Hot-Rod Hi-Boy B’32 – #4 – Des nouvelles ? Il va bien…

Cela fait quelques semaines que je travaille ma voisine au corps…, la possession d’accord, pourquoi pas ?
Mais elle se retient de succomber…, une explication en vaut bien une autre…, mais le fond du problème rencontré est qu’elle a flashé grââââve sur mon ex-Hot-Rod bleu mat avec flammes que j’avais acheté en décembre 2015 à Marcel Van Staveren, un Hollandais qui m’en avait vanté les mérites…
– Grâce à son moteur en position arrière, il y avait plein de place pour le piloter tout en étant assis avec la tête à hauteur du pare-brise et les jambes confortablement allongées…
– Le moteur Toyota MR2 consommait moins de 10L/100, gage de bonne humeur pour profiter de longues balades…
– Le prix était stupéfiant, tout aussi ras-des-pâquerettes que le bas de la calandre…
– Cette valeur « grotesque » eu égard aux multiples qualités de la bête, n’empèchait pas Marcel de m’offrir une peinture « flammée », un couvre-tonneau, une fiche USB avec cable lumineux pour charger un GPS et/ou un Smartphone… ainsi que la livraison quasi-gratuite jusqu’à mi-route du sud…

J’en ai fait mes choux-gras de ce Rod… et publié divers articles dithyrambiques alambiqués, me gonflant moi-même dans une rêverie… de laquelle, me réveillant cauchemardé après avoir réceptionné le bestiau ET participé à diverses joyeusetés regroupant des fanatiques du genre et des « belles américaines »… j’ai dit « OUI » à D’Jimmy Merzlic, qui voulait m’acheter ce Hot-Rod en complément, non pas d’une demande en mariage, mais d’une réconciliation entre Hot-Rodders « adultes et responsables » (l’origine de la dispute remontant tellement loin que comme les Corses nous ne savions plus pourquoi nous ne nous entendions plus)…

Me défaire de ce Hot-Rod de rêve ?
Ouiiiiiiiiii, j’avais divorcé et envoyé ma maîtresse valdinguer pour les mêmes raisons…, se résumant à : « envie d’avoir la paix…, ne plus se faire c… pour des conneries…, ne plus superviser l’usage (inconsidérable) de mes cartes bancaires…, dormir paisiblement en ronflant tout mon saoul sans me faire réveiller… pouvoir « pisser » dans le lavabo en me rasant… (ces deux dernières raisons n’étant pas la conséquence de l’usage du dit Hot-Rod, quoique…) !
En fait c’est comme pouvoir : dormir seul en travers d’un grand lit…, ne pas devoir supporter l’instant « dépilatoire » (la compagne profite que je me fasse couler un bain pour y rajouter de l’eau froide et y déverser 500CL de décapant de peau à son usage)…, pouvoir regarder Top Gear en TV sans devoir accepter la réciprocité des « Feux de l’amour » de « Drucker » et des « Cons-Lantais »…

Voilà, donc, pour fêter ça, je me suis payé une Jeep Wrangler qui fait réellement mon bonheur, pour moins du tiers de la vente du Rod…
Mais…, certaines envies/besoins sexuels font que cela fait quelques semaines que je travaille ma voisine au corps…, la possession d’accord, pourquoi pas ?
Mais elle se retient de succomber…, une explication en vaut bien une autre…, mais le fond du problème rencontré est qu’elle a flashé grââââve sur mon ex-Hot-Rod bleu mat avec flammes que j’avais acheté en décembre 2015 à Marcel Van Staveren, un Hollandais qui m’en avait vanté les mérites… etc.etc…
Tsssss tssss tsss tss ts…

Comme me le disaient les « Frères Jésuites » qui tenaient d’une main ferme l’éducation des d’jeunes sous leur coupe (j’ai étudié l’archi à St-Luc en Belgitude, nul n’est parfait, sauf que ça m’a spermi d’être dépucelé par la très jolie mère de mon con-disciple de classe, fils d’un célèbre aviateur héros franchouille des années 39/45)…, une bonne pignole vous dégorge l’esprit autant que les coucougnettes…, et c’est vrai que faute de jolies appétissantes (quoique tout est relatif) sous la main (sic !), ne restent que les putes OU les voisines…
Concernant ma voisine, comme elle me les brisait (traduction ; casser les couilles) à sans arrêt me demander d’aller faire une balade dans le Hot-Rod que je n’avais plus…, après avoir demandé l’avis d’un spécialiste…, j’ai évacué les explications trop rapides du type schizophrénie et troubles bipolaires…, pour cela, je me suis même engueulé avec des médecins pour qui je prenais des risques (sexuels) insensés en voulant « la sauter »…, alors que sa place eut été dans un établissement spécialisé à faire de la peinture sur soie, en bavochant, bourrée de neuroleptiques…

Comme elle est bien foutue…, j’ai fait évaluer les conclusions du spécialiste médical, par deux vieux psychiatres qui m’ont tous les deux confirmés que ma voisine n’était ni schizophrène ni bipolaire. Quant à savoir ce qu’elle avait, ils restaient perplexes…, les deux étant croyants, ils n’ont pas évacué un problème spirituel même s’ils restaient réservés quant à l’explication définitive, leur formation Freudienne constituant un rempart trop important pour que le surnaturel s’y invite vraiment.

