Monaco, Artcurial, Bonhams, Coys & RM Auctions : Le rocher abandonné !

Traditionnellement, durant la semaine précédant le Grand Prix F1 de Monaco, y est organisé un Grand Prix de voitures de courses anciennes, mais seulement une année sur deux.
Il y a une douzaine d’années, cela a donné l’idée à des maisons de ventes aux enchères de venir y présenter des automobiles, anciennes, modernes et entre deux…, mais chaque année sans désemparer…
Et…, les résultats obtenus n’ont jamais été miraculeux…, surtout les années « entre-deux »…
En suite, à partir de 2009, le rocher qui s’abandonnait au luxe, a commencé à être abandonné par le luxe…

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Coys, Bonhams, RM Auctions, Artcurial…, légendes et passions inutiles !
L’Étude d’Hervé Poulain (qui deviendra Artcurial plus tard), fut la première maison de ventes aux enchères d’automobiles à se focaliser sur Monaco, elle a jeté son dévolu sur le Forum Grimaldi, en bord de mer, entre les symboles de la richesse locale, à un jet de pierre du Jimmy’z de Régine…, un emplacement « de rêve » à investir en force, des fois qu’un plus fou que les autres « auctioners » s’y essaierait pour lui couper le sifflet…
Hervé s’y est cassé les dents…, sa dernière vacation de début de ce siècle fut un total désastre avec seulement 3 voitures vendues au rabais (les miennes !), Hervé pressentant le drame m’ayant téléphoné personnellement pour m’implorer de baisser drastiquement mes prix de réserve.
Maître Poulain et sa clique n’y sont  plus jamais revenus et ne m’ont jamais remerciés de leur avoir évité la honte d’une vente 100% ratée… et c’est Coys qui a repris le flambeau au même endroit, mais pas au point d’embrasser la lune…, car subissant en finale la même mauvaise fortune !

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Mettant cela sur le compte du lieu, bien frais il est vrai, très calme en toutes saisons, jamais fréquenté, même pas connu des autochtones (sauf depuis qu’y a ensuite été créé un salon d’automobiles de luxe)…, enchâssé dans une sorte d’impasse…, Coys a ensuite migré vers le chapiteau (en dur) du cirque de Monaco-Fontvieille, à coté de l’Héliport… et ce n’était pas mauvaise idée, tant qu’à faire du spectacle autant le faire au cirque…
Certaines années furent mêmes bonnes, suffisamment pour que Matthieu Lamoure, l’ancien responsable des ventes automobiles d’Hervé Poulain, viré comme un gueux, puis migré chez Bonhams ensuite…, pousse cette dernière maison de vente à venir casser les pieds de Coys à Monaco…, mais dans le musée du Prince, chamboulé pour l’occasion (il est situé au dessus du Grand-Magasin Carrefour de Fontvieille, le rendez-vous des dames de petites vertus, ce qui déteint sur l’ensemble en tentant d’alimenter le commerce local qui sinon périclite)…
Bien évidement que si une vente ne va déjà pas trop bien…, avec deux ventes : bonjour les dégats…, ça ne va plus aussi bien…, il faut partager le butin, couper les pépètes, racler dur le parquet, faire des numéros d’équilibristes…, surtout que voulant démontrer l’un à l’autre qui était le plus fort, leurs ventes, à 500 mètres de distance, se déroulaient quasi aux mêmes heures… et le même jour, avec les mêmes (rares) clients !

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Pour ne rien arranger, il y avait « la crise » de 2008/2009 qui n’en finissait toujours pas… et les deux maisons sœurs ennemies, se sont prises une gamelle d’envergure en mai 2009…, moins de cinquante personnes étaient présentes dans la salle chez Coys…, moins de cent chez Bonhams (chaque moitié étant les propriétaires des voitures mises à l’encan)…
Avec de tels mauvais scores, les voir se relancer à Monaco pour fin avril 2010, tenait de l’héroïsme…, en réalité, c’était un besoin de ne pas perdre la face !
Toujours est-il que sans bruit, Bonhams a changé de directeur « irresponsable », nommant Philippe Kantor en place de Matthieu Lamoure qui s’en est allé/retourné (appréciez le double-sens) chez Hervé Poulain devenu Artcurial…
Ne vous formalisez pas, les gens de ces « maisons de vente » sont tous interchangeables…, l’un qui œuvrait ici, on le retrouve là…, un autre prend sa place qui venait du même avant de repartir chez l’autre…, d’ailleurs on les confond tous dans les salles de vente :
Ah ! vous êtes chez RM maintenant ?
– Non, chez Bonhams…
– Et vous allez chez Coys ?
– Non chez Artcurial ! »…

Pour arranger l’invraisemblable entre-eux, pour sur et certain qu’un de ceux-là finirait par en ramener un quatrième…

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Bref…, j’y reviendrai en finale de cet article…, patientez !
On ne pouvait donc pas dire que cette année 2010 s’annonçait bien meilleure que 2009…
Même pour le Grand Prix, lors de la dernière édition, les tribunes accusaient de nombreux espaces vides, tandis que les terrasses étaient étonnamment clairsemées…, la faute à la crise mais aussi à des tarifs excessifs.
C’est que « Le Grand Prix de Monaco » qui se prétend « une légende », une course mythique, un circuit urbain unique, exigeant, dans un décor de rêve…, n’est qu’une œuvre consumériste assez minable qui s’auto masturbe avec panache.
Taratata…, sortez la fanfare, les cotillons multicolores, les pin-up’s à poil sans poils, les imbus d’eux-mêmes, les coureurs d’oseille, les péripatéticiennes du diamant, les croqueuses de cheiks, les bellâtres, les touristes et la famille princière…, en vrac… , n’enregistrez que l’auto-proclamation sodomisante (sic !) : « Les plus stupides pages de la course automobile y ont été inscrites »
Mais les temps changent…

