PUSH IT TO THE LIMIT !

Quand tu as trop la honte d’être au chômage ou d’avouer que tu es incapable de produire quoi que ce soit d’efficace qui rentrerait pile-poil dans la consumérisation de masse…, quand tu ne sais rien f… de concret avec tes dix doigts ou que tu n’as pas assez de couilles (ou de clito) pour dealer ou racketter…, il te reste le refuge de la créativité sur épaves automobiles…

Généralement les plus jeunes et ceux qui survivent dans des cités, surtout des pavillons de banlieue, se lancent dans le Tuning, mais il reste divers obsédés textuels qui sont restés dans la Kustomization démente de Van’s qui n’acceptent pas l’évidence de leur inutilité.

Souvent ce sont des cinquantenaires coincés dans le fantasme d’une Amérique qui n’a jamais existé…., ils sont bien gavés à la cacahuète salée ricaine et au Monster Munch Leader price des concentrations associatives ainsi que de divers mag’s survivor’s… et exposent des choses innommables en les justifiant par une pseudo démarche artistique visionnaire, comme si le futur de l’art c’était d’avoir zéro technique, zéro talent… et de démouler des gros cakes en criant : “C’est de l’art !”…

Attention, il ne faut pas confondre les transgenres…, si le Tuning c’est la noblesse du pole-emploi, la bourgeoisie des allocations familiales, l’élite de la CMU, les princes de l’assistanat incapables d’avouer leur incapacité à faire un vrai boulot utile à la société, comme plagiste épicurien quart-temps à Palavas-les-Flots, ou commis de cuisine occasionnel à Valenciennes…, les Kustomizeurs de Van’s (souvent des camionnettes de livraison diesel recyclées plusieurs fois)…, préfèrent masquer leur mollesse derrière la posture de l’artiste émancipé, via des fresques à mourir de rire représentant vaguement des femmes nues gothiques aux prises avec des dragons…, c’est tellement émancipé que si le virement de leur RSA à 5 jours de retard, ils commencent à crever de faim au fond de leur box-atelier.

C’est du lard, mais c’est de l’art…, qui ne rapporte rien…, par contre, tant qu’à perdre son temps, il y a moyen de palper un max de flouze en peignant sur toile plutôt que sur des flancs de camionnettes…

J’explique…, pendant que les travailleurs de la CGT, par exemple, font 8 heures de chantier ou de manutention entre deux grèves, l’état a décidé de leur reverser un minimum vital MAIS de subventionner des mecs et des nananas pour pondre des merdes « artistiques » à 120.000 euros et plus (ou moins) qui ne se vendent pas, sauf à des galeristes qui s’assurent un max, car ils savent curieusement d’avance que leur commerce va cramer dès que ces oeuvres achetées pour quasi-rien et affichées au prix d’un 500 M² en bord de Seine à Paris… y seront exposées (variante, elles seront volées) !

Cela démontre qu’il est plus rentable de peindre des horreurs sur des toiles, que sur des tôleries fussent-elles en plastoc-toc…, quoique, sur ce sujet épique, la sélection naturelle des espèces de cons a fonctionné puisque les « Van’s », comme les dinosaures ont quasi disparu de nos contrées…, ils prospèrent encore toutefois au Japon, mais c’est le pays de Godzila et des Mangas…

Un artiste peintre sur toile, peint des rez du cul multicolores pendant que l’ouvrière Cégétiste (ce n’est qu’un exemple à-la-con) turbine à 8 euros de l’heure pour torcher des culs ou pour faire la domestique chez les bourges (ceux qui collaborent en achetant les bouses artistiques et qui décident que c’est de l’art conceptuel) !

Mais l’artiste peintre c’est tout un monde, tout un assemblage d’artifices pour se donner du poids et de la crédibilité, par exemple, pour se différencier de la masse des abruti(e)s, l’artiste peintre sur toile s’habille souvent de trois façons:

1- Soit il/elle mise sur le coté “café-clope/france culture” avec une chemise de travail bleue façon Mao et un jean Tex avec des pompes Emmaüs.

