Rétro 2014 – Perspectives 2015
Par Marcel PIROTTE
2014,  la majorité des  constructeurs n’arrêtent pas de pavoiser et de cartonner, le marché automobile mondial aurait une nouvelle fois progressé de plus de 3 %. On ne raisonne plus qu’en termes de millions de véhicules produits, de pénétrations de marchés et de milliards d’euros ou de dollars de bénéfices. 

A travers le monde, trois  grands marchés se partagent presque la moitié du gâteau qui au total représente quelque 85 millions de voitures neuves. A savoir la Chine, numéro un avec près de 25 % des ventes, suivi par les Etats-Unis qui 5 ans après avoir frôlé la faillite et opéré une restructuration en profondeur, retrouvent une vitalité presqu’insolente avec un peu plus de 16 millions d’unités. En troisième position, la «  Vieille Europe » relève lentement mais sûrement la tête de 6 %, elle retrouve des couleurs avec 13 millions de véhicules. Cette année, on devrait fabriquer sur notre planète pas loin de 90 millions de voitures… Mais qui sont les grands gagnants, ceux qui occupent le podium des ventes, les trois grands mondiaux. Ils ont produit chacun plus de dix millions de véhicules… 

A commencer par  le groupe  Toyota (qui englobe également Lexus, les minis Daihatsu ainsi que les trucks Hino), confirmant ainsi sa présence sur tous les continents mais également son engagement en Chine. Toyota « ratisse très large », on le sait, il occupe pratiquement toutes les niches du marché, berlines, crossovers, 4X4, pick up sans oublier des réalisations mieux connues en Europe comme les Prius hybrides ainsi que la petite Yaris fabriquée pour le monde entier dans l’usine française d’Onnaing, non loin de la frontière belge. Qui soit dit en passant est de loin la meilleure unité d’assemblage de l’Hexagone, ça tourne comme une horloge, jamais de grèves, d’excellents salaires, les Nippons ont tout compris. Tout comme d’ailleurs le fait de fabriquer avec le groupe PSA (Citroën C1, Peugeot 108) la petite cousine Aygo en Europe de l’Est.

A 80.000 unités en moins que le constructeur nippon,  le groupe VW fait un véritable carton avec ses différentes marques. VW Wolfsburg,  c’est six millions de voitures, le double par  rapport à 2004. Et de pouvoir compter sur de véritables locomotives comme Polo, Golf et Passat, faisant appel à toutes les technologies de pointe. Comme les nouveaux moteurs essence, minis, trois ou quatre cylindres dont moitié peuvent être désaccouplés, des TDI toujours au « top » tout comme les boîtes de vitesses DSG à double embrayage sans oublier les moteurs électriques ainsi que les hybrides rechargeables, rien n’échappe aux ingénieurs allemands.

C’est aussi le cas chez Audi, le second des constructeurs « premium » (1.740.000 véhicules) jute derrière BMW mais avant Mercedes. En plus des berlines A1 (reliftée pour 2015), A3, A4, A6 et la grande A8, le constructeur d’Ingolstadt a développé une gamme de SUV qui n’arrête pas de bonifier, le dernier en date, le tout nouveau, le grand Q7 a perdu plus de 300 kg, il est aussi devenu plus élégant. Que dire alors des différentes versions RS Quattro, de véritables « épouvantails » alors que dans un tout autre registre, cette firme bavaroise s’intéresse aussi de très près aux « voitures autonomes »,une RS7 l’a prouvé sur un circuit, sans le moindre conducteur à bord, une autre vient de parcourir 900 km  entre la Silicon Valley à Las Vegas.

Chez Seat, on semble voir le bout du tunnel, les nouvelles Ibiza et Leon confirment le retour de la firme espagnole à l’avant plan, près de 400.000 voitures fabriquées, ce n’est pas mal mais on espère l’une ou l’autre réalisation typiquement catalane et non empruntée  à la « shopping liste » du groupe. 

