L’onanisme scatologique dans l’automobile de collection…

Depuis qu’un couple de journaleux-automobile a été retrouvé mort à quelques kilomètres de la Route 66 dans le Nevada, pas trop loin du barrage Hoover, lorsque je réalise un test, voire même la simple description d’une automobile extraordinaire, aux USA, je fais bien attention à emporter une bouteille d’eau, spécialement du Vichy Célestin franchouillard dont j’apprécie le goût particulier depuis que c’est la seule eau qu’on m’a offert à boire peu après ma mort clinique de 1968 alors que je revenais de la merde du nord en moto…

Toujours est-il qu’en cause des nouvelles dispositions anti-terroristes, les compagnies interdisent aux passagers d’emporter des boissons avec eux… et, en cette suite, le Vichy Célestin miraculeux que j’emporte, se retrouve à chacun de mes voyages aux USA, dans une poubelle de l’aéroport de départ…, ma dernière histoire d’O ne s’est pas terminée là…, je ne l’ai toujours pas digérée, faute de Vichy, bien sur, what else ?

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Les deux journaleux dont question ci-avant, étaient tombés en panne avec la voiture qu’un garageux local leur avait confié dans le secret espoir que leur reportage publié dans une revue nitrométhanée franchouille lui assure une vente inespérée assortie d’un profit rocambolesque lui assurant la sécurité de quelques côtes-à-l’os saignantes plusieurs soirs de suite…, en l’occurrence une Corvette ’54… et n’avaient pas d’eau.
Ils sont partis pour trouver des secours, se sont perdus… et on les a retrouvés morts, desséchés, la peau en lambeaux (vautours et chacals) sur les os….

Je me suis demandé comment tout cela avait été rendu possible…, il n’y avait pas d’eau dans le lave-glace parce qu’il n’y avait pas de pot d’eau…(d’où l’expression « pas de pot » quand on n’a pas de chance)… et il n’y en avait presque plus dans le radiateur…, explication de leur panne en cause d’une pompe à eau inopérante (et inopérable) et d’une courroie qui s’était fait la malle…

Ils auraient dû rester près du véhicule et survivre grâce à ce qu’ils avaient sous la main, mais comme le véhicule n’était pas de première main, qu’ils avaient passé les leurs… qui entre parenthèses avaient un sacré poil dedans…, les deux franchouillards ont crevé de soif, qui plus est sans public pour admirer leur exploit désertique…, de là à penser qu’ils étaient partis se branler avec la Corvette ’54 dans le désert, il n’y a qu’un pas que je ne ferais pas !…

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Au premier rang des causes de l’onanisme des journaleux, il faut placer le défaut de satisfaction des instincts de base, le génital et les bourses…, je cause des bourses journalistiques que sont leurs porte-feuilles et porte-monnaies, cette cause est d’ailleurs universelle et s’étend à tous les enculés de sévices…, toutefois, nombre de journaleux se livrent à l’onanisme, même quand ils sont hétéroïnomâles…

Quand un journaleux commence à se livrer à l’onanisme textuel, c’est qu’il y a été incité par l’exemple de ses compagnons d’infortunes, une fois qu’il est entré dans une maison d’édition…, c’est, en effet, le très grand vice de celles-ci que de grouper nombre de jeunes ploucs scribeux à l’heure où leur instinct génital s’éveille pour la première fois.

Dans ces sphères d’influences, les plus libertins ont vite fait de pervertir leurs collègues moins avancés dans la voie du vice… et c’est ainsi que nombre de journaleux ont appris à connaître l’apothéose masturbatoire dans leurs articles gluants, sous la forme d’une perversion immorale et nocive…, l’oisiveté, l’imitation, sont encore aujourd’hui des grands facteurs de l’onanisme.

