Raid Laponie 73 : Le grand désert blanc…

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Par Marcel PIROTTE

Nous sommes en 1971…, depuis fin 1966, je rédige la chronique auto d’un hebdomadaire bruxellois : VLAN, qui par la suite deviendra une véritable institution, révolutionnant la presse avec ses milliers de petites annonces et surtout ses infos sur ce qui se passe « dans le quartier » sans oublier une partie rédactionnelle qui s’étoffe de jour en jour d’autant qu’il est gratuit et distribué chaque semaine dans les chaumières bruxelloises.

A l’époque, jeune officier dans une très belle unité de cavalerie blindée, je n’arrête pas d’organiser des périples en tous genres qui vont me permettre de relier Naples avec une Alfa dans un temps record, ou bien Turin avec une Fiat 125 qui deviendra ma voiture familiale, sans oublier un tour de Belgique de nuit en Renault 12, non stop, à une moyenne que le code de la route ainsi que la police réprouveraient encore aujourd’hui sans la moindre pitié.

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J’avoue qu’à l’époque et avec le recul, il fallait être un rien fêlé, mais j’avais tellement de choses à « prouver »… et de plus j’étais jeune, beau, doublement passionné par mon métier d’officier des troupes blindées, mais également par mon hobby de chroniqueur automobile…, il ne pouvait donc rien m’arriver…, du moins, c’est ce que je pensais.

J’ai en fait eu beaucoup de chance.
Je ne voulais pas non plus comme tant d’autres journalistes automobiles attendre une invitation venant d’un constructeur ou d’un importateur et me laisser guider par la main pour découvrir via un palace ainsi que des restaurants étoilés, un nouveau modèle.
Ne crachons cependant pas dans la soupe, j’en ai bien profité, mais il me fallait autre chose…, d’où cet esprit un rien aventurier…

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A l’époque, nous sommes au début de l’année 1971, j’ai la chance de servir dans une très belle unité, un bataillon de cavalerie blindée, le Premier Régiment de Guides stationné en Allemagne à Dûren, pas très loin de la frontière belge.
A de multiples occasions, on m’avait fait gentiment remarquer sur un ton plein d’humour mais cependant assez acerbe, que j’étais l’un des rares officiers du régiment à ne pas monter à cheval…, c’est vrai, je le reconnais…, mais à ma décharge si j’adore ces animaux, je ne suis pas du tout à l’aise sur leur dos, j’ai bien essayé à de multiples reprises de les « monter » pour me retrouver aussi vite à mordre la poussière.

C’était peine perdue, j’avais abandonné cette idée…, mais il fallait tout de même que je « prouve » à mes collègues officiers que je pouvais exceller dans un autre domaine.
Ils connaissaient ma passion pour l’automobile, je voulais donc marquer les esprits, leur en mettre un peu plein la vue.

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Lors d’une soirée « un peu guindée » au mess des officiers, j’ai dans l’euphorie du moment (!) lancé un singulier pari !
Celui d’aller » planter « le fanion de mon Régiment sur l’île du Cap Nord, le point le plus septentrional de l’Europe…, par la route, à un peu plus de 3.400 km de ce bar où l’ambiance était « surchauffée » alors que là haut, il faisait -25° sous zéro…

En bon Ardennais qui se respecte, le froid ne m’a jamais causé trop de problème, d’où mon attirance pour ces étendues quasi désertiques du « Grand Nord » et ces paysages de cartes postales caractérisant la Suède, la Norvège mais également la Finlande, des pays peu connus à l’époque, parlant des langues incompréhensibles pour les Européens que nous sommes (heureusement que bon nombre d’habitants pratiquent l’anglais), des noms de patelins imprononçables, un niveau de vie très élevé, quatre à cinq fois les prix pratiqués chez nous, bref, un parfum d’aventures.

