Qui va se payer la « Fiole » de Karl Lagerfeld ?

Kark Lagerfeld est décédé, tous les merdias, surtout ceux de « la mode », vont n’en écrire que du bien, moi je vais écrire l’inverse…, en effet, la haute-couture française déjà sinistrée par les velléités ubuesques d’une flopée de comiques foireux, a cru « up-to-date » d’innover dans le grotesque en cédant à la paranoïa du plus fumiste des fossoyeurs du bon goût, en la personne de Karl Lagerfeld…
Il n’a donc pas suffit au célèbre épouvantail de la mode, qui s’est toujours obligé à évoluer chaque année dans les pitreries les plus folles, de continuer à rendre les femmes totalement ridicules en les attifant d’oripeaux hors de prix… non…

Ce génie autoproclamé empereur de la vacuité et de la morgue, s’est un jour mis en tête de singer les pires présentateur de bêtisiers en s’inventant une carrière dans le « stand-up » grâce à ses « brouzoufs » accumulés via un succès populiste gagné aux dépends de la détresse intellectuelle d’un public friqué mais essoré par notre époque exténuante en crise d’identité, avant d’être en crise financière !
C’était un « décalé » plus pompiste que pompeux mais véritablement pompier qui n’était lui-même qu’un conglomérat humanoïde de bêtises « crassionnelles » et insipides, ainsi que de grossièretés sournoises déclarées « cultissimes » par les VRP cathodiques de la connerie humaine, entrés au Panthéon du comique français populaire, celui là même qui rendrait anarchiste n’importe quel nationaliste ayant du respect pour le sens de l’humour…

Son univers prétendument « chic et classe » n’était constitué que de vulgarités « kitchissimes » imposées par quelques snobs-multisexuels à tendance homo, qui étaient le « top-du-top » des élites parisiennes défoncées par les drogues et l’alcool…, c’est que les « Beautiful people » régnaient alors en Maîtres et Maîtresses sado-masochistes depuis des décennies de mode-pitrerie parisiennes… et l’ascension de Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent en était la conséquence !
Jacques de Bascher, dandy sublime, irrésistible et voyou halluciné était « la » muse/compagnon de Karl Lagerfeld dont la vie décadente devrait-être le seul grand œuvre à pleurer de rire dont on devrait se souvenir…, cet ange noir et pervers, en séduisant Yves Saint Laurent, provoquera l’ire de Pierre Bergé et l’explosion des clans Lagerfeld et Saint Laurent dans un délire fantasmagoriques où tous les excès étaient la règle…, une époque inscrite dans la mémoire de la mode et sur laquelle l’ombre de Jacques de Bascher, gigolo fantastique et amant de Karl Lagerfeld, plane toujours comme l’astre menaçant annonçant la fin inéluctable des pires folies.

Dans les années ’70, je m’occupais de pubs en avant-première d’éditer dans les « eighties » mes magazines Calandres et Chromes&Flammes depuis Paris, rue de la Boétie, à 50 mètres des Champs-Elysées… et divers fous m’invitaient à toutes leurs pitreries… et c’est ainsi que j’ai cotoyé les « ceusses » de la mode Parisienne qui avaient fait de l’hédonisme leur seul horizon…, des personnages à la fois détestables et magnétiques qui n’hésitaient pas à déclarer que « la décadence ce n’est pas tomber mais choir »…
Ces héros du vide, croisement entre dandys proustiens, carnassiers sexuels, mondains fashions et drogués fantômes faisaient la pluie et le beau temps… et personne n’osait les contredire par peur des réactions de Karl Lagerfeld ou de Pierre Bergé qui ne vivaient que pour tenter de donner de la consistance à des personnages qui pour certains n’en avait pas.

