Quéquette qui bande n’a pas de conscience…

Dans l’imaginaire, il y a toujours une chasse au trésor, où des méchants et valeureux pirates affrètent un bateau, tuent leurs occupants, puis se lancent sur les traces d’un vieux coffre perdu au fin fond d’une île déserte dangereuse.
Les flibustiers sont guidés par une vieille carte déchirée où le trésor est marqué par une énorme croix rouge.
Le chef des pirates découvre le trésor et, selon son degré de méchanceté, conserve ou non ledit magot pour lui seul.
La recherche est laborieuse, rendant le trésor découvert encore plus beau.

C’est pareil en littérature, en affaire, en automobile… et les trois mélangés…
Faire des filiations et des recoupements au prix de minutieuses recherches permet de créer des pépites magiques.
Joie !
Orgasme !

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Il y a d’abord la musique, important, ça, la musique…
L’histoire que j’ai en dedans de ma tête, est inracontable, mais j’essaye.
Il faut de l’ambigu, une femme qui pourrait être un transsexuel…, mais peut-être pas…, qui sait ?
Qui peut savoir sans effleurer, sentir, palper, toucher…, voir…
Mais qu’y a-t-il à voir lorsqu’il n’est question que chanter, danser…, plus si affinités…
Le rythme doit être aussi addictif que de la cocaïne.

La chanteuse, mais l’est-elle ?… doit elle-même être fantastique et captiver…, en contraste marqué…, comme à la création…, ressembler à…, hipsssss !…, une cabane dans le nord avec un bouquet de la mode privé burn-out et Hicks-Love, ouaissssss !…, cool, bonne…, préambule…, hipsssss !…, comment finalement tout le monde va venir à pénétrer tout le monde à l’exception des poussins bourdonnant…, hipsssss !…, piste magnifique, vide hypnotique, magnifique, bandante…, un cadre fabuleusement étrange, bourré de « vunerability » et ludique…, hipsssss !…, casting étonnant, visages parfaits…,juste génial !!!!!
Musique, pressez le bouton magique, actionnez le point G…, pompez…, waowwwwwwww, ça viendre…, hipssss !…
Quéquette qui bande n’a pas de conscience…

Elle est bonne, ouaissssssssssssssss !
Ca branle…
Un couple invite un autre couple à dîner dans leur jardin chic.
Blabla et moustiques toute la nuit, balade en voiture, cadavre, retour à la maison.
Puis un des mecs disparaît sans une explication à bord de sa Lincoln Hot-Rod…
Dans une cave, un couple de toxicos se déchire en hallucinations.
Le type en a marre, il veut se barrer.
Problème : sa voiture, une Lincoln Hot-Rod, a disparu…, c’est la même, étrange !

Chapitre suivant, nouveau contexte : des autostoppeuses un peu ravagées, peut-être de dangereuses sociopathes, se font prendre, analement l’une, vaginalement l’autre…, par un conducteur un peu ravagé, peut-être un dangereux psychopathe…
Apeurées, les autostoppeuses préfèrent descendre du véhicule, une Lincoln Hot-Rod…, bizarre, toujours la même…
Oui, il y a un fil rouge entre toutes ces histoires hallucinées, il y en a même plusieurs : la voiture, donc, mais aussi le décor, à savoir un pays à la dérive et sans espoir.
Il n’y a là ni golden-boy, ni héros triomphant, ni rêve de liberté retrouvée (ça fait longtemps qu’on la cherche) !…
Il n’y a pas non plus de patriotisme exacerbé ni d’ennemis communs à combattre fanatiquement (le 11 septembre 2001 n’a jamais existé, ce qui simplifie tout).
Non, il y a juste des tocards paumés, des fainéants pathétiques, des directeurs abrutis et des actrices ratées…

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C’est l’envers d’un décor, comme dirait quelqu’un d’autre : la route défoncée, la merde coulante, l’envie de liberté (ça fait rire) et la réalité des mensonges…
Sauf que…, contrairement aux contes de fées, il n’y a pas de lumière au-delà du chemin, panne de réacteur…, on ne trouve que crasse, sang et espoirs déchus (pas déçus, par impossible) !…
J’y ajoute également un chapitre monstre démontrant la culture dominante imposée par l’Occident.
Mais sans tomber dans le piège des personnages perdus en pleine cambrousse qui se font capturer et dépecer, au contraire, ils se baisent toutes et tous dans la joie et la haine, alternativement…
Il y aurait mille détails ironiques dans ce chapitre, les lister tous serait inutile, question de respect des non-droits inhumains…, massacres, pulsions…, la vie et la mort (point trop de lyrisme quand même).