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C’était donc décidé avec cinq autres « militaires » de mon Régiment soit deux officiers, deux sous-officiers et deux volontaires tout aussi enthousiastes que moi, direction le Cap Nord, situé sur une île au fin fond de la Norvège…, une destination exotique qui à l’époque se méritait et ne figurait pas encore sur les guides touristiques.
Aujourd’hui, la Laponie, quelle soit suédoise, norvégienne ou finlandaise, située au dessus de ce fameux cercle polaire arctique, devenue la patrie du « père Noël » est devenue une destination très prisée par de nombreux touristes avides de découvrir ce « grand désert blanc »…, d’autant que la presque totalité des grands constructeurs automobiles, des équipementiers ainsi que les pneumaticiens disposent aujourd’hui d’installations leur permettant de tester leurs produits sous des températures extrêmes qui peuvent dépasser -40 ° C… du vécu !

En 1971, pas d’Internet ni de GSM, encore moins de GPS, des communications téléphoniques pas très performantes, le télex pas très fiable, prière de se « débrouiller » avec les moyens du bord.
C’est ce que j’ai fait avec l’aide précieuse de Fina, un pétrolier belge dont l’administrateur délégué du groupe était officier de réserve au Régiment, j’avoue que ça m’a beaucoup aidé…
Fina m’a donc fait profiter de son réseau nordique de stations services, pas très développé mais ayant le mérite d’exister.
Comme je rédigeais la chronique auto dans Vlan, autant combiner l’utile à l’agréable et tester deux voitures totalement différentes, une tout-à-l’avant, Renault 12 de 54 chevaux ainsi que la NSU 1200 C, une « tout-à-l’arrière » de 55 chevaux, 4 portes et coffre arrière pour la française, 2 portes et coffre à l’avant pour l’allemande de Neckarsulm.

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Départ un vendredi de mai 1971 depuis la Grand place de Bruxelles pour ces deux voitures strictement de série, chaussées de Michelin ZX, équipées chacune d’un porte-bagages supportant une seconde roue de rechange (on ne sait jamais) et deux « jerrycans » d’essence !
Il fallait vraiment être inconscient pour trimbaler sur le toit ces 40 l de super mais comme j’avais décidé d’effectuer le trajet « non stop « (encore une autre folie) et que les pompes nordiques fermaient très souvent la nuit, je n’avais trouvé que cette solution pour garantir une autonomie de quelque 800 km.
Ajoutez un lot de pièces de rechange (qui n’ont jamais servies) ainsi qu’un mécanicien presque réduit au chômage technique (même pas une crevaison), en route vers ces étendues tellement prometteuses.

J’avais aussi entendu dire ( !) que toutes les « Suédoises » étaient de ravissantes blondes et que sur leurs « tee shirts », elles arboraient fièrement cette déclaration d’amour « I love you » qui ne laissait planer aucun doute sur leurs intentions, il a fallu très vite déchanter !
Si ce périple de plus de 7.000 km s’est déroulé sans le moindre problème, bien souvent sur des routes qui dans le Grand Nord ressemblaient davantage à des pistes défoncées, j’en suis pourtant revenu avec un « goût de trop peu » : pratiquement pas de routes verglacées à mettre sous les roues, des températures trop clémentes et le sentiment que finalement, c’était trop facile.
Il fallait remette cela mais cette fois au beau milieu de l’hiver.

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Fin février 1973, je « remet ça » avec le « Raid Laponie 73 »…, j’ai bien l’intention « d’en découdre » avec les routes verglacées, je vais être servi !
Toujours avec l’aide de cinq autres « militaires » de mon Régiment, triés sur le volet, on ne change pas une équipe gagnante et de Fina toujours fidèle au poste mais également de Dunlop et Sandvik pour la fourniture de pneus cloutés (aujourd’hui, on parlerait de « sponsors »)…
Côté montures, deux voitures comme d’habitude, une Saab 99 E traction avant (fabriquée en Suède, un gage de sérieux) à moteur deux litres de 110 chevaux ainsi qu’une concurrente tout à fait différente, le coupé Mazda RX3 à propulsion animé par un moteur Wankel (rotatif) de 100 chevaux…., avec toujours le porte-bagages, des jerrycans de réserve pour perdre le moins de temps possible, un petit lot de pièces de rechange, deux pelles (on ne sait jamais)…, pourquoi changer les bonnes et surtout les …mauvaises habitudes !
Et comme l’on prévoit des températures particulièrement basses, le choix de l’huile est primordial, sa viscosité également, Supergrade10/40 pour la Saab, Rotolfina pour la Mazda.