J’ai ainsi, un après-midi de « bacchanaleuses » présentations chics et chocs du lancement du magazine « Calandres » sur la Terrasse Martini des Champs-Elysées, vu s’encanailler Gaisbarre et Karl, fins saouls, tandis que Fernand Legros, ex-roi des faussaires parisiens qui vivait dans un dénuement quasi total dans une maison à Montmorency (Val-d’Oise) où il se consacrait à de jeunes voyous récupérés en prison tout en usant de sa notoriété et de son réseau d’amis pour tenter de perpétuer un fastueux train de vie qu’il ne pouvait plus se permettre.
Venu avec une de ses Maîtresses-payeuses : Christina Onassis, il m’a proposé que j’aille la baiser dans la Rolls de Karl en échange qu’il utilise mon Tricycle-Chopper V12 jusqu’au lendemain…., c’est tout ce que j’ai eu d’Onassis dans ma putain de vie : sa fille riche et plantureuse qui m’a gardée dans une chambre du Georges V, à deux pas…, jusqu’au matin en me fixant un rendez-vous Saint-Tropézien que j’ai loupé…

Karl Lagerfeld,Maître sado homosexuel, c’était le diable avec une tête de ravagé endémique, il s’habillait comme personne, avant tout le monde, il était aussi impossible, odieux… et a inspiré des jalousies incroyables, troublant autant les femmes que les hommes et ne jurant la vie et la mort que par la perfection ultime… ce qui va lui ouvrir toutes les portes qui lui auraient été fermées autrement… car il avait conscience de son ascendant sur les autres, c’était un carnassier mondain cultivé, intelligent, élégant, bien élevé, habillé avec le plus grand soin… il n’aura aucun problème à se frayer un chemin dans la branchitude friquée et frivole !
Dans les années 1970, il traînait au Flore, haut lieu de l’intelligentsia dilettante de l’époque, mais aussi repaire de gigolos, et au 7, une boite gay située rue Sainte-Anne, ouverte par Fabrice Emaer (qui deviendra des années plus tard célèbre en créant le Palace) et qui mélangeait déjà les classes sociales, les riches et les pauvres, les homos et les hétéros, les vieux friqués et les jeunes sans le sou…, c’est au 7, et très rapidement, qu’il va faire son entrée dans la jet set de la nuit et de la mode, qu’il va sympathiser avec la bande qui gravitait autour de Warhol (qui s’était installé à Paris pour un temps)… et leur sillage de créatures, hommes et femmes sublimes, dont la vie consistait à être magnifiques : danser, être drôle, s’habiller… et bien sûr, se droguer et baiser, baiser, baiser… et encore baiser…

Karl était l’archétype du dandy, presque sa caricature… son indifférence au monde était spectaculaire, s’il gravitait autour de la société, c’était pour ne jamais se soumettre à ses contraintes, l’argent, le travail, les matérialités ordinaires ne faisaient pas partie de ses préoccupations.
Dans les années ’70 il n’était pas encore le kaiser de la mode qu’il va devenir et qui très vite va en devenir fou, tout en confortant son oisiveté mais aussi son tropisme prononcé pour le dilettantisme, il disait : « Paye celui qui a l’argent »… et riait de la misère du monde !
Jouisseur insatiable, le sexe aura tenu chez lui une part prépondérante, il aimait le cul, les hommes et les femmes, et ne s’en privait pas…, les années ’70 de toute manière étaient dédiées à la libération sexuelle, pilule, féminisme et libération gay obligent, mais à l’époque où beaucoup se cachaient derrière des femmes-paravents, lui ne faisait pas mystère de son homosexualité, mais au contraire la posait sur la table comme son sexe… et s’amusait à choquer dans les diners mondains, en faisant étalage de ses proies.

Dans ses filets, il les lui fallait tous, le flic, le prêtre défroqué, le tennisman en vue, l’acteur moustachu, l’écuyer du club équestre et toute la caserne de pompiers…, mais aussi ses clientes…, il draguait ouvertement dans la rue, organisait des partouzes chez lui où trainait une Harley Davidson flambant neuve dont les rétroviseurs étaient retournés pour servir de tablettes à lignes de coke…, on le croisait dans les backrooms qui ouvraient à Paris à cette époque, il prenait le Concorde pour aller baiser au Mineshaft de New York, le sex-club gay où avait été tourné Cruising et où il croisait le philousophe Michel Foucault…, il aimait autant les bourges que les voyous.
C’eétai un pervers-narcissique, très tôt le sexe n’était pas seulement un plaisir chez lui, il était aussi un outil pour asseoir son emprise sur les autres, un jeu pervers qui se prêtait à toutes les mises en scène quitte à pousser la provocation trop loin…, comme avec la soirée Moratoire Noir(e), le 24 octobre 1977, où 1500 personnes toutes plus snobs les unes que les autres, et qui avaient respecté le dress-code « tenue tragique noire absolument obligatoire » vont assister, médusées, au premier fist-fucking mondain de l’histoire.
« C’était un pervers », m’a raconté un témoin, « il avait aussi un physique pervers qui disait tout de lui, il aimait la décadence dans toute sa splendeur, en forme de drogues, sexe et alcool, qu’il consommait quotidiennement et sans compter, il était fasciné par les rapports de soumission et le milieu SM gay, par le sexe comme levier de pouvoir…, l’intérêt c’était essentiellement la conquête, plus c’était de l’ordre de l’impossible, plus ça l’excitait ».

