L’Enzo Ferrarire…

En temps que chercheur en humour computationnel déprimé, je me retrouve souvent embarqué dans des aventures débilitantes où je n’apprends strictement rien de neuf sur moi-même mais où mes sens sont mis en éveil…
C’est dans ces conditions, précaires, que j’ai alors : le Sens de l’Humeur…

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Il faisait trop blanc, mais je pouvais quand même palper l’ambiance.
Je voyais flou.
Toutes les rues étaient emplies de Ferrari Enzo…
Il fallait me concentrer.
Je sentais comme une absurdité.
J’étais en contact avec Enzo, c’était télépathique, je le sentais là près de moi, j’ai bombé le torse, serré les fesses et présenté aux gardes-chiourmes postés à l’entrée, l’invitation Ferrari officielle que je tenais fermement de ma main gauche, un sourire écarlate… et je suis entré dans le temple.

Je ne me souviens plus exactement du nom de la ville ni même du pays, sauf que c’était Maranello en Italie (mais ne le répétez à personne), mais j’y étais…, c’était le début d’un long week-end que je comptais consacrer à la présentation officielle de la Ferrari Enzo pour en faire un reportage non-officiel déjanté…
Je pensais rédiger mon article assassin sous le biais d’une thèse y mélant subtilement les métaheuristiques appliquées… à la théorie du non-sens… et ce, à usage du gratin mondial…
C’était gigantesque ici, des immeubles jaunâtres avec des affichettes Ferrari collées aux fenêtres, partout des banderolles Ferrari, des drapeaux Ferrari, ça sentait bon la connerie, le ciel était même bleu !

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J’étais très visible dans le décor sous mon camouflage burlesque de vieux baroudeur déjanté car j’étais le seul, oui le SEUL à ne pas porter de veste Ferrari, de casquette Ferrari et de porte-clés Ferrari (comme il faisait beau temps, personne n’avait de parapluie Ferrari)…
Les filles étaient d’une beauté infernale, j’attendais déjà impatiemment la petite sauterie de ce soir, il devait sûrement y avoir ici des Ferraristes mignonnes, des « Tiffosies » studentes surchauffées à blanc.
J’avais demandé des conseils vestimentaires à une jeune amie coiffeuse trendy tendance qui possédait une Ferrari 308GTB…, je voulais quelque chose qui illustre la confusion propre à mon personnage déjanté saupoudré par un soupçon de plénitude propre aux adeptes de l’avant-gardisme mondain…

On en était arrivé à marier une veste Louis Vuitton élimée du plus bel effet, avec un pantalon Carhatt à poches multiples et un t-shirt noir…, on m’aurait presque confondu avec Indiana-John-Jones-d’jeune….
Dans ce milieu pourri ou le fric est la norme, je me devais de défendre ma position de créatif rebelle, pour rester en accord avec moi-même… et, surtout diffuser via quelques cartes de visite, le lien menant à mes articles que j’avais publié sur internet où je m’étais laissé aller à donner mes poings de vue (la faute est voulue) sur diverses Ferrari et sur les comportement douteux (mais c’est la norme) de divers Ferraristes…

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On pourrait me reprocher, entre autres mesquineries, de vouloir, de la sorte, manipuler les cerveaux de la jeunesse qui se croit éternelle, malléable, souple, encore flexible aux nouvelles idées… et effectivement, cela n’a pas manqué de soulever une brûlante polémique…
Mais, au fond, j’adore qu’on parle de moi… et puis, faire chier les cons et particulièrement les Tifosis et les Ferraristes, c’est mon loisir préféré…

Tout était dans la démesure autour de moi, un service de sécurité sur le qui-vive, des structures postmodernes qui semblaient toucher les cieux.
Les indigènes locaux étaient d’un autre monde, d’un meilleur des mondes, des types en combinaisons hi-tech rouges Ferrari, ça brillait, j’ai même cru apercevoir un pilote de F1 célèbre, folâtrant au détour d’une brunette.
La haute élite des cimes était ici réunie pour une grande sauterie mondialisée.
Je n’en croyais pas mes yeux.

