Les « snobnanbules-spermatiques » de St’Trop, Monac’ et d’ailleurs…

A 20 ans, tout le monde ne rêve pas d’être Premier ministre, grand reporter, French-doc ou chirurgien plastique…
Certains, surtout certaines…, préfèrent s’imaginer en oiseaux de nuit, la nuit… et en rapace de jour, le jour…, style secrétaire très particulier ou particulière d’un Grand PDG multimilliardaire qui n’attend qu’eux (oh le pervers) et qu’elles (oh le salaud)….

« Ils » et « elles » font des plans pour taper l’incruste au « Sube », au « Nikky’Beach« , à « l’Opéra », au « Quai »… et à l’arrière des grands yachts amarrés du port…
« Ils » et « elles » rêvent d’être adulé(e)s, lécheurs, léchouilleuses à St’Trop et à Monac’ aux cotés de Steph’ qui leur ferait les yeux doux… et sur les genoux (comprenez entre les jambes) de princes et princesses de tout, même de n’importe quoi, ce qui les propulserait au firmament après l’euphorie du tunnel de l’amour…

Dans leurs rêves, « elles » vagabondent en « Pretty-Woman » et « ils » louent à l’année une suite à « La Messardière », à « L’Hôtel de Paris », au « Carlton »
Dans leurs réalités « elles » lisent « Vanity Fair » au bord d’une piscine et « ils » font, au bruit de portière, la différence entre une « Tataguar », une « Mercos », une « Ferraillerie », une « Porscherie », voire une « sans-nom » fraîchement venue…, sans pour autant pouvoir reconnaître une « Maybach » d’une « Rolls » voire une « Pagani » d’un « Prowler »… et certainement pas un Jules d’un César…

Pas encore assez d’expériences, pas assez d’allure, aucunes réparties…, pas d’humour…, que des moues de merlans pas encore frits, de thons vinaigrés et de morues qui rêvent de se faire harponner voire emmaillotées dans un filet comme certaines cuisses qui en deviendront juteuses lorsque d’autres auront spermatés entre les mailles… et leurs mails !
« Ils » et « elles » croient que la nuit sera toujours tendre et parient qu’un(e) milliardaire bientôt les aidera « pour toujours »…, quant à travailler, « ils » et « elles » n’y pensent pas…, sauf les « ils« …, comme des castors !

« Ils » et « elles »…, le ou la…, trouvent toujours qui les aidera un soir à retirer leur jupe ou leur jeans…, point final.
Les grillages, souvent marquent les différences plus que ne protègent…, mais les songes n’ont jamais de fin… et, le lendemain, un autre plan laisse miroiter une autre soirée…, un autre contact…, une autre fête… et un autre espoir.

C’est le néant des jours et des nuits glauques, la vie des groupies, des gigolos, des parasites mondains et de tous les figurants qui s’agitent à l’ombre des peoples, des night-clubs et des plages privées.
Belles et beaux, minces et bronzés, cons et connes, fauché(e)s… affichant tic’s et toc’s dans les endroits supposés « mode« , style « In« , c’est à dire dedans, bien profond…, puis qui disparaissent sans laisser d’adresse…, rien de « juteux » que de laisser celle d’un HLM et l’adresse du Carrefour du coin ou elle est caissière et lui manutentionnaire….

A St-Trop tout le temps, a Monac’ durant le Grand-Prix, à Cannes seulement durant le festival du film…, saison après saison, arrivent d’appétissantes petites brioches, rondes, dorées et creuses qui servent un temps de friandises sexuelles.
A d’autres, cela semble déchirant et excitant.., à certains, à certaines, cela peut paraître insignifiant ou dégradant…, c’est le cas de « ceusses » qui survivent du R.m.i. dans un studio éclairé à la bougie où trois yaourts et une vieille tranche de jambon frissonnent sur le rebord de la fenêtre.

Leur dolce vita de rêve remonte aux années ’70…
« Ils » et « elles » rêvent encore de Romy Schneider, de la Bardot d’avant…, mais font aussi l’effort de montrer leur inculture…, se masturbant en pensant encore à Britney Spears non rembourrée, à Madonna en perverse salope (chez elle c’est un état normal)… et de toutes les stars et starlettes de « Sex in the city » ainsi qu’autres « Lost » et « Loana-cabaret » qui leurs feraient des turluttes gratuites…, comme si c’était un plaisir…

Minces comme des crayons, les longues jambes de certaines rêveuses remontent les couloirs des Palace’s sur des talons de 12 centimètres, avec l’équilibre instable de jeunes faons dans les premières images de « Bambi« …
Belles, faibles, fragiles et fêlées, elles disparaitront après usage, parfois intensif…, c’est, qu’après les propriétaires, mâles et femelles, des grands yachts (les plus petits sont pires), il y a la part du capitaine, des matelots, des cuistots… et en finale le mousse, comme Mickey…

