Lamborghini Espada « Custom-Rat-Rod »…

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Pour celui qui ne croit ni en Dieu, ni en diable, que les « on dit que »… n’inquiètent pas plus que les rumeurs persistantes propices à tous les errements sournois du « politiquement-correct »…, celui là peut s’aventurer au « Château Danton » ou sont construites des automobiles improbables.
Avec un peu de chance, pour y parvenir, il trouvera son chemin au travers de la bêtise humaine, entravée d’obligations sournoises, de morts-vivants d’idées préconçues, de principes éculés, d’attitudes de gens rigidifiés par leurs principes.

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Il se murmure que, faisant-fi des convenances, des hommes ont décidé d’acheter un château abandonné afin de pouvoir rejoindre la félicité en y construisant inlassablement des automobiles de plus en plus folles, si extraordinaires que nul, environs et au-delà, ne parle plus que de ce château.
Ainsi certains hommes par leur destin, leur personnalité, marquent-ils à jamais les lieux où ils vivent… et là où les éléments se déchaînent, là où les rivières se transforment en torrents furieux, là où les hommes se sentent vulnérables, là où les dos se courbent, là où chacun se réfugie dans le secret de ses peurs, là où nul n’est certain d’échapper à la fureur des dieux, là où les fermes isolées se replient sur elles-mêmes se préparant à des hivers éternels en faisant le dos rond, regardant avec nostalgie les dernières fleurs se faner…, eux recréent un paradis infernal.

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Ce soir-là, un homme désespérément seul s’accroche au volant de sa voiture, il trace péniblement sa route, obsédé par une ultime question existentielle : « Peut-on transformer des monuments du design automobile, tels que Rolls-Royce, Bentley, Ferrari, Lamborghini et autres, en des Hot-Rods, des Rat-Rods et autres bizarreries ? »
Pour avoir la réponse, il se rend au château-Danton…, semblable à la « demeure du chaos »…, alors que les nuages noirs déversent leur colère sur la terre…, il en est certain : de cette confrontation avec la nature déchaînée jaillira la vérité, celle qu’il cherche depuis si longtemps.

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Le froid alourdit ses essuie-glaces, les transforme presque en glaçons redoutables, incapables désormais d’absorber une neige de plus en plus dense.
Les roues commencent à patiner…, une fine buée s’échappe de la respiration du chauffeur…, forme une pellicule sur les vitres, l’isolant du monde extérieur, il perd peu à peu ses repères, avec une obsession, aller droit devant et faire face…
Où va-t-il ?
Que cherche-t-il au risque de sa vie ?

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Depuis une vingtaine d’années, il perd un « argent fou » à s’entêter à utiliser ce que d’aucuns appellent des « voitures de rêve »…, au delà de son attrait pour les Rolls Royce, il lui est arrivé de jeter son dévolu sur d’autres marques : Ferrari, Aston, ou encore Lamborghini…, de certaines d’entre elles, il conserve d’excellents souvenirs…, d’autres l’ont beaucoup déçu…, c’est la vie.
La Lamborghini Espada, pour lui, c’est « une autre planète automobile », un monde à part…, un univers particulier que seuls peuvent connaître ceux qui ont déjà donné… et il fait, malheureusement pour lui, partie de ceux là : les « Espadistes »…, sortes de séminaristes de la marque qui endurent tout (ou presque) au nom de la sacro sainte épée de toréador : l’Espada meurtrière et fatale, celle qui doit abattre le taureau…, mais qui aura surtout eu raison des maigres économies de qui tombera dans le piège…

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Au premier abord, son Espada est magnifique, elle n’est pas belle, encore moins « jolie », elle est « extraordinaire », selon lui c’est : « un cocktail de virilité brutale et de distinction italienne, saupoudré d’une lourdeur masculine qui fait ressembler une Ferrari 400 à une auto pour coiffeurs »…
Pour lui, légèrement enfariné dans une vie vouée aux magazines Fashion : « On n’est pas là pour rigoler, l’Espada, c’est du sérieux, du lourd, c’est une machine d’hommes, une particule de bravoure transalpine »…

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Même les Teutonnes de la même époque lui paraissent faibles et fragiles quand il les compare à cette auto sculpturale et puissante…, en son for intérieur : « l’épée du torero n’a pas frappé dans l’eau, l’Espada a, définitivement, une gueule inimitable, un caractère trempé dans le titane, chapeau bas »!
Pourtant, malgré sa taille normale, son poids normal, malgré sa normalité « différente » (et revendiquée), il pilote son Espada dans la position de la grenouille si chère aux designers italiens : recroquevillé…, les jambes écartées…, les bras tendus…, la tête de travers à 45° avec le front écrasé contre le pare soleil…, le buste rejeté en arrière à 33% de la ligne médiane maximale…, les pieds ouverts à 90° avec les talons surélevés (le pied gauche étant en apesanteur à la recherche d’un appui inexistant)…, le genou gauche écrasé entre le bord du volant et la commande d’ouverture de porte qui lui rentre dans la peau…, le genou droit contre le tableau de bord (surtout contre les boutons de commande qui s’incrustent jusqu’à sa rotule) et au dessus du levier de changement des vitesses…

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C’est une auto pour masochistes-chics, du genre qui peuvent et savent se payer une séance BDSM d’une heure pour 1000 euros dans un studio-donjon super équipé aux alentours de la Place de l’Etoile…, où, à l’intérieur, on est frappé par l’espace (relatif) et l’impression de luxe « faux-design » sans ostentation…, mais ou il ne faut pas y regarder de trop près…, car un observateur attentif (où n’importe quel utilisateur régulier) a vite fait de débusquer une finition « à la truelle »
C’est en réalité rustique, approximatif…, l’assemblage ne peut que décevoir un conducteur un tant soit peu exigeant…, surtout au prix astronomique où sont (trop) souvent proposé ces engins, mais, point de mesquineries…, en route !

