On ne peut jamais retenir le bonheur !
Non, pas…
On rêve toutes et tous les mêmes rêves, encore et encore, on ne peut jamais retenir le bonheur.

1998 a vu l’instauration d’une Loi obligeant les gens à présenter leur voiture de collection pour l’obtention d’une sorte de visa délivré lors d’un controle technique obligatoire…
1998 a été le début d’une sorte de longue et belgitude agonie.
Cette affaire est la conséquence, en Belgique, d’une suite d’arnaques perpétrées depuis 1968 (date de l’instauration des certificats de conformité) par divers fonctionnaires du Ministère chargé de délivrer les immatriculations.
En gros…, en échange de montants financiers croquignolets, on pouvait obtenir un certificat d’homologation et une immatriculation.
Je ne vais pas, ici, publier les détails de ces histoires sordides, (lisez Belgique, république bananière en matière d’immatriculation de véhicules hors-normes… ), sauf que quantités d’employés des centres de contrôles techniques se sont mis de leur coté à vouloir palper des billets en échange de contrôles positifs, tandis que les grosses sommes étaient réservées à divers fonctionnaires du Ministère en échange de certificats d’homologation…
Ce train-train a été mis à mal par l’arrivée de la Communauté Européenne et de Lois et Prescrits alignant diverses obligations similaires pour tous les pays membres…
Aussitot, les bénéficiaires-fonctionnaires, ministres, serpilleurs, analphabètes nommés à vie, et autres orgiaques amateurs des pots-de-vin… ont agi pour obtenir des dérogations européennes afin que leur pays puisse continuer à délivrer des homologations selon : « ses objectifs sécuritaires« …, réduisant quasi à néant l’idée d’une Europe Unie dans laquelle la libre circulation des biens et des personnes était une liberté fondamentale…
Piting de belgitude !

La grande arnaque est venue d’une idée du Président de la Fédération Belge des Véhicules anciens (FBVA) s’inspirant de ce qui était de pratique courante en France selon une idée « génialement-rentable » de la Fédération Française des Véhicules Anciens (FFVA), à savoir : l’obligation de présenter tout véhicule ancien (jusque là exempté) dans un contrôle obligatoire et payant afin d’obtenir une fiche d’homologation…
Ce principe de base a donc été rapidement été foulé aux pieds…, ce qui a relançé les pratiques de pots-de-vin…
Vous multipliez le nombre de véhicules anciens (Plus de 25 ans d’âge) en circulation (660.000 en France, presque 400.000 en Belgique) par le prix demandé et vous constaterz que l’affaire est plus que juteuse !
En Belgique, les gens normaux et respectueux des Lois (même les lois débiles et iniques) croient que les stations de Contrôle Technique appartiennent à l’Etat…
En réalité, les centres de Contrôle Technique sont des commerces indépendants, certains font partie d’une chaîne, dont les propriétaires sont des investisseurs privés.
Par exemple, les « CTA » (Centres Techniques Automobiles), appartiennent au Royal Automobile Club de Belgique qui n’a strictement rien de Royal sauf son appellation trompeuse… et volontairement ambigüe !
La Fédération Belge des Véhicules Anciens sous l’égide de son Président, n’avait pas la possibilité d’obliger légalement les propriétaires de voitures anciennes à obtenir auprès de sa fédération de clubs, la fameuse carte d’homologation-certification d’origine…, et a donc soumis cette idée auprès du Royal Automobile Club…
L’Amie plus que grande du Président de la section « Historique » étant la directrice du Ministère chargé des immatriculations et de la gestion des routes et des contrôles techniques, l’idée lumineuse fut d’écrire les bases d’une Loi obligeant les gnous, propriétaires de voitures anciennes, à présenter obligatoirement leur véhicule chaque année dans un contrôle technique et identitaire…, à 5.000 FB soit 125 euros…
125 euros multipliés par environ 400.000 véhicules roulants, cela représentait 50.000.000 euros (2 milliards de Francs Belges anciens) qui iraient chaque année dans les caisses PRIVEES des Centres de Contrôle Technique !
Un sacré pactole…
Piting de belgitude !

