Old School Day #8… 4 juin 2017 : Tatoo pêté !

Samedi soir (le 3 juin 2017) entre-amis-amies lors d’un barbecue autour de la piscine, nous devisions sur « quoi faire demain »…, soit une balade en mer en Riva, soit rien faire autour et dans la piscine, soit aller à « l’Old-School-Day #8 »… et quand j’ai dit que mon choix était d’aller dimanche 4 juin 2017 à l’Old-School Day #8, l’ado de mon amie s’est laissé aller pour montrer qu’il « en savait un bout »… tandis que mon amie et tous les invité(e)s me souhaitaient « Bonne chance » et « à plus tard »…

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Frédo, l’ado, est un crétin, il est nul, de plus il porte un tatouage « old school » à l’américaine avec une pin-up des années 1950 sur l’épaule, associée à des références à l’univers de la mécanique (une clé à molette)…, sur son avant-bras, le dessin d’une Japonaise en habits traditionnels évoque le voyage sexuel d’une petite lolita façon Manga (une autre de ses passions)…

J’ai reçu un coup d’baffe dans y a quelques temps d’ici, quand j’ai découvert, le rap et l’boom bap, dans les danses, j’voulais ma place sur les planches, des verses wack dans ma chambre, j’kickais, jusqu’à temps qu’on voit mon cœur battre dans mes tempes, j’passais des heures à améliorer ma tech, tous les efforts et les textes, j’voulais voir des grades décorer mon chest…, dans les partys, j’mettais les bombes sur replay…, dans les headphones du deejay, c’était Zone Sinistrée, c’était avant les mp3, dans l’temps ou tout l’monde achetait les albums, ma mère qui stressait parce qu’elle avait peur qu’j’me brise le cou.., j’me cachais dans l’sous-sol, pour breaker, et ma soeur lui disait tout ! Ça fait juste une décennie, mais pour moi c’est le old school avant tout… Mes premières années dans le hiphop étaient trop smooth, jamais, j’aurais pensé qu’ce serait aussi fort dans 10 ans, c’était juste le début d’un amour qui est encore grandissant, même si le temps fuit, j’ai pas changé, j’suis un enfant qui a grandi !

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– Wo ho, mec, cool, on reste les mêmes avec les années, non ?

Ouais ! Le temps passe, les minutes s’entassent, mes 13 ans j’les vis encore. Au secondaire j’étais timide, y’avait des kids qui m’testaient, j’ai acquis leur respect en montrant qu’j’savais kick des versets, c’était les skaters et les fuckés, les preppies et les fresh.., les guerres de style, à chaque jour, entre les ennemis qui s’détestent.., toujours ready pour un texte, j’étais le first à m’dépêcher.., la cloche sonnait, on allait spit des verses à la récré.., les années de pratique, chaque jour on travaillait les tracks, y’avait plus de rimes que de notes de cours, dans mon cahier de maths, tous les week-ends, juste se faire du fun pour nous c’était sacré, chaque samedi on faisait la fête comme à la nouvelle année, pas d’cash pour un studio, on reckait sur un tape deck, les premiers instrues de Faze0ne, on répétait les mêmes textes, quand j’trouve la vie tough, j’pense à l’époque des jours à l’école !

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– Old school, quoi ?

Ouais, mais j’reste le même, c’est pour pro-set, o-pee-chee, les cassettes, les vinyles, les playboys, les french-kiss, la gomme balloune, les ciné-parcs, les mauvais coups, le thrill d’avoir commis un acte qui est illégal, les étés longs, le Pepsi Crystal et les sacs de Lay’s, les casquettes Starters, les Mister freeze et les matchs de base

– C’est l’innocence de la jeunesse, le fun…

C’est les années qui ont forgé la personne que j’suis maintenant, j’suis Old School en plein !

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Le style old-school a commencé dans les anciens clip de rap américain. Ce style consistait à mettre un jeans avec des chaussures bien « flash », un t-shirt et de gros colliers . Le style old-school est revenu « à la mode » durant l’été 2008… de là ça a contaminé les fondus de bagnoles américaines… et les bikers ont suivi…

Ouais, les ricaines mythiques, les Roadkills, les Customs, les Hot Rods, les Rat Rods, les Trucks Rods.

– A l’origine, le tatouage old-school était le tatouage des bikers…

Ahhh ! J’savais pas !

