Le dernier voyage commence toujours par un trépas…, l’infâme est l’avenir de l’homme !

Après un voyage éprouvant, jusqu’à Los Angeles avec un détour à Heatrow, ce fut avec plaisir que je me suis affalé aux commandes d’une Mustang dernière génération, assez basique, mais totalement dans l’esprit western du pays…
Bien calé et harnaché, observant scrupuleusement toutes les procédures, j’ai quitté le parking de l’agence de location d’autos comme si je quittais un pas de tir…, dans le murmure approbateur du V8 rehaussé par le bruit de l’air-conditionné et le bruissement joyeux des panneaux de carrosserie.
Et dès que j’ai atteint la vitesse de croisière, toujours résolument en dessous des normales saisonnières, j’ai pu enfin apprécier à leur juste valeur, les mouvements de résistance aérodynamique imprimés dans l’espace, par le galbe peu aérodynamique de la face avant inspirée d’une armoire Normande…, le tout associé à l’admirable logique du moteur à explosion avec lequel je me sentais en totale communion…
Tout ça… et bien plus, alors que la boite automatique passait enfin la troisième, par le seul influx de l’automaticité… car le véhicule, extension de mon moi-même profond, était devenu le prolongement naturel établi par une osmose spontanée réalisée dès l’instant où j’ai pris le volant d’une main rigoureusement détendue.

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Savourant la grâce et l’élégance des trajectoires, épousant idéalement la courbure lisse des virages, subjugué que j’étais par le rythme lancinant de la valse trainante et douce qu’impulsait la force centrifuge (parfois centripète)…, exalté par l’ascension irrésistible des côtes (ah, l’ivresse des sommets !)…, grisé par le délicieux vertige d’une ballade débilitante déclinée en une suite de bâillements d’ennuis qui s’enfilaient voluptueusement dans mon slalom hypnotique…, je pouvais enfin jouir du déhanchement glamour de la voiture, un must pour tous les connaisseurs qui savent qu’ils risquent la mort pour un simple dépassement (non autorisé)…, mais qui pourtant s’extasient du coté majestueux des lignes droites autoroutières, qui déboulent aux sens comme un aboutissement rédempteur…, cet état mettant les neurones dans un état cataleptique certes, mais incroyablement lucide, procurant à tout esprit déjanté, un sentiment de détachement sublime et libérateur, pendant que défilent de part et d’autre…, des mondes mystérieux, en continuelle expansion, recélant des cités antiques et fantasmagoriques, peuplées d’êtres prodigieusement fabuleux, animés de bienveillantes dispositions, lesquelles sont directement converties, pour les besoins de la communication, en sourires télépathiques, dont le rayonnement irradie tout être dans un fourmillement rachidien des plus délectables…

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Pourtant, gagné par l’ivresse des grands espaces largement peuplés, alors que j’étais à la recherche d’un Swap-meet recélant diverses voitures à vendre ou a acheter…, en outre (de vin), mes gestes sont devenus secs et nerveux, quand ils n’étaient pas carrément rageurs.
Dans cet état de recomposition avancée, j’avoue qu’il ne m’est jamais, au grand jamais, arrivé de prendre le moindre risque, chaque manœuvre ou manipulation étant froidement et parfaitement exécutée, dans le plus grand respect des règles et des lois de l’environnement immédiat… et, bien sûr, des autres usagers, car la différence essentielle entre une Mustang et une BMW (c’est un exemple assez basique)…, se mesure à la vitesse qui augmente de façon exponentielle tout en restant inversement proportionnelle au temps de réaction devant un évènement imprévu.
L’esprit de compétition refaisait surface, avec un visage hideux et vindicatif, alors que, tirant sur le tarpé, me fichant complètement d’être doublé ou ralenti par d’autres véhicules… je me surprenais à avoir soudain, une attitude de grande tolérance dominant tous les aspects de mon moi profond.
Bien sûr chacun ne réagit pas de la même façon, mais ce sont quand même des caractéristiques générales qui se vérifient dans la plupart des cas.