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Son héritier était vieux mais encore souriant.
Malgré ma réputation d’excentrique à l’humeur éternellement joviale, d’homme au sourire éternellement figé, au point que j’aurais sans doute pu être engagé comme doublure de Georges Cloney, il n’y avait pas l’ombre d’un doute, j’étais sur le point de participer à un évènement subliminal, la présentation du Graal, au point tel que son appelation était celle du Maître, le Commendatore… Enzo Ferrari !
La fête battait son plein, je m’étais empiffré de petits fours, de champagne et de vodka-melon.
J’ai aussi pris quelques extasy avec d’autres Ferraristes illuminés, on se marrait comme des abrutis.
J’ai rajouté un peu de kétamine dans ma portion de gâteau chocolaté.
Certaines demoiselles avaient sorties leurs plus belles tenues.

Au milieu de la foule trônait une Enzo toute rouge de honte…
Un loustic ressemblant à un personnage connu comme étant le directeur du service course, mimait formellement son personnage que personne ne regardait…, le spectacle était plus dans la foule, on pouvait y observer des choses formidables, les jeunettes contre les vieux, les philosophes journalistiques contre les mathématiciens du département Formule Uno, les Tiffosis dévisageant le croupion des filles, un magma social en ébullition, de la luxure Ferraresque, des tenues qui n’allaient être portées qu’une fois, de la bouffe destinée aux poubelles…, du caviar à la louche pour les cochons payants…

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Quand un inconnu est venu m’accoster…
Une truculente petite mélodie vagabondait dans la pièce, elle rythmait mon appétit exponentiellement grandissant.
On a discuté rapidement de la théorie de Charles Gruner (La théorie de la Supériorité, 1997), en faisant de grands beaux gestes d’ornementation, étalant nos connaissances respectives :

– On peut poser trois propriétés fondamentales à la notion d’humour…, premièrement, chaque situation humoristique a un perdant et un gagnant, deuxièmement, l’incongru, l’ironie, sont toujours présent dans une situation humoristique, troisièmement, l’humour requiert un élément de surprise… m’a-t-il dit en citant mes meilleurs articles.
Dans cette théorie, ais-je répondu, je prend comme hypothèse que l’humour est une forme de compétition, le rire étant l’expression d’une gloire soudaine et éphémère…
– D’autres que vous ont dressé une théorie de l’humour d’après les conceptions Freudiennes, l’humour servant alors à relâcher une tension psychique…
Nous hypnotisions l’assistance…

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Cet inconnu m’a dit qu’il était très sérieux étant jeune, j’ai eu du mal à l’imaginer sérieux.
Il avait étudié la bioéthique, mais rapidement il en avait eu marre, il trouvait que ce n’était qu’un cas isolé d’un plus vaste problème.
Il a commencé à étudier le posthumanisme, puis il a eu sa période scientologue, il a alors commencé à étudier la physique quantique et la théorie de l’information.
Il a pour cela, troqué ses ouvrages de Kant contre des traités de mathématique.
Après, je ne sais plus quel dédale de connaissance il a traversé, mais il s’est retrouvé à programmer des intelligences artificielles qui généraient des équations et c’est l’une d’entre-elle qui a généré l’Enzo…

Mais quel est le pourquoi du comment de cette affaire…, lui ais-je rétorqué, certain que je tenais là le personnage inconnu de toutes et tous et qui risquait de rester dans l’ombre de Maranello…
Grand homme que voilà, légèrement sur le déclin, mais malgré tout attachant d’avoir été le générateur du Graal Ferraresque absolu…

