Rolls-Royce Phantom 2030…

Rolls-Royce est un groupe international au poids colossal de 16,478 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Le groupe comprend cinq branches : l’aéronautique civil, l’aéronautique militaire, les diesels allemands, la marine, le nucléaire…., cette dernière est elle-même divisée en trois pôles stratégiques : le nucléaire de défense (sous-marins), le nucléaire civil Instrumentation & Control (développement, fourniture, rénovation de contrôles commandes classés de sûreté pour les installations nucléaires) et le nucléaire civil Nuclear Services & Projects (services aux exploitants du nucléaire et les constructions neuves).
A Mondragon, se trouve le siège France de Rolls-Royce Nuclear Services & Projects.

Fondée le 4 mai 1904 par Henry Royce et Charles Royce sous le nom de Royce-Rolls, cette entreprise se spécialisa dans la construction d’automobiles de grand luxe et dans l’aéronautique.
Le nom changea quelque temps plus tard pour Rolls-Royce car les gens ont prit l’habitude d’appeler ces voitures sous le nom raccourci de « Rolls ».
Henry Royce avait fondé une entreprise d’électricité et de mécanique en 1884 et il y a fabriqué sa première voiture en 1902…., Charles Rolls était un ingénieur aristocrate fou des moteurs.
Les premières voitures furent de petites 2 et 3 litres avec une très belle carrosserie en aluminium mais c’est la Silver Ghost qui fit tout d’abord le nom de la marque en parcourant 15,000 miles dans une épreuve d’endurance entre le 1er juillet et le 8 août 1907 sans connaître aucune panne mécanique.
La devise d’Henry Royce était « Chercher la perfection en tout, prendre le meilleur de ce qui existe et l’améliorer : et quand rien n’existe, le concevoir »

Le fameux bouchon de radiateur nommé « The Spirit of Ecstasy » représentant une jeune femme avec les bras déployés et la robe flottant au vent, a été conçu par Charles Sykes et représente la Victoire de Samothrace.
Rolls-Royce produisit plus 11,000 voitures entres 1910 et 1931 avec des modèles quand même relativement abordables.
Charles Rolls décéda lors d’une démonstration aérienne le 12 juillet 1910 et seul Henry Royce continua à diriger l’entreprise.
Un procès fut engagé entre Rolls-Royce et Sizaire et Berwick Ltd durant les années 1920 afin de décider qui des deux avait conçu le fameux radiateur qui devint un symbole pour Rolls-Royce (s’inspirant de l’architecture des temples grecs).
Même si Sizaire et Berwick Ltd fut le seul constructeur qui déposa les dessins en cours, le tribunal déposa son verdict en faveur de Rolls-Royce qui acquit les droits exclusifs pour ce radiateur…, Sizaire et Berwick Ltd ne s’en est jamais vraiment remis et déposa son bilan en 1929.
Après que Walter Owen Bentley eut remporté 5 victoires aux 24 Heures du Mans en 1924, 1927 et 1928-1930 avec son moteur 3 litres muni de pistons en aluminium, d’un arbre à cames en tête et de 4 soupapes par cylindre, il attira l’attention de Royce qui acheta Bentley en 1931 après que la récession eut affaibli l’entreprise.
Après avoir conçu le fameux moteur Merlin qui propulsa les Supermarine Spitfire de la RAF, Henry Royce décèdera en 1933.
L’usine sera transférée à Crewe en 1946 et Rolls-Royce produira également ses carrosseries à l’avenir en plus de ses châssis.