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Peu à peu les gens changent aussi…, en suivant les temps changeants… et se rendent compte que c’est franchement débile de regarder des voitures inutiles tourner en rond en pétaradant pendant des heures sans savoir se doubler, sauf à jongler avec la mort entre les blocs de béton…, tout ça pour finir congratulé par le Prince dans une sorte de cabane d’ouvriers de chantier, surchargée d’autocollants vantant les pires poisons… et y recevoir une coupe en fer-blanc immonde, laide, affreuse, kitch au possible… le genre de chose qui finit dans une brocante pour un euro, fleurs comprises… et que personne n’en veut…
Pareil que de faire de même avec quasi les mêmes automobiles, mais exposées pareillement que des putes maquillées comme des bagnoles d’occasion que personne n’aurait l’idée d’acheter « les charmes » de crainte d’attraper une maladie…
Il y a évidemment les pépètes… et là c’est le jack-pot…, l’or se barre…, j’ai gagné des millions…, la bonne soupe…, le beurre dans les épinards…, certain qu’avec ça le monde évolue…, c’est la fête aux truands, mafieux, vitreux des yeux…, les pires, une insulte aux humains…, d’ailleurs, cher Prince, vois par toi même, ça intéresse de moins en moins de civilisés…, y a même plus de civilités…, l’or se barre et ne revient plus…

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Tu sais, Albert, entre nous, je préférais Monaco du temps du Commandant Cousteau, c’étaient que de belles histoires qui passionnaient les enfants et les grands…, tandis que maintenant, plutôt que « Jo-le-Mérou », si tu montres la gueule d’Ecclestone (même souriant, ce qui est rare, seulement quand il palpe les milliards des autres)…, à un enfant, il se met à pleurer, direct…, c’est un signe ça Albert, que si les enfants confondent « Jo-le-Mérou » avec Bernie…, t’es sur la mauvaise pente avec ce cortège de foireux, ces vénéneux…, t’as plus rien à y gagner, tout à perdre, attend pas les faillites, cogite…
L’an dernier, en pleine tourmente financière, l’Automobile Club déplorait une baisse des ventes de places de 20 à 30%… et certains immeubles idéalement placés arboraient un visage étonnant : des terrasses clairsemées comme jamais !

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La faute à la crise s’était-on empressé de dire, ce qui a été maintes fois constaté avec amertume….
Les sociétés qui vendaient des séjours clé en main en Principauté durant le Grand Prix étaient parfois sur le point de fermer boutique :
– Chaque année, c’est pire que l’année précédente, nous baissons nos prix mais les réservations sont quand même en total recul »…, se désolait l’ancien pilote Jean-Pierre Jarier à la tête de Monaco Media International…, ajoutant presqu’en pleurant :
En plus de la crise, il faut voir que le dollar et la livre ont nettement baissé par rapport à l’euro, ce qui se traduit mécaniquement par des hausses de tarifs pour beaucoup de nos clients…

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Autre raison pointée du doigt, les tarifs des hôtels et des terrasses…, Roger Mesquita de Riviera Promotion affirmait :
Les hôtels ne veulent pas revoir leurs tarifs. Ils obligent les clients à réserver des chambres 4 nuits. Même chose pour les propriétaires de terrasses. Ils n’ont pas compris que les choses avaient bougé. 30.000 euros pour une terrasse accueillant 25 personnes ce n’est plus possible ! L’an passé, on avait retrouvé certains d’entre eux, réduits à brader les places de leurs balcons dans la rue pour 500 euros ! On est en train de tuer la poule aux œufs d’or !…
Un discours confirmé par Véronique Rousseau de chez RC Concepts :
L’hôtellerie a été obligée de faire des efforts. Certains hôtels ont réduit leur formule à deux nuitées et pour notre part, nous avons du baisser nos tarifs et ceux des propriétaires tout en proposant des prestations moins fournies…

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Alors le mythe Monaco ne suffisait-il plus ?
Les sociétés qui invitaient à tour de bras il y a peu regardaient désormais leurs factures…, Roger Mesquita avait fait le calcul pour eux :
À Monaco, pour 8 à 10.000 euros, vous payez à peine votre hôtel pour une petite semaine ! Du coup, je ne sais pas si je vais continuer à vendre la destination Monaco qui n’est plus rentable. Bien souvent je suis obligé de diriger mes clients vers d’autres Grands Prix…
Le comble pour une société installée à Beausoleil !

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Mais pour Véronique Rousseau, le problème était ailleurs :
Il nous manque notre cible principale car l’évènementiel en général est en crise. Pour les banques et autres compagnies d’assurance, il n’est plus de bon ton d’organiser des évènements de loisirs. Et la marque Monaco est dans ce cas un handicap…

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Du côté des hôtels, les prévisions n’étaient pas fantastiques :
La tendance est pire que l’an passé…, indiquait-on à la SBM.
Pour le Fairmont, idéalement placé avec ses chambres donnant sur le circuit, les choses n’étaient pas plus faciles :
Tout est plein côté jardin, là ou on voit les Formule1, mais côté mer c’est le vide !…
Interrogé sur les tarifs, l’établissement restait vague comme celles de la Méditerranée… et insistait sur le côté exclusif de l’événement et des prestations tout en confirmant l’obligation de réserver 4 nuits au minimum pour 30.000 euros…

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Pour Jean-Pierre Jarier, le problème était que :
De toute façon, même si certains hôtels ne font pas le plein, avec des tarifs multipliés par 4 ou 5 durant le Grand Prix, ils sont encore gagnants. Mais l’intérêt général de la Principauté n’est pas préservé, il faut que les politiques et les autorités en prennent conscience…
Alors oui, le grand Prix de Monaco partait à veau-l’eau, la catastrophe était annoncée…, malgré la crise, en cette fin d’avril 2010, Monaco ressemblait toujours à Monaco, sauf qu’il y avait nettement moins de monde…

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Tous les soirs « de saison », sur la place du Casino, se rejouait la même comédie, les Bentley et les Rolls déposaient leurs propriétaires, amateurs de roulette, de trente-et-quarante ou de black-jack…, plantés juste en face des voituriers, les touristes des classes moyennes, l’appareil photo à la main, étaient au spectacle, ravis.
Chaque soir, la jeunesse dorée reprenait mécaniquement le même itinéraire, dînant au Sass Café, parmi les fils à papa du Golfe et les putes blondes anorexiques de l’Est, sirotant quelques mojitos dans la pénombre du Sea Lounge, le bar de plage du Monte Carlo Beach Hotel… et terminant la nuit au Jimmy’z, rendez-vous incontournable de la jet-set depuis trois décennies.
Un parcours de quelques centaines de mètres qu’il ne fallait pas faire à pied(s).