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Une fois démarré, le V12 (lourd, dans cette configuration « avant ») met une bonne dizaine de minutes à prendre une température optimale…, avant cet instant, inutile d’espérer quoi que ce soit, le monstre demandant toujours un certain temps avant d’émerger…
Ensuite, le « gros chat » s’élance « gay-ement » (parce qu’il dodeline du cul comme les homos et les transsexuels) en donnant l’impression d’exhaler un souffle puissant, une poussée constante et généreuse quasi sexuelle, comme un pénis érigé qui va ramoner un max…, ce qui fait trembler (un peu) le fondement perso… en l’occurrence le châssis plate forme… et donne l’impression que son gros cul va se durcir…

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Mais non, l’équilibre revient à mesure qu’on accélère le rythme…, l’auto s’écrase doucement sur ses quatre pneus à mesure qu’elle prend de la vitesse…, bonne tenue de cap, longues courbes autoroutières négociées, « la belle pute » surfe sur l’asphalte comme une machine à laver sur roulettes, à des vitesses (minimalistes) ou une simple Fiat 500 actuelle (2019) ne décroche pas comme une vieille peau désarticulée…, c’est toutefois jouissivement bluffant !
L’apocalypse suit…, car c’est sur les petites routes, inégales, bombées, que le tableau se dégrade encore plus à la vitesse d’un cheval au galop…, après les « Hop-Hop-Hop » similaires aux barnum des seins gélatineux qui sautent en tous sens…, la belle (Espada) perd alors de sa superbe et commence à devenir franchement inquiétante, paresseuse à s’extraire (d’un lacet), difficilement contrôlable en appui (sic !)… et pour tout vous dire : aussi à l’aise en sportivité qu’une vache landaise dans un concours de danse rock…, c’est calamiteux…

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La comparaison avec la gent féminine n’est pas ici trop utilisée en dehors de la vache landaise, car les temps changent et l’époque où on sautait les mannequins qui trouvaient cela normal (si non c’étaient les ménages, la vie connasse et les transports communs)…, n’est plus guère de mise…
Notez que le Grand-Karl (Lagerfeld) avait dit avant de décéder (le mec avait des saillies prodigieuses malgré son âge avancé) que les mannequins qui croient réussir sans vouloir qu’on leur arrache leur petite culotte doivent s’orienter vers les ménages…, ou quelque chose du même style qui rejoint ce que j’écrivais quelques lignes plus avant…

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Pire est l’Espada sur les routes de montagnes (je vous recommande Gstaad car les putes y sont franchement « classe » comparées à « Pessinou les gruaus les bains » ou il vaut mieux ne pas avoir le pied trop lourd, surtout en descente…, l’arrivée de courbes ou de lacets pentus donnant des sueurs froides…
En ayant eu moi-même, en personne, quelques-unes (Espada ou greluches se mettent dans le même sac car à chaque fois je croyais avoir tiré un mauvais numéro alors qu’elles étaient toutes plus pires putes les unes les autres), je me souviens d’une descente à vive allure (l’une « humaine » dans un canapé, l’autre « inhumaine » sur une route des Pyrénées…, entre deux cacas on était pressés de jouir, je ne sais plus trop pour quelle raison futile)…, la lourde Espada (mais vraiment lourde, sur ce coup là) avait amorcé un « tout droit »…

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Emportée par son embonpoint et ses freins qui criaient « au secours »…, elle m’a fait vivre une drôle expérience, avec la peur au bas-ventre, tout d’un coup, de peut-être cesser de vivre, encastré dans une falaise boisée de cette belle région catalane ou coincé dans le vagin), ce qui me pousse à exhorter les autotitreurs lisant ce texte de ne jamais entreprendre de jouer « De Profundis » de manière trop abrupte, c’est un aller simple pour le père Lachaise !
Vous avez sûrement, à un moment donné ou à un autre, au cours de votre adolescence ou de votre vie sexuelle, déjà entendu parler de ce phénomène pour le moins impressionnant à bien l’imaginer, le « pénis captivus », ou le sexe de l’homme coincé à l’intérieur du vagin de la femme…, la bête à deux dos peut-elle vraiment devenir soudée, sans parvenir à se détacher, l’espace d’un instant, ou tout cela relève-t-il d’un mythe de plus, à rayer de sa liste d’appréhensions sexuelles ?