Record historique pour la firme tchèque, Skoda a fabriqué plus d’un million de voitures, un joli succès pour ces VW de l’Est d’une qualité de fabrication faisant plaisir à voir. La nouvelle petite familiale Fabia semble bien partie mais attendez la future Superb de haut de gamme , vous allez être agréablement surpris…

A Zuffenhausen, on ne connaît pas la crise, Porsche flirte avec les 190.000 unités, le cap des 200.000 sera dépassé cette année. Grâce notamment aux SUV Cayenne et Macan plus compact, ce dernier connait un succès bien mérité, Porsche misant également sur les véhicules hybrides avec des résultats pour le moins spectaculaires.

Associez un luxe « typiquement british » à la technologie allemande, vous obtenez les différentes Bentley, berlines, coupés et cabrios, 11.000 ventes en 2014, un nouveau record historique, on nous annonce pour 2016 le premier SUV Bentley de très haut de gamme, son nom, Bentayga.
Chez Bugatti, on « solde » les derniers spyder Veyron à plus de 2.000.000  € alors que chez Lamborghini, le coupé Huracan V10 de 610 ch et quatre roues motrices se négocie à partir de 200.000 € sans les options.

Sur la troisième marche » du podium, le Groupe General Motors (Chevrolet, Buick, Cadillac, GMC, Opel, Holden) a retrouvé des couleurs. Il y cinq ans d’ici, il était pratiquement  en faillite, aujourd’hui et au prix d’une restructuration « musclée » traduite par la fermeture de nombreuses usines aux States mais aussi en Europe (Opel à Anvers) et avoir supprimé des dizaines de milliers d’emplois,  il a retrouvé une santé presqu’insolente. Mais aux States, la nouvelle « patronne » Mary Barra, doit se batte tous les jours afin de faire évoluer la qualité d’assemblage, elle va y parvenir mais cela va coûter des millions de dollars en « rappels et autres retours de garanties ».

En Europe, les comptes d’Opel qui a fabriqué l’année dernière plus d’un million de voitures, devraient être dans le « vert » en 2016. Juré, promis, à voir ! Entre San Francisco et New York,  les mentalités changent également et si les différents pick up occupent toujours le haut du pavé avec des V6 ou V8, le design des voitures est devenu plus sensuel, plus attractif, les nouvelles Buick en sont la preuve (qui décline notamment une version cabrio-familial à partir de l’Opel Cascada ) alors que Cadillac a « enfin » compris ( mais il a fallu le temps )  que la reconquête du marché  de modèles huppés et de prestige passe par la mise en chantier de
versions exclusives afin de pouvoir aux Etats-Unis rivaliser  avec les marques premium (Audi, BMW, Mercedes, Lexus) particulièrement bien implantées et qui taillent des croupières aux fabricants US. 

La dernière berline Cadillac CTS-V à moteur V8 6,2 l de 649 ch et 855 Nm de couple avec boîte automatique 8 rapports apporte déjà des éléments de réponse mais prière de repenser toute la gamme. Chez nous, la disparition de Chevrolet s’est faite sans « grandes douleurs », reste à savoir qui va importer avec succès les Camaro et autres Corvette dont les ventes européennes ne devraient représenter que quelques milliers d’unités, tout comme d’ailleurs les Cadillac qui ne sont plus que « l’ombre d’elles mêmes » mais ça va évoluer …
Après les States, petit détour par la Corée avec notamment le groupe Hyundai-Kia qui l’an dernier a fabriqué un peu partout dans le monde ( dont en Europe de l’Est ) un peu moins de 7.900.000 véhicules. Ces deux constructeurs du  « du pays du matin calme » donnent des boutons à la concurrence. Ne serait-ce que par la qualité des réalisations dont le design en quelques années a enfin évolué dans le bon sens et avec en plus des modèles qui « ratissent aussi très larges », occupant pratiquement toutes les niches du marché, avec en prime des garanties longue durée, 7 ans chez Kia, 5 ans chez Hyundai. Ca rassure, d’autant plus  que la qualité de fabrication s’avère omniprésente. Ajoutez une politique de vente plutôt agressive, ce groupe inspire maintenant le plus profond respect. Avec des réalisations répondant parfaitement aux souhaits des utilisateurs européens comme les « minis » Hyundai i10, parmi les meilleures a sein de cette catégorie ainsi que la grande sœur i20 alors que la dernière i30 s’avère aussi disponible en version turbo  1,6 l de 186 ch en 3/5 portes à moins de 28.000 €.

