Salon de Francfort 2013 : Uber alles !
Par Marcel PIROTTE Uber alles ! Au dessus de la mêlée ! Une expression qui résume à merveille le sentiment qui se dégage après avoir visité le salon de Francfort, 65ième du nom, mieux connu également sous le logo « IAA », Internationale Automobil-Ausstellung… et croyez-moi, il faut se le mériter, ce salon, particulièrement grand au point que lors de la journée de presse, les organisateurs mettent en place un service de navettes qui déposent les journalistes là où ils le souhaitent.

Parmi ces taxis,  le choix est offert entre la nouvelle BMW i3 électrique, l’Opel Ampera, la dernière Mercedes classe S, le SUV Hyundai IX35, l’Audi A8 longue, la VW Golf Hybrid et même des Mini des années soixante… et bien d’autres !
But de cette opération séduction : que les journalistes puissent suivre les différentes conférences de presse où les patrons font bien évidement l’apologie de leur marque et surtout que ces représentants de la presse ne ratent aucun nouveauté… 
Il y a encore quelques années, bien avant internet, la venue au salon de Francfort, était un évènement capital pour les journalistes du monde entier et pour le chroniqueur auto que je suis toujours…, on y découvrait (enfin) les dernières nouveautés, c’était une surprise totale et de taille.
Aujourd’hui, en arrivant à Francfort, je savais déjà (presque) tout à propos des nouveaux modèles, la faute à internet… et aussi à « notre » Quelqu’un qui parvient souvent à débusquer des nouveautés avant les salons ou on cause.

Donc, pour moi (entre autres), l’excitation du moment, oubliez-la…, les nouveautés de dernière minute, je peux dès-lors les compter sur les doigts d’une seule main, et mes « vrais » confrères aussi…, au point que certains journalistes spécialisés… et non des moindres, vous savez ceux qui signent « de notre envoyé spécial à Francfort », se sont adaptés et ne mettent plus les pieds dans la capitale financière de l’Allemagne…, préférant rédiger leurs papiers « à la maison », un œil rivé sur la toile !
Certains ne prennent même plus la peine de relire, analyser et commenter les informations collectées, ils re-balancent sur la toile tout ce qu’ils ont trouvé sur la même toile…, de véritables spécialistes du copier-coller…, la honte !

Notez que les attachés de presse y aident en fournissant textes et photos avant les présentations officielles…, une discipline qui ne cadre pas avec ma nature… et surtout avec la déontologie qui va de pair avec celle du véritable journaliste et chroniqueur spécialisé que je suis…? La vieille école a toujours du bon !
Assez de vague à l’âme, au boulot…, s’il fallait résumer en une seule phrase les nouveautés de ce salon de Francfort, ce serait très facile et se résumerait en une phrase : L’incroyable percée des véhicules hybrides et électriques !…, pour le bien être de la planète et la santé de nos enfants, tous les constructeurs vous le jureront la main sur le cœur…, on applaudit, fermez le ban !
 
Mais la véritable motivation, c’est celle fixée par les instances de la Communauté européenne : en 2020, les voitures neuves vendues sur le « Vieux Continent » ne devront pas rejeter plus de 95 g/km de CO2 sous peine de sanctions financières très lourdes…, ce chiffre est obtenu en faisant la moyenne des rejets enregistrés par tous les différents modèles constituant une marque automobile.
Si pour les moteurs diesel et les petits moteurs essence, cette mesure est déjà largement satisfaite, les plus gros blocs essence doivent passer par une hybridation assez légère…, quant aux moteurs les plus puissants installés sur les grandes berlines, les SUV de haut de gamme et les machines de sport, impossible qu’ils puissent aligner des valeurs de CO2 correctes, la solution : une hybridation lourde et couteuse…, facile également de comprendre qu’un modèle électrique à zéro pollution, c’est du pain béni pour un constructeur… 
Francfort sur le Main, je ne vous l’apprends pas, c’est au cœur de …l’Allemagne… et lorsqu’on parle de ces constructeurs d’Outre Rhin, ce sont tout d’abord les spécialistes et les Premium qui font la course en tête.
Audi, BMW, Mercedes, Porsche mais aussi l’ensemble du groupe VW (qui regroupe 12 marques de voitures, de camions et même de moto), n’arrêtent pas d’engranger des résultats commerciaux qui donnent le tournis, alors que les bénéfices suivent le même mouvement !