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Il est en effet courant d’observer, lors de l’accouplement d’un et d’une chienne, que le mâle reste bloqué en plein feu de l’action…, mais, la morphologie de l’homme diffère quelque peu de celle de nos amis les canins…, si le pénis n’est pas vraiment coincé dans le sexe de la femme, certains hommes peuvent expérimenter une situation qui s’y approche grandement : ce phénomène serait causé par une contraction des muscles entourant le vagin, à la manière d’un vaginisme (douleurs lors de la pénétration, voire impossibilité totale d’accepter le pénis)…
Mais, au lieu que le vagin se contracte avant la pénétration, dans le cas d’un « pénis captivus », comme l’on surnommé les médecins, il se contracterait après…, d’où l’impression de rester plus ou moins coincé dedans…, les causes de cette contraction ne sont pas bien identifiées par les spécialistes qui l’expliquent souvent par une crise de panique ou de tétanie…, embarrassant certes, mais pas dramatique : les médecins assurent qu’il n’y a aucun danger et que le membre turgescent ne tarde pas à se libérer

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Rares sont les médecins qui ont été confrontés à un tel phénomène…, selon les dires de la plupart des gynécologues, ces histoires de couples arrivant imbriqués aux urgences relèvent plutôt du mythe, ou du fantasme de certains esprits mal tournés.., les amants coincés seraient toujours en mesure de se libérer avant de faire appel aux urgences…, on n’oserait imaginer la scène, le cas échéant…
C’est pareil à l’identique concernant la Lamborghini Espada…, mais, au-delà de ces considérations, je dois avouer avoir à plusieurs reprises perdu un peu de mon calme face au fonctionnement capricieux de l’engin…, avec une mention particulière pour les pannes électriques à répétition et les surchauffes inopinées et inexpliquées…, cinq visites (j’ai bien dit cinq) successives au garage spécialisé de la marque pour un problème de surchauffe devenu chronique…

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On a tout changé…, durites, radiateur, ventilateur etc. etc… pour en arriver, au terme de la cinquième visite inutile à un : « je ne sais pas ce qu’elle a »…, prononcé par le chef d’atelier qui haussait les épaules d’un air désespéré…
Moi : Pardon ?
Lui : Ben, je ne sais pas ce qu’elle a…, je comprends plus…
Moi : Vous plaisantez, j’espère ?
Lui : Non, c’est inexplicable…, je sais pas ce qu’elle a…, c’est incompréhensible…
J’avais l’impression que ce mécano ne me parlait pas d’une bagnole, mais d’une femme dépressive : « Je ne sais pas ce qu’elle a »…, ce jour là, j’ai vraiment du faire appel à toute ma (bonne) éducation pour ne pas lui envoyer une clé de douze en travers de la tronche…

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En parlant de « femme dépressive », ma compagne de l’époque avait doucement pris l’Espada en grippe…, au début elle l’avait trouvée « marrante », mais à force de pannes intempestives, elle avait fini par déclarer, sans se soucier de ce que ses propos pussent choquer l’amateur éclairé que j’étais (et tous les amateurs éclairés que nous sommes) : « Cette grosse Lamborghini, finalement, c’est quand même une belle merde ! »
Jugement sans appel, qui condamnait irrémédiablement la belle italienne, c’est que l’Espada était une « auto piège »…, un piège particulièrement vicieux…, je m’explique :

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Quand vous regardez une Miura ou une Countach, vous savez d’emblée à quoi vous attendre : à une auto « jouet » à ne sortir que par beau temps, pour faire un petit tour, éventuellement une escapade…, mais…, pas sous la pluie, pas quand il fait trop froid, pas quand il neige, pas trop la nuit, pas sur des routes trop pourries, enfin, bref…, une auto de loisirs !
L’Espada, c’est différent…, son aspect imposant, son habitacle spacieux et luxueux, son style « utilitaire »…, vous donnent l’impression que vous allez pouvoir l’utiliser au quotidien, comme une vulgaire Mercedes…, grossière erreur !

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Dans l’ensemble, sa fiabilité est beaucoup plus proche de celle d’une Miura que d’une 450 SLC…, vous craquez, vous utilisez… et vous tombez dans le piège…
Rendez-vous manqués, pépins mécaniques agaçants, auto immobilisée trois semaines au garage (les pièces de rechange chez Lamborghini semblent parfois être acheminées jusqu’à vous à dos de poney), vous finissez par perdre patience, et encore, vous êtes un « amateur éclairé », un « amoureux de la chose mécanique » (ça rend plus tolérant), mais votre copine, « la beauté tragique du chant mélodieux des douze cylindres »…, elle s’en moque comme de l’an ’40…, d’où la réflexion, proférée sans haine ni passion, mais fermement :
« Cette grosse Lamborghini, c’est quand même une belle merde »

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Un piège…, pour moi, et pour elle (ma compagne, pas la voiture), la coupe a débordé un soir d’été où nous étions attendus à un banquet mondain regroupant les pires escrocs imaginables…
Nous roulions, vitres baissées (à cause de la climatisation qui ne fonctionnait que de façon intermittente (5 minutes de froid, 5 minutes de chaud…, gavant !) sur une départementale du Sud Ouest de la France, entre « Bouillac/Rancillac/Pessac/Foutrenvrac et Jetarnac », bref, la cambrousse complète, à la recherche d’une auberge paumée au fin fond d’un patelin introuvable… et l’ambiance commençait à devenir un peu pesante…

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Cette histoire date du milieu des années ’90, donc, pas de GPS, ni de Google Map (l’âge de pierre, vous dis-je)…
Alors que nous cheminions difficilement vers notre destinée, le doux parfum de pins des landes qui affluait dans l’habitacle par les vitres entrouvertes se mélangea tout d’un coup avec une curieuse odeur, plus chimique…, imperceptiblement… et ma compagne s’en aperçut la première…
– C’est bizarre, cette odeur…
– Quelle odeur ?
– Ben, je ne sais pas…, ça sent bizarre, il y a une raffinerie dans le coin, ou quoi ?
– Ben non, enfin, pas ici…
– En fait ça sent comme du polystyrène fondu…