Mais le Ministre des Finances voulut que SON Ministère en retire aussi quelques profits…
La bénédiction fut donnée par le déjà innénarable Ministre Socialiste Daerden (celui qui fait le pitre pour glaner-glander des voix innocentes croyant encore aux bienfaits de l’époque Stalinienne en Wallonie)…
Pour faire passer cette Loi, qui n’est qu’une arnaque de plus dans l’arsenal législatif Belge, quelques fonctionnaires ripoux inventèrent une grande fable…, à savoir que certains noyaient le marché automobile de milliers voire de millions de répliques de Cobra et de Lotus Seven… et qu’il fallait trier le bon grain de l’ivraie, c’est à dire, faire la différence entre les vraies anciennes et les fausses anciennes…
Cela revenait à considérer que toutes les carrosseries en plastique étaient des réputées fausses, et les autres des vraies…
Pour faire mousser…, la « patronne » du Ministère donna une conférence de presse dans un café automobile de Woluwé-Bruxelles ou n’étaient présents que « Le Moniteur de l’Automobile » et le journal « Le Soir » qui furent « chargés » de colporter la nouvelle…, afin que le bon-peuple croit qu’il était nécessaire qu’une Loi soit votée pour assainir le marché…
J’ai informé l’ensemble des clubs de cette escroquerie… : il suffisait que les clubs s’indignent officiellement et retirent leurs voix à la Fédération Belge des Voitures Anciennes et par ricochet au Royal Automobile Club pour éveiller l’attention d’autres médias non-inféodés au pouvoir…, mais un marchand important de cette même entité Bruxelloise ou avait lieu cette réunion, a poussé vers l’exact contraire…
Il en sera récompensé quelques années plus tard par un miraculeux incendie qui regonflera durablement ses caisses… (dans le style on retrouve dans son nouveau show-room flambant-neuf, appréciez l’humour pompier…, quelques voitures appartenant à divers escrocs dont un ex-liégeois « exilé » sur la côte d’azur et recherché par le fisc belge)
La Loi est donc passée.
Forts de cette victoire, se croyant impunissables et au-delà des Lois destinées aux simples mortels, du haut de leur statut de Fonctionnaires nommés « A-vie« , certains s’en sont pris à ma modeste personne en orchestrant une sordide machination consistant à « perdre » les documents de la précédente immatriculation ainsi que les preuves de dédouanement de deux de mes voitures en attente d’immatriculation, une Clénet et une Léa-Francis…, puis à m’envoyer leurs « collègues » et amis du service des douanes, chargés de venir me demander comment ils avaient eux-mêmes délivrés les documents de dédouanement…
Du vrai Kafka Belge !
Le Ministre Daerden a fait place à une Ministre écologique, Miss Durand, a qui je suis allé demandé des comptes après son discours sur les vélos lors de l’inauguration de Salon de l’auto !!!
Son intervention a débloqué la Léa-Francis, pas la Clénet qui : « dépendait d’un autre service« …
Depuis cette époque (1998) le marché de l’automobile ancienne, en Belgique, est en lente agonie…
Les voitures sont exportées, le patrimoine f… le camp.
Restaient quelques vieux clients nostalgiques, mais ils meurent les uns après les autres et ne se renouvellent pas…
Alors les vendeurs se sont lançés dans des échanges, survivant des petites différences entre ceux-ci…
Mais sans vente véritable, même ces nébuleuses se sont taries…
Nous en sommes arrivés, en Belgique, à des trocs, bientôt on échangera des poulets, du grain et des tissus contre une automobile…
Quelques grands escrocs Anversois profitent de la situation auprès des « privés » qui cherchent à vendre : venez avec votre voiture, nous vous donnons 5.000 euros cash, et vous nous les rendrez lorsque vous reviendrez rechercher votre voiture, sauf si nous la vendons entre temps…
Jamais ils ne reviennent…
Les voitures acquises pour ces bouchées de pain partent en vrac en exportation pour au moins le double !
Quant aux voitures de collection, elles ne partent qu’à l’étranger, aussi, mais pas les mêmes pays…, le marché Belge étant devenu moribond, et ce alors que partout ailleurs l’économie fonctionne à plein…
En Angleterre et aux USA, les prix sont stratosphériques, et dans les « swap-meet« , si un candidat acquéreur ne se décide pas immédiatement, lorsqu’il repasse une heure plus tard, la voiture convoitée est vendue pour encore plus cher que discuté…
Voilà ou en est la Belgique à cause du système érigé par les instances socialistes wallonnes, qui ont quasi totalement détruit le système économique.
On connaissait les scandales des hélicoptères Agusta, l’affaire des avions Dassault, les affres de Charleroi et autres régions Wallones…, c’est maintenant le tour du marché des voitures anciennes, en chute depuis 1998…
Triste Belgique !
Piting de belgitude !

Imaginez un marchand vouloir exposer 5 voitures ?
Effet pervers secondaire, les shows de voitures anciennes deviennent, aux yeux des participants, des mirages… dans lesquels exposer UNE voiture coûte, par exemple au Brussels Rétro Festival du Heysel, aux environs de 500 euros TVAC…
2.500 euros, plus les frais de transport, les nettoyages (à l’expo et au retour), les assurances, le temps passé à glander 2 jours et demi, les risques divers, les griffes, les petits vols d’accessoires…, soit un total de 3.500 euros, et ce pourquoi ?
Pour contribuer à la gloire des officiels invités, co-auteurs de la gabegie actuelle ?
Pour fêter quoi ?
La gloire d’un génie de la sur-facturation Ferraresque comme en 2006 ?
Pour auréoler les artisans de la déconfiture générale ?
Pour payer le stand de « ceusses » qui continuent de bénéficier de ce système ?
Pour acclamer les marchands étrangers ?
Sincèrement, je ne sais pas ou on va, sauf qu’on est au bord du gouffre et du puits sans fond de la bétise inhumaine…
De toute façon, le Brussels Rétro Festival du Heysel à fait faillite depuis…
Piting de belgitude !

