50 ans jours pour jours après la Nuova 500 de Dante Giacosa, Fiat commercialise une version moderne du « Pot de yaourt » construite sur la plate-forme de la Panda.
Les stylistes de Turin ont réussi à lui donner le profil du modèle originel tout en apportant la technologie actuelle, une voiture néo-rétro parfaitement dans l’air du temps.

D’ailleurs, la nouvelle 500 se démarque dans son segment par le grand choix de coloris et de décors intérieurs.
Cette voiture compacte de 3,55 m, soit 60 cm de plus que l’originale, joue sur le mysticisme de l’ancienne 500 avec une gamme de finitions vintage aux côtés d’autres, plus contemporaines.
Les équipements ne sont pas en reste avec, en plus du « Blue&Me » de deuxième génération, une prise spéciale et un support-chargeur de batterie pour i-Pod.
De surcroît, un nouveau système de navigation portatif, spécialement développé en collaboration avec Magneti Marelli, se branche directement sur le tableau bord et aux autres fonctions de la voiture.
Sans oublier les gadgets comme le diffuseur de parfum électrique et la télécommande d’ouverture des portes à façade interchangeable.

Toutes ces motorisations respectent les limites d’émissions Euro 5, soit deux ans avant leur entrée en vigueur.
Sous le capot de la nouvelle 500, Fiat propose trois choix : le 1.2 essence de 69 ch, le 1.3 Multijet Diesel de 75 ch avec filtre à particules DPF et, au top de la gamme en attendant la version Abarth, le 1.4 16v essence de 100 ch.
Fiat indique que sa nouvelle 500 a été conçue pour s’adjuger les 5 étoiles EuroNCAP.
Le constructeur turinois va même plus loin en précisant qu’elle est même prête à relever le défi des 6 étoiles, dès que la nouvelle notation sera appliquée par l’organisme indépendant.
Pour réussir cela, cette compacte a reçu pas moins de sept airbags de série dont un coussin spécifique pour les genoux du conducteur.
L’ESP est également au programme des options, sauf avec le moteur 1.4 qui le reçoit de série.
Enfin, les clients qui choisiront le financement spécifique Fiat 500 bénéficieront d’une garantie constructeur de 5 ans ou 500.000 km ainsi qu’une assistance complète 24 heures sur 24.
En plus du dépannage, lors des révisions périodiques, le personnel après-vente viendra également chercher la voiture chez le client, dont la mobilité sera garantie grâce au remboursement des frais de taxi.

On retrouve ses formes rondes, les projecteurs arrondis, la barre chromée supportant le logo de la marque appelé moustaches logo et le capot enveloppant.
Quand on regarde cette nouvelle Fiat 500 on pense immédiatement à son vénérable ancêtre.
Elle affiche, avec ses 3546 mm, un capot très court se repliant sur les flancs et des porte-à-faux extrêmement réduits.
Vue latéralement, la voiture affiche une ligne de ceinture légèrement inclinée vers l’avant.
Enfin, le pavillon est arqué.
La partie arrière de la Fiat 500 est caractérisée par la présence d’une poignée de hayon chromée de grandes dimensions, qui reprend le motif du support des feux de plaque de l’ancienne Nuova 500.
Les groupes optiques sont enchâssés entre les bords du hayon et leurs couleurs répartissent les fonctions, en les faisant paraître plus verticaux et plus espacés.
Au-dessus du hayon, un petit becquet confère à la voiture un look moderne et contribue à son excellent coefficient aérodynamique.
La capote en toile a laissé la place à un toit vitré : Sky Dome.
Il est peut être fixe ou ouvrant.
Dans ce cas, il est constitué d’un panneau vitré mobile et d’un panneau avant fixe, réalisé en tôle noire brillante pour assurer la continuité esthétique avec le pare-brise.