Hyundai m’a également surpris l’année dernière lors de l’essai de la grande berline Genesis. Près de 5 m de long, un design « classieux », V6 essence 3,8 l de 315 ch, quatre roues motrices, boîte auto 8 rapports, un équipement de série ultra-complet de très haut de gamme (il n’y manque rien, absolument rien), pas la moindre option, le tout à 65.000 €, oui, vous avez bien lu. Chez les premiums allemands, pour trouver un modèle équivalent, prière d’ajouter 20.000 à 25.000 €. Et comment ça roule ? Pas mal du tout, certes, ce n’est pas aussi dynamique qu’une Audi ou une BMW mais silence de marche, grand confort, motricité exceptionnelle, voilà les points forts. Des défauts ? Pas beaucoup ! Pas de moteur diesel ainsi qu’un gosier un peu en pente, comptez en moyenne sur près de 12 l/100 km d’Eurosuper, beaucoup plus en ville mais quelle auto. De quoi donner des complexes aux constructeurs Premium, Hyundai devant également commercialiser  prochainement un SUV à « hydrogène ». Quant à Kia, ses réalisations hybrides et électriques retiennent l’attention tout comme le dernier « grand SUV », le Sorento sérieusement revu. Et puis, 7 ans de garantie, ce n’est pas courant…
Le groupe Renault-Nissan regroupant la marque française, les constructeurs nippons Nissan et Infiniti, le coréen Samsung ainsi que la filiale roumaine Dacia se porte vraiment bien, très bien même. En France, les Clio et dérivés (break, Captur), Mégane et Scénic pointent dans les modèles les mieux vendus, la nouvelle Twingo « tout-à-l’arrière » va devoir convaincre une toute nouvelle clientèle jeune et branchée alors que la cinquième génération de l’Espace disponible dès le printemps abandonne se structure de grand monovolume pour se tourner vers celle de « Crossover » bien dans l’air du temps. Une belle réalisation qui devrait « marcher », on souhaite également « bon vent » à la future Laguna dévoilée en fin d’année sans oublier un SUV qui devrait être dévoilé  dans les prochaines semaines, un peu plus grand que Koleos ainsi que le futur coupé Alpine. !

Nissan et les « cross over », c’est un succès tout simplement planétaire. Juke, Qashqai ainsi que le nouvel X-Trail (4X2 ou 4X4) occupent le haut du terrain, faisant ainsi office de référence parmi cette catégorie qui a le vent en poupe. Les moteurs diesel Renault ont été mis largement à contribution, Juke, c’est un peu « l’enfant terrible de la famille » alors que le tandem Qashqai/X-Trail partageant les mêmes soubassements sont aussi agréables sur la route qu’en tous chemins. Nissan revient aussi à la berline classique avec Pulsar, bien vu. Samsung est moins connu en Europe alors que la marque de prestige Infiniti mériterait beaucoup mieux. Le service commercial et après-vente est à revoir complètement, pas la peine de vouloir à tout prix établir des enseignes prestigieuses, ça ne marchera jamais. Au contraire, mieux vaut sélectionner les meilleurs vendeurs Nissan et leur octroyer  un département Infiniti totalement séparé. Là au moins, ce serait logique d’autant que cette marque avec ces SUV Q50 et beline Q70 ne fait pas les choses à moitié, ce sera d’ailleurs la première fois qu’elle sera visible au salon de Bruxelles.

