Hot-Rod’s C’Cab…

garage_10b

Dans l’ennui de vos vies, au milieu des beaufs, vous croisez parfois un gars sympa, gentil, discret, un peu rêveur, pas assez charismatique pour être un loup, pas assez brillant pour ne pas passer inaperçu, le genre qui évite les questions pièges et ne se met jamais en avant…, le mec planqué à ne jamais faire de vague, suiveur, toujours là pour rendre service…

C’est le genre de bonhomme que les filles « canon » ne rêvent pas de « se faire » et encore moins de refaire leur vie avec lui, le genre que les hommes (les vrais) n’invitent que peu lors de soirées délurées…, alors que, pourtant, à chaque fois qu’on le côtoie, c’est le genre avec qui on passe un moment agréable, à rêvasser en regardant le ciel, avec des silences dans la discussion, pourtant jamais gênant, les silences…, un mec normal… et depuis François Hollande 80% des français et Françaises se méfient des mecs normaux à tel point qu’il ont élu un pluche normal encore… bien pire !

Je ne vais donc pas vous présenter ce genre de brave type, car cette chronique (cet article) sombrerait dans la présentation d’une très bonne voiture-familiale 4 portes sans histoires, qui ne tombe jamais en panne, increvable, affichant souvent plusieurs tours de compteur…, je vais plutôt mettre en scène le Bad-Boy typique, l’affreux qui n’a rien à f… de rien ni personne… et qui donc roule différemment…

Chris Lee, c’est un peu un de ces types-là, qui, en 2009, a osé se construire un Hot-Rod en pleine bourre « nu-abstract », alors que « la masse » continuait de se réfugier dans le bon-chic, bon-genre Citrenaugeot…, il s’est fait un super Rod C’Cab, frère de mon mien noir, qui n’avait rien de conventionnel, sauf d’être orange…

Chris Lee a déroulé dessus une recette sacrement réussie et maîtrisée, avec un axe fort sur le coté dépouillé (ce qui est toujours une bonne chose), opérant une quasi-disparition des gimmicks inutiles et des décors peinturlurés (à part quelques tâtonnements)…, pour venir sans prévenir avec un Hot-Rod qui est à mille lieues du mode brochette de douceurs…

Puis il m’a envoyé quelques photos de son œuvre, sans s’embarrasser de mots inutiles, simplement : « J’ai aussi un Hot-Rod C’Cab. Le mien est orange »…, un style d’écriture lumineux, optimiste, simple…., résumant la direction de sa création, une approche quasiment pop, légère, belle comme tout, dans le style teenagers anglais en slow motion, un pur diamant nostalgique à la couleur chaude, qu’on regarderait passer en rue pour se remettre sur pied, à chercher l’espoir perdu dans un quotidien morne et décérébré.

Le bruit du moteur (surtout un boucan d’échappements) mute le C’Cab en bombinette bien grondante pour mélomane de milieu de nuit aimant la mélodie papillons-dans-le-ventre, mais ici, l’objectif est plus de fracasser des nuques plutôt que de courir nu dans les hautes herbes…, c’est un truc de folie abritant un cœur de guimauve dégoulinant et sucré qui balance du son bien massif, qui claque…, la mélodie typique du rouleau-compresseur qui distille une émotion quasi trop présente à ceux qui, en face du monstre, ont les pieds dans le béton…

Il se situe dans l’inaccessible accessible…, le genre  qui marche à tous les coups, dans la méthode sucrée frôlant le fan-service, assimilable, presque sans réelle surprise.., un plaisir simple, direct, sans fioritures…
Ce Hot-Rod n’est pas là pour marquer l’histoire, loin de là…, mais pour nous coller quelques papillons dans le ventre, c’est certain, et c’est déjà ça…

Si vous avez la force de faire un comparatif entre le C’Cab Orange de Chris Lee et mon C’Cab noir (avant rénovation, du temps ou lui et moi avons fait le tour de France des concentrations Custom…, il était « purple« )…, , juxtaposez les photos (sic !).., en sachant que j’ai acheté ce Hot-Rod C’Cab en 1982 et l’ai utilisé très souvent à cette époque, surtout les week-ends, et que son plus grand périple fut un tour de France complet, de mai 1983 à septembre 1983, ou il circulait par ses moyens propres sur la route (pas de remorque porte-voiture)…

Il a été présenté par mes soins dans la quasi totalité des shows-Customs et réunions-Customs (qu’on appelait « Concentrations-Custom« )… et cela pour présenter « de-visu » un vrai Hot-Rod à tous les « customizeurs-franchouillards » qui lisaient Chromes & Flammes et d’autres magazines du style dont j’ai oublié le nom…

A cette époque lointaine des débuts du Hot-Rodding et du Customizing en europe (bientôt 40 ans), pour les Français, cela consistait dans 60% des cas à rehausser l’arrière d’une Peugeot 203 pour y placer des jantes larges et chromées, à bidouiller une casquette de pare-brise avec des feux de gabarit de camions… et à peinturluer la voiture de teintes flashy métalisées agrémentées de peintures-fresques moyen-âgeuses représentant des femmes semi-nues façon gothique-sado-maso…