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Sur l’avenue de la Princesse Grace, toute la nuit, c’était un ballet de Ferrari, de Maserati ou d’Aston Martin.
Pour déceler les impacts de la crise, il fallait y regarder de plus près.
Le parking des Thermes marins, spa de luxe dépendant du prestigieux Hôtel de Paris, était toutefois loin d’être rempli, tout comme la piscine afférente.
En face de la plage du Larvotto, les concessionnaires d’automobiles de luxe étaient totalement vides.
Dans les boutiques proches de la place du Casino, on avouait timidement de spectaculaires baisses de chiffre d’affaires :
Je dirais 50% de moins qu’il y a deux ans… et 80% de moins que l’année dernière, c’est catastrophique, j’ai calculé qu’on avait quasiment perdu 90% du chiffre d’affaire ! »…, reconnaissait la vendeuse de chez Prada.

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– Du jour au lendemain, nous avons perdu 50% de notre clientèle…, admettait de son côté le commercial de Roadster’z, agence spécialisée dans la location de voitures de prestige sans chauffeur.
Fraser, loueur de bateaux de luxe, et Héli Air, assurant la liaison en hélicoptère avec la principauté, connaissaient un recul du même ordre… moitié moins…
La Société des bains de mer (SBM), détenant le monopole du jeu à Monte-Carlo… et gérant ses palaces et restaurants les plus prestigieux, constatait une baisse de chiffre d’affaires d’environ 50%.

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Au-delà des chiffres, c’était la manière de consommer des riches qui avait changé.
Ici comme ailleurs, le fameux bling-bling qui était alors si cher à Nicolas Sarkozy et Rachida Dati…, s’était démonétisé :
On redécouvre le respect de la valeur de l’argent : la consommation est nettement moins show-off…, constatait Bernard Lambert, directeur général de la SBM !
On revient à plus d’humilité, confirmait Nadine Beydoun-Barbey, créatrice en haute joaillerie installée dans la principauté : Les restaurants sont à demi-pleins, il y a moins de grosses dépenses. Avant, c’était à qui flambait le plus : who could spend more ?…
Cette ancienne responsable de Van Cleef & Arpels ne parvenaitt plus à vendre ses bijoux de plusieurs millions d’euros…, pour « survivre », elle proposait aux princesses saoudiennes de réutiliser leurs diamants et leurs rubis pour leur concevoir de nouvelles parures plus « hype’s »…, une forme de « recyclage » bien dans l’air du temps…

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Certes, certaines villas et quelques yachts monégasques accueillaient encore des fêtes somptueuses, mais on n’y invitait plus pour la même soirée d’anniversaire : Elton John, Lionel Richie et Kool & the Gang.
Je n’ai plus beaucoup de demandes pour avoir des stars, les gens n’aiment plus les stars, certains milliardaires d’industrie ne les supportent plus, leurs manières frivoles sont malvenues, beaucoup sont jugés infréquentables en cause de leurs caprices et délires surannés…, reconnaissait Cynthia Sarkis, spécialiste de l’organisation d’événements de prestige, ajoutant : Avant, on me demandait tous les jours Rihanna, Beyoncé ou Shakira. J’ai un client qui faisait des fêtes à Monte-Carlo chaque soir, du 1er juillet à fin août. Cette année, il n’en fera pas plus de six…
Créatrice de Luxury Limited Edition : un site exclusif réservé aux plus grandes fortunes internationales, elle constatait avec amertume que les habitudes de ses 86 clients milliardaires avaient changé :
Ils n’achètent plus sans réfléchir, disait-elle !

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Sur les plages privées du Larvotto, on s’aspergeait encore de temps à autre de champagne, mais avec modération :
Depuis le début de la saison, je n’ai pas encore vu de fête avec 300 bouteilles qui partent dans l’après-midi, témoignait un plagiste…
Les plages privées transmutées en discothèques de jour, dans le genre de Nikki Beach à Saint-Tropez, sont devenues has been, tranchait Jean-Jacques Picart, conseiller en marketing dans les secteurs du luxe, de la mode et de la haute couture, ajoutant : C’est la fin des paillettes et des surenchères à coups de people. Le chic devient modeste, presque clandestin. Le nouveau snobisme, c’est de dissimuler sa richesse. C’est du bling-bling masqué…

2012-sc-mercedescls63amg_11aDans la galerie commerciale du Métropole, on croisait des jeunes femmes qui dissimulaint leurs emplettes dans des sacs blancs, anonymes, version monégasque du luxury shame, ce luxe coupable observé par les spécialistes américains du marketing.
« La stealth wealth » (fortune discrète), apparue outre-Atlantique, s’imposait en Europe : pour acheter heureux, il fallait consommer caché.
Les logos se font plus discrets, comme sur la ligne de maroquinerie haut de gamme de Gucci Pellissima, ou sur les nouvelles lunettes Dolce & Gabbana, constatait Nicolas Boulanger, responsable du pôle luxe du cabinet d’études Eurostaf…, à la montre tout en or, incrustée de diamants, on préférait désormais celle à complication horlogère, reconnaissable des seuls initiés.
– La crise a accéléré la remise en cause de la consommation ostentatoire…, confirmait Emma Fric (un nom prédestiné), directrice du pôle conseil de Peclers Paris, agence spécialisée en tendances, style et innovation, ajoutant : Fini, le it-bag, le sac du moment qu’il fallait absolument avoir. Il y a une nouvelle philosophie du luxe qu’on pourrait appeler « slow luxury ». On recherche des objets qui ont pris du temps pour être fabriqués et qui dureront aussi plus longtemps.

Un « luxe durable » : tel était précisément le thème de l’intervention réalisée par Bernard Arnault, le 15 juin 2009, dans le cadre du sommet du luxe organisé par le quotidien Financial Times, à Monaco justement :
– Le nouveau consommateur voudra des objets au caractère exclusif et à la qualité insoupçonnable…, déclarait le patron de LVMH, ajoutant… : Cette aspiration à posséder des produits irréprochables se traduira par un désir de les connaître parfaitement à travers l’élaboration de leurs dessins, des matériaux utilisés, du travail des artisans. La longévité des objets, au sens pratique comme au sens esthétique, comptera peut-être plus qu’hier.
Discours de simple circonstance ou signe d’une mutation profonde et irréversible des comportements ?

2012-sc-mercedescls63amg_14cPourtant, à Monaco, entre les yachts du port, monstrueux consommateurs de gasoil… et l’urbanisme incontrôlé, sauvagement vertical…, la richesse responsable sautait toujours aux yeux !!!
Les voitures de sport, si politiquement incorrectes, restaient omniprésentes.
Ce que Nadine Beydoun-Barbey supportait le moins dans sa vie monégasque, c’était justement le bruit du moteur des Ferrari :
On les entend jour et nuit. C’est assez pénible à la longue… Et en plus c’est bête, avec ces engins ridiculement bas, ils explosent leur faces avant, leurs bas de caisse dans les parkings, certains sont restés coincés dans le parking du Carrefour de Fontvieille… Et pas moyen pour eux de se garer ailleurs. Ce sont des voitures ridicules et inutiles pour des faisans, le luxe c’est une Smart, ou alors une Fiat 500 de plage…, disait-elle.
Mais pouvait-on imaginer un Monte-Carlo sans Ferrari ?