Le farniente, dans lequel se complaisent les journaleux de notre époque – comme celles des époques antérieures d’ailleurs – est souvent la cause occasionnelle de l’apparition des manœuvres onanistiques consistant à écrire le plus de bien possible concernant les pires merdes roulantes…

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A ce farniente scatologique s’ajoute souvent la complicité des Relations Particulières (Relations Publiques), qu’une Riche Paresse hausse à la hauteur dangereuse d’un snobisme viscéral… et la recherche des plaisirs vénériens ne tarde guère à s’ajouter à ceux des contacts parfumés et des minauderies enveloppantes…

L’industrie automobile génère des effets perturbateurs inattendus sur les espèces humaines qui en sont la proie…, prenez le dindon (de la farce) par exemple, volatile au mauvais caractère qui aime l’automobile plus que tout, une passion dévorante qui lui fait badger sa Fiat en Ferrari… et son Opel GT en Corvette… si ce n’est que certains transforment leur Corvette en Ferrari, une marque très consommée de nos jours…, rien qu’en France, des millions de spécimens sont visés chaque année.

Dans les salons automobile, les dindons (de la farce générale) sont parqués par dizaines de milliers et doivent suivre un périple messianique à la gloire de l’automobile…, ils y étouffent, développent des pathologies respiratoires, sombrent parfois dans le cannibalisme mécanique en volant des accessoires.

Dans cet environnement, les dindons reproducteurs sont sélectionnés depuis des décennies notamment pour leur volume financier que divers crédits aident à faire succomber…, leurs cœurs finissent toutefois par lâcher prématurément, leurs vieux os ne suffisent plus pour supporter leur masse de dettes…, trop stupides, ils s’avèrent même, à la longue qu’ils ont courte, incapables de se reproduire normalement.

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C’est là que l’huile de coude des journaleux-automobiles entre en jeu…
– J’m’en vais branler le dindon… dit-on, dans les rédactions journalifères à l’approche d’un grand salon automobile…, c’est synonyme de job alimentaire, de travail pénible, répétitif, temporaire et mal payé…: les branleurs aux 35 heures, car les horaires dépendent en bonne partie des conditions climatiques et des saisons.

Le dindon n’est pas trop bête ou à ce point avili par l’élevage intensif qu’il ne veuille plus acheter une automobile, mais il faut compter que l’appauvrissement général risque d’accroitre la chute de l’empire, il nécessite cependant un savoir faire, développé depuis plus de 80 ans et une préparation certaine.

Flatter le dindon n’est pas un métier à proprement parler, plutôt l’un des champs d’activité des journaleux…, aux USA, on appelle ça le « Milk-ing », en France et en Europe on appelle ça « Faire la pute »… 

Un dindon contrarié ne cèdera pas facilement aux charmes de l’onanisme journalistique, aussi faut-il l’habituer par de savants articles et certains magazines, en cette matière, sont sublimes… (je n’ai cité aucun Mag’)…, on peut, par la suite, cibler directement les zones génitales des dindes et obtenir gain de cause en une trentaine de secondes auprès d’un vendeur compétent…, une fois la fastidieuse érection financière obtenue, il ne reste, au vendeur, qu’à laisser faire la magie, en prenant soin de mettre en confiance le tripoté en lui racontant tout et son contraire…

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Se trouver réduit à palier le déficit d’instinct le plus primaire qui soit, comporte une dimension humiliante, si ce n’est traumatisante, tant pour le dindon que pour ses pourvoyeurs d’extases que sont le vendeur, le RP et le journaleux…, c’est un peu comme être employé à donner la becquée ou à torcher des croupions de créatures à ce point dénaturées qu’elles se trouvent incapables d’assurer les automatismes vitaux nécessaires à leur propre survie.

Il y a également un impact sur la libido à les faire fantasmer…, le regard amoureux des dindons extatiques devant une carrosserie rutilante hantent les directeurs des usines automobiles jusque dans leurs nuits…, nul ne ressort indemne et gaillard d’une journée d’un tel labeur… et si par hasard c’est le cas, il faut alors peut-être s’inquiéter et préconiser la multiplication des caresses et le développement d’un lien fort entre le masturbateur et le masturbé…, les implications surréalistes du travail de masturbateur de dindons prennent une dimension cauchemardesque dans la perspective de nos sociétés industrielles.

