Heel’s Week 2017…

La quiétude du sud, le calme, le bonheur de vivre…, la poésie, la culture, la quiétude et le farniente…, vous en rêvez ?
Bienvenue non pas à Roquebrune S/Argens, mais allez au diable à ROCK-e-Brune plein d’argent…

Le fameux Roc…, un amas solide, compact, un socle… et… face à ce rocher de rêves ou les enfants aiment à y vivre de sains plaisirs nautiques sur le lac enchanteur… et ou les « zamoureux » vont déjeuner dans des restaurants alentours proposant d’excellents repas…, lorsque vient le temps de la Hell’s Week d’Aout…, c’est la promesse de débauches, la descente aux enfers en abîmes… et des fièvres ardentes… le tout dans la fureur de bruits divers… les odeurs d’échappement et de sueurs assassines…

Ca suinte de partouze… par-delà les décombres d’une génération brûlée trop vite…, je cherche la vibration lumineuse et sans pathos, sans effets et sans fureur, d’une justesse désarmante, d’une simplicité bouleversante ou à la fin les larmes affleurent et l’émotion déflagre carrément à un rythme vagabond et sensitif…, j’ai pas trouvé !

Car la Hell’s Week c’est quatre jours et trois nuits ou une masse humaine est charriée sans cesse…, des anonymes indécis, seuls en groupes…, perdus, avec trop d’envies, trop de soif, trop de rêves, envolés et impossibles.

Un ambiance d’enfer sur terre soulève les sens au gré régulier de scènes sensuelles et sexuelles, sous les heurts des conversations, des rires, des trajectoires des passants, des attentes de chacun/chacune…, c’est éphémère, on est suspendu dans l’enfer créé face au Rocher de ROCK-e-Brune plein d’argent…

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Genre à part, les « concentres » de biker’s en France, sont calquées et repiquées sur les modèles des grandes réunions américaines du genre…, avec, en tête, les mythes cinématographiques que sont « L’Equipée Sauvage » (avec Marlon Brando) et bien sûr « Easy Rider » (de et avec Dennis Hopper) qui ont laissé des traces chez nous, notamment dans le néopolar français des années 70/80…, comme d’ailleurs partout dans le monde jusque dans la Science-Fiction (souvenez-vous de « Time Rider » ou de la série TV diffusée par La 5 : « Tonnerre Mécanique »)…

Le canon du genre, c’était les bandes de « Greasers » sans foi ni loi qui se baladaient sur les routes ensoleillées et poussiéreuses du sud (des USA), les cheveux dans le vent et les tatouages ostentatoires…, mais le post-apocalyptique infra-Mad Max est passé par-là : exit les graisseux et bonjour les cyberpunks à roulettes…

Il faut de l’héroïne pour gazer l’enfer, mais comme on est à ROCK-e-Brune plein d’argent, « l’héroïne » il suffit de la chercher derrière chaque « Nanana » qui arpente la « concentre » quoiqu’il est plus simple de le demander à un Hell’s…

Il faudrait aussi un héros, puisque tout ce « Bim’s » forme une histoire… mais pour longtemps on s’en passera du héros…, exit Luc Jousse, l’ex-maire déchu et ex-co-organisateur déboulonné de tout !

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La Hell’s Week…, pffffffff, tout se passe à coté du Lac du Rocher…, au départ sur fond de musique Bontempi…, mais c’est démêlé de bruits qui se veulent Rock, conséquence, la Heel’s Week c’est effectivement l’enfer…

Je parle à mon Blacky en le priant de ne pas aboyer sur toutes les chiennes qu’il croise…, dans ma tête, c’est automatique, on passe de la musique Bontempi au Hard Rock de base en fond sonore d’apocalypse…, Blacky, je le sens, me supplie d’aller en bord de mer, au calme…

Quoiquec’estlàtoutcebazardefous…, outre des Harley’s, je détaille des femelles qui sont là en quantité variable…, amies de la poésie sur fond de Hard Rock, bonjour…

Mais, soudain, la « zique » change en Country Music, alors qu’un groupe de « joyeuses quadra-cinquantenaires-sexagénaires et plus » envahissent une piste de danse…, ambiance !

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La Country Music c’est cool, pour bien que l’on comprenne que c’est de la « zique » pour des gens sans histoires…, par opposition aux durs (et dures) Hard Rockers (Hard Rockeuses) et aux personnages neutres plus « clavier Bontempi dans l’âme »…, d’ailleurs, le jeu des musiques « signifiantes » se dérègle comme le reste.