– Old School, ça se traduit par : vieille école & la vieille école…, ça signifie technique ancienne, méthode démodée, manière traditionnelle de faire, style suranné, ancienne qualité, plus conservateur qu’innovant…

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Old School, c’est plus « in » et « fun » que « Vintage »…

– Oui, on aime les voitures « Vintage » malgré leurs défauts… c’est comme ça qu’on s’affiche « Old School »… Une bagnole ou une bécane « Old School », ou « Vintage », c’est comme les femmes « d’un certain âge » qui ont du charme avec leurs défauts, rides, nez de travers…que sais-je encore…, voyez Brigitte Macron en exemple, de plus c’est une ex-prof…, elle est donc « Old School »…, et les voitures « Vintage » comme les vielles peaux ont aussi de gros défauts qu’on leur pardonne au final : elles surconsomment pour un max de sens, essence-auto ou pépèttes-femmes…, la finition, au sens large, incluant le confort, l’agrément de fonctionnement, on peut y placer une gradation des jouissances obtenues, mais c’est souvent aléatoire…, c’est de la conduite sans assistance, c’est donc relativement plus dangereux…, comme qui dirait, une surdose d’adrénaline… pour des cons-ommateurs en quête de réassurance ! Sans doute, parce qu’au XXIème siècle, les consommateurs sont en quête de réassurance et aiment retrouver des émotions qui ont fait leurs preuves !

Bon, ben, cool pour demain, moi j’en ai rien à f… J’préfère la piscine !

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Le dimanche 4 juin 2017, Blacky et moi avons décidé sur le tard d’y aller voir « quand-même »…, revoir en fait…, comme l’année précédente…, c’est-à-dire que nous sommes partis vers midi… et en route, forcément, j’ai retrouvé en tête tout ce que mon ami Olivier m’avait dit…

En route, en effet, je pense toujours à quantité de choses…, en ce cas, je me suis dit que j’allais peut-être, ou sans doute, tomber dans une VRAIE fête de village avec trois pelés et un tondu, venus en 203 Customizée « à-la-ferme »… accompagnés par deux loubards en mobylettes choppérizées !

La fête de village, faut le savoir, c’est un peu comme si la civilisation avait besoin de chier et qu’elle le fasse à cette occasion précise…, une opportunité ponctuelle d’expulser de ses entrailles un méli-mélo infâme de tout ce qu’elle compte de triste , d’inabouti et d’archaïque dans une sorte de bouse récapitulative de 50 ans de drames français.

La fête de village est quelque chose de gratuit et d’ouvert, tout le monde peut venir sans que le moindre videur ne fasse office de filtre pour éviter que les gitans ne rentrent dans un endroit public avec le fameux « kit soirée Jiménez  : serpette-GHB »…, ou qu’une horde d’arabes de 15 ans essaie (tous) de niquer la même fillette en lui payant des whisky coca comme de vrai gentlemans alors que la gamine est en CE2.

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La fête de village c’est la liberté comme au moyen-âge ou au Mc Donald : style « Venez comme vous êtes »… c’est à dire déjà tous (et toutes) bourrés depuis 14h et mâles habillés !

La fête de village c’est le cocktail qu’on aime, les paysans racistes et violents, les arabes en bandes qui s’entrainent au jihad sur le stand de tir, les familles de gitans à la buvette, les handicapés en fauteuil roulant qui s’agitent sur du Patrick-Juvet prés de la disco-mobile, les rugbymans vicelards, et Jacky (Morille), le vieux chasseur qui refait le monde (la guerre d’Algérie et du Kustom) au comptoir en racontant qu’il fut Rédac-chieur (à chier) chez Nitroglycérine…(j’ai appris qu’il n’avait pas pu rester en Floride pour sa retraite en cause d’une histoire assez sordide de trafic d’armes)…

Et bien entendu, le régiment para du coin en pérm’ qui va évidemment s’en prendre au seul noir intégré du village (celui qui à l’accent du sud-ouest et qui met des pulls autour du cou… ou des t-shirts « pays basque libre », même en mai, en Provence, avec 30° (dans son verre de vin en pack-carton bidouillé au Calva)…

Du coup…, tout comme l’année précédente, j’ai presqu’eu envie de faire demi-tour, certain que j’allais re-découvrir un village un peu à l’ancienne, genre d’un coin de campagne ou t’as plus de racailles-rurales et de rixes à la chevrotine que dans n’importe quelle cité de France…, là ou le dimanche on vend des porcelets et des poules bien grasses, ou le maire à fait venir un infâme camion discothèque pour passer toujours le même répertoire avec le dernier Patrick-Sébastien…, le chiant « Lac du Connemara » de Sardou, toutes les merdes des années ’80, un peu de Kenji Girac… et trois ou quatre tubes de Goldmann pour les intellos du patelin.

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Au plus je roulais vers mon destin, au plus j’imaginais (à nouveau) des horreurs, une disco mobile, avec, pêle-mêle, des enfants obèses avec des shorts moulants qui déglutissent des sandwichs à la saucisse huile-mayonnaise…, des putes qui essaient d’imiter la mode d’il y à 5 ans en tentant un rapprochement vestimentaire à la Rihanna alors qu’on dirait qu’elles se sont déguisées en Larousso obèse pour aller tapiner sur le dance-floor…

Sans doute aussi quelques « salopes-cheveux-courts » de 45 ans qui zieutent tous les hommes susceptibles de leur filer un coup de rein pour leur faire oublier l’espace d’une étreinte (une levrette entre deux camions frites)…, la triste vie qu’elles mènent avec leur mari toujours entre une partie de boules-ricard et un visionnage dominical d’un match de rugby chiant quand il pleut !