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Pour l’essai « Route 66 bis » à la mémoire de ces deux cons, j’avais porté mon dévolu sur deux créatures sexuellement libérées qui devaient piloter une Chevy Nova pour l’une…, une Chevy Corvette pour l’autre… et faire diverses pitreries à caractère sexuel devant ces deux engins (et le mien aussi)…
Je suivais ces deux créatures de l’enfer au volant d’une Chevy Impala empruntée au même garageux décrit plus avant dans mon texticule… quand je suis tombé en panne, comme je m’y attendais, quoique je ne pensais pas que « le coup de la panne » arriva si rapidement…

J’ai résolu de boire l’eau du lave-glace (il n’y avait pas d’antigel dedans) pour parfaire mes connaissances en matière de survie, tandis que les deux nanas se f… à poil en buvant un Coke bien frais sorti du mini-réfrigérateur portable branché sur l’allume-cigare de la Chevy Impala…
J’ai eu du mal à arriver au robinet du radiateur, j’ai donc percé celui-ci avec une pierre… et puis j’ai mis le feu au pneu avant droit parce qu’un pneu qui brûle, cela se voit à 30 kilomètres…, un essai automobile c’est souvent de la survie pure.

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Je me suis souvent retrouvé dans des situations extrêmes un peu partout dans le monde en essayant toutes sortes de bagnoles…, c’est vrai que ce n’est pas le quotidien de tous, mais, petit à petit, au bout de près de 1.000 essais, c’est parti dans tous les sens et j’ai résolu d’écrire mes aventures dans un site-web automobile, puisque mes mag’s Chromes&Flammes c’étaient des histoires anciennes…, mes survies automobiles, c’est devenu un peu de l’ethno, du conseil, de la découverte…, je brasse très large…., le plus dur c’est d’être toujours original et de toujours intéresser les gens, c’est à dire les énergumènes tels que vous, qui me lisez, parfois…

Depuis le lancement de GatsbyOnline en 2006, j’ai beaucoup bourlingué…, ce serait plus facile de vous écrire les endroits où je ne suis pas encore allé et les bagnoles que je n’ai pas essayé…, il y a des pays où c’est très compliqué d’essayer des voitures de luxe, comme la Lybie qui exige des droits de douane exorbitants, ou des pays en conflit comme le Soudan, voire en révolution, dans mes aventures, si je suis souvent accompagné par plusieurs jeunes femmes lubriques, je ne Suisse pas financé par des multinationales automobiles et pétrolières comme les journaleux de sévices…, je fais mes petits reportages sans prévenir tout le monde, le principe, c’est d’être libre, apolitique.

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Il y a tellement de pays que ce serait ridicule de prendre des risques pour réaliser mes articles dans des pays en guerre…, j’ai toujours évité la région de Strasbourg durant les fêtes de fin d’année, par exemple, à cause des autos-combustions non spontanées… et puis, il y a des pays comme le Groenland et la Papouasie, où je réalise très peu d’essais, car c’est moins original et surtout, cela entamerait méchamment mon budget qui est très limité…, je vais par contre souvent dans des zones où le coût de la vie est peu élevé…, c’est d’ailleurs aussi un peu là que je trouve mon inspiration.

Mes pires expériences vécues dans le cadre de mes reportages, ce sont les rapports avec la police ou les fonctionnaires du fisc…, les contrôles où il faut monnayer…, l’attente avec un policier plus véreux qu’un autre qui exige des sommes hallucinantes…, les problèmes que je rencontre en général et qui peuvent se résoudre assez facilement sont de cet ordre-là.

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Il y a des problèmes de santé évidement, les relations sexuelles avec diverses créatures sont quasi obligatoires pour affiner mes expériences masturbatoires…, mais contrairement à ce que la plupart des gens croient, je prends très peu de risques en m’approchant de très près d’une dame-pipi ou en capturant une écervelée…, c’est, d’après moi, moins risqué que de m’aventurer dans le bois de Boulogne avec des transsexuelles Brésiliennes, d’y vivre pendant 15 jours et d’être là, à la merci des bactéries, des microbes, etc.