Réalisés par Magneti Marelli Automotive Lighting, les projecteurs avant sont dotés de série d’un éclairage diurne DRL (Day Running Light).
Bien que rappelant les racines du modèle, les groupes optiques avant et arrière profitent de la technologie la plus sophistiquée en matière d’éclairage extérieur.
Cette fonction est automatiquement activée dès le démarrage, avec une photométrie supérieure à celle des feux de position, mais inférieure à celle des feux de croisement.

Les designers ont joué la carte rétro.
L’intérieur est particulièrement réussi, malgré la difficulté de s’adapter à l’armature de la planche de bord de la Panda.
Cet habitacle est enveloppant et protecteur.
Des experts en ergonomie ont défini, par simulation informatique, un possible abaissement du point « H » arrière, à savoir la position de référence du corps humain assis à l’arrière, en vue d’augmenter l’espace au niveau de la tête des passagers, notamment en réduisant l’encombrement de la traverse arrière et en rognant au millimètre près les charnières du hayon et ses espaces de rotation en ouverture.
De plus, Fiat assure que la 500 ne manque pas d’espaces de rangement.
Concernant le coffre, il a une capacité de 185 dm³.

Ainsi, le catalogue propose douze teintes de carrosserie, dont six coloris vintage qui évoquent les années 50 et 60 et un blanc triple couche.
Le style de la voiture est complété par une vaste palette de teintes de carrosserie pastel ou métallisées toujours assorties aux habillages intérieurs en tissu ou cuir et au revêtement de la planche de bord.
L’habillage intérieur existe en 15 variantes.
Fiat propose aussi 19 stickers ce qui offre un total de 549.936 variantes possibles.
Enfin, la nouvelle 500 est la première voiture Fiat qui arbore son propre logo sur les enjoliveurs de roues ou les jantes.

Il leur faillait obtenir une disposition compatible avec un moindre porte-à-faux, après avoir redessiné le radiateur, élargi la prise d’air inférieure et redéfini l’emplacement des phares antibrouillard.
Les ingénieurs ont beaucoup utilisé la réalité virtuelle pour tester de nombreuses configurations des composants avant.
À l’arrière, le galbe arrondi du pavillon arrière leur a donné du fil à retordre, car, à l’époque de la Nuova 500, ce style avait été choisi pour limiter les places à l’arrière alors que l’on cherche l’inverse pour ce modèle du XXIe siècle.

Ses autres mensurations sont de 1,6 m en largeur, 1,5 m en hauteur et 2,3 m d’empattement.
La voiture mesure à peine 3,5 m de longueur.
Par rapport au modèle historique, elle gagne 58 cm en longueur, 31 cm en largeur et 17 cm en hauteur.
Si on la compare à la Panda cela donne quasiment la même longueur, au cm près.
Elle est plus large d’environ 4 cm et plus basse de 9 cm.
Grâce à sa forme arrondie, la Fiat 500 revendique un Cx de 0,325 obtenu sans faire appel à un becquet.
Elle repose sur des roues indépendantes de type McPherson à l’avant avec bras oscillants inférieurs transversaux ancrés à une traverse auxiliaire stabilisatrice reliée à l’amortisseur.
À l’arrière, les roues sont interconnectées (semi-indépendantes) avec un pont de torsion.
Cette architecture, la 500 la doit à Magneti Marelli.
Certes, ces deux schémas ont déjà été utilisé sur d’autres modèles Fiat, mais ils ont été redessinés pour cette nouvelle voiture.

Ces trois moteurs sont conformes aux normes Euro 4 et sont déjà conçus pour s’adapter aux futures normes européennes Euro 5).
La Fiat 500 propose deux moteurs à essence (1.2 8v de 69 ch et 1.4 16v de 100 ch) et un turbodiesel Multijet 1.3 16v de 75 ch avec DPF (filtre à particules).
Ils sont tous fabriqués par Fiat Powertrain Technologies, nouveau secteur du Groupe.