Dans les affaires de manière générale… et encore plus dans l’automobile.
Tel un juste et inévitable retour des choses, la réalité revient en pleine figure : rien n’est jamais acquis.
Cependant, l’automobile et tout ce qui gravite autour, ont un aspect plus difficile que les autres métiers.
Je m’explique.
Imaginons un prestataire de service classique.
Une fois qu’il a persuadé le prospect/client que le service qu’il offrait était le meilleur, une fois qu’il a signé le contrat, qu’il soit moral ou écrit, il va se lancer dans la réalisation du service.
Et ce prestataire, dans le meilleur des mondes, sera sûr qu’il sera payé pour cette prestation.
En ce qui concerne l’automobile de collection, il faut passer un temps considérable à découvrir les pièces rares, les restaurer, les préserver, les exposer, attendre…
Si un acquéreur se présente (enfin), le jour de la signature du contrat, on n’a actuellement plus aucune certitude qu’on pourra mener à bien cette vente qui inclut une prestation de service et de ce fait être payé car de plus en plus, certains émettent des chèques d’acompte qui ne sont soit pas provisionnés, soit déclarés volés ou perdus… 
Plusieurs raisons à ça:
– Le client ne sait pas ou plus ce qu’il veut…
– Le client change de situation personnelle/professionnelle et son achat n’est pas soluble dans ce changement…
– Le client ne s’implique pas et prends le vendeur pour un larbin corvéable à merci.
– Tout se passe bien, mais ça coince au niveau du paiement final, surtout si l’acquéreur a demandé un financement qui lui est refusé…et que tout tombe à l’eau.
Piting de belgitude !
  Toute cette « évolution » rappelle cruellement qu’il ne faut pas s’emballer dans ce métier… et que l’on repart à zéro pour chaque affaire, et que comme il y a une part incroyable d’irrationnel dans un achat d’automobile de collection, c’est la loterie ! 
J’espère être arrivé sinon au bout, pas loin.
Le meilleur reste sans doute à venir.
Chaque nouveau jour, cette maxime est plus vraie…, des mots qui claquent puis rebondissent, et moi qui les rattrape, qui les range dans ma mémoire entre le café du matin et le goût du déjà vécu….
Moi, je vends du rêve en même temps que des automobiles Extraordinaires, cinquante mille euros pour le Prowler ou la Corvette de Monsieur, un plein de sourires en prime pour Madame ; et bonne route.
C’est comme une loterie, des chiffres qui tournent et puis s’arrêtent ; les jours de pas de chance, un bruit de papier qu’on froisse en plus fort, et je laisse des larmes, les dernières, et ma photo dans les journaux en appui d’un article (celui-ci) qui ose dire la vérité d’un métier que d’autres rendent pourri….
Alors, à force de voir les gens filer, se tirer pour l’inconnu, ça m’a donné une espèce de fièvre ; je voudrais savoir moi aussi; ce courant d’erres, il enrhume mon amour.
Elle est vraiment belle pourtant, et j’ai peur d’en parler.
C’est sûr, j’oublierai toujours quelque chose.
Parfois je la regarde par en dessous pour pas qu’elle le sache ; je lui vole son visage, et je souris de l’intérieur.
Parfois ses rêves griffent ma peau, marquent mon corps, autre message…
Seulement voilà, il y a les heures, les minutes, les sonneries, tous ces tic-tac ; cette langue râpeuse qui me lèche d’un peu plus près chaque matin, qui creuse des rides dans ma glace, et qui ne me laisse pour finir qu’une carcasse bien propre, des os blanchissant au dedans.
Alors moi aussi je regarde la route, peut-être qu’en courant vite, très vite…
Piting de belgitude…

Je grisaille mes souvenirs, faut faire de la place, il y aura d’autres autos, d’autres gens biens et d’autres crétins… et d’autres Mojitos aussi.
Tout ça c’est bien beau, bien réussi, et puis t’oublies. 
Durer.
Quand on écrit à l’horizontale, l’encre n’approvisionne plus l’ogive du stylo.
Attendre le prochain événement en fermant les yeux.
Il y a toujours un truc qui se passe quand on saute dans le futur.
Les fragrances se mélangent d’un panorama à l’autre.
Des jerricans de synesthésie vont sans nul doute commencer à tomber du ciel.
Les feuilles de l’encyclopédie absolue ont commencé à pousser pour pouvoir bouffer le savoir sans assaisonnement.
On ne peut jamais retenir le bonheur.
La luxuriance, à la normale, carbure à la diversité.
Piting de belgitude, si vous, belges qui me lisez, ne voulez pas qu’elle « crève » comme le rêvent certains exaltés, il est temps de virer les auteurs de toutes les saloperies parmis les ministres et fonctionnaires « a-vie« , s’il n’est pas trop tard !
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