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Je voudrais, une fois pour toutes, donner bonne conscience (s’ils ne l’ont déjà) à ceux qui ne se posent jamais de questions du genre : Qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je et dans quel état j’erre ?
Plutôt que de légender les photos réalisées durant le Swap-Meet, je me suis senti obligé de tirer des plans sur la comète !
Et bien vous avez raison de ne pas avoir d’angoisses métaphysiques, car il n’y a rien à comprendre, du moins pas avec ce qu’on a dans le bocal : comment un poisson rouge pourrait-il envisager ne serait-ce que l’ombre de l’ébauche du début de l’esquisse du commencement de l’amorce du projet d’avoir une idée, même très… vague, de ce qu’est l’océan dans toute sa démesure et sa diversité ?
Comment nos ridicules petites méninges pourraient-elles avoir la sotte prétention de saisir le cosmos, ça rentrera jamais, je l’ai calculé…, c’est dire si la problématique est puérile.

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D’ailleurs ma mère me le répétait toujours: Faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre… et je me retrouvais souvent tout con à pas pouvoir finir l’assiette.
Si l’on se rapporte à l’échelle temporelle de l’évolution des espèces, les valeureux mammifères que nous sommes sortent à peine du bain originel (via les reptiles, et certains rampent encore, hein, c’est fossile à comprendre), il n’y a que quelques centaines de millions de printemps : c’est pas grand chose par rapport à 15 milliards d’années avant notre ère, puisque c’est la date à laquelle les scientifiques font remonter le Big Bang (horaires non communiqués), mais par rapport à l’éternité, ça ne résout absolument rien puisque cette théorie fumeuse (!) ne parle pas de ce qu’il y avait avant le mégaboum, sinon pour dire que l’univers primordial était un gaz formé de particules et d’antiparticules…
UN GAZ !!!
C’est ça… et ce serait le grand barbu là-haut qu’aurait fait son gros prout, et donc nous sortirions tous de l’anus divin…, remarquez, ça pourrait expliquer certaines choses.
Vous zavezu vent de l’affaire vous ?

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Vous me répondrez, et vous aurez raison, que ça aussi ne nous avance pas à grand chose, mais c’est quand même ce qui reste de plus acceptable pour notre entendement, car comment voulez-vous entraver quoique ce soit à ce qui se passe sur et autour de notre planète ?
Mais bon, trêve de billevesées, on ne battit pas une théorie sur des flatulences… et comme l’on si bien dit les anciens : Rien ne vient de rien, tout est dans tout…, notez qu’en plus c’est réversible, le contraire est aussi vrai.
Le pourquoi du comment de l’univers, on est pas de taille à lutter, on n’est pas armés, on n’a pas les outils.
Mais ne soyons pas complexés, inutile de se biler et de somatiser jusqu’à l’ulcère, même Pascal (Blaise), ce génie précoce, avouait franchement dans ses Pensées (publiées en 1670, après sa mort, à 39 ans) : Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie…, alors nous, le vulgum pecus (non, pas le papier toilette, mais ceux qui l’utilisent), kesse-vous voulez qu’on fasse ?
Quand les grands esprits ont le trouillomètre à zéro, chez nous (les minus) il fait tout de suite –40º, c’est la Sibérie avant que le mur ne tombe (et depuis, il fait encore plus froid).
Enfin, c’est mathématique, arithmétique, géométrique, algébrique : on ne peut pas mesurer la muraille de Chine avec l’auriculaire ou bien la mer avec un dé à coudre.