Par rapport à la Panda, il gagne 9 ch grâce à une nouvelle culasse.
Le moteur Fire 1.2 8v de 69 ch de 1242 cm³ développe une puissance de 51 kW à 5500 tr/min et un couple de 102 Nm à 3000 tr/min.
Il permet ainsi à la 500 d’atteindre une vitesse de pointe de 160 km/h.
En accélération, il lui faut 12,9 s pour passer de l’arrêt à 100 km/h.
Niveau consommation, Fiat annonce un cycle mixte officiel de 5,1 l/100 km en cycle mixte.
Pour réussir cela, les motoristes italiens ont tenu à assurer un couple élevé dès les bas régimes.
Ils ont également opté pour des rapports de transmission choisis pour favoriser la réduction de la consommation.
D’autres solutions jouent sur le tableau de performances de ce bloc.
Ainsi, Fiat a adopté un système de commande électronique du papillon drive by wire.

Pesant 130 kg ce petit moteur est doté d’un turbocompresseur Borg-Warner à géométrie fixe (du type waste-gate) avec échangeur thermique.
Le Diesel 1.3 Multijet 16v de 75 ch à rampe commune de deuxième génération est déjà bien connu.
Il moteur développe une puissance maximum de 55 kW à 4000 tr/min et un couple de 145 Nm à 1500 tr/min.
Avec cette solution, la Fiat 500 pointe à 165 km et a besoin de 12,5 secondes pour passer de 0 à 100 km/h.
La consommation du quatre cylindres en ligne de 1248 cm³ affiche un cycle mixte de 4,2 l/100 km.
Il reçoit d’office un filtre à particules.
Ses émissions de CO2 sont de 111 g/km.

Ce moteur de 1368 cm³ est un 4 cylindres en ligne avec un alésage de 72 mm et une course de 84 mm.
En attendant l’arrivée de motorisations plus musclées, et notamment une version Abarth, le sommet de la gamme s’affiche avec un 1.4 16v Fire de 100 ch.
Les quatre soupapes par cylindre sont directement commandées par un arbre à cames en tête.
Sa puissance maximale de 73,5 kW est obtenue à 6000 tr/min.
Pour sa part, son couple maximum de 131 Nm est délivré à 4250 tr/min.
Ce moteur essence adopte également la commande électrique du papillon drive by wire.
Sa vitesse de pointe est de 182 km/h et l’accélération de 0 à 100 km/h demande 10,5 secondes.
En outre, il a fait l’objet d’interventions visant à réduire la consommation de carburant.
Ceci dit, la Fiat 500 de 100 ch avale, en cycle mixte, 6,3 litres aux 100 km avec un taux d’émission de CO2 de 149 g/km.

La boîte mécanique est caractérisée par des dimensions compactes.
Les moteurs 1.2 et 1.3 ont droit à une boîte mécanique à cinq rapports alors que la 1.4 bénéficie d’un rapport supplémentaire.
Sa configuration est transversale avec deux arbres en cascade.
Elle utilise aussi un dispositif en seringue qui empêche tout enclenchement involontaire de la marche arrière.
Après le lancement de la 500, une boîte robotisée séquentielle sera disponible avec les moteurs essence.
Cette boîte de vitesses Dualogic automatise les commandes de l’embrayage et du levier des vitesses, via un asservissement électro-hydraulique, tout en préservant les avantages de l’embrayage à sec et de la boîte mécanique.
Le système Dualogic sans pédale d’embrayage comporte deux modalités de fonctionnement : semi-automatique et automatique.
Dans le premier mode, les vitesses sont passées au levier sélecteur par simple impulsion, en avant pour enclencher un rapport supérieur et en arrière pour rétrograder.
La gestion automatique dispose de deux logiques Normal et Economy avec le moteur 1.2.
Sur la version 1.4 16v, le système comportera toujours deux logiques mais, cette fois, Normal et Sport (touche Sport sur la planche de bord).

