La Ben-Dera-Ford 1995…
Est-elle l’inspiratrice de la Mercedes F015 ?

La Mercedes F015 n’est pas un plagiat, mais l’inspiration de sa forme galet d’Etretat mixée à celle d’une torpille volante, m’a rappelé une bizarrerie automobile du milieu des années 1990 : la Ben-Dera-Ford…

 

Ma mémoire non encore atteinte par l’Alzheimer et mon hangar d’archives, m’ont permis de me réjouir d’avoir pu découvrir ce monument automobile désuet à la gloire des hommes-volants, des savants fous et des ingénieurs cabotins. Si cet engin a bénéficié d’un minuscule statut culte aux Etats-Unis et au Japon, il semble en revanche avoir sombré dans les tréfonds de l’oubli dans le reste de l’univers, m’incitant à enfourcher mon cheval de bataille pour m’en aller pourfendre une aussi scandaleuse injustice…

L’histoire est de celles qui permettent aux travailleurs surmenés de ménager leurs neurones après une rude journée de labeur : Au cours d’une conférence de presse à Las Vegas, visant à présenter son futur modèle F015 devant un parterre de journalistes, Mercedes a sciemment oublié de préciser que ses ingénieurs s’étaient vraisemblablement inspirés d’une autre stupidité.J’imagine la scène : « Z’avez-vu ça les journaleux ? Grâce à cet engin, on va décrocher les étoiles »… et soudain, une étrange silhouette palmée traverse furtivement l’écran situé derrière la F015…, mais… quoi qu’était-ce ? Ce qu’ils découvriront propulsera le spectateur sur des crêtes de n’importe quoi…

Pendant que toutes et tous se perdent en conjectures, que les gratte-papier se grattent la tête (et le cul) puis décident d’aller faire un peu de plongée sur les lieux du test (le bar), je sors les preuves : « Chers tousses… Petit éclairage contextuel : La Mercedes F015 qui a l’allure d’un engin spatial d’aspect a été inspirée d’une bizarrerie nommée « La Ben-Dera-Ford » dont je joins l’article qui lui a été consacré dans le magazine américain Car and Driver. Cette chose a été récemment redécouverte abandonnée dans la commune de Wendy dans l’Ohio.  Un certain mystère planait… et il y eut tant et tant de rebondissements, que la communauté de l’automobile a laissé volontairement s’installer un épais brouillard. Toutefois, en suite de la présentation de la Mercedes F015, me rappelant l’existence de la Ben-Dera-Ford, j’ai éprouvé le besoin de dévoiler l’histoire de ce véhicule ! Qui l’a construit ? Quand ? Qu’Est-ce que c’est ? Pourquoi ? J’ai maintenant la réponse ! Le véhicule a été imaginé et construit par John Bender durant 3 ans dans le milieu des années 1990. Il s’est avèré à mes yeux incrédules qu’en Juin 1998, « Car and Driver » a présenté ce véhicule et son propriétaire/constructeur. Je voudrais entrer dans les détails, mais honnêtement, l’article de Car and Driver le résume bien mieux que je ne pourrais »…. 

D’après les maigres informations complémentaires que j’ai pu recueillir, il semblerait que la Ben-Dera-Ford a été elle aussi la résultante d’in plagiat involontaire…, en Chine sous les auspices de Tao-Tse-Ling, avec une équipe technique exclusivement locale, même si mes informations (biaisées) créditent un certain Yoo-Tin-Yang au poste de fabricant (il s’agit d’un pseudo de Hajime-Sata-liyu)…, en fait, en dehors du menu fretin, tout se résume peu ou prou à la présence de Tchen-Chiba et de Satsujin Keno, consciencieusement noyés au milieu de Mongols-caucasiens. Comme si cela ne suffisait pas, on m’a fait remarquer, pour l’anecdote, que la mondialisation a apporté un coté ringard à cette entreprise, en ayant ici une pensée émue pour l’amateurisme de la réalisation.

On l’a déjà maintes fois évoqué : la Chine copie sans discernement et crée les voitures parmi les plus ridicules qu’on ait jamais vu, on assiste en effet souvent à un festival de réalisations démentes, qui font rouler les yeux dans leurs orbites, et poussent à grimacer à s’en décrocher la mâchoire comme un épileptique dans ses crises.Sur le plan esthétique, cet engin d’un autre temps futur (gag !) regorge d’autant d’éléments kitschs qu’un magasin de souvenirs sur un site touristique : on imagine les manipulations génétiques qui ont sans nul doute été faites sur les irresponsables créateurs, des savants en blouse blanche s’affairant au milieu de croquis enfantins, une vision de la science si surréaliste qu’elle confine à la licence poétique.

En somme, c’est une œuvre au charme kitsch d’une candeur rafraîchissante, dont la vision s’avère être à chaque fois un pur moment de bonheur, un mélange de rétro-futurisme qui fleure bon les engins décrits dans les romans pulp à quat’sous…, un petit bijou merveilleusement apte à pourvoir en délices l’amateur d’imbécilités sympathiques.