C’est certainement ce goût pour la transgression qui le poussera à séduire, faisant exploser pour de bon la jalousie qui couvait entre lui et Pierre Bergé depuis des années… et éclater le monde de la mode, qui dansait, baisait et s’embrassait en toute innocence, en deux camps qui désormais se haïssaient.
Ultime doigt d’honneur comme il les affectionnait, signe la fin d’une bulle sans complexes et sans scrupules, d’une époque révolue qui dansait sur un volcan, l’univers devenait noir, obscur, négatif, ténébreux : trop de sexe, trop de liberté, trop de drogues et trop de nuits fourbes et médiatiques ou les snobs rêvaient d’être sodomisés par leur « maître » à pensées glauques…

En prime, Karl va se payer un fauteuil de designer automobile, offrant un premier rôle à l’un des pires rejetons de sa génération : son ami Sud Coréen Jin Young Jo…, en 20 ans ce dernier n’aura eu qu’un seul talent, celui de croiser le chemin de Karl Lagerfeld…, sa carrière solo s’étant bornée à avoir torché des croquis ringards et minables jamais fabriqués !
Il était donc évident que l’idée d’une adaptation mercantile d’un projet irréalisable allait naitre dans le cerveau opportuniste de Karl, satisfaisant par là l’égo démesuré de l’amuseur « never been » qu’il était… et dont la seule gloire véritable aura été de faire jouir bêtement des jeunes femmes anorexiques et des vieilles osseuses « rachidatiques » rêvant de le devenir avec des robes de fin de banquet…,  jalousant probablement les succès arrangés d’échassières squelettiques…, décrétées « bellissimes » pour les besoins publicitaires des fabriquants de Yaourth’s allégés !

Vous l’aurez deviné en lisant mes propos aigre-doux et affectueux…, l’illustre maison de haute couture française CC, pour les connaisseurs ou plutôt les connaisseuses, c’est à dire : « Chanel », étrangement, sous la férule de Karl Lagerfeld…, avait décidé de créer virtuellement un Concept Automobile…
« Chanel créateur d’automobiles »… le concept « Fiole » (un nom prédestiné à faire mourir de rire quiconque disposait encore d’une once d’intelligence), n’était toutefois qu’un délire conceptuel…

Plus précisément, il était demandé aux adorateurs de Karl-Chanel, de voir dans l’avant protubérant du concept « Fiole », deux superbes seins sous un chandail de soie…, le décolleté étant évoqué par la continuité du pare-brise sur le capot…, tandis que les courbes très marquées étaient censées rappeler le plissage d’une robe haute-couture, le concepteur avouant, avoir fait la transposition, dans cette « Fiole »…, des attributs féminins… (évidement une femme ne dévoile jamais totalement ses roues arrière…, préférant les dissimuler sous d’énormes passages de roue).
Cette abomination, même pas roulable ni roulante, issue d’une autre époque…, a donc été « pensée » par ces deux arrivistes, des personnages repoussant de cynisme… et n’existant qu’autour de cette seule réplique d’un concept illusoire et lointain de Luigi Colani, un concept que le tandem comique a copié sans vergogne !

Leurs masses gélatineuses pleines de neurones se sont, sans nul doute, dit qu’il manquait peut être un peu de substance dans la création grandiose de Colani…, qu’il fallait y ajouter un gimmick, une astuce, un truc qui accroche les Geeks : les deux « C » entrelaçés en diamants sur la face avant…
Karl Lagerfeld a du se dire que l’équation « sujet en vogue + designer connu » avait surement une chance de marcher médiatiquement, la critique restant absente sous peine de procès pour négationnisme de la créativité de Karl…, les grands pontifes de la mode-magazine venant tout naturellement lui manger dans la main.