L’habitacle a été étudié pour se montrer spacieux et généreux.
Les designers de la 500 ont voulu joué sur la simplicité et l’esthétique.
Il se présente comme un espace accueillant et protecteur, grâce à la large bande qui le délimite.
Ce qui rassure aussi c’est son design inspiré des codes de style de la 500 historique.
La colonne de direction, constituée du volant et d’un combiné, réunit le tachymètre, le compte-tours et l’ordinateur de bord, tous arrondis.
Ces éléments, tout comme la console centrale et le groupe autoradio/ouïes de ventilation, sont disponibles en version ivoire ou noire selon que l’on préfère le vintage ou la sportivité.
Réalisé par Magneti Marelli, le tableau de bord bicolore est proposé en deux versions Comfort et Matrix.
Cette dernière configuration comporte un afficheur central à matrice par points, qui visualise les pictogrammes de la navigation par satellite.
La partie inférieure de la planche de bord propose des vide-poches de grandes dimensions et de rangements fermés plus petits.
Les commandes les plus utilisées s’inspirent des cabochons lumineux et des leviers de l’ancienne 500.

Les panneaux des portes présentent un contraste entre la partie revêtue, assortie aux habillages des sièges, et la structure en plastique.
Les sièges reprennent ceux de la 500 série « F » des années 60 en proposant la même dissociation des matériaux avec un tissu uni pour l’assise et la lunette supérieure, tandis que l’appuie-tête reprend la couleur du volant.
Celle-ci intègre une poche porte-objets et les haut-parleurs.
La poignée ouvre-porte chromée, en forme de crochet, rappelle un des éléments les plus emblématiques des anciennes Fiat 500.

Le coffre à bagages, avec ouverture électrique du hayon, a une capacité de 185 litres mais en rabattant la banquette, ce volume peut passer à 550 litres au ras du toit.
En faisant un bilan des espaces de rangement, on trouve deux vide-poches sur la planche de bord, une boîte à gants côté passager, des poches sur les panneaux de portes, un rangement sur le support du levier de vitesses et un coffre sous le siège passager.
Contrairement à la Nuova 500 d’origine, les places arrière sont là pour réellement accueillir deux personnes. La console située sur le tunnel, entre les sièges, fait office de rangement pour les petits objets d’usage courant (gobelets et canettes), mais sert également de station d’ancrage pour brancher sur les prises 12v et USB divers accessoires comme un iPod, un lecteur DVD ou un PDA.

Le circuit audio comporte six haut-parleurs : deux tweeters de 30 W et quatre full-range (deux de 40 W et deux de 35 W).
La Fiat 500 propose un autoradio avec lecteur CD/MP3.
Un autre système est disponible en option : l’Interscope Sound System.
Ce circuit, spécialement étudié et réglé en fonction de l’habitacle de la Fiat 500, est particulièrement sophistiqué.
Ce nouveau système comporte six haut-parleurs (deux tweeters, deux woofers et deux full-range, tous de 40 W), un sub-woofer de 100 W et un amplificateur de 30 W.

Ce dispositif permet même d’interpréter vocalement les SMS reçus.
La petite Italienne s’offre aussi le système télématique Blue&Me avec, notamment, le kit mains libre avec interface Bluetooth et système de reconnaissance vocale.
Le Blue&Me Nav s’enrichit également de la navigation.
Et après le lancement, la Fiat 500 proposera également une version portable du GPS sous le vocable de Blue&Me : MAP 500.
Il peut être emporté en dehors du véhicule et puis se branche directement sur le tableau bord.

Ce dernier est prévu pour fonctionner avec un diffuseur de parfums d’ambiance.
Le catalogue propose trois systèmes de climatisation : un réchauffeur traditionnel, un climatiseur à commande manuelle et le climatiseur automatique.
Néanmoins, la bonne vieille méthode du toit ouvrant reste possible avec le Sky Dome qui s’ouvre électriquement en 7 secondes.