J’ai ensuite (à grands frais qui, comparés aux valeurs du marché, indiquent que j’aurais pu me « taper » une pute quotidiennement durant un an, tout en réalisant des économies) fait examiner ma voisine par tout ce que je connaissais de médecins compétents et ouverts d’esprit et notamment par deux neurologues.
Si le premier, sommité mondiale dans son domaine, m’envoya sa note en me disant qu’il n’avait rien lié à son domaine d’expertise…, le second m’expliqua la même chose tout en me demandant s’il n’y aurait pas de l’hystérie dans son comportement étrange.
Le mot était lâché, l’hystérie, cette explication bien facile qui permet de regrouper ce qui échappe tant aux examens biologiques qu’à la raison raisonnante.

Pourtant, connaissant bien ce neurologue, un type intelligent et fin, je sais qu’il n’employait pas ce terme comme tous ceux qui s’abstiennent du moindre travail pour rendre le patient responsable de son état mais pour mettre un mot sur un comportement qui lui semblait totalement psychogène.
Ma voisine produisait donc elle-même son foisonnement de symptômes…, cela confirmait que son cas n’entrait pas dans le cadre des pathologies graves qu’on avait voulu lui reconnaître.
Ma voisine était malade de sexe…, mais pas au sens psychiatrique…, non…, elle était malade d’elle-même via une fixation névrotique sur mon ex-Hot-Rod dans lequel elle avait jouit de mes mains expertes….

Naviguant sans cesse du spirituel au psychologique, bien que j’aie souvent expliqué à ma voisine que ce ne fut pas facile de trouver le « point G » de la main droite tout en conduisant alors que Blacky était blotti tout au fond de l’habitacle (généreux) à ses pieds, j’ai tenté alors de faire une synthèse de tout cela, avec l’impression que Blacky avait du contribuer à la jouissance de ma voisine avec quelques coups de langues…
Oui, ma voisine avait ainsi été « possédée »…, mais c’était par une idée fixe et quasi délirante et obsessionnelle, son appel incessant envers le retour du Hot-Rod « qui aurait pu la sauver »… fleurait bon la culpabilité…, ce n’était pas faute d’avoir échafaudé d’autres scénarios de tout ce qui aurait pu la mettre dans un état similaire.., mais si elle m’écoutait, elle n’en démordait pas, elle était possédée, point barre…, ce qui lui arrivait était du fait « du malin » et non psychogène…, sa guérison serait miraculeuse ou pas…

Il fallait donc que j’use de doigté psychopathologique, méthodiquement, glissant mes mains sur les zones érogènes de son corps comme l’eau sur les plumes d’une canne (la femelle du canard).
Seules des explications un peu « magiques » pouvaient ainsi être acceptées par elle…, mon sexe turgescent l’inspira-t-elle ?
Je n’en sais rien, toujours est-il qu’un jour, alors que j’étais un peu excédé d’être si proche d’une éjaculation infernale, sans pour autant réussir, je lui expliquai qu’elle possédait des capacités d’auto-exorcisme…. et mon point de vue l’intéressa.

J’échafaudai l’hypothèse selon laquelle les exorcismes sexuels successifs dont elle avait bénéficié… étaient comme des charges rapides d’une batterie mais que si jamais elle ne tournait pas la clé de contact, le moteur ne redémarrerait jamais.
Ce n’est sans doute pas exactement ce que je lui ai dit mais c’est la manière la plus simple d’expliquer l’idée qui m’était venue…, en tout cas, j’avais parlé à plusieurs reprises d’auto-exorcisme un peu comme si, enseignant le piano, j’avais expliqué à une jolie et bandatoire élève que si entre les cours, elle n’approchait jamais ses mains d’un clavier, les progrès n’arriveraient jamais… et ma foi, si son état n’était guère amélioré, ses idées un peu délirantes diminuaient.