La « bling-crise » avait modifié bien des comportements !
En attente de jours nouveaux…, les conciergeries ont maintenu les riches à flot !
On aurait pu imaginer qu’avec 45.000 euros par an pour des services de conciergerie de luxe, ces firmes chargées de satisfaire les moindres désirs ou délires, ne seraient plus dans l’air du temps très longtemps.
Détrompez-vous : ces « facilitateurs haut de gamme » ne connaissaient tpas la crise.

Mais la nature des requêtes avait changé :
– Même les plus fortunés, les high net worth individuals, sont plus conscients de leur niveau de dépenses, m’avait expliqué Zakary Chanou, PDG d’UUU Luxury.
Et de citer cet homme d’affaires qui avait voulu baisser la note de son jet :
Nous lui avons déniché un jet d’occasion à prix cassé, une société pour l’entretenir et, surtout, le sous-louer : il a fait une économie annuelle de 20%…
David Amsellem, qui dirigeait la conciergerie John Paul, avait renchérit :
Grâce à nos partenariats, près de quatre membres sur cinq bénéficient de surclassements, remises, tarifs préférentiels…
La société anglaise White Concierge avait carrément ouvert, en mars, un service marchandage :
Nous menons les négociations pour l’achat de propriétés, de jets ou de yachts, m’avait expliqué William Holroyd, son directeur, ajoutant : Nos clients seraient embarrassés de le faire eux-mêmes, et nous sommes plus efficaces. Dernièrement, nous avons fait baisser de 40% le prix d’une villa sur la Côte d’Azur.
Les concierges de luxe, auparavant organisateurs des caprices somptuaires, étaientt devenus les gestionnaires de la « bling-crise ».

2012-sc-mercedescls63amg_11bAu magasin Carrefour de Fontvieille, les pin-up’s avec des bottes cuissardes blanches et les gros seins presque à l’air étaient toujours de sortie, quoi de plus normal à Monaco, que de faire son shopping de la sorte ?…
En mini-mini-jupe, gracieuses et sensuelles, elles défilaient.
Devant moi une blonde siliconée poussait son caddie, trois idiots en la regardant avaient bien failli chuter sur le sol aussi brillant que son gloss…, plus loin, ils ont laissé tomber leurs paquets quand ils ont croisé deux jeunes filles de l’Est à la beauté anorexique insolente (sic !)…
La Principauté question sexe restait fidèle à elle-même… et les Ferrari et autres Maserati, même en moins grand nombre, crânaient encore dans les rues étriquées de la ville, encadrées de Smart et Scooter, il est vrai…, s’il suffisaitt d’arpenter la rue Princesse Caroline pour lire la déception sur le visage tanné des commerçants…., il suffisait également de se promener sur le boulevard Albert Ier pour apercevoir la solitude des serveurs…
J’avais programmé deux extra, m’avait expliqué Bernard Quenon, responsable du restaurant Dolce Vita…, je leur ai demandé de rentrer chez eux. On attendait six fois plus de personnes…

D’autres commerçants, qui voulaient garder l’anonymat ont surenchérit  :
Ici c’est Monaco et le gouvernement n’aime pas qu’on les critique…, ils parlent toutefois d’un « flop » abyssal et craignent la faillite ! Pendant le Grand Prix F1, les gens viennent se montrer…, au Grand Prix des ancêtres, les gens viennent voir…, mais dans les deux cas, plus personne ne dépense »…, constatait le boss d’une pizzeria.

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Même le supermarché Casino faisait une promotion sur la bouteille de Coca-Cola à l’occasion du Grand Prix : 2 euros au lieu de 2,20 euros…, l’affaire du siècle, sûrement !…
Ca fait bien longtemps que je ne me fais plus d’illusion sur le pouvoir d’achat des gens, m’avait raconté Julien Shama, patron d’une boutique de timbres : Il ne faut pas croire : même à Monaco, il y a moins de riches…Y a plus que des timbrés en réalité !…
Au dernier Grand Prix, nous avons fait de mauvais résultats…, m’avait expliqué Pierre Brezzo, président de l’Union des commerçants de Monaco… : Pour l’avenir ça va être encore pire… Généralement, en la période bénie des moteurs V12, le chiffre d’affaires des quelques 900 boutiques augmente jusqu’à 30%. Cette année, il a chuté et atteint moins 50% par rapport l’année dernière à la même époque, ça fait 80% de chiffre en moins, c’est intenable. A ce rythme, l’année prochaine il n’existera plus que 600 boutiques !.

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Même les sandwiches finissaient dans les poubelles, invendus… et les commerçants se retrouvaient avec d’énormes stocks de tee-shirts et de casquettes invendables.
Sur le port Hercule, où s’exhibaient les luxueux yachts, une vieille dame, coupe de champagne à la main, entourée de deux gardes du corps, se faisait prendre en photo sur son bateau…
Un homme qui passait, l’a dévisagé et hurlé : « Fuck les riches »
Les temps changeaient !

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Pour en revenir aux ventes aux enchères de voitures de collection, en cette année 2010, c’est Bonhams qui avait ouvert la danse le vendredi 30 avril en début d’après midi, à 13 heures pour l’Automobilia et à 14h30 pour les Automobiles…
Les prix obtenus y ont été désastreux, souvent bien en dessous des prix de réserve, le Commissaire Priseur s’ingéniant dans de savants calculs pour réaliser son profit seulement avec les 15% de l’acquéreur…
Résultat, 40 voitures vendues sur 66 présentées.