Après la guerre, l’Italie est belle mais pauvre (« Poveri ma belli« ).
Il fallait à tout prix lui donner l’espoir d’un avenir meilleur.
La Nuova 500, baptisée ainsi puisque elle remplaçait la Fiat 500 Topolino, construite en 1936, y participera avec succès.
Le lancement officiel, le 4 juillet 1957, se déroula en grande pompe.
Pensez donc, lors de ce soir torride du mois de juillet, une équipe de la télévision installa ses équipements dans l’atelier de Mirafiori et interviewa Dante Giacosa en direct, le long de la ligne d’assemblage.
Il ne s’imaginait sans doute pas que cette Nuova 500 aurait une carrière de dix-huit.
Le 4 août 1975, la dernière Nouvelle Fiat 500 de la série 1957-1975 sortait des lignes d’assemblage de l’établissement SicilFiat de Termini Imerese (près de Palerme).
Entre temps, Fiat avait construit, de 1957 jusqu’à 1975, 3.893.294 unités de cette petite voiture icône de la Dolce Vita.

Vittorio Valletta, administrateur délégué de Fiat durant la Seconde Guerre Mondiale, puis président de la société en 1946 à la disparition du Sénateur Agnelli, avait mis en place une stratégie de développement et de renouvellement de la gamme alors que Turin était dévastée par les bombardements des Alliés et que les occupants allemands visitaient régulièrement les bureaux de Mirafiori.
Le début de cette épopée avait pour toile de fond les bombardements et l’oppression allemande.
Il a bien sûr fallu attendre la reconstruction du pays et le début des années 50 pour que les usines soient entièrement opérationnelles.
Alors, seulement, les nouvelles voitures ont pu être sérieusement conçues, développées et construites.
Et en 1954 la décision est prise : « le moteur doit être à quatre temps et deux cylindres en ligne refroidi par air, le plus simple et le plus économique. Il peut être disposé en position transversale, présenter une architecture peu complexe et assurer un rendement mécanique élevé« …

Elle peut accueillir deux personnes et transporter 70 kg de bagages (un poids considérable pour l’époque).
La Fiat Nouvelle 500 fait ses débuts en 1957 avec un aménagement excessivement spartiate, deux sièges et une banquette arrière.
Elle mesure 2,97 m de longueur, 1,32 m de largeur et 1,325 m de hauteur, avec un empattement de 1,84 m.
Elle pèse 470 kg à vide et 680 kg à pleine charge.
Elle est mue par un nouveau moteur essence à deux cylindres en ligne, refroidi par air, le premier de ce type chez Fiat, de 479 cm³ et 13 ch.
La boîte de vitesses est à 4 rapports, avec des enclenchements rapides pour les 2e, 3e et 4e vitesses.
Les freins sont hydrauliques sur les quatre roues.
La transmission comporte des arbres de roue oscillants, avec propulsion arrière.
Pour la deuxième fois dans l’histoire de Fiat, le moteur est placé à l’arrière.
Sa vitesse de pointe est de 85 km/h et sa consommation moyenne de 4,5 litres/100 km.
À défaut d’espace, le réservoir à essence, en forme de petit tonneau et d’une capacité de 20 litres, est logé dans le coffre à bagages avant, ce qui le rendra fragile lors des collisions frontales.
La Nuova 500 n’est pas très brillante aux crash-tests qui n’existaient pas encore à l’époque.
Les équipements sont réduits au minimum : pas de retour automatique pour l’essuie-glace et les quelques outils disponibles, avec le cric, sont rangés dans un simple sachet de jute, placé dans le coffre à bagages.