Les modèles Phantom, Silver Dawn, Silver Coud, Silver Spirit/Spur et surtout la Silver Shadow à carrosserie monocoque et suspension hydropneumatique Citroën seront toutes considérées comme des voitures de grand luxe, quiconque détenait une Rolls-Royce s’affichait comme étant une personne fortunée .
Les deux marques furent achetées par Vickers en 1980, puis par Volkswagen en 1998 pour £430 millions après une enchère contre BMW.
La marque Rolls-Royce (voiture uniquement) fut cédée à BMW pour £40 millions mais Volkswagen assembla les deux marques jusqu’en 2002 avec des moteurs BMW.
Les Bentley sont maintenant équipées par un moteur fabriqué par Volkswagen depuis 2003.
Les Rolls-Royce Corniche, New Phantom, Phantom Drophead Coupe et 200 EX sont les derniers modèles produits depuis 2000 sans oublier la Centenary Phantom qui commémora le centenaire de la marque.
Aujourd’hui, Rolls-Royce demeure un haut nom dans l’industrie de l’automobile et des moteurs d’avion, plus de 100,000 voitures ont été vendues jusqu’à ce jour.

Le paysage du luxe est en train de changer en profondeur, aujourd’hui, être cher ne suffit plus à être luxueux…, le temps, l’authenticité, la rareté, une véritable histoire…, c’est l’assemblage de ces éléments qui rend un objet, un lieu ou une situation digne d’une marque de luxe…. et c’est d’autant plus vrai en matière d’automobiles.
Rolls-Royce est une marque dont l’histoire et les amours remontent loin, elle règne sur le monde automobile depuis le début, c’est le lion de la jungle motorisée.
La dernière Phantom VIII avait donc un grand poids sur les épaules, ce modèle dernier cri s’avérait un produit très important pour la marque, puisque les Phantom ne sont pas souvent conçues et dessinées à partir de rien.

Pour comprendre comment, à travers le design, Rolls Royce cherche à faire évoluer cette marque de luxe traditionnelle vers la modernité, il suffisait d’aller prendre le thé avec Giles Taylor, directeur design de Rolls-Royce, pour avoir son opinion sur ce produit (tout ceci est du consumérisme, pas de l’art) qui se place d’office comme un véritable symbole de luxe sur la route, que « la marque » protège par tous les moyens imaginables… et inimaginables…

– Qu’en est-il de Rolls Royce et de son emblématique Phantom ?

– Nous avons respecté l’histoire de la Phantom, nous nous sommes mis dans sa peau, pour en comprendre la trajectoire classique, son parcours, qui la définit. En même temps, nous voulions aller loin en termes de modernité, pour proposer la Phantom à notre nouvelle génération de clients.

– Votre clientèle type ne correspond plus trop aux vieux barbons cacochymes…

– Vous êtes irrespectueux !

– L’art des grands metteurs en scène, c’est, avec un classicisme impeccable, de découvrir ce que notre époque suscite et partage. Ce sera, pour Lassalle, le désir d’interroger, chez Molière, « l’arrière-pays vénéneux de ses comédies ». Rien là-dedans, je vous rassure, de vandale, ni d’irrespectueux, rien des démolisseurs et tripatouilleurs à la mode ! Mais, ici, j’ai besoin de ressusciter l’obscure clarté… Votre clientèle est devenue bien plus jeune et bien plus internationale qu’auparavant. Même si Rolls-Royce conserve ses habitués, j’ai entendu dire que l’âge moyen tourne plus autour de la quarantaine, ce qui veut dire qu’il y a de très nombreuses personnes dans la vingtaine ou la trentaine qui se mettent à acheter vos voitures. Est-ce en partie la raison pour laquelle cette dernière Phantom est davantage une voiture pour conducteurs ? Il est sous-entendu que constater que des personnes de 20 et 30 ans peuvent acquérir une Phantom d’un tiers de million d’Eutros, laisse en bouche un goût particulier…

– Nous avons attiré les jeunes acheteurs grâce à une gamme complète de nouveaux modèles : les Ghosts, les Wraiths et tout particulièrement les Black Badge, ont connu un succès phénoménal. C’est aussi grâce à la manière dont nous racontons l’histoire de notre marque. Et, en effet, comme l’âge moyen de nos clients diminue, même s’ils aiment être conduits en Phantom, ils aiment aussi beaucoup les conduire eux-mêmes. Donc, en termes de design, alors que la Phantom précédente avait une sorte de formalité dans son dessin, celle-ci a bien plus de mouvements et de flux. Nous revenons à l’esprit des années 1930 et 1940, en capturant l’esthétique de ces voitures.