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Coys à pris Bonhams en sandwich…, 11h le matin pour l’Automobilia, dont on ne peut pas écrire que ce fut la réelle ouverture puisqu’il n’y avait strictement personne, excepté quelques visiteurs venus regarder les automobiles… et 16h30 en fin d’après-midi pour les voitures de collection.
On a donc assisté à des « migrations » entre le cirque et le musée, puis entre le musée et le cirque…
Tout ça en finale pour un piètre résultat également…
Les « grosses pièces » ne se sont pas vendues…, les autres se sont négociées…
Il y avait toutefois beaucoup plus de monde que l’année précédente, ce qui n’était pas bien difficile…
N’empêche que tout ce toutim barnumesque s’est joué sur une centaine de farfelus…

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Et… pour finir de draguer la vase, racler le fond…, RM Auctions avait décidé également de participer à la fête… et avec de gros moyens.
A deux, c’était pas la gloire pour chacun, mais alors, trois ventes aux enchères, trois compagnies mondiales qui s’entredéchirent pour se ravir quelques rares clients des uns des autres…, des égarés…, des glandeurs…, c’était du délire !
Pourtant, des trois, c’est RM Auction qui avait dépensé le plus en publicités, réceptions, décorations et surtout pour le catalogue…, un catalogue prestigieux, un « collector »..., sans oublier un site Internet de premier plan sur lequel on pouvait suivre toute la vente… « on live », avec des images de qualité, une splendide mise en scène, un soin de détails et d’information…
Qui plus est, la salle était un vrai joyau, redécorée, remplie de voitures magnifiques dans un état « concours à l’américaine », un show de premier ordre qui avait du coûter plus qu’un pont en or…
Fabuleux…

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Et tout ça pour quoi ?
Pour une centaine d’ahuris en promenade… !
Une salle quasi vide, des centaines de sièges vides, un vide abyssal seulement emplit des cris et gesticulations de Max Girardo…, magnifique Commissaire-Priseur, multilingue d’un bout à l’autre de la vacation, dont sa prestation de 7 heures sans discontinuer était digne du livre des records….
Quel talent cet homme, de parler à des chaises vides, d’aller chercher des enchères auprès de chaises vides, d’adjuger à des chaises vides…
Et génial avec ça, capable de faire la différence entre une chaise vide italienne et une chaise vide anglaise, d’un coup d’œil… et de leur parler en conséquence…
Seul Hervé Poulain (Artcurial) peut rester de taille égale, lui étant capable de vendre une Bugatti à un chapeau sans que la personne en dessous du couvre-chef ne s’en rende compte !

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En finale, ne parvenant pas à dissocier les vraies ventes des fausses ventes, elles-mêmes emplies de rachats par les propriétaires…, sans oublier soumissionnaires et fantômes mélangés aux téléphones…, quelques clients potentiels présents aussi entre les chaises…, l’impression était celle d’un « flop » titanesque, galactique…, une sorte de théâtre d’improvisation…
Un tel spectacle pour rien…, du caviar pour les cochons !…
Ahhhhhhhhhh ! Faut les remercier quand même, Bonhams, Coys, RM Auctions, pour leur persévérance et tout l’argent qu’ils ont dépensé afin d’organiser un spectacle qu’on ne verra sans doute jamais plus…, me suis-je dit !

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Et puis, sous le coude, comme par miracle, le lendemain…, j’ai assisté à la jouissance en direct de Max Girardo, qui n’en pouvait plus…, certain que ce garçon faisait du priapisme après sept heures d’un mélange orgiaque de préliminaires, surliminaires, subliminaires liminaires et d’enculades de premiers plans…, de second aussi…, avec doigté, je précise…, un orfèvre…, y a pas une femme qui refuserait… et d’autres aussi qui en redemandaient !…
Bander comme ça, c’est un miracle, le genre qu’on en rêve toute une vie…
Bref, il causait aux médias, en rajoutait des tonnes, que du meilleur, comme à Marseille au vieux port, des chiffres à donner le tournis… et forcément, comme d’habitude les journaleux ont tout pris, à tout prix, faut que la poudre à lessiver se vende !…

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Le résultat ?
Partout sur le web, dedans dehors, les forums, les infos, même sur les sites de rencontres, y avait plus eu que pour l’Auction de Max, avec des chiffres étourdissant, pharaoniques, babyloniens d’avant le déluge…, une orgie de chiffres bandatoires, inimaginables, pleins de contradictions quand même, que tous les collectionneurs du monde reprennent espoir, qu’il ressortent leurs bricoles, qu’ils les astiquent, reluisent, en ayant les paroles de Max dans leur tête…, bientôt les MGB au delà du million !…

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Alors que la salle était quasi vide, y a pas photo, y a même des vidéos qui en témoignent (le cadreur a eu tort de zoomer plein arrière pour qu’on voie les chaises bien rangées, immaculées, le tout bien propret, mieux qu’en Suisse)…, voilà que RM Auctions a prétendu que son « Classics Sporting de Monaco » avait été un succès retentissant…, engrangeant 33.235.917 d’euros en ventes totales, sans même compter la BMW à 4 millions et des poussières !…
Y ont quand même pas osé pousser si fort de peur de f… une merde indescriptible !…, bref, des chiffres et encore des chiffres, une affaire phénoménale qui correspondrait au meilleur résultat obtenu en une seule journée dans des enchères de voitures de collection… et cela dans l’histoire de ce business qui reste à écrire !
Soufflant, non ?

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Ce seraient donc 86% de voitures vendues, soit 88 sur les 105 proposées, dont cinq auraient dépassé 2.000.000 d’euros.
La meilleure vente après la BMW 328 MM ‘Buegelfalte 1937, s/n 85032, prétendue vendue à 4.300.000 euros… serait la  Ferrari 1962 400 SWB Pininfarina Superamerica Cabriolet, s/n 3309 SA, qui a fait l’objet d’un reportage dans la section Automobiles de GatsbyOnline…, qu’on est même pas sur de l’affaire en cause des rachats, une histoire qui aurait atteint 2.800.000 euros, un montant plus supérieur encore que toutes estimations… que personne aurait osé en rêver…, qu’on se demande même si elle n’aurait pas été rachetée elle aussi !…
Et tout cela par téléphone…

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Oh ! Je sais que le téléphone arabe est très connu, mais en ce cas, il y a quelque chose qui m’échappe-ment…
OK ! Pour une, je passe…, mais là ou je flippe, c’est que RM prétend que quasi toutes auraient été vendues par téléphone… :
RM auction a établi une nouvelle norme pour les ventes aux enchères de voiture de collection, non seulement pour la qualité des voitures, mais aussi pour sa présentation impeccable et son expérience. Deux prix record du monde et la vente de sept lots de plus d’un million d’euros, illustrent bien la maîtrise de notre compagnie… a déclaré Max Girardo, directeur général de RM Europe, ajoutant : « Nos ventes à Monaco soulignent notre position de leadership incontesté dans le segment investment grade du marché des voitures de collection… Les automobiles ayant dépassé la barre des deux millions d’euros, toutes vendues par téléphone, comprennent : Ferrari 250 Berlinetta 1962 GT SWB, s/n 3401 GT, 2.632.000 d’euros… Maserati Tipo 61 ‘Birdcage 1960, s/n 2470, 2.464.000 d’euros… Ferrari 250 GT LWB Tour de France 1957, s/n 0925 GT, 2.352.000 d’euros… Ferrari 250 Spyder GT LWB California 1959, s/n 1253 GT, 2.072.000 d’euros… Ces impressionnants résultats ont été générés par les soumissionnaires inscrits provenant de 33 pays différents, par téléphone, sur Internet, mais pas dans la salle de vente…