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Du polystyrène fondu…, c’était exactement l’odeur, qui commençait a tout envahir, autour de nous…, j’eus à peine le temps de commencer à m’inquiéter (et ralentir)…, qu’une épaisse fumée blanchâtre et grise commençait à envahir le capot et a s’insinuer dans les bouches d’aérations de l’habitacle…
Il fallait se rendre à l’évidence, sur cette départementale paumée, à 70 km/h, l’Espada était en train de prendre feu (un méchant court circuit, me dira un « spécialiste », bien plus tard)…

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Après nous être éjectés du véhicule à la vitesse des rats qui quittent le navire… et étouffé le début d’incendie en noyant le moteur sous la mousse carbonique du petit extincteur qui ne quittait jamais le dessous du siège avant (on est jamais trop prudent)…, je restais là, accablé, sur le bord de la route, à côté de la belle Espada, capot ouvert et fumant encore, à attendre les secours…, avec ma compagne qui répétait, avec un regard dépressif perdu dans le vague :
« Cette Lamborghini, c’est quand même une belle merde »
Une ambiance à vivre…, j’ai revendu la belle italienne quelques mois plus tard (après avoir payé l’équivalent d’une belle petite berline pour sa remise en état), ma copine de l’époque m’a quitté des années plus tard, pour des raisons totalement étrangères au monde automobile…, je n’ai plus de nouvelles, ni de l’une, ni de l’autre, et ça n’est pas plus mal ainsi…

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Bref, faisons bref, je fais bref et en revient à je ne sais plus quand…
Oui…, donc, ayant vu diverses photos d’une Espada (rouge) customizée par un Russe totalement dingue des anciens magazines Chromes&Flammes, « l’homme désespérément seul qui s’accroche au volant de sa Lamborghini Espada » qui s’est surnommé DeepBlue alors qu’il se nomme Chriss Foss…, a décidé de montrer les photos d’une Espada modifiée par un Russe, aux gens du « Château Danton » pour qu’ils fassent de son Espada, une version totalement déjantée, façon «Rat-Rod»

Les Hot-Rods sont des voitures décalées, outrancières, de véritables sculptures roulantes… et le Hot-Rodding est un mouvement populaire né aux Etats-Unis après la Seconde Guerre Mondiale…
A cette époque certains jeunes américains « rebelles » qui n’avaient pas beaucoup d’argent achetaient des vieilles voitures, puis les allégeaient, retravaillaient de bons gros moteurs V8 et s’en servaient pour faire des courses…, une passion partagée par Alexandre Danton, un Français qui a décidé de se lancer dans la construction de Hot-Rods et de Rat-Rods.

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Plongée dans une tendance au bon parfum des Etats-Unis, c’est le « No Limit » et la société « DANTON ARTS KUSTOMS » Château de Gerlande, 07690 Vanosc, FRANCE, Tel 33(0) 6.63.81.00.65 | Email : contact@danton-arts-kustoms.com… fut lancée par la passion du vanoscois Alexandre Danton qui au fil des ans devient une référence en la matière, du design sur papier à la création et la conception de tous véhicule.
C’est loin des artifices High-Tech mais proche de la matière que sont développés les projets, dans l’audace et la bonne humeur :
« Quel que soit votre rêve, vivez-le, car l’audace est empreinte de génie, de pouvoir et de magie »

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L’arrivée de cette Espada ne pouvait mieux tomber, car Danton Arts Kustoms et la Carrosserie Hervé spécialisée dans les Italiennes avaient décidé de fêter à leur manière les 50 ans de la Lamborghini Espada… et sous la bannière CHD Edition, ils étaient en totale effervescence quant à la construction d’un Hot-Rod Espada néo-rétro, basé sur un exemplaire de 1970, dont le design modernisé reprenait certains codes des Lamborghini modernes.
Ils avaient pu bénéficier de partenariats avec Michelin et le constructeur de jantes Govad, mais n’avaient eu aucun contact en retour de leurs demandes d’assistance avec le constructeur de Sant’Agata Bolognese concernant la réalisation du véhicule.

Ce n’était qu’un projet fou parmi d’autres… dont le design avait été réalisé d’abord « à l’ancienne » sur papier « Kraft » avant d’être porté sur ordinateur…, la carrosserie d’origine était totalement remodelée, les panneaux de carrosserie étaient comme taillés à la serpe, l’idée étant d’évoquer le nom de la voiture « Espada » signifiant « épée » en espagnol.
Si au départ l’engin avait été pensé rouge, il a ensuite été policé en gris foncé mat, avec, en bas de caisse, un bandeau aux couleurs du drapeau italien dont la forme rappelait une épée.

En bon Hot-Rod, cette Espada devait être dépourvue de capot comme d’ailes avant et devait donc laisser admirer son V12 et il était indispensable de créer un « Top-Chop » avec un pare-brise plat façon Ford B’32.
Pour d’obscures raisons (en réalité le dit pare-brise a été cassé dans une tentative de le couper) c’est une version « Mad-Max » en trois parties avec rivets apparents qui a du être appliquée…, des jantes rouges aux extrémités de voies élargies sont venues compléter l’ensemble pour un rendu aussi original qu’impressionnant, quoiqu’il aurait été plus judicieux et moins « simpliste » d’intégrer partiellement les roues dans la carrosserie… et non pas de les laisser en « full extérieur », ce qui porte la largeur à celle d’un camion 30 tonnes….