Vendredi 23 février, Grand place de Bruxelles, ville marraine de notre Régiment.
Après un dernier pot à la maison des Brasseurs, en avant pour l’aventure qui dans un premier temps doit atteindre la capitale suédoise, 1.650 km nous attendent.
La pluie est de la partie mais le moral se veut au zénith, nos deux voitures un peu bariolées intriguent pas mal d’automobilistes.
Un peu avant Cologne, changement de climat, la neige tombant à gros flocons fait subitement son apparition, provoquant de nombreux embouteillages.

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Comme un break d’assistance nous suit avec nos pneus cloutés que nous devons impérativement « monter » avant le ferry à Puttgarden, ils vont nous servir bien plus tôt que prévu et bien que ce soit interdit en Allemagne, ces pneus cloutés ont permis de traverser sans le moindre problème une véritable tempête de neige du côté de Munster provoquant d’innombrables sorties de route.
Il faut dès lors avancer avec prudence, un dernier plein à Hambourg un peu après minuit, 170 km nous séparent du Ferry que nous attrapons de justesse.
Les routes danoises sont désertes à cette heure avancée de la nuit mais la neige est bel et bien présente.

Après un autre ferry franchissant le fameux « Kattegat » en vingt minutes à peine, nous posons nos roues en Suède à Göteborg encore endormie, il nous faudra d’ailleurs beaucoup de patience pour réveiller un brave pompiste ce samedi matin.
C’est la longue remontée vers Stockholm, au milieu des lacs gelés, des rochers, des sapins, le paysage est d’une monotonie monacale mais les routes pourtant enneigées sont parfaitement dégagées, de quoi tenir une excellente moyenne, et les équipages s’habituent à leur monture.
Fin d’après midi, la capitale suédoise nous tend les bras pour une bonne nuit de repos, nous allons goûter aux charmes très couteux de cette capitale où les habitants ont l’air de « s’emmerder » , pas la moindre sourire, poli, courtois, certes mais pas de chaleur humaine, à croire que ces Suédois nous considèrent un peu comme des habitants venant d’une autre planète.
Par la suite et après les avoir côtoyé à plusieurs dizaines de reprises, ces Suédois peuvent même se montrer sous leurs meilleurs jours…, mais toujours pas de grandes blondes avec l’inscription « I love You » sur leur « tee shirt », c’est à désespérer…

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Le lendemain matin, rapide inspection des voitures, petit check up, pas le moindre problème, les choses sérieuses vont pouvoir débuter, 1.300 km jusqu’à la capitale de la Laponie finlandaise, Rovaniemi, à l’époque, ce n’était pas encore le refuge du Père Noël.

La glace a fait son apparition sur les routes, notre cloutage standard fait merveille, la stabilité incroyable de la Saab également mais à bord du coupé RX3, le manque de place surtout à l’arrière et la sécheresse des suspensions irritent un peu notre second équipage qui ne tarit pourtant pas d’éloges sur les montées en régime de ce double Wankel.
On roule très facilement entre 80-90 km/h tout en se faisant doubler par des vans et même des camions qui eux filent à 100-120 km/h mais eux, ce sont des locaux très habitués.

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En se relayant au volant toutes les 3-4 heures, facile d’accomplir de longues étapes, et le lundi matin, nous entrons en Finlande au poste frontière de Tornio où les policiers et douaniers sont fortement intrigués par la Mazda à moteur rotatif…, de quoi créer une diversion et ne pas devoir ouvrir les coffres car nous aurions eu quelques petits problèmes afin de justifier nos bouteilles d’alcool hors de prix en Finlande (achetées hors taxes à la Cantine Militaire Centrale, la fameuse CMC), mais qui nous ont bien servis à remercier pas mal de monde.