Les risques ou les pires souvenirs que j’encours sont donc plutôt des déficits financiers, car tout cela coûte assez cher, mais c’est pour le mauvais côté du boulot parce que pour le reste, c’est une découverte au quotidien, c’est le monde de la débrouille sexuelle… et que l’on peut vivre avec très peu de choses quand on n’a plus rien…, quelque part, si je peux parler de mes meilleurs souvenirs, c’est que dans des situations extrêmes, il y a toujours une solution…, les méthodes que je présente dans mes articles, ont toutes été réellement été testées…, mais quand je suis dans une situation vraiment extrême, il vaut mieux pour certaines choses, ne pas les mettre en pratique !

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Je mets en garde, j’ai vu plusieurs fois des automobilistes capturer des faucheuses au bois de Boulogne, et se laisser la mettre en bouche parce qu’il m’ont lu profiter des mêmes bonheurs…, même si cela paraît invraisemblable parfois, c’est cela qui est drôle…, j’ai tendance parfois à exagérer juste un peu, c’est sûr que même si je ne suis pas vraiment sucé, les gens en ont l’impression…, mais je recoupe souvent mes informations avec des gens sur place…, je prends des notes, je fais des photos…, les trucs que je donne figurent dans les us et coutumes…, ce n’est pas mauvais, même a cru…, les blattes qu’on risque d’attraper, c’est évidemment un autre rayon…, mais dans les marchés automobiles, comme dernièrement à Rétromobile, on trouve également des putes de haut vol qui vous font tout aussi bien les poches, mais sans que vous en éprouviez le même plaisir…

Je reprends donc le fil de mon texticule en revenant aux deux journaleux qui sont morts de soif et en mémoire desquels cons, je Suisse parti réaliser un reportage débile aux USA avec deux créatures sexuellement transmissibles…, dans une espèce de sandwich…, le soleil baisse, il me faut boucler ce reportage…, j’avais bien fait sortir leur bouton respectif pour voir ce que je devais croquer…, mais, je les ai visiblement mal dirigées, j’ai croqué dans l’abdomen sous le nombril… et choppé une flopée de poils urticants dans la langue…, ma langue a triplé de volume, j’en ai fait un article dans un site-web médical !

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Elles étaient mortes de rire parce qu’elles ont cru que je me plantais… et là, il m’est revenu dans la tête tous mes conseils, qu’ensuite j’ai un peu adapté…, heureusement j’avais des antihistaminiques, car je me déplace quand même avec une pharmacie complète…, pour ce qui est des médicaments, j’ai quand même une certaine connaissance…, j’ai fait les vaccins de base parce que c’était obligatoire, mais à part cela, je ne prends rien de préventif ni de préservatif…, sinon, je serais toute l’année à m’enfiler des Mojitos…, quoique les feuilles de chou permettent vraiment de soigner la gueule de bois !

Oui, la migraine et la gueule de bois, c’est surprenant, je l’ai découvert dans un village Suisse, où il y avait des types couchés avec tous une feuille de chou sur le visage…, j’ai d’abord cru que c’était une tradition pour cacher leur gueules de cons…, mais en fait, ils avaient fêté un enterrement…, ils étaient tous ivres morts… et leurs femmes avaient déposé une feuille de chou sur leur visage.

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J’ai pensé que c’était en signe de deuil…, elles m’ont expliqué que c’était parce qu’ils étaient bourrés et que le contact du chou avec le crâne avait un effet bénéfique…, par contre, cela n’a aucune incidence sur l’alcootest…, pas sûr qu’une feuille de chou dans la boîte à gant puisse grand-chose pour vous et sur l’haleine du gendarme qui vous encule à fond pour un excès de vitesse !