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– La Ferrari Enzo est le fleuron de Ferrari. Elle est pourvue d’un moteur V12 de 660 chevaux, et en tant que son géniteur, je me suis inspiré de l’univers de la Formule 1 pour cibler un maximum de Tiffosis hyper richissimes sensibles à acquérir à prix d’or une Ferrari portant le nom d’Enzo… 
Ahhhhh, fichtre… ais-je rétorqué, mais c’est une arnaque planétaire, un coup génial qu’aurait aimé Enzo en personne, lui qui n’avait pas son pareil pour entartiner jusqu’à ses plus proches amis
– Ouiiiiii, un coup fabuleux, et rentable…, le prix de presque 700.000 euros hors taxes n’a pas été calculé en fonction d’un coût et d’une marge bénéficiaire logique, mais en fonction de ce que les méga-riches pouvaient accepter payer pour avoir « Enzo »…, y compris sa photo dans un cadre… Cette affaire devait quand même être capable d’une vitesse maximum de presque 400 km/h….
– Vous avez du jouir en le mettant en fabrication ? 
– Sans arrèt, tout le monde était hilare…, la production est prévue à 349 exemplaires officiellement, mais comme pour la F-40, nous n’avons aucune limite, c’est une série limitée-illimitée, au départ on va la vendre 675.000 euros hors taxes pour appâter tout le monde, puis quelques amis journalistes vont faire des comparaisons avec la Bugatti Veyron, affirmant que ce n’est quand même qu’une Volkswagen de luxe…, qu’elle chauffe du cul et vaut 1 million d’euros… A ce moment, nous sortirons une évolution à 1 million d’euros, suivie d’une version exclusive à 1,500.000 millions d’euros, pourquoi se priver…
– En plus elle est en plastique, elle doit pas vous coûter des masses d’euros !
– Pourquoi se priverait-on d’un bénéfice de 700.000 euros par voitures vendues ? Il s’agit pour nous d’entretenir la rareté de ce modèle, pour lui conférer une exclusivité appréciée à ce niveau de gamme et lui conserver une demande élevée en occasion. Par exemple le prix de ce véhicule sur le marché de l’occasion sera d’environ 750.000 € contre 675.000 € neuf au départ…, hors taxes, toujours !
– C’est génial, un coup fourré de première classe, mais comment ferez-vous ?
– Facile, nous ne vendrons les Enzo qu’avec un contrat qui interdit à nos clients acheteurs de revendre cette voiture directement…, ils ne pourront la revendre que par notre intermédiaire, et nous avons déjà fixé les prix…
– Je suis sans voix, là…!
– Ferrari propose régulièrement aux amateurs fortunés des voitures qui sont censées rassembler en un seul modèle toutes les dernières connaissances techniques et technologiques de la marque. La Enzo, dessinée par Pininfarina, est une synthèse entre la technologie et le design directement déclinés des F1 de la scuderia Ferrari…. tel est le slogan officiel !
– Ca va être un succès planétaire !
– Ouiiiiii !

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J’étais assis dans un flot enchanteur de soleil, loin de l’hystérie de ce sommet de l’humour.
Tous les goûts se mélangeaient dans ma bouche, je voulais tout goûter, j’avais l’air d’un affamé…, pendant ce temps, les drogues faisaient leur petit besogne rituelle…, rapidement, j’étais dans un autre monde, sur le toit du monde, c’est à ce moment précis que je suis tombé au pied de Carla Surli que j’avais rencontré lors d’une autre de les aventures Ferraresques…, elle était toujours aussi appétissante.
Le sol était recouvert par une fine couche de gazon artificiel, parfois des fissures laissent entrevoir le vide abyssal de la connerie humaine, l’usine ou se déroulait se foutoir gigantesque, était un bâtiment privilégiant une non-esthétique à une non-fonctionnalité, je le trouvais intéressant conceptuellement, mais pas assez chaleureux dans sa mise en oeuvre.

A ma droite, un jeune homme mal rasé fumait d’un air concentré, le regard vitreux, à ma gauche : Carla Surli.
Je lui ai demandé comment allait Nikolaï Sarkovitch et comment est-ce qu’elle était apparue en chair et en os à mes cotés alors qu’elle n’était pour moi qu’une érection il y a encore à peine quelques minutes.
Son silence m’a convaincu de la futilité de la question.
Elle fixait l’horizon, son horizon, qui devait être l’immeuble d’en face, miroir du sien…, puis elle s’est mise à me parler de l’activisme au 21 ième siècle, ou plutôt m’a récité une conversation qu’elle avait sans doute déjà eue avec d’autres gens, mais je n’étais pas dupe.