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Avouez que l’exercice est ardu, voire tordu : on se met vite à loucher, car pour nos quelques grammes de matière grise, une ligne a forcément un début et une fin.
Tenez, imaginez l’inconcevable : en parlant de doigt, pointez en un, le majeur de préférence, vers le ciel étoilé (comme quand un mec ose vous doubler sur l’autoroute) et faites en partir une droite bien rectiligne : c’est le plus court chemin entre deux points mais celle-ci ne s’arrête jamais, ni devant ni derrière.
D’ailleurs, c’est pas moi qui le dit, voyez Voltaire dans son Dictionnaire philosophique (1764) : Ce qu’on peut affirmer sans crainte, c’est que Dieu est infini, et que l’esprit de l’homme est bien borné…
Camarades, si on partait du postulat (ou tu l’as pas) que, comme disait Blaise, l’univers soit vraiment éternel et infini…, non mais rendez-vous compte, à nous la bonne excuse, la justification, l’échappatoire, la grâce exquise, l’alibi, l’amnistie, le grand pardon, l’exonération, l’acquittement, la remise de peine (à jouir), l’effacement de la dette, la relaxe pure et simple, la décharge collective et… publique, le passage d’éponge, la disculpation, l’amende très honorable, le non-lieu, l’arrêt des poursuites, l’absolution finale et rédemptrice, la réhabilitation, la consécration, le couronnement et la fierté… de pouvoir enfin arborer crânement notre bonnet d’âne sous l’obscure clarté qui tombe des étoiles.

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Ah bon, y’en a encore qui demandent pourquoi !
Pourquoi ?
Et bé, c’est tout simple, si l’univers est éternel (donc innascible : qu’est pas né, quoi), sans commencement, ni fin, c.a.d. infini dans le temps comme dans l’espace, notre esprit lui, est bien fini, coincé entre deux dates (c’est marqué sur les pierres tombales).
Notre cerveau, qui serait le siège des facultés mentales (on n’en est même plus très sûr, c’est peut-être le siège d’autre chose en fait), ouais, notre pâté de tête, on peut le mesurer en cm ou en pouces à la rigueur (mais faut du doigté), alors avec un instrument aussi limité (pour pas dire rikiki), comment voulez-vous essayer de comprendre (i.e. prendre avec, vous suivez ?) ce qui justement est incommensurable (comme la bêtise, que je ne qualifierais pas d’humaine pour ne pas faire de pléonasme) et par le fait même ignore superbement toute notion de limite.
Ca peut pas marcher, en tous cas, pas de suite, faudra retrouver une certaine innocence, voyez le travail, puisque comme disait le Petit Prince : On ne voit bien qu’avec le cœur…, mais lui, il venait d’une autre planète… et nous, terriens, et même témoins que rien n’arrive jamais seul, on n’est pas prêts d’ouvrir les yeux, d’autant plus que pour bien faire, paraît qu’il faut les fermer, le regard intérieur qu’y disent.

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Les rêves ne se réalisent pas… en réalité il faut revenir avec les mêmes tendances monomaniaques faire chier son monde (qui l’a bien cherché), les profs, les amis, les patrons, les collègues qui ont eux-mêmes leurs vies antérieures à assumer.
Moi j’ai déjà essayé, je m’endors au bout de 3 minutes et je me réveille toujours aussi niais, même qu’un jour je me réveillerai mort et j’aurai toujours pas compris… et je crois que je ne serai pas tout seul, songez aux milliards d’abrutis dans mon genre (vous pouvez vous sentir visés, je tire à blanc), qui ont passé l’arme à gauche (ben oui, les défunts sont tous politiquement corrects), sans avoir pigé ce qu’on était venu faire, quel gâchis, d’autant plus qu’y en a qui disent comme ça qu’on revient plusieurs fois jusqu’à ce qu’on ait compris, et il semblerait qu’on soit de plus en plus à pas comprendre, ou alors on y prend goût et on rempile en quelque sorte, comme ça, pour le fun’, ou alors quand on n’a pas satisfait un désir quelconque, que voulez-vous, c’est humain !
Et pourquoi on ne s’en souvient pas des vies antérieures ?
Fastoche la réponse : demandez au premier gourou venu, c’est le b.a. ba (i.e. baba) : on oublie tout dans le ventre maternel, je sais pas si c’est le liquide amniotique, mais paraît qu’au moment de la gestation, la mémoire se vide comme naguère les bourses des célibataires le jour de la paye, ou alors, pour faire moderne, comme un disque dur quand on le reformate… et tous les fichiers ne sont pas effacés, alors on conserve des tendances (en anglais: cookies).