Et puis, dernier fil rouge, le plus flou, le plus intéressant, le plus réussi : en vedette, un personnage mystérieux qui navigue entre le blanc et le noir, qui perd le fil de son histoire, le retrouve, le perd, le cache…
Quelle est sa véritable identité ?
Est-ce un sauvage ?
Qui est-ce ?
Ou est-il, que fait-il, ou va-t-il ?

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Oui…, enfin une vraie histoire, où je ne vous prendrais plus par la main pour vous emmener, sans dommages collatéraux, dans un autre endroit rassurant.
Tout cela doit demeurer merveilleusement abstrait pour que vous, lectrices-lecteurs, soyez lâché(e)s dans vos questionnements.
Non…, vous aussi, ferez la route, vous vous y perdrez également, serez enculés comme le reste de la troupe… et réfléchirez à votre sort.
Bonheur !
Joie !
Jouissance !

Nul doute qu’un abruti appartenant aux médias bien-pensants et faussement intègres, après avoir lu ce chef-d’œuvre…, sortira une phrase aussi plate que vide du genre : « D’une écriture souvent fine et toujours juste, Quelqu’un nous emporte dans un univers où les masques tombent et nous donne à voir le monde côté face. Assurément l’un des tous meilleurs écrivains d’aujourd’hui »…
Putain, je jouis, là…
Moi je dis : « What a fucking good novel » !
Musique, appuyez à nouveau sur le bouton magique…
Ouaisssssssssssss !

Qu’évoquera mon histoire en tranches de saucisson piquant ?
Sera-t-elle plébiscitée par les pucelles de la partie nord du globe, ou celles de la partie sud ?
Car pour détenir le bon goût, il ne faut point être sectaire… et être curieux de tout, même des préoccupations du monde en général…
Tout au long de cette vie tumultueuse où j’ai donné la joie sur d’innombrables sommiers dont j’ai oublié le nom…, j’ai compris qu’on pouvait juger de la sensualité d’une femme, ou d’un homme, bien sûr…, mais ce n’est pas tellement mon truc…, simplement en observant son comportement à table (et pas sur la table) !…

Celle-là qui chipote devant les plats nouveaux exotiques, celle-là qui met de l’eau dans le Pauillac, qui grimace au-dessus des pieds de porc farcis, qui repousse les myrtilles à côté du filet de sanglier…, celle-là croyez-moi, n’est pas sensuelle, c’est évident !
Comment voulez-vous qu’une femme qui renâcle devant une saucisse grillée puisse prendre ensuite quelque plaisir avec une langue aux olives ou des noisettes de veau ?
Tout ça…, pour que vous finissiez au bord du suicide, à prier sainte-jouissance de ne plus jamais vous infliger ça.

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Au contraire, lorsque, miracle, j’ai un début d’ébauche de quelque chose en tête, je vais jusqu’à l’épuisement total et absolu du filon, voire plus loin, comme une bonne pignole…
Je ne suis pas le genre de gars à abandonner une idée sur le bord de la route.
En allumant mon ordinateur, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, je me dis : « Je dois écrire quelque chose, mais quoi ? Et si je racontais l’histoire d’internautes poursuivis par eux même et leurs hésitations sans fin sur le menu du jour et son acception diégétique ? »…
Oui, voilà des dizaines et dizaines d’années que je mets en scène les mêmes mets (sic !)…
Malgré tout, je suis un type qui a beaucoup de recul sur lui-même et sur son œuvre.
Alors, après avoir constaté que j’avais quand même pas mal tiré sur la ficelle (c’est amusant d’enrouler le clitoris d’une belle en attente et apnée d’amour)…, me revoilou, cherchant à me renouveler.
Mais les idées ne se bousculent pas.

Un soir de doute, au bord du gouffre de l’incertitude, je me suis fait un Mojito spécial et allumé l’ordinateur.
Une fulgurance m’a étreint.
Hé oui, une voie nouvelle s’offrait à moi !
Vite vite, les idées se bousculaient dans ma tête, plusieurs visions m’assaillaient (les mêmes, sensiblement, que durant ces deux dernières décennies).
Le portrait de plusieurs personnages se dessinait.
Je me suis saisi…, en même temps que j’ai saisi un stylo… et ai noté tout ce qui me passait par la tête sur un coin de boîte à pizza.

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Il parait-il (sic !) que les scenarii apocalyptiques offrent aux auteurs la possibilité de parler de l’âme humaine et de développer quelques considérations d’ordre sociales…
L’analyse sociale est certes primaire (la société est fondamentalement mauvaise et on nous réduira en esclavage dès que les chefs-zombies qui nous gouvernent le permettront), mais bon, je ne suis pas là pour ça.