Quant à Dacia, les actionnaires de Renault doivent chaque jour remercier un certain Louis Schweitzer, anicien boss de « Renault » qui a eu le flair de racheter cette marque roumaine «  moribonde »  et d’en faire une véritable succes story. En produisant des  voitures qui ne sont plus du tout des « low cost » mais bien des « Renault » à bas prix. Plus de trois millions de Dacia ont été vendues depuis 2004. Les autres constructeurs qui n’ont pas suivi le mouvement s’en mordent les doigts …
Ford, c’est avant tout  une division américaine mais aussi européenne. Aux States, ça marche le tonnerre, les ventes ont véritablement redécollé, le modèle le mieux vendu sur le sol US, c’est toujours pick up F 150, indétrônable. La Mondéo est aussi fabriquée là-bas sous le nom de Fusion alors que la nouvelle Mustang coupé/cabrio casse véritablement la baraque avec des prix de ventes particulièrement bas. Elle devrait arriver chez nous dans les prochains mois avec un quatre cylindres turbo 2,3 l de 314 ch à moins de 35.000 €, le prix d’une VW Golf bien équipée. A essayer au plus vite.

2014 aussi vu la naissance d’un nouveau groupe automobiles : Fiat Chrysler Automobiles, une opération menée de main de maître par un très habile joueur de poker (certains le considèrent  plutôt comme un manipulateur), mais une chose est certaine, le personnage de Sergio Marchionne ne laisse personne indifférent. Oui, il promet sans doute monts et merveilles, mais ces dernières promesses, il les a tenues, il pourrait même réussir son pari, celui de produire 7 millions de véhicules en 2018 contre 4,7 millions en 2014.

En Europe, Ford perd toujours de l’argent, a fermé son site de Genk  au profit de celui de Valencia en Espagne mais les nouvelles Fiesta, Focus, Mondéo et autres SUV S-Max vont lui redonner du tonus. Au total, la firme à l’ovale bleu  n’ira pas demain « à la soupe populaire », 6 milliards d’euros de bénéfices pour 2014 !

Pas non plus du côté de Maserati qui en 2014 a fabriqué  36.500 machines  de rêve contre 15.500 en 2013, il n’y a pas photo.
Aux States, les marques Chrysler et Dodge  font un tabac tout comme Jeep qui a fabriqué plus d’un million de véhicules. De ce côté-là, pas de soucis à se faire.
Ferrari est toujours  rentable même si  son patron « charismatique », Luca  di Montezemolo  a subitement été remercié, sans doute pour encore mieux assurer le pouvoir de Sergio sur l’entreprise de Maranello afin qu’elle bonifie en bourse.  

Si Fiat n’est plus tout à fait italien, le siège social est aux Pays-Bas, la fiscalité relève du droit anglais alors que les principales décisions se prennent de l’autre côté de l’Atlantique…, la gamme ne repose en fait que sur une seule famille, la 500 et ses dérivés dont la 500 X produite à Melfi en parallèle avec sa cousine Jeep Renegade. Une « vraie » Jeep surtout en 4X4, je vous en ai longuement parlé, mini format mais grandes prestations en « off road »,  les 500 X est du même « tonneau ». Mais il serait grand temps que la gamme s’étoffe car actuellement, c’est une véritable peau de chagrin.

Même constat chez Alfa, moins de 80.000 voitures produites l’année dernière avec seulement deux modèles, Mito et Giulietta, Marchionne annonce des chiffres de 400.000 en 2018. Comment y parvenir.
Avec tout d’abord la  nouvelle berline Giulia qui serait lancée en juin prochain mais également un SUV en 2016. On croise les doigts. A noter que le coupé ultra sportif 4C que nous avons essayé se décline également en version Spider, il vient d’être présenté à Detroit.

Tout comme d’ailleurs chez Peugeot avec le titre bien mérité de » voiture de l’année » pour la 308 dont la  version SW « break » vaut véritablement le détour. Idéale pour les grands rouleurs avec le diesel 1,6 l de 116 ch, c’est encore mieux avec le 2 l de 150 ch.