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Ses mots – les marginaux du système dégagent de l’énergie… génèrent plus d’informations que le citoyen consommateur passif… contribuent à la normalisation de la rébellion … peuvent être considérés comme des activistes du système qu’ils combattent … regardez ce pauvre Kurt Cobain…, volaient dans l’air…, les fréquences de sa voix faisaient vibrer mes tympans et ça s’arrêtait là en fait, les signaux se perdaient quelque part dans mes os pour ne jamais subir une quelconque interprétation de mes réseaux neuronaux.
Je fixais sa tenue très hype et ses cheveux faussement décoiffés brillants, ses seins aussi…

L’homme de droite qui était de gauche…, s’est levé soudainement et s’est mis à marcher en équilibre sur la bordure en rigolant, il tirait frénétiquement sur son joint, il nous a regardé, puis d’un rire nerveux a dérapé dans le vide.
C’était une fausse-branchée qui devait passer un temps incroyable à calculer son look, en s’informant sans cesse des dernières modes…, sa façon d’aborder la science était d’ailleurs identique ; elle ne me parlait que du dernier article de la dernière théorie à la mode, ses péroraisons n’étaient qu’un collage grossier des tendances nouvelles qu’elle défendait avec une attitude trahissant un peu son obsession d’être toujours à la pointe, son obsession de la jeunesse éternelle, elle n’arrêtait pas de se moquer des vieux, disant qu’ils piquaient l’argent des jeunes avec leur pension, mais que bientôt, grâce aux progrès de la science, et à Nikolaï Sarkovitch, on les ferait travailler jusqu’au dernier souffle, ces sales profiteurs, ces sales vieux…

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Plutôt interloqué, Carla Surli et moi on s’est approché du trottoir pour observer l’étendue des dégâts.
Le fumeur gisait 15 cms plus bas que le haut du trottoir, il avait encore quelques convulsions pendant que se répandait sur la route une marre de sang rouge Ferrari…, en se concentrant on pouvait même entendre des espèces de couinement étouffés ; c’était comme dans les jeux vidéos mais en moins beau.
– Et oui, ces gens qui paraissent heureux mais qui au fond d’eux sont si tristes… dit Carla Surli d’un air calme.
J’ai levé un sourcil et j’ai enchaîné : Il devait être déprimé de vous avoir entendue, quoiqu’il semblait malheureux dès le départ…, maintenant faisons attention de ne pas mourir à notre tour.
La tâche s’annonçait plus ardue que prévue, la structure du temps qui passe se disloquait maintenant dans l’espace, en rythme, sur une symphonie spectrale stochastique.
Oui, le temps se disloquait.

Carla Surli conduisait à toute vitesse dans les petites rues, on pouvait mourir à n’importe quel instant, ça m’excitait…, la douce musique de « Quelqu’un m’a dit… » rendait la scène particulièrement décalée.
J’étais affalé, sans ma ceinture, sur le siège arrière d’une Lancia, légèrement assez drogué.
On a terminé chez elle.
On a rigolé grassement, on s’est moqué de karl Lagerfeld et de la Ferrari Enzo qu’elle trouvait grotesque, puis on a décidé de faire l’amour.
Elle s’est injectée par le nez son PT141, j’ai gobé mon Viagra.
Elle n’en pouvait plus, au niveau du clitoris, l’afflux sanguin augmentait inexorablement, les glandes s’activaient plus que jamais, sa vulve se gorgeait de sang, elle se lubrifiait, ses organes génitaux étaient maintenant un volcan en pleine éruption, son désir était maximal, elle allait m’avaler tout entier, elle me sollicitait de toute part, ses tétons pointaient en ma direction.