Plus que 100 km à parcourir pour enfin goûter aux joies familiales d’un bon « B&B » tenu par la famille Karpinen et nous initier au sauna familial avant de prendre un bon bol d’air et d’aller dormir, le thermomètre affiche -26°C mais descendra encore au beau milieu de la nuit pour atteindre -30°C.

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Au petit matin, une surprise désagréable nous attend, nos deux machines ont tout simplement refusé de démarrer, l’huile étant « figée dans le carter », les batteries ayant aussi très vite « rendu l’âme ».
Comme « impossible » ne figure pas dans le jargon militaire, aux grands maux les grands remèdes, les carters ont été réchauffés pendant quelques heures avec des boîtes d’alcool à brûler.

J’ai aussi compris à quoi servaient les petits appareils électriques disposés devant chaque maison et qui ressemblent à, des « parking meter ».
Une « sorte de résistance électrique » est introduite dans le radiateur et tient le compartiment moteur bien au chaud durant toute la nuit.
Intelligent au possible, nous ne manquerons pas de les utiliser.

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Après que l’huile ait retrouvé toute sa viscosité et des batteries bien chargées, direction plein nord, le lac Inari où pendant quelques jours, nous avons loué un chalet au bord du lac, gelé bien évidemment.
Mais attention aux rennes qui ont la bien mauvaise habitude de traverser les routes lorsqu’on ne s’y attend vraiment pas.
Ca pèse quelques centaines de kilos ces grandes bestioles, imaginez les dégâts que cela peut produire.

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Petite photo devant le panneau cercle polaire arctique, ensuite moments de détente avec ces fameux « scooters des neiges », Skiddo en finlandais mais surtout avec un éleveur de rennes, Albert Loptola…, qui nous a invités pendant une journée entière à venir assister à un grand rassemblement de rennes qu’il devait nourrir.

A trente kilomètres de toute habitation, nous petite caravane de Skiddo suit fidèlement la trace de notre « guide » qui fonce à 50-60 km/h au beau milieu de la forêt.
On va évidemment se « planter » quelques fois mais sans gravité, sorties de piste, c’est la neige assurée jusqu’à la ceinture, on rit un bon coup, de quoi remettre le Skiddo sur ses skis et remonter « en selle ».

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A -20 ° C, on transpire mais pour rien au monde, on n’aurait voulu rater ce rendez-vous hors du commun.
On franchit un lac gelé, petite pointe à 80 km/h, ça va vraiment vite, il faut surtout bien se protéger le visage.

Après une bonne heure où honnêtement, on ne parvient pas à se situer, voici le campement, un renne apprivoisé vient à notre rencontre, l’épouse également de notre éleveur, le café chaud va détendre l’atmosphère tout comme une bonne soupe de saumon… et les carbonnades de rennes ne m’ont jamais semblé aussi délicieuses.

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Plus de 300 rennes se précipitent sur la nourriture, notre éleveur fait d’abord un grand cercle tout en distribuant du fourrage indispensable, les rennes semblent comprendre le but du jeu.
Nous sommes subjugués par le silence mais également par la beauté du lieu.
Seuls au milieu de ce grand désert blanc et personne pour venir troubler cette quiétude…, un moment magique.

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Mais il faut bien penser à « redescendre », direction la Norvège vers Narvik que nous voulons quitter au plus tôt, un grand port, un point c’est tout, les Norvégiens ne nous laisseront pas un souvenir impérissable.
En revanche avec ses fjords majestueux, ses paysages extraordinaires (mieux que la Suède d’une monotonie déconcertante), bien souvent entre deux murs de neige de plusieurs mètres de haut, les très nombreux passages en bac sans oublier une nuit « d’enfer » en attendant que la tempête de neige veuille bien se calmer, la Norvège ne « fait pas de cadeau » aux automobilistes imprudents ou téméraires…

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En une heure à peine, la couche de neige dépassait les 25 cm, les pneus à clous n’ont aucune prise, c’est aussi à peu près la seule fois que nous avons regretté de ne pas avoir emmené de chaînes.
Du côté de Mosjøen en pleine montagne, c’est au milieu d’une centaine de voitures immobilisées que nous avons passé la nuit dans nos voitures, le moteur tournant toute la nuit.