Alexandre Danton avait fait parler de son entreprise Danton Arts Kustoms l’année dernière avec une Porsche 911 (964) à moteur V8 Bentley positionné à l’avant… et il avait claironné ne pas s’arrêter à cela, l’homme venant de mettre la main sur une épave de Mercedes 300 SL Roadster, après avoir publié un teaser annonçant la création d’un véhicule mixant Lamborghini Miura et Aventador…
C’est exactement la voie qu’il faut suivre pour s’attirer la bienveillance financière de riches clients potentiels (et farfelus)… qui ont alors le nez qui ne sent plus des odeurs, mais des dissonances…, donc ils se mettent à renifler « le total foutraque » nécessaire pour se distinguer du Vulgum-Pécus… et une fois que les dites dissonances exaltent les neurones de leur cerveau, leur corps va y répondre par des gestes et émettre des bruits, pets et gargouillements jusqu’alors inconnus…, c’est infini et enrichissant pour ceux (des vendeurs à-la-sauvette ET des p’tits commerçants) qui rêvent vendre tout et n’importe quoi, parce que dans ces états-là, les addicts sont ouverts à tout ce qui est addictif…, plus rien d’autre n’existe…

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C’est un concept éculé et débile qui consiste à attirer des idiot(e)s qui veulent se montrer dans les endroits branchés où (« elles » sont en recherche perpétuelle d’un producteur ou d’un pigeon… « ils » d’une dinde à fourrer de conneries)… auprès d’idiot(e)s d’un autre niveau en auto-masturbation…, se monter à des gens qui se montrent en quelque-sorte…, c’est le panard assuré !
En Franchouille, ce sont surtout les ventes aux enchères « classieuses » qui attirent ce genre de faune, surtout à Monaco…, mais aux USA ce sont des « faiseurs d’affaires » qui organisent des « sauteries » et des « shows chics et hyper branchés »… tel le fameux « Miami Supercars Room » où ce genre de réunion débute tôt…

Aux USA les gens se lèvent tôt, parce qu’ils vont dormir tôt… et dînent tôt…, donc à 8h30 c’est quasi « full » et tout le monde, en couple (hétéro ou homo), en « zotos très très chères » partent en convoi à Crandon Park – Key Biscayne… et…, après une séance de photos avec la « Skyline » de Miami en toile de fond, re-départ du convoi vers le célèbre, fumant et fumeux « Miami Supercar Room », un restaurant hyper-chic situé dans le Wynwood-art-District.
C’est du consumérisme primaire pour primitifs : au plus les gens sont des beaufs-crétins, au plus ils ont un sourire niais… les jeunes pousses « pot-de fleurs » sont souvent des étudiantes en quête d’avenir…, sous payées pour montrer leurs cuissettes et leurs seins…, les fleurs fanées, en pots elles aussi, sont quasi-toutes vénéneuses, elles savent y faire, car c’est devenu un business…

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Le « Miami Supercar Room » est soi-disant, selon Elo lui-même : « Le rêve »…, Elo est un ancien mannequin hyper-fashion et designer, qui s’occupe vaguement de pétrole (sic !)… et est également propriétaire du London Motorcar Museum qui regrouperait (sic !) 247 voitures « high-class »…
Dans le musée restaurant « Miami Supercar Room » de près de 4.000 mètres carrés…, chaque repas se paye 3.000 dollars (c’est spécifié d’avance pour éviter les drames)…, on déjeune au milieu de la collection automobile de « ELO »… des pièces de collection prétendument rares…, quoiqu’on ne parvient pas à discerner les Réplicas, les Kit-Cars de luxe, les Reconstruites, les Fausses, les Demi-fausses et les Vraies…, ni si elles appartiennent à Elo ou si elles sont là en dépôt-vente.

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En effet, les plus grands collectionneurs du monde entier (sic !) tels les frères Danton et leur Lamborghini Espada Hot-Rod, sont invités à y exhiber leurs supercars…, et divers chefs culinaires parmi les plus expérimentés du monde, « peuvent » (gag !) venir y faire découvrir leur cuisine…, une astuce géniale d’Elo, lui permettant de renouveler sa carte chaque semaine sans rien dépenser…, car : « Ce doit être un honneur (gratuit) de venir une semaine en temps que Chef », la publicité étant faite en petit caractère sur la carte, sous forme d’une mention savoureuse : « Le célèbre chef XXX a préparé ce repas, n’hésitez pas à vous rendre dans son établissement » (+ adresse)…
J’y suis allé gratis puisque c’était « un honneur de recevoir l’éditeur des Mag’s C&F et du site GatsbyOnline.com »)…, se trouvaient exposées : la Lamborghini Espada Hot-Rod entourée d’une SL 300 Mercedes Gullwing 1955, d’un Hot-Rod Rolls Royce Bootch 1929, d’une Maserati racer 450 S 1958, d’une Ferrari 196 SP de 1961 et d’une Shelby Supercar Ultimate Aero TT de 2007…