En France, le groupe PSA, Peugeot Citroën a limité les dégâts, 2.900.000 véhicules produits l’année derrière, le principal marché étant la Chine ! Avec chez Citroën, une nouvelle marque de fabrique, DS dont de nouvelles déclinaisons sont attendues. 2014, c’était aussi l’année de Cactus, un modèle inclassable, un savant mélange de berline, de cross over et de break, la simplification à l’extrême, la chasse aux kilos, de bonnes idées comme ces « airbumps » protégeant les flancs de la carrosserie ou ces nouveaux moteurs essence trois cylindres, performants et peu gourmands. Mais quand Citroën va t’il enfin adopter une boîte automatique « convenable » et se débarrasser de cette boîte robotisée à simple embrayage, à jeter aux orties. En revanche, bravo à la berline C4, elle bonifie encore pour 2015.

Séquence émotions avec le coupé RCZ-R  1,6 l turbo de 270 ch, un bloc époustouflant, une machine sportive à souhait sur sol sec, un peu plus délicate sur revêtement humide mais que de sensations.
Et si l’on s’intéressait aux modèles » premiums », avec tout d’abord, le groupe BMW leader mondial de ce segment particulièrement rentable, 2.118.000 véhicules qui rapportent beaucoup d’argent, soit 1.812.000 BMW, un peu plus de 300.000 Minis et 4.083 Rolls Royce. Du côté de Munich, on n’a pas arrêté de multiplier les gammes ainsi que les déclinaisons, série 2 cabriolet, X4, X5 et X6, coupés et cabrios série 4, M3 et M4 à moteur six cylindres biturbo de 550 ch, la série 6 reliftée ainsi que le nouveau concept X5 eDrive, un hybride rechargeable. Sans oublier le premier monovolume compact traction avant, la série 2 « Active Tourer », un véhicule qui selon moi devrait être la « voiture de l’année 2015 ». Le cabrio série 420d, diesel de 163 ch et boîte auto m’a beaucoup séduit, ses performances tout comme sa consommation, un peu plus de 6 l/100 km. La i3 électrique avec prolongateur d’autonomie,  en fait un petit moteur thermique alimentant les batteries afin de ne pas tomber en rade le long de la route, est sans la doute la berline compacte la plus « futée » mais à quel prix. Tout comme le coupé i8 hybride, 231 +131 ch, quatre roues motrices, des accélérations dignes d’une Porsche 911 carrera pour moins de 8 l/100 km mais 135.000 €. Quand on aime, on ne compte pas, le refrain est bien connu…

Un rien plus grande, plus habitable, la nouvelle Mini n’arrête pas de bonifier, elle devient même familiale en version 5 portes. Les trois cylindres 1500 essence et diesel sont de petites merveilles de technologies et de joie de conduire, 136 ch en essence, idéal avec la boite auto tout comme le diesel de 116 ch, que de progrès.
Daimler, c’est Mercedes et Smart. Cette dernière a avec l’aide Renault  a entamé sa « mue », deux nouveaux modèles à moteur trois cylindres essence, deux ou quatre places en version Forfour ou le retour d’une Smart familiale. Avec ces nouveaux modèles, Smart devrait dépasser le cap des 100.000 unités produites chaque année…

Deux ou quatre roues motrices et même 360 ch pour la version AMG  ultra performante. La nouvelle classe C berline ou break  s’est allongée mais a perdu des kilos tout en bonifiant une nouvelle fois au plan du design. Rien que de bonnes idées pour cette nouvelle version disponible avec une large gamme de moteurs essence ou diesel de 156 à 476 ch pour la C63 AMG. La classe B, monospace familial, s’est aussi refait une beauté !

Mercedes réussit tout de même à fabriquer plus de 1.650.000 voitures l’année dernière. Un beau succès à mettre à l’actif de la toute nouvelle série A compacte et ses dérivés, CLA et GLA, une version CLA « Shooting brake » étant même attendue à Bruxelles.