Chromes&Flammes a alors présenté un Hot-Rod dans quasi tous les shows et « concentrations » de la Franchouille profonde et il y allait « par la route »… un Tour de France, un tour de farce, un tour de force…

Le peu qu’il en a existé et le peu qu’il en existe est venu de là et… maintenant que les Prescrits et obligations européennes empêchent et interdisent cette liberté sur roues, le Hot-Rod C’Cab Chromes&Flammes est devenu un mythe que la multitude imaginait perdu voire détruit à tout jamais…

Ben non, il est comme neuf dans mon garage-loft, une relique, un mythe que je présente à nouveau puisque Chromes&Flammes magazine est revenu en kiosques et librairies, ainsi qu’en numérique dans www.ChromesFlammes.com et www.GatsbyOnline.com !

En 1989, j’ai envoyé ce Hot-Rod en Angleterre pour le faire totalement restaurer et le remettre au Top des nouvelles tendances en Hot-Rodding…, en 1990 il m’est revenu avec le premier prix du plus beau Hot-Rod d’Europe, le carrossier restaurateur l’ayant présenté au plus grand show du genre avant de me le ramener…
J’ai fait une dernière fois le tour du « paté de maison » ou se trouve mon « Garage-Loft », puis je l’ai installé dans mon bureau ou il y est depuis 29 ans, comme une sorte de Juke-Box sur roues, une relique du joyeux temps passé.

Un jour, peut-être, je le ressortirai, le remettrai en route et referai le tour du « paté de maison » avant de le ranger à nouveau pour une autre longue période…, que voulez-vous ?
Lui et moi sommes « ensemble » depuis 1982 : 37 ans d’amour automobile (1982/2019)…!

Auto Imagination was started in 1976 by Nick Butler, a family man as well as an engineer at Hawker Siddeley (later British Aerospace and BA Systems) at Kingston and Dunsfold, working on Harrier Jump Jets and Hawk experimental assignments as well as stress analysis and flight testing.
In 1976 Nick set up ‘Auto Imagination’ designing and building one-off cars.
From 1984 onwards consumer and industrial products have been designed and manufactured.
One of Nick’s favourite creations is the Delta Bike, the lightest full-suspension all carbon fibre cross-country mountain bike in the world…, the projects shown on this site are but a glimpse of the exciting and challenging work undertaken over a thirty five year period.
Nick prides himself in liaising with clients to ensure the best possible implementation of their requirements.
Product conceptualisation is through the use of mixed media, chalk, ink and pencil renderings as well as digital computer images.
Following concept appraisal, models, up to full size, using traditional techniques and CNC* machines are produced to provide 3D mock-ups.
Nick uses traditional techniques and CAD+ software to produce engineering drawings and digital models for production and/or prototype manufacture.
Prototype manufacturing encompasses all aspects: fabrication, machining, panel work, electrical, electronic, composites including carbon fibre, etc.
Nick is involved in research and development, identifying new and better ways of building products that perform to higher standards.
Nick also develops logos, artwork and sales literature to support and promote the products.
Automotive projects are just one aspect of Nick’s creativity…, typically he excels in finding elegant solutions to product development at every step from concept right through to production.

watermark

Andromeda was built in 1977.
Visually, Andromeda is based on a 1923 Model T Ford but is technically a far cry from Nykilodeon.
It is powered by a supercharged Chrysler Hemi V8 engine of 426 cu. in. capacity.
Andromeda was voted second « Best Hot Rod of the century », after Revenge…, she accelerates from 0 to 60 m.p.h. in 4.3 seconds but is slower than Revenge!
She also held the record for being the fastest accelerating 0 to 60 m.p.h. street-legal car in Britain!
Andromeda has definitely had a life, built by Nick Butler the T Bucket collected an array of trophies and was years ahead of its time.
The car was written off in a serious accident but with fortunately no injuries to the driver.
Edd Brown, a former employee of Nick, embarked on a monumental rebuild…, Kay Stapley re-applied the paint and graphics and, with advice from Nick, Edd continued and brought Andromeda back to the roads of the UK.

andromeda-revenge-5

Revenge, built in 1975/76, was Nick’s second scratch built car.
It is still judged today, nationally, as the benchmark Hot Rod.
In 2000 it was voted « Best Hot Rod of the (20th) century » by Britain’s leading enthusiasts’ car club members.
Revenge is powered by a supercharged Chevrolet L88 V8 engine of 427 cu. in. (7 Litre) capacity and has McLaren and Jaguar E Type suspension components.
The composite body was the first body designed and built by Nick.
Revenge was initially painted dark green, then dark blue and now the current owner has restored the car with the purple colour seen here.
The current owner (Roger Fulker) has decided to rebuild the car with the colour Nick first intended.
Nick said « Roger’s attention to detail has made the car even better » and is looking forward to seeing it completed and running again.
Revenge was brought to an NSRA show in 2012 to be reunited with Nick.
The car was displayed alongside another two of Nick Butlers’ creations: Andromeda and Nykilodean.