Simplement en proposant des produits de qualité et de haut de gamme parfaitement adaptés aux souhaits de la clientèle, mais en suivant l’évolution des différents marchés mondiaux, en les devançant également en implantant des usines là où la demande se fait le plus sentir.
Comment en est-on arrivé là ?
Dernièrement le groupe VW a inauguré sa 100ième usine dans le monde, c’était au Mexique …
On appelle cela l’internationalisation, les constructeurs qui n’ont pas adhéré à cette stratégie doivent impérativement rester sur le carreau !
A Francfort, rien n’est trop beau, ni trop cher pour les grands constructeurs allemands…, ils se livrent une guerre sans pitié à commencer par celle des palais occupés…, ici, on évoque plutôt des halles.
A l’opposé l’un de l’autre, BMW et Mercedes ne se font pas de cadeau…, le constructeur bavarois propose même à l’intérieur de la halle 11, une piste d’essai en forme de huit où tournent sans arrêt une kyrielle de i3 électrique.

Une citadine de 4 m de long et 170 chevaux qui devrait être commercialisée dans quelques semaines, annoncée pour 130 /150 km d’autonomie et zéro émission, le tout moyennant un prix de 35.500 €, un petit moteur de moto facturé un peu moins de 5.000 € devrait porter cette autonomie à 300 km (à vérifier)…
Tout comme d’ailleurs les performances du nouveau coupé 2+2 sport i8, hybride avec un petit moteur essence de 1L5, ainsi qu’un bloc électrique…, de quoi développer un maximum de 362 chevaux et 570 Nm de couple, pointer à 250 km /h pour une consommation moyenne de 2,5l/100 km tout en accélérant de 0 à 100 km/h en 4,5 secondes…, à partir de 126.000 €…, ce n’est vraiment pas donné, mais on vous répondra que les batteries Lithium-ion et que l’utilisation de carbone et de plastique, ça coûte cher…

En revanche, pas de modèle électrique ni hybride pour le nouveau coupé baptisé série 4, proposé en version, à propulsion ou 4X4, une version M « hautes performances » devrait suivre.
Notons également que le SUV BMW X5 va lui aussi être proposé en version hybride rechargeable sur une simple prise « à la maison », il pourra accomplir 30 km rien qu’en mode électrique…
Quant à Mini, qui fait partie du même groupe, rien à se mettre sous la dent, la 5 portes n’était pas là.
Rolls Royce, également « de la famille » présentait cependant une version spéciale de la Phantom, la Celestial, une berline de 6 m de long avec un ciel toit étoilé ! 
Pour aller chez Mercedes, à plus d’un kilomètre de là, c’est le moment de prendre une des navettes !
Toujours aussi impressionnant,  ce paquebot est une sorte d’amphithéâtre de plusieurs étages…, là aussi, il faut en mettre plein la vue…, avec en vedette, la dernière classe S…
Cette grande berline de plus de 5 m de long, également disponible en version allongée et quatre roues motrices, vient aussi d’être motorisée par le préparateur « maison » AMG, résultat des courses, la S 63 AMG « c’est pas du pipo », 585 chevaux pour un V8 de 5L5, 900Nm de couple, un peu plus de 4 secondes pour atteindre 100 km/h, 250 km/h en pointe, vitesse autolimitée…, ça décoiffe, du moins pour une voiture de deux tonnes (la facture : à partir de 150.000 €) !