Quand les Hard-Rocky’s côtoient les Bontempi’s et les Country’s, les musiciens de sévices ne savent plus sur quel pied faire danser et ils vont livrer (gratis, comme on rase) de la Frenchie-Dance-Muzik…, j’en ai été témoin, j’ai tout vu et entendu…, c’était pas du Charles Trenet, ok…, mais sur une ritournelle « à-la-Patrick-Sébastien », le groupe des « joyeuses quadra-cinquantenaires-sexagénaires et plus »… a continué de sautiller un quadrille du sud Ricain…

En attendant la suite (mais quoi donc ?), c’est énervant au possible… et, comme les édiles officiels de la commune l’affirment : « Vivre dans ce village c’est que du bonheur ! » (je ne leur ai pas fait dire !)…, alors, pour passer le temps, on fait des gags à la Benny Hill… et là, qu’est-ce qu’on rigole, les ami(e)s !

Re-transition brutale avec « Born to be wild » et quelques Hell’s-Angels chevauchant leurs engins…, ils se croisent eux-mêmes… ils se croisent entre-eux…, ils croisent surtout la route des touristes venus visiter le village (venus s’encanailler), et qui demandent, dépités : « Mais qu’est ce qu’il peut y avoir à visiter ici ? Un saloon ? Les parkings ? »…

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A la vision des « Hell’s », une touriste s’affole et dit à son mari : « Oh ! mon dieu, il vont nous violer ! »…, les touristes s’imaginent que le viol chez les « Hell’s » consiste « à faire péter » une blouse au hasard pour faire jaillir une paire de seins comprimés dans un soutif deux tailles trop petit…, puis qu’ils (les touristes) vont se faire tuer, avec un canif ou à coup de casque, le nez dans le moteur…, une scène forcément grandiose de par son principe même…, mais curieusement, entre le moment où les touristes croisent les « Hell’s » et le moment où ils croient qu’ils vont mourir, il ne se passe rien…

Dommage !

Retour au « Saloon-bar » sous tente sans oxygène, devant lequel les « joyeuses quadra-cinquantenaires-sexagénaires et plus » continuent de sautiller (danse country) en attendant la mort (sic !), c’est là qu’on (Blacky et moi) s’est dit « ça y est, faut se sustenter puis on se casse ! »…

A partir de là, on a décidé d’improviser…, on s’est partagé deux fois deux saucisses a demi-grillées et « des frites qu’on trempe dans du Ketchup en sachets à presser » (attention aux chemises blanches, on pourrait croire qu’un « Hell’s » vous a balancé un coup de canif)…, c’est du portnawak à la louche, du foirage XXL, du délire… et c’est plus cher que dans un 4 étoiles chic…

Après, c’est la promenade digestive ou on refait le même tour en sens inverse… et Blacky décide de terroriser tout le monde en aboyant furieusement chaque fois qu’il croise une bestiole à 4 pattes…

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Les corsages pètent dans tous les sens, c’est un vrai massacre…, les touristes (pas-encore-morts-mais-presque) immortalisent les scènes : « Bof, allez, ça valait le coup, vu qu’on a eu droit à un pétage de soutif, ne soyons pas chiens et chiennes »….

Scène suivante : le meurtre tant attendu des touristes déjà décrit plus haut enchaîné brillamment avec une séquence-émotion-sur-fond-de-piano…, duquel ressort un dialogue hallucinant avec un Biker forcement halluciné et une  Nanana hallucinogène très psychologue à deux balles (respirez un bon coup !) :

– Lorsque les gens veulent que tu fasses une chose et que tu veux en faire une autre ou être autre chose alors fais attention car les gens font rarement les bons choix mais toi seulement peut le dire !

Peut-être que ça me semblera plus clair demain matin !

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La suite, j’abrège pour laisser les lecteurs/lectrices aller aux toilettes…, mais ça ne faiblit pas, loin s’en faut, c’est toujours sans filtre…, Blacky et moi on se tape le bouquet final…, tout en même temps dans le désordre et l’incohérence avec les « Hell’s », qui sont à la fois dans la montagne, dans les nuages et dans le village-concentre (car ils sont très forts) et finissent par se retrouver autour d’un arbre pour fêter l’évènement d’un partage d’héroïne ET de la zone entre bandes rivales…

En finale, sans surprise, tout se dilue et disparaît sans surprise…, y a même pas d’au revoir avant de re-tailler la route… des péquenots…

Pffffffffff !

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