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Enfin bref, alors que le progrès est supposé nous simplifier la vie, tout devient de plus en plus complexe (même les cinémas)… et puis d’un côté on parle de la détestable pensée unique et de l’autre les nouveaux philosophes nous embrouillent avec leurs nouveaux concepts du genre : Connais-toi toi-même…, cultive ton jardin et tant que t’y est sors aussi les poubelles…, ou alors : Ne creuse pas ta tombe avec tes dents, prends plutôt une fourchette…, ou L’appétit vient en mangeant,  la pépie part en buvant…, et La fortune vient en dormant, il suffit de la réveiller (elle est somnambule ?)…, Fais à ta voisine ce que tu voudrais qu’elle te fasse…, Vis comme si tu ne devais jamais mourir… et meurs comme si tu n’avais jamais vécu…, Le dernier voyage commence toujours par un trépas…, L’infâme est l’avenir de l’homme…, Aide-toi le logiciel t’aidera…, Le travail libère l’ibère et le gallo-romain…, Plus on est debout plus on a des varices…, Chacun détient la clé du mystère, reste plus qu’à trouver la serrure…, Passe donc de l’autre côté du miroir, tu auras moins de réflexions…, Sois polychrome si t’es pas jolie môme…, Charité bien ordonnée commence toujours par les mêmes…, L’amour est un feu qui dévore, l’envie de chier c’est plus fort encore (et oui, un jour ou l’autre faut rendre à la terre ce qu’on lui a pris)…, Quand on a fait au lit on se douche…, A moment donné on ne regarde pas le temps (qui passe comme un cheval au galop en riant de toutes ses dents)…, Pour jouer de malchance…, Il n’y a qu’une chose qui soit permanente c’est l’impermanence…, et La seule certitude, c’est qu’il n’y en a pas (de certitude), donc Sois fidèle à l’inconstance car il n’y a pas que les sans-domicile qui changent d’abri… et vous savez que l’abri n’effraie pas l’iguane…, aussi je retourne dans mon antre…, et si on demande après moi, répondez qu’il n’y a pas de lézard au soleil de la versatilité, il n’y a que des caméléons !

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De passage dans la ville du jeu, j’en ai profité pour m’asseoir aux tables de poker, connaissant des fortunes diverses, ne sachant pas encore que j’allais devenir une proie.
Je n’étais pas là depuis dix minutes, que les œillades fusaient de toutes part dans ma direction.
Fier mâle j’ai alors pris conscience de la terrible souffrance que devaient endurer les jolies filles de la part de mâles en rut.
Las Vegas l’assagie reprenant du poil de la bête, voici que moi, simples touriste, j’étais considéré comme : en goguette !
C’est ainsi que quelques femmes vinrent s’asseoir près de moi.
Et pour quiconque connaît la pruderie victorienne qui est la mienne (sic), ce n’est pas sans rougir que j’ai congédié les belles en leur expliquant que je ne cherchais rien d’autre qu’à boire un Mojito.

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L’une d’elle a insisté et m’a proposé un blowjob in the dark, une sorte de prestation à la va-vite du genre qui n’engage pas vraiment mais qui pourrait déboucher sur quelque chose de plus sérieux au cas ou j’aurais apprécié.
Vous pensez sans doute que ce sont de pauvres filles chassées par la misère qui font le plus vieux métier du monde…, que nenni !
Plus prosaïque, je pense que compte tenu des tarifs proposés, il est plus lucratif d’œuvrer dans ce secteur que dans l’hôtellerie… car même si je peux me montrer généreux en pourboires, je ne pense pas avoir laissé une fois dans ma vie la somme que me demandait la demoiselle pour son fameux blowjob in the dark !
Le terme « sculpturales » est une litote, car j’ai vraiment eu l’impression d’être en compagnie de Mouss Diouf et de Magloire qui, pour l’occasion, aurait arboré perruques et talons hauts.