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En fait d’expérience culinaire inédite et d’en prendre plein les yeux le temps d’un dîner (3.000 $ par personne je le rappelle), ce fut creux…, je me suis emmerdé grââââve assez rapidement quoique que j’étais servi par des jeunes femmes sexy qui n’y connaissaient pas grand chose en gastronomie !
J’ai pu discuter le bout de gras avec Elo avant dîner… et ce fut assez tragique !
– C’est intelligent de profiter de la naïveté des chefs cuisiniers et de les faire œuvrer comme esclaves, gratuitement, sous couvert de se faire connaître… Quoiqu’il en soi, OK, tant mieux pour vous, quoique…, mais qu’est-ce que c’est que ce concept de diner au milieu de bagnoles ?
– C’était un choix très difficile, parce que ma femme et moi avons 247 voitures à Londres, et j’ai dû prendre les voitures qui fonctionnaient, pas nécessairement les plus rares, mais celles qui ont assez de piquant et d’histoire. Certains clients sortent transcendés, certains et certaines ont capté ici une sorte d’énergie mythique, quelque chose qui représente mieux l’humeur énergisante de chacun…
– Je dois dire que je n’ai rien ressenti de tel…
– C’est parce que vous êtes mon invité gratuit, pour sentir l’énergie mythique il faut payer, c’est un processus…
– Et « ça marche » ? C’est pas vraiment une arnaque, mais c’est pas très loin…
– Ce n’est pas tout, j’ai imaginé un programme d’adhésion à trois niveaux. Bien que les individus qui viennent ici bénéficient d’une adhésion gratuite à l’arrivée en salle, leur statut de membre permanent est déterminé par le type d’expérience dont ils ont besoin qui varie selon le nombre de visites/dîners…
– Parlez-moi de votre Hot-Rod Rolls-Royce Bootch 1929 qui me semble être un kit-car-réplica de la Bucciali TAV qui était équipée d’un moteur Voisin 12 cylindres et carrossée par Saoutchik… J’en ai fait un reportage : http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=588&cat=auto
– Officiellement, cette voiture est présentée comme une Rolls-Royce Essex qui a été modifiée en un élégant, puissant et sauvage Hot-Rod. Alors que l’Essex était une traction avant, le groupe motopropulseur ici a été reconfiguré. C’est un gros bloc Chevy V-8 qui y a été inséré, fournissant environ 400 chevaux aux roues de 22 pouces à l’arrière, ce qui lui donne beaucoup de punch. Le surnom de la voiture ‘Bootch’, a été estampillée dans le grill…
– C’est totalement bidon… Il n’existe pas de Rolls-Royce Essex Traction-avant…
– Cela m’est égal et les gens qui viennent dîner, ça leur est égal aussi… Ils ne connaissent pas les Bucciali, par contre Rolls-Royce sonne à leurs oreilles, donc pour m’évier des discussions inutiles, j’ai simplifié… En un an vous êtes le seul qui voyez clair, mais ça n’a aucune importance pour moi. Profitez de votre déjeuner gratuit…

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Et subitement, j’ai tout compris, absolument tout : La connerie humaine, la crétinerie inhumaine, les beaufs, les cons et connes, l’alcool, le shit, l’héroïne, l’anorexie mentale, les dépressifs du gosier, les mondains, les demi-mondaines, les demi-molles, les putes, les transsexuels et elles…, les macs et les mac-Do, les exilés fiscaux, la fraude fiscale, les enveloppes de cash, les contrôleurs fiscaux, les excès de vitesse, la police, les illettrés, les lettrés, l’obésité, les travailleurs illégaux, les grévistes, les communistes, les chinois, le feng-shui, le yoga, les indiens, le bouddhisme, le tantra, les tentations, le Christ, les curés pédophiles, le Pape, le préservatif, les ravis de la crèche, les cons, les sionistes, les Raéliens, les Ravéliens, la musique classique, les pollueurs payeurs, les Tsunami, les racistes, les antiracistes intolérants, les révisionnistes, la pizza 4 saisons, les végétaliens, les terroristes, les terroiristes, les lecteurs de BHL, les fans de Yvette Horner et ceux de Renaud, les néo-punks, les coupes de cheveux des Catalans, la pétanque, les inconditionnels de tout et n’importe quoi, la pédophilie en famille, la télé-réalité, les chauves avec des lunettes sur le front, Drucker, Zemmour, Bigeard et la théorie de la relativité…
Putain, que peut-on bien faire d’autre ici-bas que de boire un bon bourgogne sur une côte-à-l’os bien grasse et saignante alors que la presque totalité des ahuris de la planète n’a comme seule véritable ambition que d’être des abrutis finis avec un but abscons dans une réalité morbide ?

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On peut parfois tellement se faire de la bile et un mauvais sang d’encre pour des futilités frivoles…, car dénicher un bon resto, n’est pas aussi facile que ça…, en franchouille la mode est au resto participatif, je connais un restaurant super branché, où on peux apporter ses propres aliments et les cuisiner, c’est génial, très cher et pas toujours meilleur.
Ici, c’était plus évolutif, c’est un chef qui vient gratuitement d’ailleurs… et on paye 3.000 dollars…, évidement, ça change des horribles bouis-bouis Américano-clownesques dont la seule qualité gastronomique est d’être totalement nulle…, pas besoin de GPS, il suffit de suivre l’odeur si typique du hérisson mort de peur, qui, telle une Madeleine de Proust, rappelle l’époque à jamais révolue où on mangeait à la cantine de l’école, là où la salade de betterave rouge avait l’odeur du purin d’ortie.