Mais que dire alors de l’AMG GT, rivale toute désignée de la Porsche 911. V8 4 litres, double turbo, 60 ou 510 ch, 2 places de front,   à savourer  en « égoïstes » sur circuit ou bien lors de très longues escapades.
Le « premium British » gagne du terrain, Jaguar Land Rover progresse à pas de géant, 81.570 Jag, 381.000 pour le spécialiste anglais du 4X4. En plus du cabriolet F type, Jaguar  l’a bien évidemment décliné en version spider très désirable, vous comprendrez mieux en lisant mon essai effectué dans le cadre d’une confrontation avec la Mercedes SL400. Dans les prochains jours, cette F type devrait  se muer en version quatre roues motrices encore plus efficace alors la nouvelle berline XE destinée à contrer les Audi A4, BMW série 3 et Mercedes classe C est avancée. Design très expressif, carrosserie allégée au maximum, nouveaux moteurs 2 l essence et diesel sans oublier le V6  3l suralimenté de 340 ch, de quoi venir jeter un fameux pavé dans la mare…

Chez Land Rover, arrivée du Discovery Sport, 5 ou 7 places, il remplace Freelander mais en plus grand, plus cher aussi, un 4X4 bien dans l’esprit des Land mais également très confortable.
Rendez-vous en Suède avec le tout nouveau XC 90, un très grand SUV, 5/7 places, 4,95 m, un fameux gaillard mais qui ne sera animé que par des quatre cylindres essence et diesel  de 190 à 320 ch, une version hybride rechargeable de près de 400 ch viendra coiffer la gamme vendue dès le moi de mai. Avant de pouvoir l’essayer, j’ai été témoin d’un crash test organisé par le centre de sécurité de Volvo. L’objectif étant de démontrer qu’en 2020, les futurs occupants d’un  Volvo, impliquée dans un accident, resteront en vie. Un vaste programme…Imaginez dès lors  un XC90 lancé à 80 km/h quittant subitement sa trajectoire pour rebondir dans un fossé et effectuer  un « vol plané » plutôt impressionnant.  Cela va très vite mais après avoir rebondi et s’être immobilisé, le XC90 accidenté et hors d’usage (le train avant étant véritablement défoncé) a rendu son verdict pour les occupants : aucun des mannequins  à bord, deux adultes à l’avant ainsi qu’un bébé installé dos à la route dans son siège spécial à l’arrière, n’aurait subi la moindre lésion, les airbags ont parfaitement rempli leur rôle de même que le système spécial d’absorption de l’énergie dans les sièges avant visant à éviter la moindre déformation de la colonne vertébrale. Objectif parfaitement atteint …
Cette  semaine, deux évènements automobiles importants retiennent l’attention.
Le salon de Detroit qui a ouvert ses portes lundi dernier (on en reparlera u peu plus loin) ainsi que le 93e salon de l’auto de Bruxelles, faisant la part belle aux utilitaires légers, aux véhicules de loisirs de motos. Bref, un peu de tout mais surtout un salon commercial où le but est de vendre un « max » tout en offrant  les « meilleures conditions possibles » aux acheteurs, 385.000 visiteurs sont en effet attendus du16 au 25 janvier dans les vastes palais du Heysel à Bruxelles. Avant tout et on le répète un salon « commercial », le plus grand « show room » de Belgique.  Il paraît que les visiteurs raffolent de ce genre d’évènement qui présente sur un même plateau de nombreuses nouveautés, celles que les Belges n’ont pas encore eu l’occasion de voir dans le show-room du concessionnaire du coin.

A Bruxelles, il y en a pour tous les goûts, toutes les bourses, un « peu de tout », mais également un large « compromis à la belge » où l’on mélange allégrement berlines, breaks, SUV, crossovers, 4X4, pickup, un joyeux melting pot, englobé sous l’appellation de « véhicules de loisirs ». Et ça fonctionne… Même si certains importateurs un peu rebelles n’hésitent pas à clamer en « catimini » et à l’abri des micros et des caméras, que ce salon coûte de plus en plus cher et qu’ils préféreraient  plutôt « dépenser » l’argent  chez les concessionnaires qu’à Bruxelles où la location d’un stand, son habillage, sa logistique et « tout ce qui va avec », coute une petite fortune, pour certains, cela se chiffre en dizaines de millions d’Euros.

