge Dart GT vendue uniquement en Amérique du Nord, il s’agit d’une  Alfa Giulietta entraînée par un bloc américain 2, 4 l de plus de 180 chevaux et boîte auto…
L’Italie se rappelle à notre bon souvenir avec la grande Maserati Quattroporte, 5,25 m de long et des dessous inspirés de ceux d’une …Chrysler 300…, mais avec cependant un V8 italien ainsi qu’un V6 turbo sans oublier une transmission intégrale permanente en option…, on en reparlera !
Voilà…
Marcel Pirotte, pour www.GatsbyOnline.com

http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=1137&cat=auto

2012, annus horribilis pour le marché automobile français…
Les ventes de véhicules neufs ont enregistré l’année dernière une chute de 14% dans l’Hexagone, pour tomber sous le seuil de 1,9 millions d’immatriculations.
Du jamais vu depuis 1997.
Premières victimes de la morosité du secteur, les constructeurs français : les ventes de PSA et Renault ont respectivement chuté de 17,5% et 22,1% sur les douze derniers mois.
Comment expliquer ce net recul des fleurons tricolores ?
Peut-on espérer une reprise en 2013 ?
Réponses de Bernard Jullien, président du Gerpisa, le groupe d’étude et de recherche permanent sur l’industrie et les salariés de l’automobile.

– Avec 1,899 million de véhicules neufs écoulés l’année dernière, le marché français a réalisé sa plus mauvaise performance en 15 ans. Comment expliquer ce délitement ?
– Cela tient tout simplement à ce que, avec la crise, le budget automobile des ménages et des entreprises a considérablement diminué. La hausse des prix du logement, premier poste de dépenses des Français, empêche tout report sur d’autres catégories de produits. Quant aux entreprises, elles ont peu renouvelé leur flotte depuis deux ans.– Pourquoi les constructeurs français, PSA Peugeot-Citroën et Renault-Dacia ont-ils été plus durement impactés que leurs concurrents étrangers par la baisse de la demande ?
– Il n’est pas tout a fait exact de dire que les marques françaises ont plus souffert de la crise que les marques étrangères. J’en veux pour preuve les résultats de General Motors, Ford ou Fiat, dont les ventes ont respectivement chuté de 18,2%, 19,8% et 23,7% entre janvier et décembre. Globalement, c’est tout le segment du milieu de gamme qui se retrouve aujourd’hui dans la tourmente. A l’inverse, les marques premium, comme Volkswagen, ont limité la casse (-5,1%, ndlr) ou même tiré leur épingle du jeu. Exemple, les ventes de Mercedes ont progressé de 5,3% sur la période.– Les ventes du coréen Hyundai-Kia ont décollé pour leur part de 28%. Quelles sont les raisons de ce succès ?
– Le succès de Hyundai tient principalement à ses offres commerciales attractives: garantie 7 ans, prêt à taux zéro, fiabilité mais modération des prix. Le constructeurs est aujourd’hui en mesure de consentir à de tels efforts sur le marché français car, contrairement à PSA ou Renault, il bénéficie de sources de profitabilité alternatives de par son implantation mondiale. Néanmoins, les bons résultats du coréen doivent être replacés dans la perspectives de son poids sur le marché hexagonal: il ne pèse aujourd’hui que pour 2,5% de la production nationale écoulée.– Quelles sont les perspectives pour 2013 ?
– Elles sont mauvaises. Les politiques d’austérité, en France comme en Europe, vont orienter la demande à la baisse. De plus, les plans de restructuration de constructeurs comme PSA, Opel ou Ford n’auront aucune incidence économique sur les chiffres de l’année prochaine. Prenez PSA: la fermeture d’Aulnay-sous-Bois ne sera effective qu’au second semestre 2014. D’ici là, il faut s’attendre à des pertes mensuelles de 200 à 300 millions d’euros pour le constructeur jusqu’à l’échéance.– L’Etat doit-il davantage soutenir le secteur? Des aides publiques sont-elles prévues en 2013 ?
– Le gouvernement a d’ores et déjà accentué son aide au secteur, avec la réévalutaion du bonus écologique en août 2012. Restrictions budgétaires obligent, il ne faudra sans doute compter sur aucune intervention publique supplémentaire cette année. D’ailleurs, les constructeurs ne le réclament pas. Ce n’est pas la demande qui doit s’adapter à l’offre mais le contraire.– Les sorties de nouveaux modèles peuvent-elles relancer les constructeurs français ?
– Il y a peu de chances. Les nouveautés françaises sorties à l’automne, la Clio 4 de Renault et la 208 de Peugeot n’ont pas rencontré le succès escompté. De plus, le positionnement des deux constructeurs sur les segments premium ou crossover ne sera effectif qu’à l’horizon 2014: avec la 2008 pour Peugeot et le Captur pour Renault. – Peut-on compter sur des renouvellement de véhicules anciens pour doper les ventes ?
– Même si la prime à la casse n’a pas été la cure de jouvence escomptée, le parc automobile français n’a pas suffisamment vieilli en 2 ans pour que se produise une telle éventualité. L’âge moyen d’un véhicule particulier en France est aujourd’hui de 8,1 ans. Un Français a roulé en moyenne 11 000 kilomètre en 2012. Donc statistiquement, un véhicule daté de 2004 a roulé à peine 100 000 kilomètres. Ce qui laisse une marge considérable.– Le marché de l’occasion en France pèse-t-il sur les ventes de voitures neuves ?
– Sans doute. Il représente en 2012 près du quadruple des transactions de véhicules neufs effectuées par les ménages. Les Français ont acheté environ 1,1 millions de voitures neuves l’année dernière, contre près de 4,5 millions de véhicules d’occasion.– Les marchés de l’hybride et de l’électrique ont-ils trouvé leur public ?
– Ce sont en tout cas des marchés en croissance, qui devrait se chiffrer autour d’un point de part de marché pour l’électrique (7858 voitures particulières en 2012, ndlr) et deux points pour l’hybride en 2013. La sortie de la Renault Zoé cette année, au prix d’environ 11 000 euros après bonus, va certainement rebattre les cartes de ce segment.