– Les années 30 c’est la Grande Crise… et les années 40 c’est la guerre mondiale… Le mauvais gout ne se dissipe pas.. À quel point est-il important pour vous d’attirer ce jeune public sans y perdre les propriétaires habituels de Rolls ?

– Je crois en l’intemporalité, le classicisme moderne. Ici, il est question de proportions, de beauté dans les lignes, de comprendre comment la simplicité fait le classique. Rolls-Royce doit être une expression de classicisme moderne pour attirer ses clients.

– Vous allez sans doute me dire que vous fabriquez de l’art ? Picasso avait écrit en 1952 à son ami Giovanni Papini : « Dans l’art, les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence, cherchent le nouveau, l’étrange, l’extravaguant. Et moi-même depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes que je réalisais… et moins ils les comprenaient, plus ils les admiraient. Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya…, je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécilité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu’elle ne peut sembler, mais elle a le mérite d’être sincère »…

– Pourquoi me citez-vous cela ?

– Parce que vous alliez me dire que Rolls Royce fabrique de l’art…

– Je vois, vous êtres totalement irrévérencieux, quasiment iconoclaste. Connaissez-vous les Rolls ?

– J’en ai possédé quelques-unes… je suis passé à Bentley, j’adore ses 45 litres aux 100, un réel plaisir…

– Ce que je trouve fascinant, chez vous, c’est votre manière d’ajuster les éléments, et d’être resté très simple, voyez-vous, chez Rolls Royce c’est presque identique sauf que nous avons les moyens d’utiliser des technologies avancées, sans trop verser dans les designs complexes que l’on voit si souvent sur les voitures modernes… et sans faire référence à des citations d’artistes…

– Je suis assez d’accord, votre réponse est fraîche et optimiste…, vous n’utilisez pas de surcharge de bijoux inutiles dans la manière de me répondre, c’est surement du luxe…

– Pour moi, l’une des particularités de la Phantom est sa galerie.

– Une galerie de toit pour les vacances ?

– Tout le long du tableau de bord, un espace est réservé aux clients pour y commander leur propre œuvre d’art, et façonner leur exposition mobile. C’est réellement un endroit dédié à l’expression de soi, qui élève le concept du sur mesure, si important dans le luxe automobile, à un niveau inégalé…, c’est cela la galerie…

– C’est délicieux… C’est chou comme tout… Mais ça pourrait bien devenir une boîte de Pandore ! Ce sera intéressant de voir ce qu’en font vos clients les plus artistiques, les plus créatifs.

– « Cet espace est pour vous », voilà le message que nous souhaitons transmettre.

– Les amateurs d’art et vos clients avec le plus d’assurance ne pourront pas y résister.

– Ceux et celles qui conduisent ces voitures ont des egos et des personnalités qui ne demandent qu’à s’exprimer.

– J’apprécie votre aveu…

– De la même manière, beaucoup de nos clients demandent à travailler avec nos équipes et recherchent une patte artistique.

– C’est toute la beauté de la chose. Picasso avait également compris son temps et épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécilité de ses contemporains. Tout comme il l’a dit et écrit, c’était une amère confession que la sienne, plus douloureuse qu’elle ne peut sembler, mais elle a le mérite d’être sincère…, je suppose que vous aussi ?

– En tant que designer dans l’automobile, cette galerie a ouvert un nouveau monde de possibilités. Nos artisans à Goodwood (Angleterre) adorent les défis, et ont réservé un bon accueil à la galerie. C’est vraiment une innovation importante pour une voiture. Cela n’aurait pas fonctionné dans un monde rigide.

– Vous m’aviez déjà parlé auparavant de « comment le luxe, chez Rolls-Royce, est un voyage »…

– C’est la création d’un monde qui va un peu moins vite, une sorte de sanctuaire. Ici, l’intérieur de la Phantom tourne autour de l’idée de « l’inclusion »…

– Est-ce que vous pourriez développer ?