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Alors, que j’avais là l’occasion (qui fait les bons lardons), de déjeuner gratis d’une valeur de 3.000 euros, il m’aurait fallu avoir une cervelle de moineau, doublé d’un appétit d’oiseau pour aller me faire pocher un œuf ailleurs…, même s’il m’avait fallu me lever à l’aurore.
Pour me mettre en appétit, rien de tel que le grand air des jardins, des mises en bouche et un verre de Crémant de Bourgogne à la pêche et à l’hibiscus… et les cromesquis de pied de cochon et la mousse de foie gras étaient de véritables bombes de saveurs…, ca commençait fort.

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Petit à petit, l’oiseau faisant son nid et l’envie d’approcher les étoiles s’est installée…, justement, on passait à table en profitant d’un petit détour par la cuisine pour saluer « Le Chef » (qui œuvrait gratis pour se faire connaître de gens qui n’en n’avaient rien à f…) et son équipe de choc et de toqués…, une fois n’est pas coutume, voici un résumé plus culinesque que vinesque de mes agapes.

– Œuf poché, lait de poule, pointes d’asperges et jambonnettes de grenouilles…
C’est bien connu, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, alors, pochés, arrosés d’un lait de poule avec deux sympathiques jambonnettes de grenouille en accompagnatrices, c’était l’envolée des saveurs qui commençait…, douceur du jaune d’œuf mélangé au lait de poule, croquant et légèreté de la jambonnette, saveur intense des pointes d’asperges sauvages, petite tranche de pain croustillante, un mélange aussi étonnant que détonnant qui donnait la chair de poule.

– Filet de rouget poêlé, son jus acidulé au vinaigre de citron et légumes farcis en trois façons…
Un tout petit mini filet de rouget à la peau croquante et succulente, à la chair divinement et très justement cuite, un petit jus qui apportait du peps, un trio de légumes façonnés de main de maître queue…, respect du produit et puissance des goûts rendaient le plat exceptionnel : un oiseau lyre !

– Pouilly-Fuisé « Les Birbettes » 2008 Château de Rontets…
Le nez était aérien, sur la fleur blanche, les agrumes, la pêche de vigne et quelques notes de boisé très fines…, la bouche possèdait beaucoup d’énergie, de vivacité, elle était citronnée, gourmande, pure et élégante avec une belle persistance…, un beau Pouilly issu de vieilles vignes plantées en 1920.

– Suprême de pigeon rôti et foie gras laqué à la sarriette, la cuisse confite, petits pois, févettes et tombée de pousses printanières…
Pour clouer le bec à ceux qui n’appréciaient pas les légumes, il fallait leur faire goûter le nid de pousses printanières façon Miami Room, s’ils ne venaient pas directement du potager maison, ils provenaient de petits producteurs, ils sentaient les légumes choyés, épluchés un par un, à la main, cuits très peu et sans violence, ce qui leur donnait une saveur incomparable, douce et fraîche, des arômes subtils qui se mariaient parfaitement avec le pigeon…, car, fautes de grives, les pigeons mangeaient du pigeon…, une bonne pâte de patte confite nonchalamment posée sur une magnifique tranche fondante de foie gras poêlée, des suprêmes à peine rosés qui, mariés au jus déglacé et aux févettes, fondaient littéralement en bouche…, il y a des plats qui ne cassent pas trois pattes à un canard laqué et il y a des plats qui subliment le pigeon, en développant un sens très particulier des arômes, saveurs et textures d’un oiseau de feu…

– Assiette de fromages affinés de Bourgogne (ou presque) pour finir le Chambolle-Musigny 1er cru 2008…
Nez de petits fruits rouges bien mûrs, d’épices, de terre humide et de tabac…, la bouche était gourmande, fine et élégante avec des tannins d’une grande souplesse…, la finale, très florale, était longue et intense.

– Fraises des bois en fleurs, rafraîchies à la mélisse et à la rhubarbe, sablé croquant et graines de sésame…
Le dessert était un feu d’artifice de douceurs, des fraises rafraîchissantes, posées sur une coque de chocolat blanc à la mélisse, une quenelle de glace et de la rhubarbe, une tuile fine comme de la dentelle et une touche de fantaisie avec quelques graines de sésame…, une expérience gourmande et des sensations uniques, l’oiseau de paradis est abatu !

En résumé (tenez compte que c’était gratuit, si j’avais du payer, la chronique aurait été différente)…, ce fut une expérience gustative incomparable qui a mis tous mes sens en alerte, une cuisine à forte identité française, goûteuse, traditionnelle et inventive, qui combinait des impressions générées par l’odorat, la vue, le goût, l’ouïe et le toucher pour arriver à l’excellence culinaire…, en cuisine comme en salle, des artisans de grande qualité s’étaient mis en quatre pour m’offrir une expérience exceptionnelle, une ambiance sympathique et joyeuse, loin des pesanteurs de certains grands étoilés !
Les Etats-Unis sont, depuis bien longtemps, une super-nation dont Platon a mentionné l’existence le premier dans « Rambo III le retour »…, ils aspirent à imposer leur dictat à la planète entière, il est même probable qu’en 2059 la Terre s’appellera « Les Etats-Unis de la Terre » et sa population sera « Les Térricains », mais en attendant, le pays est connu comme « The United Asshole of Amercia color of Benetton ».