Ces deux journaleux avaient donc affaire au plus énorme des colosses de l’automobile et il est presque amusant de voir avec quelle énergie cette entité a pu fonder ses fabrications passées et actuelles sur des données économiques et commerciales absolument fausses, non seulement à l’exportation, mais aussi dans son pays d’origine…, en effet, appartenant à la General Motors, qui se flatte d’être l’un des plus puissants groupes industriels du monde, Chevrolet connaît depuis bien des années une diffusion sans égale sur notre globe.

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La plupart des grandes firmes commerciales se flattent d’obéir au doigt et à l’œil aux désirs de la clientèle mais, dans le cas de la Chevrolet, il semble s’agir d’une véritable dictature interne, exercée d’une part, par des stylistes obnubilés par la science fiction et, par ailleurs, par des services d’études et de prévisions commerciales qui paraissent maintenir un contact plus étroit avec leurs « computateurs » électroniques qu’avec les plus fidèles acheteurs de la marque…, c’est de ce déséquilibre que sont nées, après d’autres, la Chevrolet Véga et la Corvette.

Lorsqu’on s’est habitué à ces véhicules, ils ne peuvent être jugés désagréables à conduire…, pour une route au relief normal, car les côtes n’existent pratiquement pas et les dépassements peuvent être effectués en force, dans les meilleures conditions de sécurité et d’aisance…, sur la route, les deux bidets roulants ont consommé 19,3 litres aux 100 km pour la Corvette équipée d’un 6 en ligne et 24,6 litres aux 100 km pour la Véga équipée d’un V8…, mais, si l’on considère les performances de ces voitures et leurs poids, on ne peut guère critiquer ces chiffres, bien que dans l’absolu, ils soient propres à semer l’effroi dans l’âme d’un automobiliste français-moyen… et puis, après tout, on parvient presque à la même consommation en poussant à fond une Rolls-Royce Phantom…

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La Nova était équipée d’une boîte manuelle avec levier « Hurst », bien connu des amateurs de voitures américaines…, il est inutile de discourir sur les avantages et les inconvénients de cette formule : il faut aimer cela et, tout au moins en plaine, la voiture peut être conduite assez agréablement grâce à la puissance de son moteur…, à moins de conduire assez sportivement, on reste presque en permanence sur le rapport le plus long, ce qui est d’ailleurs préférable, car le passage sur le rapport court s’accompagne souvent d’une petite secousse.

Vous vous souviendrez peut-être de mes démêlées avec les freins d’une Chevrolet Bel Air 1958 et d’une Corvette Stingray’75, et, à parler franchement, j’ai abordé à ce point de vue l’Impala, la Véga et la Corvette avec une grande méfiance…, ce sentiment était d’ailleurs justifié, même à vitesse moyenne, si on se trouve contraint de freiner très énergiquement à l’improviste jusqu’à l’arrêt total, la situation du conducteur et de ses passagères devient aussitôt moins agréable, car même à 90 km/h, la résistance à l’échauffement des freins n’est pas suffisante pour garantir à tout coup une répartition exacte du freinage entre les quatre roues jusqu’à l’arrêt complet…

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Enfin, si on veut user des freins à grande vitesse, il faut anticiper très largement en se montrant d’une méfiance toute particulière au volant, et dans les cas graves, il devient indispensable de procéder par coups de freins secs et d’assez courtes durées entrecoupées de corrections au volant…, pour tout écrire en résumé, j’ai failli terminer l’essai de la Chevrolet Corvette dans le cul de la Nova…, sur routes sinueuses ou en montagne, les freins continuent à être très dangereusement défaillants et sitôt que l’on aborde une déclivité tant soit peu importante, la circonspection la plus absolue est de rigueur…, j’ai pu néanmoins, effectuer sur des petites routes, des moyennes fort honorables mais, connaissant bien ce genre de voiture, je me suis souvent servis pour freiner, du véhicule tout entier en le faisant légèrement déraper par petits coups de volant à l’entrée des virages ou encore en acceptant d’entrer trop vite dans les courbes pour sortir légèrement en travers.