Presque un art, que l’on apprenait au fil du temps et qui permettait d’éviter le noyage du carburateur et les dysfonctionnements.
Pour démarrer une Nuova 500 il faut d’abord introduire la clé dans le contacteur d’allumage, situé au centre du tableau de bord, puis la tourner à droite…, ensuite, il faut actionner le levier de l’air et du carburateur, placé à gauche, derrière la boîte de vitesses, entre les deux sièges, en le modulant aussi en fonction des conditions climatiques extérieures.
Enfin, il fallait tirer le levier du démarreur électrique vers le haut.
Un coup, deux coups, parfois un petit bruit sourd : la 500 vibrait et le moteur démarrait avec son ronronnement caractéristique.
Au fur et à mesure que la température montait, il fallait abaisser le levier à gauche.
Une fois la température de fonctionnement atteinte, il n’y avait plus qu’abaisser complètement le levier.

Et puis, ses deux places sont jugées insuffisantes.
Mais trois mois à peine après son lancement, la première série fait déjà l’objet de modifications car elle a été accueillie très tièdement par le public, la jugeant trop spartiate.
Fiat prend alors des mesures d’urgence et présente deux versions modifiées : les 500 Normale et 500 Economica.
Malgré leur dénomination, qui pourrait faire penser exactement le contraire, elles proposent davantage d’équipements et peuvent accueillir quatre personnes, grâce à une « vraie » banquette arrière homologuée et légèrement rembourrée.
La puissance passe de 13 à 15 ch, tandis que la vitesse de pointe atteint 90 km/h.
En 1958, Fiat propose la version Sport.
Au départ, elle est dotée d’un toit rigide, mais elle passera aussi par la suite au toit en toile.
Le moteur de 499,5 cm³ développe désormais une puissance de 21,5 ch, ce qui permet d’atteindre une vitesse de pointe de 105 km/h.
Fiat revient cependant aux deux places avec une banquette arrière inutilisable.

À l’automne 1960, la 500 est proposée dans la nouvelle série D.
Par la suite, en mai 1960, Fiat présentera la version break de la 500 : la Giardiniera avec banquette arrière rabattable qui peut accueillir 4 personnes + 40 kg de bagages.
Sa cylindrée passe à 499,5 cm³ avec une puissance de 17,5 ch et une vitesse de pointe de 95 km/h.
En fait, cette version hérite du moteur de la Sport, dont la production est abandonnée.
La série D est homologuée pour accueillir 4 personnes et 40 kg de bagages.
Son poids est de 500 kg à vide.
C’est en mars 1965 que débute la 500 F.
Pour la première fois dans l’histoire de ce modèle, les portes sont fixées à la partie avant.
Le moteur, toujours de 499,5 cm³ développe une puissance de 18 ch.
La consommation de carburant augmente par rapport aux versions précédentes (5,5 l/100 km), tout comme le poids : 520 kg.
En 1968 la 500 Lusso se montre mieux équipée et plus pratique pour satisfaire une clientèle plus exigeante. À l’automne 1972, lors du Salon de l’Automobile de Turin, la dernière 500 (500 R) est présentée en même temps que son héritière, à savoir la 126.
Au cours des trois dernières années de sa carrière, la 500 R (Rinnovata) sera équipée du même moteur de 594 cm³ que celui de la 126, mais dont la puissance a été réduite de 23 à 18 ch.
La boîte de vitesses est toujours celle de l’ancienne 500 et la vitesse de pointe atteint 100 km/h.

Les 500 retravaillées par Abarth, Autobianchi, Giannini et bien d’autres feront de la petite Fiat un objet de tuning très prisé.
L’histoire de la 500 est aussi enrichie de versions « tunées« .
Abarth a aussi participé à la notoriété du modèle en lui faisant réaliser des exploits en course automobile. Et puis, il y a eu le concept Trepiùno à Genève en 2004.
Pourtant, Fiat ne semblait pas très enthousiaste à l’idée d’en faire un modèle de production.
Heureusement, la vague nostalgique est passée par là et le « pot de yaourt » renaît.
Le marketing Fiat tourne d’ailleurs à plein régime depuis juillet 2006 pour nous pousser à croire cette petite voiture indispensable…