Ce n’était pas une question d’argent bien sûr, c’était plutôt… pour enfin trouver du respect dans les yeux de ses pairs qui continuaient de le voir comme un péquenot parvenu…, c’était donc sous sa bienveillance que Chanel fut crédité de sa gloire.
Un conseiller technique de 12 ans, payé en vignettes paninis, aurait fait tout aussi bien, sauf qu’on se demande si cette « Fiole » n’étalait pas seulement la parodie d’une médiocrité consternante, mais réussissait surtout l’exploit de tartiner une caricature automobile datée, surannée…, que même les articles opportunistes publiés sur ce pseudo phénomène qu’est Karl Lagerfeld, n’osaient plus brosser…, les rares critiques tournant autour de ce sujet, tombant dès-lors à plat, ou n’existant que par le phénomène Webbien… (j’éprouve encore maintenant un peu de pitié pour Jin Young Jo, dont la seule faute professionnelle a résidé dans sa tentative de défendre l’indéfendable lors de l’unique conférence de presse destinée à assurer la gloire de Chanel…, où les spectateurs, gênés mais bienveillants, ont préféré oublier derechef leur présence céans).

Le clou du spectacle fut bien sûr le discours de Karl Lagerfeld jouant au trentenaire attardé…, il ne lui manquait qu’un dentier, du beurre dans les cheveux et des lunettes de mardi gras…, le public rougissait presque devant l’indécence de la situation et enrageait de participer passivement à l’étalage d’une pareille obscénité…, s’inquiétant du ridicule achevé du concept de la voiture présentée… et de la santé mentale du principal protagoniste…
Les participant(e)s se souviennent toutes et tous, bien sûr, de ses tentatives pathétiques de faire le crooner en pastichant du cul une rocambolesque bossa nova avec Arielle Dombasle qui alors avait toutes les peines du monde à faire oublier qu’elle avait été la starlette d’un film cul de cul… ou elle se faisait « enculer » bien profond par Klaus Kinsky…, force est d’admettre chez elle une constance farouche dans l’absence totale de dignité qui force le respect.

Le concept automobile de Karl Lagerfeld était un crime contre l’intelligence, les spectateurs étant saisis d’effroi devant ce qu’il fallait qualifier de crime contre l’Automobile…, hélas on ne juge pas les responsables des infamies artistiques…, j’aimerais pourtant qu’exception soit faite « post-mortem » pour que Karl Lagerfeld même mort soit châtié à la hauteur de son crime.
Il aurait du être noyé dans son mépris, pendu par son opportunisme, garroté par sa nullité et asphyxié par son manque de talent…, car « Fiole » plaidait par trop pour le retour de la barbarie, c’était un crachat…, mais, au delà de sa nullité endémique qui suffisait déjà à rendre détestable l’inculte vermine responsable de ce produit pour bouseux…, il fallait admirer la crotte qui faisait déborder le seau de vomi en quelque sorte…, l’allumette qui mettait le feu à un pet déjà dégueulasse : le logo…

Il est préférable de passer rapidement sur l’aspect « technique » envisagé de ce concept halluciné…, un tel niveau de bêtise, qui défiait crânement une concurrence pourtant sérieuse, était déjà un exploit, ma foi fort surprenant, le tout avec une bonne louche de cynisme…., en effet, ce concept déviant… était officiellement censé fustiger les parvenus imbus d’eux-mêmes qui brillaient aux dépends des sans grades qu’ils écrasent depuis la nuit des temps… et des pauvres dont ils se moquent.
On ne peut pas dire que cette guimauve faisandée était bien révolutionnaire ou bien compliquée à entraver…, les calculs mesquins de ses pro-créateurs opportunistes gluants étaient évidents : et en finale, ils fustigeaient de concert l’incivisme d’internautes ingrats crachant dans la main qui les nourrissait.

Cette « Fiole » était comme un sac poubelle abandonné dans l’entrée… et qui suinte…, on ne s’en méfie pas, mais il en exhale une odeur fétide.
Dans ces conditions, qui aurait osé se payer la « Fiole » de Karl Lagerfeld, sinon moi… !