Dans ces conditions, il est possible de soulager nettement les freins mais si j’entendais demeurer toujours bien d’aplomb sur les pneus et virer assez lentement pour reprendre de la vitesse en ligne droite, les tambours de la Corvette s’échauffaient rapidement…, depuis les années de construction de ces trois bricoles, la tenue de route des voitures américaines s’est très améliorée, quoique…, il est cependant un handicap que nul ne peut totalement surmonter : le poids qui nuit, dans une certaine mesure, à la maniabilité par l’inertie qu’il engendre dans les évolutions rapides.

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Dire que la conduite d’une voiture de ce genre déconcerte lorsque l’on vient de quitter par exemple le volant d’une Rolls-Royce Phantom…, est presque un euphémisme, mais, lorsque je me suis habitué aux dimensions hors tout de ces trois voitures (désolé mais comme j’ai cramé l’Impala, je n’ai pas de photos d’elle avec les créatures sexuellement transmissibles)… et que la puissance de leurs moteurs ne m’impressionne plus, ma tâche n’était pas tellement désagréable…, l’essentiel est, au fond, de toujours conduire avec souplesse, afin d’éviter les coups de volant secs qui déséquilibrent et les pressions  trop brutales sur l’accélérateur qui peuvent risquer d’entraîner des pertes d’adhérence lorsque l’ensemble n’est pas en ligne.

On est en droit d’hésiter à formuler une opinion froide et réfléchie quant à l’esthétique de ces voitures et des deux créatures qui se sont amusées à faire n’importe quoi pour égayer mes photos…, techniquement, la carrosserie de la Nova ne se justifie guère, tant à cause de son encombrement que de son poids et de son aérodynamique douteuse…, sur le plan du confort, non seulement de telles formes n’ajoutent rien mais elles réduisent dans une large mesure la hauteur habitable tout en rendant l’accessibilité moins aisée…, enfin, esthétiquement parlant, l’ensemble impressionne certes les foules mais on peut dire à tout le moins que la moitié arrière de la voiture gâche un avant presque sobre.

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Comparativement aux dimensions extérieures du véhicule, il n’y a donc pas lieu de s’extasier quant à l’habitabilité de la Corvette, moindre que celle d’une Smart City Coupé…, en sortant de la cécité imposée par des journaleux « aux ordres », qui n’est que leur propre aveuglement à refuser de décrire les réalités, cela revitalise fantastiquement…, en arrêtant de lire les niaiseries merdiatiques, j’ai eu l’impression de redémarrer totalement une autre vie automobile…, beaucoup de gens sont actuellement dans la même euphorie en abandonnant peu à peu diverses lectures franchouilles qui radotent les pires clichés sur tout et n’importe quoi du moment qu’ils vendent…, pour ma part, je ne vends rien, j’offre mes expériences… et croyez-moi ou non quand je vous écris mes expériences, cela ne concerne que vous-mêmes.

Les gens qui m’inquiètent le plus, ce ne sont pas les fripouilles telles les journaleux de sévices et leurs éditeurs pourris par les pubs et publi-reportages maquillés en « vrais » articles de fond disposés en regard de la page publicitaire qui sert d’illustration graphique…, non, les gens qui m’inquiètent le plus, ce sont les gens « bien comme il faut »… qui croient à tout ce qu’ils disent et écrivent… et qui achètent une auto parce qu’elle a été élue « voiture de l’année »…, le jour ou ils utilisent leur morale pour faire des choses épouvantables, c’est la fin du monde !

Vous avez dans toute société des fripouilles, mais ils ne sont pas dangereux tant que des gens très bien ne leur prêtent pas main-forte, c’est pour cela qu’au fond de la connerie, totalement enculés par le monde, pouvoir se marrer au volant d’une merde encore plus grosse que celle du quotidien, procure un réel plaisir quasi scatologique qu’un propriétaire de voiture « bien comme il faut sous tout rapport », ne pourra jamais comprendre !

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