A noter également leur pingrerie, leur égoïsme très poussé et, surtout, leurs obsessions sexuelles.
J’ai fréquenté trop de tocards, des anomalies dans l’évolution de l’humanité, des primates immatures, humainement affligeant et détestables, la banalité dans toute sa splendeur…, pour être resté vierge !…
D’ailleurs, c’est toujours par l’une d’entre-elles que tout se détériore pour eux.
Voilà pour le décor.
Reste à savoir à quel moment on se prend à pleurer sur le sort de ces pauvres gars.
C’est juste que nous sommes tous un peu pathétiques et losers (chacun sa dose, hein !)… et les voir s’enfoncer, a quelque chose de jouissif.
Voir quelqu’un d’autre encore plus minable que soi est réconfortant (syndrome de la télé-réalité et des Confessions Intimes), c’est pourquoi les tocards en rajoutent dans le pathos, il se construisent souvent un personnage encore plus détestable, plus ignoble qu’au départ, dans une sorte de surenchère de l’infâme, une génération perdue qui a sans cesse l’impression de gâcher sa vie (quotidienne, professionnelle, affective)…, une génération de gens pour qui l’adjectif « loser » a été inventé.
Et je leur adresse un message encourageant : il y a pire que vous les gars !

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Certains internautes vont plus loin dans le pathétique, puisqu’ils passent leur temps enfermés dans leur chambre à pisser dans un bocal et faire des montages de films pornos pour ne garder que le meilleur (s’il faut y voir une métaphore, allez-y).
Il vivent donc en misérables cafards, à s’apitoyer sur leur triste sort, à s’interroger sur le sens de leur travail, de leur vie, un merveilleux reflet de la vacuité de leur être, de leur génération, de leur temps !
Ce qui est bien avec le temps qui passe c’est qu’il nous permet de juger froidement la qualité des choses et de réviser nos jugements.
Cette déclaration pompeuse et sentencieuse est rendue juste par l’exemple frappant de Fitzgerald : considéré comme un tocard has-been à la fin des années ’30, il devient l’un des plus grands écrivains de l’histoire cinquante ans plus tard…

Arrêter le temps !
Repousser à jamais l’heure inéluctable du tombeau !
Mais non, hélas, la camarde ricane et nous guette sans hâte, tandis que sournoisement d’heure en heure nous ne cessons de nous flétrir, de nous racornir, de nous friper, de nous tasser lentement mais sûrement jusqu’au stade ultime où les microbes infâmes nous jailliront des entrailles pour nous liquéfier les chairs et nous réduire à l’état d’engrais naturel.
Un névrosé, c’est quelqu’un qui sait pertinemment que 2 et 2 font 4… et ça le rend malade !
Un psychotique, c’est quelqu’un qui croit dur comme fer que 2 et 2 font 5… et qui en est pleinement satisfait !

Le corps poisseux d’amour, je m’éveille le bigorneau encore englué dans les muqueuses entrebâillées d’une soupirante indolente.
En m’extrayant péniblement du gastéropode humain où je bandais mou, je tente de reprendre une quelconque consistance, soudain alarmé par ma montre coulante de mes obligations professionnelles.
Je me coule dans de lâches frusques négligemment abandonnées sur le parquet flottant, déguste sans conviction ma panade de temps à parapluie… puis me fonds au dehors.
Je tombe là sur la vieille limace du troisième dont la poignée de main, sans plus de teneur qu’à l’ordinaire, semble me couler entre les doigts.
Puis, le pas ralenti par mes semelles gélatineuses trop adhérentes sur le trottoir humide, j’arrive en nage devant ma Lincoln Hot-Rod…, dont les lignes fuyantes m’évoquent une baleine échouée à même le pavé.
Je m’avachis à l’intérieur, le séant comme avalé par les fauteuils à la consistance d’huître.
Le démarreur s’essouffle quand le tournebroche toussote.

Dans une langueur de soupirs hydrauliques, mon cétacé se hisse paresseusement sur ses coussins d’huile et daigne s’arracher à la place de parking où il gisait.
Au fil des virages, la suspension chamallow boit l’obstacle, déglutit les nids de poules.
L’auto louvoie sur des avenues en guimauve, vogue sur un lit de crème anglaise bordé de lampadaire façon Chuppa Chup’s.
Autour de moi, les berlingots, les kangoo se font poissons bulles et friandises roulantes, rouge, vert, bleu.
Feux rouge, panneaux, immeuble, tout un petit monde s’écroule en coulis crémeux.
Les commandes à la fermeté douteuse, comme plantées dans du beurre, je ne sens déjà plus mes roues.
Mon pied sans consistance passe à travers la pédale d’accélérateur.
Panique à bord, la première goutte ne tarde pas à perler.
Horreur, je suinte comme de la gelée fraîche.
Je me liquéfie, à vue d’œil confit.
Le temps de me répandre sur la moquette, je prends la consistance de la crème renversée.
Spoltsh !
J’embrasse une borne à incendie et ma raplaplamobile achève de mourir dans une marre d’huile.
Par un interstice du châssis vermoulu, je rejoins le caniveau où une bouche d’égout finit d’engloutir mes restes.