La caractéristique première de ce pays, est d’être passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation…, historiquement parlant, les Etats-Unis ont la réputation d’arriver en retard pendant les guerres et de n’avoir jamais véritablement réussi à les gagner.
La population Américaine est des plus baroque, les Etats-Unis abritent de nombreuses espèces consubstantielles, des bêtes qui peuvent peser entre 150 et 500 kilogrammes avec un régime alimentaire particulier, composée essentiellement de BigMac avec du fromage en plastique et de la sauce aussi nocive que la centrale de Fukushima, mais ils peuvent opter occasionnellement pour un Burger King à la place…, mais grâce à ce régime alimentaire, l’Américain ordinaire peut être pris de vitesse par un paresseux sous Prosac.

Les Ricains ont tous la tête enflée par l’orgueil et l’égocentrisme provoqué, notamment, par un sentiment de patriotisme national exacerbé, ils ont également tendance à voir leur ventre rapidement doubler de taille.
L’éducation Américaine est pauvre, une grande majorité de la population du pays est soit analphabète, soit confus, voire blonde, ils utilisent abusivement les mots « shit » et « fucking » pour décrire un peu près tout.

L’américain moyen est un Redneck, CocaWine… il a les cheveux roux, de la barbe, porte une casquette publicitaire et peut aller n’importe où avec son Pickup et son fusil…, le Redneck est extrêmement stupide…, pour cette raison, les biologistes ne savent pas s’ils peuvent être considérés comme des animaux ou des plantes.
Au royaume des idiots, l’américain moyen est roi…, la culture Américaine est dans la même lignée : Lady Gaga est à la musique ce que le Double Cheese est à la gastronomie…, le cinéma américain nous a livré de nombreux chefs d’œuvre du nanar tel que « Rocky 18, le retour de la revanche » ou encore « Star Wars épisode 0, la guerre des clowns », ou le célèbre et cultissime « Chérie, j’ai pété dans l’avion »… mais ils sont également capable de pondre des merveilles comme « The Big Lebosky ».

Le pays est également très sportif, ce qui n’est pas une évidence en voyant ses habitants…, leur sport national est le balltrap en milieu scolaire et le fascinant concours de HotDog avec comme champion, « Le grand Cayon », l’homme qui avale 82 hot-dogs en 12 minutes, c’est fascinant…, c’est aussi le pays des statistiques, 90% des Américains sont obèses, 90% des Américains ont un flingue, 90% des Américains sont stupides, 87% des Américains sont pour la guerre en Irak et 98% des Américains sont contre la guerre en Irak…
En matière de vins, l’Amérique, c’est pas le Pérou…, pour les Américains, les vins sont à l’image du Pays, les meilleurs du monde même si on trouve bien mieux ailleurs…, pour les autres, avant que les Ricains ne fassent le meilleur vin du monde, il poussera des bananiers en Finlande, des orangers sur le sol irlandais, des cerisiers en Antarctique, pour le plus grand malheur des manchots qui ne peuvent pas ramasser les cerises…, de toute façon, à terme l’Antarctique va fondre et les cerisiers vont se noyer.

Ce soir-là, à l’issue d’un mois d’approches autant subtiles que répétées, je dinais enfin avec la belle américaine de mes rêves, l’étourdissant de commentaires flatteurs sur sa taille magnifiquement mise en valeur par une robe d’une blancheur virginale (la robe, pas elle, bande de…) qu’elle portait alors et dont elle évoquait avec enthousiasme le créateur « génial » dont le seul nom était synonyme de quelques zéros de plus figurant sur son prix (de la robe, pas le sien, rebande de…).
Après quelques flûtes apéritives de boissons pétillantes suivies de quelques blancs aussi troublants qu’elle devenait (je la sentais, troublée), j’escomptais parachever mon œuvre vineuse et hypnotique, mes intentions, à contrario du vin qui s’affirmait naturel, sentaient fortement le soufre, avec un flacon de ce rouge inoubliable dont je versais une généreuse rasade dans nos verres.

L’œil toujours rivé sur son décolleté profond, je commentais alors, avec un docte verbiage, les diverses teintes de ce nectar, ce rubis profond qui prenait déjà ses premiers reflets tuilés, la qualité de son gras tapissant l’intérieur du verre, autant de gages d’extases prochaines…
Après avoir humé de cette façon démonstrative et experte, tête en avant, l’air concentré et mâle, le verre légèrement de guingois pour amener une touche de décontraction, conscient de l’attraction magique qui était en train de s’opérer entre nous…

Catalysé par l’alcoolémie ambiante et la délicate lumière d’ambiance, je me mis en tête de lui faire découvrir la magie des arômes de fruits rouges et noirs, bien compotés, mâtinés de l’odeur que développait cet aimable breuvage… et c’est là, qu’en faisant tournicoter le vin devant son appendice nasal qu’à l’instar de Cléopâtre elle avait fort délicat, dans une soudaine pulsion amoureuse du perfide liquide pour ma dulcinée et sa gorge profonde, un juteux jet jailli, aspergeant sa robe immaculée de pollution purpurine…
La fin fut autant bruyante que brève, l’insulte faite au créateur, qui lui confinait maintenant au « divin », les zéros du prix enfin révélés, ma stupidité pochetronesque, suceur d’orteils et j’en passe…, j’en ai oublié, confus et déconfit, la plus grande partie…, je me souviens toutefois parfaitement du goût du vin, il avait un goût amer…, curieux, non ?
Voilà, voilou, c’est fini, vous pouvez (enfin) allez vous faire f…