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Au petit matin, content de voir arriver les nombreux chasse-neige très efficaces comme il se doit.
Plus rien à signaler durant cette traversée norvégienne pour enfin arriver en Suède à Trollhättan afin de visiter une usine Saab mais également « découvrir » une première mondiale : le montage sur une Saab 99 d’un système de freinage antiblocage expérimental qui n’avait rien à envier aux ABS modernes, nous sommes en 73 !

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C’est un système qui m’avait tout simplement « bluffé » par son efficacité, Saab prenait dès lors une belle longueur d’avance au plan de la sécurité active tout en étant prêt à le commercialiser moyennant un supplément pour l’époque de l’équivalent de 5.000 euros.
C’était sans compter sur la première crise du pétrole qui a remisé au placard tous ces beaux projets.
Ce n’est qu’en 78 que Bosch a monté l’ABS sur deux modèles de haut de gamme, la Mercedes classe S et la BMW 7.

Avant de regagner le « Continent » et notre garnison de Siegen au cœur du Sauerland en Allemagne, une soirée de détente à Göteborg s’imposait.
Elle nous a permis de découvrir bien avant le monde entier un groupe musical qui par la suite allait connaître un succès planétaire : ABBA.
Le virus « du grand nord » m’avait bel et bien contaminé…, j’ai juré que j’y retournerais le plus souvent possible, je ne m’en suis pas privé…

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Après ce périple Laponie 73 de 7.500 km mais aussi celui réalisé en 1971, je m’en voudrais de ne pas remercier à nouveau tous ces militaires qui m’ont accompagné (certains sont déjà morts à l’heure où je rédige ce texte de souvenirs, dommage mais je leur rends volontiers cet hommage posthume) et qui n’ont pas ménagé leur peine afin que ce périple soit une réussite totale.

Tous ces militaires qui en plus ont payé de leur argent les logements ainsi que la nourriture et qui ne se sont jamais départis de leur bonne humeur tout en se débrouillant comme des « chefs »…, avec en prime un incroyable « esprit de corps », cette façon élégante de solutionner les problèmes les plus compliqués tout en vivant cette « aventure à la dure » !

Certains journalistes automobiles dits « professionnels » feraient bien d’en prendre de la graine.
Et pourtant, j’en ai invité par la suite quelques-uns à se joindre à mes différentes expéditions : « Pas le temps, agenda rempli »… mais en réalité, ils n’avaient pas les c… au cul pour relever un tel défi…, il faut constamment les dorloter afin qu’ils puissent vivre dans la ouate, décevant au possible… leurs surnom de « journaleux » leur sied à merveille.

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Avec ce rad Laponie 73, j’avais enfin prouvé que les « chevaux vapeur » étaient ma passion, on ne m’a plus taquiné pour « monter les beaux chevaux » de mon Régiment.
Du coup, de nombreuses firmes automobiles sans doute intriguées par les « petits exploits » de ce jeune lieutenant et la « bande à Pirotte » n’ont eu cesse de me demander de réaliser des choses encore plus folles…, que je vous raconterai dans mes prochaines chroniques.

Marcel PIROTTE

Raid Laponie 73 : Renseignements techniques

Pannes majeures sur 7.500 km : aucune
Ennuis mineurs : Saab : circuit électrique + alimentation
Mazda : circuit électrique

Consommation essence, moyenne sur 7.500 km Saab : 13,9 l/100 km (mini : 10,7 –maxi : 20 l)
Mazda : 15,3 l/100 km (mini 10,4 l –maxi : 20,5 l)

Consommation d’huile pour tout le périple : Saab : 1,5 l
Mazda : 6 l

Carnet de voyage :