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Depuis trop longtemps déjà, mon mauvais esprit d’éternel insatisfait m’inflige une quête sans fin du Graal sur roues.
Quel parangon esthétique élevant l’automobile au rang d’art majeur, quel tour-de-force technique échappant aux garde-fous de la production de masse, saurait enfin apaiser mes obsessions absolutistes ?
Haro sur la décroissance et l’éloge des petits chiffres, je renoue le temps d’un bout d’essai avec les utopies positivistes !

Et si je le tenais, mon absolu roulant, raffiné de cœur et d’esprit, définitivement iconique ?
L’hominidé, ce soi-disant prodige de la création, est le seul animal à s’abaisser devant une machine.
Il va même, suprême ironie du « progrès », jusqu’à s’assujettir aux esclaves mécaniques qu’il a créé pour le servir.
Lorsqu’il n’est point en quête de nourriture ou de femelles, il s’adonne au fétichisme de la bagnole au lieu de roupiller à l’ombre comme le ferait n’importe quel mammifère supérieur.
Et pour sa bagnole, il est capable de tous les abaissements : bouffer du cambouis des heures durant à la recherche d’une improbable fuite, perdre le sommeil à trop penser à son faisceau électrique, brimer femme et enfant pour une nouvelle ligne d’échappement, aller au bout du monde dégoter une paire de jantes sans fêlures.
Son auto, pourtant, s’en fout comme de ses premières plaquettes…

Cette civilisation de l’automobile est l’échec d’une chimère…, la tragédie est faiseuse de mythes.
Il n’est point d’évocation du sujet sans développements préfabriqués sur les conséquences du premier choc pétrolier.
Foutaises !
Aucun cataclysme énergétique ne m’a durablement écarté de ma quête !
Il me suffit simplement de prendre le volant de la Lincoln Hot-Rod,, croisement d’un matelas pneumatique (suspensions DS) et d’un pur-sang (moteur Ford Mustang 427ci), pour saisir l’impasse d’une telle synthèse.

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Mais place au voyage qui transporte d’avantage l’âme que le corps.
Le V8 est bien chaud, la ligne droite est prometteuse.
« Clac-clac », l’esthétique levier chromé distille sa délicieuse petite musique alors que le bourdonnement débonnaire de l’échapement se mue en hurlement strident.
ROAAAAAAARRR !!!
Le bonheur commence !

Retour sur terre, fin du paradis artificiel…
A 140, ma longue étrave vogue sur les cahots comme sur l’océan parcouru par un bateau pirate… et je fais mienne la tirade des Valseuses : « Tu les sens les coussins d’huile, sous ton cul ? Hydropneumatique mon p’tit bonhomme ! »
J’ai la gueule de bois et l’humeur massacrante, mais demain, sitôt l’espoir retrouvé, je me remettrai en quête du Graal automobile…
Me connaissant assez bien pour paraître crédible me concernant, je peux sereinement affirmer que ce n’est pas après-demain la veille.
Et si la voiture était à l’homme ce que la chaussure est aux femmes, un objet d’auto-séduction, éminemment narcissique, exutoire de pulsions refoulées, pour ne pas dire sexuelles ?
Je pousse plus loin le raisonnement (d’une grande portée scientifique, cela va sans dire), et affirme tout net, qu’il existe un érotisme de la bagnole comme il y a un érotisme de la chaussure.
Les deux font l’objet de fétichismes parmi les plus obsessionnels observables chez l’homme.
Car non content de ressembler à une godasse…, l’auto fantasmée renvoie au même imaginaire érotique.
Quand le sage montre la montagne, l’imbécile regarde le doigt !

The Knife est un duo suédois d’électro pop créé en 1999 par Karin Dreijer Andersson et d’Olof Dreijer qui est son frère….
En 2003 leur titre phare, Heartbeats, a été repris par José González sur son album Veneer, cette version sera ensuite utilisé en 2006 dans une publicité pour les écrans Bravia de Sony.
Sur scène, Karin et Olof se cachent derrière des costumes énigmatiques dans une atmosphère d’images vidéo et d’installations psychédéliques.
En 2009, Karin Dreijer Andersson s’est offerte une parenthèse en dehors du groupe en publiant son premier projet solo sous l’identité de Fever Ray, son un album éponyme « Pass This On » .
En 2010 le titre Pass this on a utilisé dans une scène du film Les Amours imaginaires de Xavier Dolan qui rappelle le clip de Johan Renck (danse, regard, ralenti…, le clip publié en début de cet article)…
The Knife a sorti un nouvel album Tomorrow, In A Year, le 1er mars 2010…, inspiré par la vie du naturaliste Charles Darwin et par son ouvrage « L’Origine des espèces ».