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Deux Noires sculpturales sont ensuite venues me faire des propositions.
J’ai feint l’incompréhension totale.
De toute manière, après avoir observé l’échantillon de jolies femmes présent sur place, j’ai pu m’apercevoir qu’il n’était pas toujours facile de distinguer la vraie professionnelle de l’amour (la travailleuse du sexe comme on dit) de la femme honnête.
Mon esprit carré et mon aptitude innée à la recherche et à la théorisation tous azimuts m’a fait dresser la liste suivante :

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– Il y a celles qui ont l’air d’en être et qui en sont : Alors là, aucune surprise, de l’accoutrement à la gestuelle tout en elles est un appel au rut.
A moins d’être particulièrement débile, on ne peut pas se tromper.Et si d’aventure on les regarde, il faut le faire discrètement parce que si on prend le risque de croiser leur regard, c’est foutu !
Elles viennent aussitôt avec un sourire carnassier tandis que leurs neurones s’appliquent à estimer mon potentiel financier.

– Il y a celles qui en ont l’air et qui n’en sont pas…, c’est là que cela se complique.
Imaginez que comme François Pignon dans La chèvre, vous décidiez, conquis par son charme, d’aller proposer la botte à une femme honnête qui aurait juste décidé ce soir là de s’habiller sexy… et vous ramasserez la gifle de votre vie…, non seulement vous aurez porté atteinte à l’honneur de la dame mais en plus, vous aurez souligné qu’elle s’habille comme une catin.
Mais il faut dire qu’aux USA, le style pouffe que l’on voit s’épanouir dans les émissions racoleuses de téléréalité, fait fureur…, pour preuve cette somptueuse brunette juchée sur des escarpins Louboutin et vêtute d’une petite robe couture ultra courte dont la conduite débridée aurait pu faire rougir une guenon en rut.
Le comble de l’élégance est de gagner le concours de la jupe la plus courte combinée aux talons les plus hauts… et les participantes sont nombreuses, tant et si bien qu’à la fin on ne sait plus qui est qui !
La belle avait malgré tout une classe folle, du genre à être diplômée de Vassar College, ce qui ne l’a pas empêchée de finir à califourchon sur sa copine en me montrant ostensiblement ses charmes…

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– Il y a aussi celles qui n’en ont pas l’air et qui n’en sont pas.
Ce sont des filles toutes simples, jolies ou moins jolies qui errent nuitamment dans le casino parce qu’elles sont affublées le plus souvent d’un copain un peu ivre qui doit leur jurer que c’est la dernière Budweiser qu’il boit avec ses potes.
Alors, elles poireautent au bar tandis que les mecs rigolent entre eux.

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– Il y a enfin celles qui n’en ont par l’air et qui en sont…, c’est ainsi que je regardais deux demoiselles simplement et sobrement vêtues…, on les aurait crues sorties de leur Middle-West (Châteauroux in USA), mais elles auraient pu venir d’ailleurs que c’était pareil.
Tout cela pour vous dire, qu’elles fleuraient bon les filles de la campagne, élevées à l’air pur.
Et bien, les deux donzelles sont venues me harponner…, je leur aurais donné le bon Dieu sans confession.

Donc en gros, voilà quel était mon passe-temps : jouer à un jeu intitulé : être ou ne pas être ?
Évidemment, Las Vegas recèle aussi des activités culturelles, comme des expositions de tableaux et d’automobiles de collection.
Bref, tout ça pour rien que remplir un vieil album-photos…
C’est sans fin et sans fond !
Y a même pas les légendes sous les photos…, les USA c’est maintenant le souk, le bordel, la légende de l’Ouest se ternit…, s’étiole…, mais au moins l’atmosphère s’y trouve : ça se déglingue !
C’est comme leurs starlettes, elles chantent l’amour, mais elles savent plus ce que c’est…