Blacky me regardait ahuri, il devait lire mes pensées car il s’est mis à hurler à la mort, je l’ai imité, ça l’a calmé…, moi aussi…, on a fait une pause pipi tout en réfléchissant au bien fondé de cette aventure…

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J’étais maintenant certain qu’à ce village, il devait y avoir pour de vrai la mongolienne cagole de 200 kilos qui pense qu’elle doit tout ses succès sexuels à sa beauté phénoménale plus qu’au manque d’alternative et de choix…, sans oublier le Rugbyman de campagne lâche et pleutre la journée en solitaire, mais qui devient héroïquement violent en groupe en se battant à la loyale à 15 contre 2 en choisissant une cible frêle et inoffensive du genre : l’homosexuel traumatisé du village… sur lequel il va déchaîner tout ce qu’il ne déchaîne pas quand il croise un boxeur ou un lutteur de son poids quand il pèlerine jusqu’à la ville (Vidauban) pour aller prendre une branlée humiliante contre une équipe de citadins.

J’étais désorienté, je risquais la mort et Blacky aussi, surtout que là ou j’allais, j’étais connu de l’année passée…, c’était la Provence profonde, pas loin du cercle polaire qui débute à Aix…, qu’il était possible que je reste bloqué dans une tempête de neige…, que de plus, la fête de village ça reste avant tout une sorte d’exposition spontanée de toutes les difformités physiques de l’être humain quand il reste trop longtemps loin d’un scanner ou d’une pharmacie.

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J’ai re-téléphoné à Olivier pour lui dire que finalement j’y retournais, car il était possible que je m’étais trompé l’année dernière en me retrouvant dans une autre « troisième » dimension…

Je connasse tout ça Patrice, reviens, n’y va pas, tu va tomber sur des affreux, style le mec tout maigre avec des avant-bras de forgeron plus gros que ses biceps… et le vieux briscard de 90 piges fumeur de gitanes qui à un physique de gladiateur alors que le mec est censé vieillir et être mort depuis 50 ans…. et l’idiot du village, que sa pauvre mère à déguisé en bourgeois des années 90 pour camoufler la débordante maladie mentale qu’il dégage à chaque seconde d’activité physique ou d’interaction avec l’extérieur de son autisme (respirer et marcher)…, attifé d’un pantalon beige qui lui moule les couilles tellement qu’il l’a remonté… et de son petit polo rose saumon, le triso du village est une valeur sure de la fête de campagne…, une sorte de point d’orgue à ce bestiaire immonde qui quadrille les campagnes françaises comme pour bien trancher avec l’homosexualité moderne des villes…, la sodomie ou le néolithique, voilà l’alternative que te propose la France profonde si tu veux t’installer quelque part !

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J’étais de nouveau effondré…, Blacky qui comprend tout, gémissait, les yeux humides… et mon pote Olivier de continuer, espérant me convaincre de revenir vers la civilisation…

Niveau consommations ça se passe du coté de la buvette, tu pourras déguster une bière tiède parce que les fûts partent trop vite ou déglutir une excellente sangria préparée dans un ancien bidon d’huile à moteur pour tracteurs et tondeuses. Niveau loisirs, les forains présents sur l’événement te proposeront de te faire enculer pour deux euros cinquante en tentant d’attraper une baleine en peluche d’importation chinoise pour la gamine borgne qui traîne toute seule près de la fontaine depuis que sa mère anorexique à décidé de vomir ses anxiolytiques sur le banc de la place principale bien à la vue de tout le monde au cas ou l’humanité ne regorgerait pas assez de truc tristes…

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Je n’étais pas totalement convaincu…, je lui ai rétorqué qu’il fallait être optimiste, que j’allais tomber dans une fête de village hors-norme, une œuvre d’art contemporaine entre un tableau de Goya et une nouvelle émission du club Dorothée, une sorte de mix avec la tête à homo-habilis et les sapes d’un film Bollywood bon marché…. et que ce n’était pas une fête de village classique, mais une fête de l’automobile, avec des Hot-Rods, des Choppers et plein de customs…