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De mon côte, j’étais en érection impériale, le genre que je n’arrive plus à avoir naturellement depuis que j’ai réalisé tous mes fantasmes.
La chimie était en marche.
Les rythmes électroniques coulissaient dans l’espace air-climatisé, rebondissaient contre les chaises synthétiques, le cuir synthétique, les imitations de peintures célèbres, l’ordinateur branché sur une simulation de vie, les restes de ces bonbons aux édulcorants de kiwi, je prenais mon pied, je manipulais mon plaisir dans ce monde artificiel, heureux de ma condition…

Que les bombes les plus atomiques déferlaient dans le désert, que de quintuples tsunamis éradiquaient toutes les îles, que la famine s’abattait dans toutes les campagnes et que 349 gogos particulièrement cons et pédants allaient acheter chacun une Enzo en plastique…, je m’en foutais, il me fallait me laisser consommer mon plaisir, maintenant, mon plaisir immédiat, à court terme, mon moment de gloire personnel que j’écrirai sur mon site, mais ça elle ne le savait pas encore !
Sa peau était douce, mes doigts électriques.
Tout cela n’était-il que subjectivité ?

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– Vous devenez philosophe ? m’a t’elle dit après l’amour…c’est bien de philosopher, ça aide à philosopher…
Le temps se disloquait…
– Je suis philosophe lorsque j’ai du temps à perdre, ce qui me fait philosopher sur le temps qui n’est donc pas perdu…, alors que je le cherche… et que j’en ai à perdre !
– Mais s’il n’est pas perdu et que vous le cherchez quand même, c’est que vous perdez votre temps à chercher le temps non perdu pendant que je perd du temps….
– Me faudrait-il ne plus perdre du temps à en chercher puisqu’il n’est pas perdu ?
– Le pire, c’est qu’en cherchant plus de temps, on en perd, alors qu’en en cherchant pas on n’en trouve pas, mais on n’en perd pas à en chercher…
– Beaucoup de gens demandent qu’on leur laisse plus de temps… mais lorsqu’on leur en donne, ils ne savent pas quoi en faire et donc perdent leur temps et également celui qu’on leur a donné. Or ce temps doit venir de quelque part…
– Serait-ce pour cela que certains finissent par prendre leur temps, qui est à eux, ce qui donc absurde, et à force de prendre leur temps, simultanément, ils font perdre le temps des autres… Et qui le ramasse ?
– L’univers est rempli de temps perdu que personne ne prend le temps de prendre pour l’offrir à ceux qui n’ont plus le temps… De plus le temps passe et on ne fait que passer dans le temps…, sans oublier qu’il y a le temps d’avant et le temps présent…, certais disent aussi qu’il y a un temps futur, mais c’est sans nul doute le temps composé d’une conjugaison de facteurs intemporels… Ce qui m’amène dans le temps à considérer l’intemporalité du temps qui passe !
– J’en conclus qu’une perte de temps présent est possible mais pas une perte de temps futur, ce serait du temps passé pour rien que d’en rechercher un temps fort…
– Bon, le temps change, le temps se déglingue, je n’ai plus le temps d’en chercher, le temps est venu de chercher un autre temps…., le temps est pourri ici mais il fait beau temps ailleurs…
– Si j’ai le temps je dois m’acheter des comprimés pour les maux de tête…
– Il est temps d’en finir, le temps passe et je ne vois plus le temps ou je pourrais recommencer à philosopher du temps perdu… J’ai pris un peu de votre temps, je vais essayer de ne pas le perdre en monnayant le temps que je passe à en chercher, le temps est venu de ne plus en perdre…
– Je n’ai plus le temps moi-même, mais je ne sais comment gagner du temps en le faisant perdre aux autres…
– A temps partiel ou à temps plein, pour supprimer les temps creux, dans l’air du temps… qui ne fait que passer ?… Merci de prendre le temps de me répondre quand vous aurez le temps…
Je suis parti, une lente remontée du temps passé…
L’Enzo est d’un autre temps, le temps des conneries…, il est temps de passer à autre chose !

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