– Oui, il s’agit en fait d’agrémenter une histoire. « L’inclusion » commence donc dès l’avant de la voiture, équilibré, pour offrir un environnement social.

– Social ? C’est une plaisanterie ?

– Comprenez, je vous prie…

– J’essaye mais l’environnement social d’une Rolls a de quoi perturber… Ca ressemble à une moquerie…

– À l’arrière, la position dirigée vers l’avant des portières passager se transforme en geste d’embrassade… c’est social… et les sièges peuvent être inclinés pour favoriser les interactions sociales.

– C’est la baise à bord ?

– La technologie est contrôlée à distance pour permettre aux passagers de se relaxer et laisser le monde venir à eux.

– Partouze ?

– Une carafe et des verres en cristal, que nous faisons sur mesure, sont installés à l’arrière, les lignes lumineuses complètent le tableau.

– C’est sidérant, voire sidéral… Pour draguer ce doit être le pied intégral… Quel rôle les matériaux, textures, coutures, l’expertise et le haut niveau d’artisanat investis à Goodwood jouent-ils dans la construction de ce sentiment d’inclusion ?

– Chaque élément de l’intérieur a été réalisé à la main, et signé par les artisans. Il y a un lien émotionnel. C’est vraiment quelque chose d’unique chez nous, à Rolls-Royce.

– La Phantom VIII est-elle vraiment la voiture la plus silencieuse que vous ayez jamais construite ?

– Absolument. Psychologiquement, le silence participe de cette inclusion, c’est l’idée de rouler sans aucune pollution sonore. Une fois les portières closes, le conducteur de la Phantom trouvera un isolement salutaire. La Phantom, bien plus que nos autres voitures, est l’essence de l’intimité et de la tranquillité.

– Ce n’est pas social… Est-ce qu’on peut lier cela à l’idée du luxe qui va de l’avant ?

– Oui, tout à fait ! A propos de luxe du futur, la voiture expérimentale 1003EX dévoilée pour la première fois en 2016 est une annonce audacieuse concernant l’avenir du design chez Rolls-Royce dans cette nouvelle ère de mobilité. Elle propose les derniers systèmes de déplacement personnel en vue, avec en prime un domestique virtuel unique. Même s’il ne s’agit encore que d’un concept à l’étude, elle a inspiré certaines des idées d’intérieur de la Phantom, notamment cette notion d’inclusion.

– Pouvez-vous expliquer l’idée sous-jacente à ce projet EX ?

– C’est la dernière version de l’avenir de la mobilité de grand luxe, la haute couture de la voiture. Nous échangeons sans cesse avec nos clients et ils ont bien fait savoir l’année dernière qu’ils ne voulaient pas conduire une voiture intelligente informe et rondelette. Mais ils désirent tout de même faire partie de l’avenir et de la voiture autonome. C’est ce qui nous a conduit à l’EX. Cette Phantom utilise également un nouveau type d’architecture qui va nous permettre d’explorer les possibilités de la propulsion électrique. C’est quelque chose de très important pour nous.

– Le designer automobile Ying Hern Pow a présenté divers dessins qui sont sa vision futuriste de la marque de voitures Rolls Royce. Il l’a nommée « 2030 Rolls Royce Eidolon », il s’est inspiré des yachts de luxe et utilise la technologie Omniwheel qui permet à ce petit bijou d’offrir une maniabilité incroyable en ville avec un rayon de braquage de 0 % pour ce véhicule de six mètres de long. Qu’en pensez-vous ?

– Rien. Rolls Royce a déjà présenté la 1003EX….

– Dans un monde où le mot luxe est galvaudé, quels défis l’expression d’un véritable sens du luxe pose-t-elle, d’après vous ?