Le marketing et la communication autour de la Fiat 500 la rendent incontournable.
Fiat joue savamment sur la renommée du modèle originel.
Et puis, le constructeur compte bien gâter sa clientèle.
Au départ, il avait un concept-car en 2004 à Genève : la Trepiùno, une voiture qui suscita un engouement réel, surtout lorsque Fiat doutait de sa faisabilité en grande série.
Lorgnant sans doute sur le succès de la Mini, la maison de Turin se lança quand même dans l’aventure.
Si bien que la Fiat 500 a été conçue en 18 mois, soit deux fois moins de temps qu’il en faut d’habitude.
Une telle réactivité fait la fierté des patrons de la marque, lesquels entendent bien surfer sur la vague néo-rétro…, pour parvenir à leurs fins, ils ont multiplié les initiatives.

C’est par lui que sont arrivées les premières informations et photographies.
50 ans après l’apparition de la première Nuova 500, le lancement de la Fiat 500 a surtout eu lieu sur le web. Dès juillet 2006, le site spécial www.fiat500.com  a entretenu le suspense.
Les concepteurs du site ont aussi proposé de l’interactivité avec le « concept lab« .
Grâce à lui, le client potentiel pouvait imaginer la version de ses rêves.
Autre effet recherché : la rareté.
Fiat a proposé sur son site la réservation des 500 premières modèles produits.
Une vente qui s’est terminée en moins de… 500 minutes.
Enfin, la communication du groupe turinois s’est arrangée pour que les rassemblements d’anciennes Fiat 500 aient le retentissement voulu dans la presse.

Mais surtout, il faut que chaque Fiat 500 soit différente.
Le défi du constructeur est de transformer ce produit industriel en objet unique digne d’une icône.
Ainsi, la marque a développé le projet 500.
Cette gamme des personnalisations offre à tous les clients l’opportunité de choisir parmi plus de 100 accessoires qui s’adaptent parfaitement aux caractéristiques de la voiture.
Il s’agit d’équipements destinés à optimiser le confort, à profiter des loisirs et à améliorer la qualité de vie à bord.
Ainsi, la Fiat 500 propose une nouvelle clé de contact, dont le cache de protection peut être choisi en fonction de la teinte de carrosserie ou de son graphisme préféré.
On trouve également le pédalier en aluminium, le logo 500 sur les seuils de portes et les trois variantes de garnissage en cuir du pommeau du levier de vitesses et du volant.
Ou encore les accessoires pour les loisirs, comme le porte-bagages fixé à la lunette arrière qui permet de transporter des skis ou des snow-boards en toute sécurité.
Avec les stickers, les coloris, les matériaux et les différents accessoires, le futur propriétaire devra choisir une des 500.000 et quelques solutions possibles.

Celui qui craque pourra choisir entre le financement 500 cents ou le paiement comptant 50to500.
Pour se laisser tenter plus facilement, les services financiers de Fiat sont aux aguets.
Ces deux produits financiers incluent une garantie de 5 ans/500.000 km .
Ces deux formules seront disponibles sur tous les marchés européens, à commencer par l’Italie (avec Sava) et la France (avec Fiat Crédit), à savoir les deux premiers pays dans lesquels est prévu le lancement commercial de la Fiat 500.

Avec ce service, le client aura à sa disposition un atelier mobile de dépannage en service 24 heures sur 24, y compris en cas de panne de carburant ou de ravitaillement erroné, crevaison d’un pneu, batterie déchargée ou perte des clés.
Pour sa nouvelle voiture, Fiat a également conçu 500 Free.
Lors des révisions périodiques, le personnel après-vente viendra chercher la voiture chez le client, dont la mobilité sera garantie grâce au remboursement des frais de taxi (jusqu’à 50 euros).
Le client pourra bénéficier de ce service en appelant un Numéro Vert.
La formule 500 Free sera proposée sur les principaux marchés européens et elle sera intégrée dans les solutions financières réservées à la Fiat 500…

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