C’est à eux tous, à elles toutes, que je pense en écrivant ceci…, ces « ceusses » prétentieux et puants d’arrogance…, employé(e)s aux ordres…, qui me toisent lorsque je leur demande (avec carte de presse) aimablement de pouvoir photographier la nouvelle Lexus en première mondiale devant leur « Palais » de papier…, que ce soit à Saint-Tropez, à Monac’ et/ou ailleurs…, proposant en sus une figuration-cover à des jeunes décervelées presques nues, qui préfèrent rire, glousser en écoutant du bruit dans leurs écouteurs, sur un air de déjà-vu…, filles et garçons ne se souciant que de leur apparence futile devant les ploucs suceurs de glace qui n’en ont rien à battre.

« Ils » et « elles » laissent aux autres les mots « mérite« , « volonté » ou « effort » ; « ils » et « elles » ne rêvent que sur le dos des autres, au propre et au sale, comme au figuré…, leurs « armes » éphémères s’appellent insouciance, charme, beauté et, souvent, indifférence…, cette anorexie sentimentale que simulent celles ou ceux qui se savent convoité(e)s.
Seules les intéressent leur coiffure…, mais aussi leur tenue, qui les feront entrer au Festival de Cannes, sur un yacht, à « la Messardière » ou à « Nikky-Beach »…, bref…, qui les aidera à être présenté(e) à un/une richissime, pas trop vieux/vieille pour baiser, mais assez vieux/vieille quand même pour se faire enculer…, rien ne marche jamais, évidemment…, mais une montée de narcissisme regonfle leur moral et étouffe leur morale aussi vite « qu’ils » et « qu’elles » s’effondrent de se masturber.

Pendant les premières années de vices, leur peau et leur sourire se retendent comme un élastique, masqué par l’arrogance et la grâce…, le dénuement leur sert de parure…, jusqu’au jour où ces anges sataniques se retrouvent à compter leurs pièces à la cafétéria du Shopi voisin tandis que les ridelles apparaissent.
J’en ai connu et con-nues, qui, ayant appuyé sur le bouton menant au penthouse d’une clone clownesque de Nabila Khashoggi…, l’ascenseur social a préféré les déposer après usage (encore !), telles les fées de Lewis Carroll, au troisième sous-sol…

Ressorties au grand jour après avoir erré de caves en caves, elles longent le caniveau telles des otaries felliniennes, désespérées, avançant dans la pénombre d’un monde tapissé de miroirs où l’on boit du champagne et où on se gave d’humiliations, du style : « Il faut ensuite passer à la Nuit de la fessée« …, la définitive…
Et…, cons et connes jusqu’au bout de leurs bouts, « ils » et « elles » y vont pour la grande enculade finale…, la descente aux enfers définitive, là, où des supplicié(e)s, éternel(le)s masochistes immobilisé(e)s sur une croix de Saint-André, suffoquent sur fond de techno, tandis qu’un Master de pacotille et une Maîtresse sur le retour s’affairent sur leurs corps avec un assistant bodybuilder transsexuel tatoué au sexe immobilisé par un cathéter…, monologue épileptique…, où les masturbateurs non identifiés, pas plus que les branleuses…, réussissent le prodige de ne pas recourir une seule fois à leur cerveau pour spermater ou cypriner dans une nuit sans joie…., ce ne sont que des êtres lubriques qui se chevauchent sans se répondre.

Impasses.., copiés/collés verbaux d’une flopée d’êtres inhumains qui se débattent dans une débâcle existentielle totale.
La chair est triste…, la fête est finie depuis bien longtemps…, si la musique résonne encore, c’est sans doute que le DJ a oublié d’éteindre son matos, qui continue à fonctionner tout seul…, la corruption a remplacé l’innocence.

Crucifixion en rose…, le dérèglement inutile des sens tient lieu de sensualité… et de consommation d’amour…, mais il y a pire : croiser une vieille star bouffie arborant un serre-tête en velours bordeaux pour le premier rang du défilé Vuitton dans un club sado-masochiste…, côtoyer un acteur en vogue, tout nu mimant un coït torride avec un gâteau à la fraise sur la scène d’un club… ou voir une chantoneuse shootée « à mort » pendue à son portable qui se cache pour mieux se montrer (sic !) sous des lunettes et une capeline noires…
Les détails qui tuent dans une mise en scène trop bien léchée…, « Snobnambules » superficiels et têtes à claques ne ressortent pas indemne du voyage bizarre auquel « ils » et « elles » se sont invité(e)s…