Là dessus, Olivier m’a ressorti l’argument qui fait mouche (qui fait louche)…

Des Hot-Rods Français dans une fête de village, tu rêves ! La voiture française a toujours été à l’image de la France : robuste dans les années ’50, puissante dans les années ’60, en nette déliquescence depuis les années ’90. Carrément merdique depuis 2000…. et franchement pédé aujourd’hui ! Rappelles-toi, Patrice, les grands coups de volants de Lino dans « Cent mille dollars au soleil »… un mec de cent kilos comme toi qui conduit un camion dans les années ’50 ! Putain rien qu’à te souvenir de ça tu sens que tu fais affluer des litres de sève dans tes burnes. Les femmes, dans les années ’50 , respectaient encore les gros moteurs et les « colonnes de direction » épaisses et bien graissées. Elles respectaient le fait que la direction assistée soit considérée comme l’équivalent d’avaler un bouquet de chibres à la viande béchamel. Qu’il faille en plus du permis B, des « avant-bras » pour conduire, et non des tubes frêles destinés à fister des culs sans fesses de petits plumeaux ! Prend le cas « Christophe willem »…, penses-tu que ce genre d’épouvantail avec son ossature de chips au vinaigre puisse conduire un lourd camion de l’armée française comme ont pu le faire Saint Bob Denard , Bigeard ou d’autres para-faf’s qui ont eu la décence de payer leur indoche et leur Algérie pour remonter le niveau de couilles tricolores ? Non ! Pas étonnant donc de voir les bagnoles devenir des plugs à 4 roues de plus en plus étroits et petits, “mignons” ,diront les gonzesses… Petites et pratiques, les voitures de maintenant offrent la possibilité d’aller tailler des pipes en moins de 5 minutes ! Faciles à garer, malléables et silencieuses pour esquiver la brigade de répression des trucs gay’s, elles sont le parfait triomphe des gonzesses sur tout les garagistes du monde ! Prend le triste cas de notre grosse merde d’ex-président Hollande, lui qui devrait donner l’exemple en conduisant une lourde Peugeot de la grosse époque, il se contentait de timidement rider sur un scooter tellement pédé qu’il s’habillait chez Zara « hommes ». Là ou d’autres fistent la bienséance et l’humanité en éclatant le bitume a bord de bagnoles tellement stylées et puissantes que chaque fois que les mecs se garent, on dirait le débarquement en Normandie…

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Je lui ai répondu que c’était pas une réunion de bagnoles franchouilles, mais des Rods, des Ricaines et des Harley’s…, il m’a direct répondu que c’était pire, que j’allais me faire sodomiser par des Hells Angels et Blacky finir en brochettes grillées…

J’ai raccroché au nez d’Olivier (qui a tenté de me rappeler une centaine de fois) et je suis allé jusqu’à Château-Neuf-le-Rouge…

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Sur place…, si l’année dernière un membre de l’organisation tout souriant m’avait guidé vers une place ombragée… cette année, il m’a envoyé dinguer de l’autre coté de la Grand-route en me précisant que c’était dangereux à traverser…, enfer et damnation, ça commençait mal…, il m’avait reconnu… et par la suite, je n’ai pas retrouvé mes amis Hot-Rodders comme l’année dernière, j’étais esseulé, si ce n’est Dan Racing qui m’est quasi tombé dans les bras en me disant : « Mon Pat, t’en fait pas, ça va bien se passer »…

J’ai juste rencontré d’Jimmy, en m’enfuyant…, qui était venu proposer un B’32 à la vente pour 49.000 euros.

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Contrairement à l’année passée, on ne m’a pas offert de repas super cool avec boissons au choix et une gamelle d’eau fraîche pour Blacky… qui a donc marqué son mécontentement en faisant pipi sur la jante et le pneu avant gauche d’une Chevy Impala rougeâtre, dotée d’un moteur à compresseur (proposée en prix d’ami pour 90.000 euros…

Ne râlez pas de l’avoir ratée, elle n’a pas été vendue)… et en aboyant, tout en voulant mordre les gros mollets nus des Pin-Ups « old-School »… (que des vieilles)… pour qu’on se taille fissa après avoir « fait le même tour » que l’année dernière…, mais plus vite, vu que c’était pareil…

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J’ai quand même serré la pince du président des (vrais) Hells Angels de Fréjus qui se souvenait, l’œil ému et humide d’un concours de Bikers d’il y a 35 ans pour qui avait « la plus grosse » après 5 minutes de fellation par une nanana…, une vraie fête ou j’avais été chapitré « Hells » en remerciement des articles « Choppers-Bikers » dans Chromes&Flammes…, avec incisions communes (double-sens) au poignet gauche (de chacun) et « serrages » de ceux-ci, cons mais fraternels…(le sang ça tâche)…

Ca finissait cool…, comme quoi les souvenirs… et pas de village, quoique…

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Je n’en écris pas plus… si ce n’est qu’il n’y avait pas beaucoup de d’jeunes dans ce fourbi… et que question business c’était pas l’euphorie, sauf pour les boissons et les saucisses…

Waouwwww ! Wah wah wah…