Et puis vint ce jour de juillet…, je rentrais de la sempiternelle balade caca-pipi de Blacky assortie de « courreries » sur la jetée du port…, je venais de m’asseoir dans mon canapé, j’allais diner…, lorsque j’ai reçu un SMS de ma voisine qui m’expliquait que les choses bougeaient dans sa tête et son bas-ventre, qu’elle pouvait être là dans quelques minutes, tant elle était brûlante de désirs divers…
Je lui ai répondu de me laisser une demi-heure, le temps de manger une bricole, de boire un café et de prendre une douche salvatrice…

Et, après le temps imparti…, tel un abcès mur qui ne demanderait qu’à se percer pour libérer de tout son pus, elle a déboulé pour me parler, parler, parler et encore parler…, elle m’a parlé de sa vie entière, de son enfance à maintenant, elle a relié tous les évènements qu’elle avait connus, expliqué le pourquoi du comment de ses errements, elle m’a tout dit.

Moi d’habitude si bavard, je n’ai rien répondu, j’ai écouté religieusement en lui caressant les seins…, de temps à autre, je pressais un peu les tétons, comme si c’était son abcès intérieur… pour que le pus s’écoule.
Elle a tout balancé, tout ce que j’avais imaginé et même d’autres choses qu’elle n’avait jamais dites…, d’ailleurs, je ne sais pas vraiment ce qu’elle a dit…, je ne m’en souviens plus vraiment, c’était une avalanche de mots et d’émotions…, je savais juste que c’était la fin de son calvaire (et du mien), le reste m’importait peu. Ça tournait autour de l’idée de culpabilité avec du BDSM, des cuissardes, un bustier serré…et c’est tout ce qui m’intéressait.

Puis, après m’être ainsi fait vider les coucougnettes, une vidange salutaire…, après qu’elle eut enfin accouché de ses idées morbides, sa voix s’est apaisée…, on a rigolé histoire de descendre un peu sur terre… et je lui ai donné une clé USB contenant un millier de photos du Hot-Rod bleu mat avec flammes… dont une partie illustre ce texticule assez couillu…

Durant le mois d’aout j’ai demandé succinctement de ses nouvelles pour voir si cela se maintenait…, elle m’a rassuré en me disant qu’elle allait bien, j’ai même trouvé un petit mot de sa part me remerciant de lui avoir évité l’internement…, c’était vraiment gentil et j’ai été touché.

S’agit-il d’un phénomène d’auto-persuasion ? Sans doute que oui, en partie.
S’agit-il de possession ? Sans doute que oui aussi en partie…, du moins si l’on veut bien admettre qu’à la lisière de notre conscience sont tapies de bien vilaines idées qui peuvent nous envahir et nous faire perdre notre libre arbitre.
Le diable peut prendre bien des formes…, en l’occurrence celle d’un Hot-Rod…, en tout cas ce n’était pas de la folie, c’était un de ces cas étranges où le spirituel et le psychologique s’imbriquent l’un et l’autre pour faire perdre pied…

Ce n’est évidemment que mon avis, libres à mes voisins qui auront vu ma voisine et auront lu son histoire sur mon blog de se faire leur idée…, pour ma part, je sais ce que cela n’était pas de la bonne grosse pathologie psychiatrique…, j’ai un peu navigué à vue, angoissant à certaines moments, étant rassuré à d’autres…, « j’intuitais » vaguement une telle issue me contentant au fil du temps de le relier au monde des vivants.

Suis je le seul qui aurait pu la sortir de son obsession pour ce Hot-Rod ? Bien sur que non, je n’aurais pas cet orgueil !
Étions nous nombreux à pouvoir l’aider ? Sans doute que non dans la mesure où il fallait être plus malin que savant et avoir une âme de Hot-Roddeur bien plus qu’une véritable érudition sexuelle…
Pour ma part, j’ai fait mon boulot, j’ai bataillé ferme avec son clitoris…, j’ai trouvé son point G…et n’ai jamais dételé et c’est ce qui me plait.
Avoir jouit en éjaculations abondantes ne fut pas désagréable non plus…. mais ça c’est de la gloriole imbécile, de l’orgueil mâle…, que voulez-vous ?, je suis en partie esclave de ma biologie et donc de ma testostérone…, nous les mâles, on a des conflits de territoires.

Il restera toujours des zones d’ombre…, par exemple, un jour qu’elle avait un orgasme, au point que je n’étais vraiment pas rassuré, je l’avais filmée…, mais ce jour là, une heure après, la batterie de mon téléphone, un Samsung que j’avais acheté pour remplacer un Iphone a rendu l’âme…, que s’était-il passé ?
Rien d’autre qu’une batterie défectueuse diront les êtres pragmatiques… et j’en fais partie…., peut-être autre chose penseront les individus prompts à voir des signes dans de tels évènements.

Ma voisine va bien, c’est l’important…, le reste est de la littérature. Le dossier est bouclé, je tiens ici à remercier D’Jimmy Merzlic pour les photos du p’tit Rod qui doit maintenant faire son bonheur et dont les photos ont contribué au mien dans cet exorcisme (sexuel et textuel) bandatoire.

@ pluche…