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C’est ça qu’il a affirmé sans rire, Max Girardo, en réponse à l’étonnement général, le genre d’étonnement ahuri, les yeux exorbités, la langue pendante…, car, quoi, m’enfin…pour sur… il n’y avait quasiment personne dans la salle !!!
Par contre, 3.300 personnes ont regardé la vente sous couverture vidéo en direct streaming de la vente sur Internet… qu’il a ajouté…

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Y avait de quoi lui offrir une petite chanson…, n’hésitez-pas à cliquer sur la vidéo ci-après…

Il met de la magie, mine de rien ,dans tout ce qu’il fait…
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles…
Il s’amuse bien, il n’tombe jamais dans les pièges…
Il n’se laisse pas étourdir par les néons des manèges…
Il vit sa vie sans s’occuper des grimaces…
Que font autour de lui les poissons dans la nasse…
Il est libre Max ! Il est libre Max ! Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler…
Il travaille un p’tit peu quand son corps est d’accord…
Pour lui faut pas s’en faire, il sait doser son effort…
Dans l’panier de crabes, il n’joue pas les homards…
Il n’cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare…
Il est libre Max ! Il est libre Max ! Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler…
Il r’garde autour de lui avec les yeux de l’amour…
Avant qu’t’aies rien pu dire, il t’aime déjà au départ…
Il n’fait pas de bruit, il n’joue pas du tambour…
Mais la statue de marbre lui sourit dans la cour…
Il est libre Max ! Il est libre Max ! Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler…
Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours…
Lui, pour leur faire plaisir, il raconte des histoires…
Il les emmène par-delà les labours… Chevaucher des licornes à la tombée du soir…
Il est libre Max ! Il est libre Max ! Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler…
Comme il n’a pas d’argent pour faire le grand voyageur…
Il va parler souvent aux habitants de son cœur…
Qu’est-ce qu’ils s’racontent, c’est ça qu’il faudrait savoir…
Pour avoir comme lui autant d’amour dans le regard…
Il est libre Max ! Il est libre Max ! Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler…

Il y a de quoi, malgré tout se poser une infinité de questions…
Des soumissionnaires de 33 pays…, ça fait combien de téléphonistes en salle pour qu’ils « participent » à la vente ?…
Il n’y en avait que 4, pas trop occupés…, il en aurait fallu une armée, toute la téléphonie de Monaco aux ordres, avec, en renfort, télégraphe, sémaphore, pigeons-voyageurs et signaux de fumée…, difficiles à décrypter dans le rideau de fumée ambiant, faut avouer quand même !
Et quel cinéma…, la majorité des voitures venaient des USA… et ont été soi-disant adjugées à Monaco à des américains pour la plupart… des milliardaires qui achèteraient en pleine crise, sans même venir voir les voitures, sans les ausculter, sans même les essayer ?…
Et pas des petites bricoles, non, des bazars à 2, 3, presque 5 millions d’euros !
Il y avait une bizarre odeur dans la salle, une odeur de faisans rôtis, bien croustillants, fourrés en plus…
Bon appétit à vous tous…, dormez bien…

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Allez, revenez, j’ai pas tout à fait terminé…
Si on regardait les résultats chez Bonhams, rien ne correspondait…, comme si le fait de passer d’avril à mai faisait entrer dans un autre espace-temps !
Bonhams avait sélectionné de très belles voitures de collection dans le cadre de sa vente annuelle de Monaco le 30 avril, mais mis à part la rarissime Maserati 250F 1954 par Cameron Millar adjugée 315.500 euros pour un participant physiquement dans la salle, toutes les voitures vendues étaient majoritairement en dessous des 100.000 euros…

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Si le miracle RM Auction avait touché Bonhams…, menant la charge…, une Ferrari 166/195S par Vignale aurait du se vendre par téléphone pour plus d’un million d’euros, au moins…
Que nenni mes chéris, elle n’a pas été vendue, sûrement que le téléphone n’était pas branché !
De la même marque, une très rare et recherchée Ferrari 275 GTB 1966 estimée à 680.000 euros, aurait du, elle aussi, dépasser le million par téléphone…
Pas du tout, y avait trop de friture sur la ligne…, pas vendue…
Bizarre, non… ?
J’ai mené une enquête et un vent favorable m’a déposé le listing réel de la vente RM Auction !
Panier de crabes !

Résultats des ventes Coys, Bonhams & RM Auctions…

Ce qui ne va pas, ce sont les affirmations de Max Girardo de RM Auctions prétendant à des résultats de ventes stupéfiants…
Tout d’abord, la BMW vedette de la vente, annoncée vendue à plus de 4.000.000 d’euros…, n’a pas été vendue !
Un mensonge « politique » indigne d’une telle maison de vente internationale !
De plus, Max Girardo a comptabilisé les « rachats », c’est à dire lorsque le propriétaire de la voiture reprend celle-ci…
Cela arrive lorsque le propriétaire a accepté de ne pas avoir de prix de vente minima, on nomme cela une vente sans prix de réserve…
Sans doute a-t-il cru aux bonnes paroles du commercial de chez RM Auction lui prétendant que ne pas indiquer de prix de réserve va aider à la vente…, les amateurs se précipitant en masse sur la voiture convoitée !