– En matière de luxe, il faut savoir stimuler les gens avec ce que j’appelle de la narration, et les faire s’identifier au mythe de la marque. Faire certaines des choses que nous faisons aujourd’hui aurait auparavant été impensable. La vidéo de la Black Badge, par exemple, est un peu sexy pour Rolls-Royce ! Mais nous pouvons maintenant nous le permettre, parce que nos clients sont plus jeunes qu’avant.

– Et en termes de design…

– La modernité est le cœur de Rolls-Royce. Si vous examinez nos premières Phantom, par exemple, on retrouve dans leur dessin une sorte de pureté, presque d’austérité. Il n’y a pas grand chose d’autre que des formes claires, un artisanat et une exécution de très grande qualité. La modernité, l’artisanat, et la haute technologie sont le cœur de Rolls-Royce.

– Partout dans le monde vos clients auraient la même base ?

– Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas uniquement le cas en Asie, on retrouve également ce phénomène aux États-Unis et en Europe. Au Royaume-Uni, nous voyons beaucoup de jeunes personnes fortunées qui ont gagné beaucoup d’argent très jeune dans le domaine de le tech. Par conséquent, une minorité des conducteurs de Rolls-Royce modernes ont pu s’offrir ce genre de véhicules grâce à un héritage. Ces voitures de luxe sont donc davantage achetées par des consommateurs qui ont construit eux-mêmes leur propre fortune. L’acheteur asiatique moyen débute ses études en Chine pour les finir en Europe ou aux États-Unis, afin de comprendre le monde. Le mandarin est bien souvent leur seconde langue, ce qui est très différent de ce que nous avons pu connaître jusqu’à il y a une dizaine d’années.

– Ca doit être formidable de voir, surtout lorsque l’on rencontre ces personnes qui ont fait de grandes études à l’international, qu’il s’agit de citoyens du monde…

– Rolls Royce se doit alors de répondre aux attentes de ce jeune public qui est moins réservé et plus audacieux. D’où l’idée du Black Badge, qui à l’origine était considéré comme un projet annexe de Rolls-Royce, osant des finitions design et des éléments personnalisables sur des modèles existants : la Ghost et la Wraith.

– Mais ce programme a-t-il été réellement si plébiscité qu’il dispose désormais de sa propre gamme.

– Ce projet a dépassé toutes les attentes. Permettez-moi de vous présenter notre Président Directeur Général, Monsieur Torsten Müller-Ötvös qui pense d’ailleurs que la Rolls-Royce Cullinan connaîtra le même succès et apportera de nouveaux jeunes clients à la marque, dont de nombreuses femmes.

– Il s’agit d’une voiture pratique…, m’assure le PDG lorsque je lui souligne que ce véhicule est à mon sens trop compact et moins imposant qu’une Phantom. : Absolument, et lorsque vous la conduirez, vous vous rendrez compte qu’elle est encore plus petite que vous ne le pensiez. Elle est donc facile à conduire et la propulsion lui procure une grande agilité.

– La Cullinan semble être un produit consumériste très actuel pour Rolls Royce, mais l’est-il pour l’ensemble du monde ? Comment voyez-vous l’avenir de Rolls Royce à l’ère des véhicules autonomes et électriques ?

– Nous passerons à l’électrique lorsque nous seront prêts, c’est-à-dire au cours des dix prochaines années en fonction de l’évolution de la technologie et des infrastructures. Ce plan sera certainement d’abord mis en application en Chine, où les infrastructures dédiées aux véhicules électriques sont plus nombreuses qu’aux États-Unis ou en Europe. Nous devons garantir que l’autonomie est suffisante et qu’il est possible de recharger le véhicule sans efforts. Je souhaite que nos clients n’aient pas à brancher leur voiture manuellement. L’entreprise doit donc trouver un moyen de recharger la voiture sans effort de la part du propriétaire. Je suis certain que nous pourrons y parvenir. Nous faisons partie du groupe BMW, qui est lui même très impliqué dans la technologie électrique. L’électrification correspond parfaitement à l’image de Rolls-Royce, c’est puissant, ça a du couple et c’est silencieux. Voilà Monsieur, je vous dis au revoir…