2- Soit on à droit à l’original(e) de sévices (sexuels en prime pour arrondir les fins de mois) tarifés plein tube avec des vêtements multicolores façon Johnny Depp dans Alice au pays des friperies…, quelque chose entre la serpillère de chiottes de camping et un filet de pêche abandonné avec un poulpe pourri dedans.

3- Et enfin en aristocrate roumain (façon BHL) en essayant d’avoir du style avec des costumes d’occase trouvés sur Leboncoin ou au marché aux puces…., la dégaine Dandy-S.D.F. de base genre « prof de philo syndicaliste des années ’70 »…, le genre qui peut à tout moment partir en Thaïlande pour diverses recherches sexuellement artistiques, à moins que ce ne soit pour fuir le fisc (ou les 2 à la fois) !

Tandis que le Kustomizeur de Van’s, c’est plus simple, il se déguise en cow-boy style Med-Tex année ’30 du ciné muet, sa femme s’affichant en style indien ou en cow-girl pour danser en groupe comme des clones !

Le Tuneur et la tuneuse restent par contre, eux-mêmes mais endimanchés…, façon clodos argentins des années ’90…, question de budget vu que leurs créations coutent parfois plus en crédit que le pavillon de banlieue sur 40 ans…

Bien entendu il boivent du thé chinois spécifique de telle région du Tibet… en ayant l’impression qu’être pied nus chez eux va les propulser au sommet des mecs originaux et cohérents dans leurs complaisance à vivre comme des paysans du moyen-âge en 2016 : dents pourries et haleine de café dégueulasse en prime (tout le budget « ménage » y passe, parfois ils donnent le futur héritage de leurs parents en garantie) !

Un grand nombre (mâles et femelles confondues) sont des vieilles viandes faisandées qui ont renoncé depuis longtemps à se lever avant midi pour emmener leurs gosses en vacances et arrêter d’être des bouses en sarouel sous perfusion allocatives…

Si les Tuneurs ne sont souvent pas engagés question travail…, les kustomizeurs, un peu…, question engagement politique…, tandis que l’artiste peintre, lui est hyper engagé…, souvent par un milliardaire comme Pinaut et son ombre qui ont la science tellement infuse qu’ils savent découvrir des talents extraordinaires au moment ou leurs oeuvrettes ne valent strictement rien, alors qu’à peine dans leurs galeries, musées et ventes aux enchères, ces moins-que-rien payés au pourcentage, valent soudain des fortunes tellement fabuleuses qu’il faut les exposer en tant qe « dons » (étiquette de remerciement comprises) dans des musées afin d’en obtenir des avantages fiscaux… !

C’est aussi cool que d’imprimer des billets de banque non garantis par de l’or, juste sur la confiance (waouf, l’arnaque étatique)… ou que créer de la monnaie virtuelle via des crédits payés par les pauvres…

En plus de peindre des œuvres essentielles à la bonne marche de l’humanité, l’artiste engagé (par un milliardaire) pousse merdiatiquement son engagement politique jusqu’à prétendre acheter du café équitable et refuser toute forme de fascisme comme celui qui consiste à se brosser les chiques ou à se laver de temps en temps…, ce qui ajoute la couche de « vrai » dans le paquet de merde…

Bien entendu, ce type d’artiste à des positions sexuelles et intellectuelles extrêmement courageuse, osant (sic !) dire dans un des magazines du milliardaire « bienfaiteur » : « Au plus tu fais de la branlette au plus tu es reconnu comme un avant-gardiste à la vision futuriste »… et le monde d’applaudir (le magazine aussi)…, c’est à se demander pourquoi les vernissages ne se transforment pas en hopitaux psychiatriques…

Sinon en France, il n’y a pas que les artistes sur toile et les salons et concentres de Tuning et Kustomizing…, il y a le salon de l’agriculture ou on peux trouver tout ce qu’on cherche en races de cochons et autres types différents de galinettes. Rien n’arrête la puissance industrielle de la France…

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