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C’est souvent un attrape-nigaud, car cela ne favorise que la maison de ventes aux enchères, qui espère attirer des gens, assurée de vendre à n’importe quel prix…
Affolés, les propriétaires n’ont que deux choix, laisser partir leur voiture à un prix ridicule, moins les 15% de Fee vendeur… ou enchérir eux-mêmes, ce qui n’est pas très légal dans certains pays…
Ils devront alors payer 15% de Fee sur le montant de l’enchère…
Max Girardo a considéré que ces invendus étaient en réalité des ventes en retour aux propriétaires des voitures, c’est assez subtil…, mais en réalité cela frise l’escroquerie intellectuelle… vis à vis des spectateurs et des lecteurs des résultats…
Généralement, ceux qui ont vécu pareille déconfiture, ne reviennent plus jamais…
Reste aussi de savoir pourquoi on adjuge lorsqu’il n’y a pas d’enchérisseur…, dans le cours de la vente ça aide sans nul doute à créer une ambiance, une frénésie d’achat…, mais quand on voit ensuite la réalité en consultant les tableaux de vente, tout un chacun a de l’amertume de s’être laissé manipuler…

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Voici le tableau des résultats de la vente RM Auction Monaco…

Lot-Année-Marque-Modèle-Châssis-Enchère maxi- Commentaire
201 1964 Alfa-Romeo Giulia – AR38508635 – 22.870€ – Rachat
202 1928 Amilcar CG – SSC45540 – 48.600€ – Rachat
203 1960 Fiat 600 Jolly – 61076032 – 34.306€ – Rachat
204 1957 Mercedes 190 SL – 12104075045 – 40.023€ – Rachat
205 1972 AC 428 Frua Coupé – CF6580 – 102.917€ – Vendu
206 1954 Lancia Aurelia B20 – 202480 – 51.458€ – Rachat
207 1980 BMW M1 – WBS5991 – 91.482€ – Pas vendu
208 1935 Bentley 3L5 Sports – B109CW62 – 52.602€ – Rachat
209 2002 Bentley Azure – SCBZK25E91160 – 142.940€ – Vendu
210 1956 Austin-Healey 100 – MBN2L231785115 – 108.634€ – Rachat
211 1958 Devin SS SportsSR2 – 06200 – 137.222€ – Rachat
212 1958 Porsche 356A Speedster – 84473160 – 120.070€ – Vendu
213 1949 Delahaye 135M Repo – 31453225 – 268.727€ – Vendu
214 1968 Mercedes-Benz 600 – 1000151850 – 588.913€ -Vendu
215 1954 MG TF Roadster – 315632 – 31.447€ – Rachat
216 1954 Ferrari 250 Europa – 0349EU7 – 390.000€ – Pas vendu
217 1929 Delage – DMN31453140 – 70.000€ – Pas vendu
218 1968 Ferrari 330 GTS – 10883490 – 531.737€ – Vendu
219 1930 Alfa Romeo 6C1750 – 12121503365 – 571.760€ – Vendu
220 1952 Lancia B20 GT – B201824140 – 102.917€ – Vendu
221 1962 Ferrari 400 Superfast 330 – 9SA2.450 – 2.858.800€ – Rachat
222 1952 Lancia Aurelia B53 – B53100875 – 102.917€ Rachat
223 1914 Hispano-Suiza – N/A60000 – 57.176€ – Rachat
224 1967 Ferrari 275 GTB/4 – 10045900 – 783.311€ – Vendu
225 1978 RollsRoyce Shadow – SPX2347230 – 17.153€ – Rachat
226 1963 RollsRoyce Cloud III – LSCX39140 – 57.176€ – Rachat
227 1920 RollsRoyce 40/50 – AE24280 – 130.000€ – Pas vendu
228 1935 RollsRoyce 20/25 – GPG73100 – 114.352€ – Vendu
229 1926 RollsRoyce 20 hp – GSK4490 – 45.741€ – Vendu
230 1926 RollsRoyce 40/50 – S337RL175 – 245.857€ – Vendu
231 1926 RollsRoyce 40/50 – 53TC90 – 51.458€ – Vendu
232 1926 RollsRoyce 40/50 – 6YC300 – 170.000€ – Pas vendu
233 1928 RollsRoyce 20hp – GKM2625 – 27.444€ – Rachat
234 1929 RollsRoyce 40/50 – 86XJ120 – 68.611€ – Vendu
235 1929 RollsRoyce 40/50 – 87WJ100 – 62.894€ – Vendu
236 1934 RollsRoyce 20/25 – GLB1890 – 57.176€ – Vendu
237 1936 RollsRoycePhantom – 3AZ236200 – 85.000€ – Pas vendu
238 1938 RollsRoyce 25/30 – GGR6260 – 30.000€ – Pas vendu
239 1938 RollsRoyce Wraith – WXA9575 – 32.500€ – Pas vendu
240 1948 Bentley Mark V – IB88DA40 – 22.870€ – Rachat
241 1953 Rolls Silver Wraith – BLW2070 – 45.741€ – Vendu
242 1953 Bentley R-Type – B318SR100 – 74.329€ – Vendu
243 1958 RollsRoyce Silver – ALC1175 – 48.600€ – Vendu
244 1961 Rolls Phantom – V5AS9380 – 51.458€ – Vendu
245 1923 RollsRoyce 40/50 – 79JH200 – 115.000€ – Pas vendu
246 1969 Rolls Phantom VI – PRH4566120 – 85.764€ – Vendu
247 1976 Rolls CornicheCabrio – DRE2474150 – 45.741€ – Vendu
248 1925 Rolls-Royce 40/50 – 59LC175 – 134.364€ – Vendu
249 1989 Rolls Corniche II – SCAZDO2A280 – 68.611€ – Vendu
250 1934 Rolls-Royce 40/50 – 188PY600 – 657.524€ – Vendu
251 1970 Ferrari 365 GTB/4 – 13715480 – 548.890€ – Vendu
251 1962 Ferrari 250 GT SWB – 3401GT – 687.272€ – Vendu
252 1955 Talbot-Lago T26 – 111019175 – 171.528€ – Vendu
253 1935 Bugatti Type 57 – 57594360 – 220.000€ – Pas vendu
254 1951 Bugatti Type 101 – 10154750 – 375.000€ – Pas vendu
255 1955 Fiat 8V Berlinetta – 106076450 – 394.514€ – Vendu
256 1957 Ferrari 250 GT LWB – 0925GT2500 – 2.401.392€ – Vendu
257 1987 Ferrari 328 GTS – 742654 – 34.306€ – Rachat
258 1987 Porsche 959 – WP0ZZZ95190 – 214.410€ – Rachat
259 1937 Lagonda LG45Rapide – 12172650 – 571.760€ – Vendu
260 1938 Delahaye 135 – MS491972 – 829.632€ – Vendu
261 1970 AstonMartin DBS V8 – DBSV870 – 114.352€ – Vendu
262 2002 Ferrari 550 Barchetta – 124414150 – 110.000€ – Vendu
263 1965 Ferrari 275 GTB/6 – C07933900 – 800.464€ – Vendu
264 1970 McLaren M14A F1 – M14A2300 – 314.468€ – Vendu
265a 1981 Lola T600 SportProtoT600 – HU3 – 120.070€ – Rachat
265b 1959 Ferrari 250 GT LWB – 1253GT – 2.115.512€ – Vendu
266 2005 Aston Martin DBR – 9105300 – 268.727€ – Vendu
267 1951 Delahaye 135M – 801741 – 120.070€ – Vendu
268 1975 Ferrari 365 GT4 – 1830113 – 90.000 – Pas vendu
269 1952 Ferrari 225 Vignale – 0170ET800 – 657.524€ – Vendu
270 1950 Aston Martin DB2 – LML/50/19165 – 297.315€ – Vendu
271 1933 Rolls Phantom II – 218AMSN/C – 1.486.576€ – Vendu
272 1993 Jaguar XJR – 15049175 – 108.634€ – Vendu
273 1953 Chrysler by Ghia – 723671227 – 251.574€ – Vendu
274 1973 Porsche 911 RSR – 911380 – 275.000€ – Pas vendu
275 1965 Lola T-70 SportsSL – 70/01550 – 411.667€ – Vendu
276 1963 Jaguar-E Roadster – 187778885 – 71.470€ – Rachat
277 1985 Ferrari 288 GTO – 52725350 – 411.667€ – Vendu
278 1965 McLaren-Elva M1 – A20/10180 – 171.528€ – Vendu
279 1930 Rolls Phantom II – 23GN500 – 543.172€ – Vendu
280 1967 Ferrari 330 GT – C09821175 – 177.246€ – Vendu
281 1935 Talbot-Lago T120 – 85221240 – 217.269€ – Vendu
282 1965 Aston Martin DB5 – DB52027L – 445.973€ – Rachat
283 1937 Bugatti Type 57 – 57435480 – 343.056€ – Vendu
284 1963 Shelby 289 Cobra – CSX2136900 – 760.441€ – Vendu
285 1954 Connaught B4 – 290 – 257.292€ – Vendu
286 1971 Ferrari 365 GTB/4 – 14553800 – 708.982€ – Vendu
287 1960 Chevrolet Corvette – 867S65 – 68.611€ – Rachat
288 1953 Moretti 750 – 1290S135 – 154.375€ – Vendu
289 1930 Alfa Romeo 6C 1750 – 85130641 – 897.663€ – Vendu
290 1950 Delahaye 235M8 – 00514175 – 114.352€ – Vendu
291 1965 Mercedes 230 SL – 113.0421228 – 34.306€ – Rachat
292 1960 Maserati Tipo 6 – 124702 – 2.515.744€ – Vendu
293 2007 Porsche 911 GT3 RS – 01772120 – 120.070€ – Rachat
294 1971 Porsche 911 – ST91113006473 – 20.000€ – Pas d’enchères – Pas vendu
295 1949 Fiat 1100S – MM500065140 – 108.634€ – Vendu
296 1957 Aston Martin DB2/4 – AM300120 – 137.222€ – Vendu
297 1937 BMW 328 MilleMiglia – 85032 – 300.000€ – Pas vendu
298 1974 BMW 3.0 CSL 435503119 – Pas d’enchères – Pas vendu
299 1947 Cisitalia 20221320 – Pas d’enchères – Pas vendu
300 1960 Maserati 3500Spyder – AM101300 – 190.000€ – Pas vendu
301 1970 Mercedes-Benz 600 – 100.0161280 – Pas d’enchères – Pas vendu
302 1959 DeSanctis Formula Jr – 00340 – 30.000€ – Rachat
303 1968 BMW 1800 – 129175010 – 10.000€ – Rachat