On vous rétorquera qu’un salon de l’auto fournit un fameux ballon d’oxygène pour le secteur et qu’il permet durant au moins trois mois de « se reposer » sur les commandes enregistrées durant le mois de janvier. Fort bien mais pourquoi ne pas s’inspirer du « festival de l’auto » au Luxembourg où durant deux W-E, les Luxembourgeois font la fête chez les différents concessionnaires du coin tout en étant accueillis comme des « grands ducs »…, avec en prime des conditions à la clef…Cela vaut la peine d’y réfléchir.

Mais ne gâchons pas notre plaisir, les nouveautés bruxelloises sont nombreuses, toutes celles que nous avons décrites lors de notre passage au dernier « Mondial de l’auto » à Paris mais également de nouveaux modèles  à découvrir. Comme la Mazda 2 ( le roadster MX 5 ) ne sera pas présent, le prototype Toyota c-HR, la Divine DS chez Citroën, les Honda Civic de plus en plus sportives,  l’Opel Corsa et son nouveau moteur trois cylindres, la dernière Subaru Outback4X4, un concept SsangYong X100, mais également la petite berline Suzuki Celerio et la Mitsubishi Space Star trois volumes, sans oublier les dernières déclinaisons de la Golf, GTE et Alltrack. Bref, beaucoup de nouveaux modèles à  se mettre sous la dent.

Rendez-vous pour en  savoir un peu plus sur www.autosalon.be.
Et pour ceux qui aiment les belles voitures, luxueuses ou hyper sportives, elles seront une cinquantaine à  se pavaner  durant trois jours seulement, du 23 au 25 janvier  au palais 11. Quatre euros pour rêver, ce n’est pas cher payé d’autant qu’une partie des bénéfices seront reversés à  l’association caritative « Make a Wish ». En plus, une bonne et belle action. Renseignements : www.salondreamcars.be
Et si l’on évoquait le salon de Detroit ou la renaissance de l’industrie automobile américaine. Avec tout d’abord Cadillac  qui mise sur le prestige avec sa berline CTS-V de 640 ch capable de pointer à 320 km/h alors que Chevrolet dévoile une nouvelle version d’un Crossover électrique, Bolt, capable de parcourir 230 km entre deux recharges.
Mais Detroit ne serait pas l’Amérique sans ses voitures « décoiffantes », comme le nouveau coupé Ford GT, de 600 ch prévu pour 2016 ainsi que la Dodge Viper GTC de 650 ch. Mais également la Mustang Shelby 350 R de 500 ch.

Pas d’hybridation au programme pour ces supercars étoffés par  la  berline Lexus GS F V8 de 473 ch mais bien pour le coupé Honda NSX, trois moteurs, thermique V6 et deux blocs électriques,  au total 550 ch. En plus de versions coupés GLE de Mercedes, ce dernier propose lui aussi une version hybride rechargeable de sa version C 350, 279 ch au total, moins de deux heures de charge sur une prise standard.

Les USA, c’est aussi le paradis des pick up. A tout seigneur, tout honneur, le Dodge Ram Rebel ne fait pas dans  la dentelle, son but détrôner le « number one »,  son concurrent direct, le Ford F 150 Raptor, deux monstres de puissance. Tout comme d’ailleurs le Nissan Titan à moteur V8 turbo diesel 5 l de 750 Nm de couple, le Hyundai Santa Cruz diesel de 190 ch n’est pas en reste alors que  la dernière mouture du Toyota Tacoma se voit entraîné par un bloc essence quatre cylindres 2,7 l ou V6 3,5 l. Pour les acheteurs américains très friands des produits de Zuffenhausen, Porsche se rappelle  à leur bon souvenir. Avec la 911 Targa 4 GTS de 430 ch ou le Cayenne turbo S de 570 ch. Deux modèles très prisés au pays de l’Oncle Sam.Marcel PIROTTE