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Tirez-en vos propres conclusions…
Vous savez, là, il y a de ces énigmes planétairement et gigantesquement absurdes, par exemple lorsque le montant du prix maximum d’estimation est dépassé et que la voiture est « adjugée/rachetée » par son propriétaire !
La seule explication, sauf à que je ne connasse pas les rêgles en vogue sur Jupiter, question enchères…, c’est que le propriétaire se crèe une valeur « certifiée » de sa chère automobile…
Dans d’autres cas, ok, il rachète son problème, ça peut se comprendre s’il voit l’objet de ses cauchemars sur le point d’être adjugé sans prix de réserve pour la valeur d’une épave…, il a alors le sursaut de celui qui sauve ses bijoux de famille…
Mais, franchement, mes amis (ou non), tout cela est glauque, sous des dehors de flonflons, c’est davantage le théatre des deux boules que l’Alcazar de Milan…
Aahhhh !
Quoi vous dites, c’est pas l’Alcazar, mais la Scala de Milan…
Aaaaah !
Bon ! Je me disais aussi qu’il y avait quelque chose de pas net là aussi…

2012-sc-mercedescls63amg_14dBen oui, les temps changent…
Il suffit de gratter alors que les gens adorent être gratouillés et ils se mettent à beugler… et quand on se penche trop dans les slips, c’est souvent dégueu…, les tâches, l’odeur, je vous dis pas l’horreur !
Au départ, franchement, juré, même que je crache sur l’écran à la seconde, les ventes aux enchères ça faisait pas apothicaire comme maintenant…, du temps ou j’y allais comme un oignon va dans la soupe !…
Les oignons croient que fréquenter le gratin ça va les mettre en valeur, dans le sens qu’ils vont en tirer des avantages… que nenni, les gens pleurent rien qu’à les éplucher…, par ici la bonne soupe, à la louche, pas à la petite cuillère… et en finale vous êtes avalé tout comme les croûtons qui surnagent dans la mélasse… et si vous n’avez pas de chance vous participez à la diarrhée finale…, de celle que ça finit en tirant la chasse…
Donc, il ne s’agit pas de faire l’oignon au milieu des croûtons, ni de frayer avec les citrons qui n’aiment qu’être pressés…, faut aussi éviter les faisans en attente d’être fourrés…, les poules qui attendent d’êtres mitonées… au pot les poulettes…, la meilleure tactique c’est aussi d’éviter d’être une pomme, je cause pas des pommes de terre sans envergure, style paysan qui a rien compris, non, la bonne pomme…, la pomme dans laquelle on met un ver, le ver est dans le fruit dit-on… et c’est pas d’en écrire qui fait la chanson…, faut la partition, des notions de solfège pour apprécier toute l’arnaque…
J’arrête là, c’est gratuit, faut que j’aille me gratter l’oignon…
Bon appétit !