A côté de cette familiale ultra confortable de course, la classe S est aussi livrable en version hybride rechargeable, on évoque alors la S-500 plug-in Hybrid, V6 3L0 turbo de 245 kW plus le bloc électrique de 80 kW, plus de 700 Nm en cumul, 250 km/h, 0 à 100 km/h en 5,5 secondes, consommation moyenne annoncée, 3l/100 km, 69 k/km de CO2…
On croit rêver… et pourtant, ce n’est pas un mirage : vivement un essai, cette classe S se décline également en un très beau coupé, toujours au stade de prototype mais assez vite, il devrait être produit en série…

De toute beauté, très sensuelle dans ses formes, l’université de l’automobile a une nouvelle fois frappé très fort, 5 m de long et empattement de 2,95 m…, le moteur de ce prototype est un V8 turbo de 4L6, 455 chevaux avec en prime une incroyable panoplie d’aides et d’assistance à la conduite !
Quant au GLA, c’est le nouveau Crossover compact de la série A…, look de baroudeur, caisse surélevée, deux ou quatre roues motrices, essence ou diesel, de 136 à 211 chevaux, boîte auto 7 rapports, rien n’y manque…, en plus, il a beaucoup « de gueule ». 

De « la gueule » aussi pour le prototype Smart FourJoy, un « machin » quatre places entraîné par le moteur électrique de 55 kW de la Smart deux places…, avec 3,49 m, ce modèle donne un avant-goût de ce que sera la version quatre portes de série qui devrait être présentée fin de l’année prochaine, tout comme d’ailleurs la nouvelle Smart coupé deux places.
Avec cette fois des moteurs Renault, la coopération se passe d’ailleurs à merveille, la patronne de Smart, Annette Winkler, me l’a assuré.

Juste entre BMW et Mercedes au beau milieu de cette « Messe » (Exposition ), le groupe VW a regroupé toutes ces marques automobiles…, presque toutes, puisqu’Audi n’a pas trouvé mieux que de construire à quelques encablures de là, un chapiteau spécial afin d’exposer toute sa gamme.
Dame, le constructeur d’Ingolstadt a déjà livré cette année plus d’un million de voitures, cela devait se faire savoir…, là aussi, rien n’est trop beau, comme ce superbe catalogue de 151 pages reprenant toutes les nouveautés bavaroises, à commencer par la berline A8 qui se refait une beauté et se dote de nouveaux moteurs, quatre au total, deux essence 310 et 435 chevaux, deux diesel de 258 et 385 chevaux avec 850 nm de couple, un W12 de 6L3 et 500 chevaux viendra coiffer la gamme alors qu’une version Hybrid est aussi attendue., deux longueurs d’empattement, quatre roues motrices pour tous le modèles et boîte auto 8 rapports.

Le nouveau cabriolet A3 est fondamentalement différent, nettement plus élégant, plus élancé, mieux proportionné, plus rien à voir avec l’ancienne version ni avec son cousin VW Golf cabrio.
Plate-forme de la berline, 18 cm en plus que la version précédente, meilleure habitabilité, surtout à l’arrière , coffre plus vaste et nouveau choix de motorisations encore plus performantes et moins gourmandes dont le 1L4 TSI de 140 chevaux…, boîte robotisée et transmission intégrale seront également proposées.

A Francfort, Audi se payait aussi le luxe de présenter non pas un mais bien deux prototypes Quattro, comme le concept, un coupé toujours taillé à la hache, mais avec cette fois l’hybridation, de quoi procurer 700 chevaux aux quatre roues, plus de 300 km en pointe, 3,5 secondes pour atteindre 100 km/h…
Malgré l’utilisation de matériaux légers comme le magnésium, la fibre de carbone et l’aluminium, ce coupé 2+2 n’est pas un poids plume : 1850 kg, la faute aux batteries Lithium-ion.

Quant au prototype Nanuk, ce coupé dessiné par Giugiaro (son studio de design appartient depuis trois ans déjà à VW), on a ressorti des tiroirs l’ancien bloc V10 TDI diesel mais en le remettant au goût du jour !
544 chevaux, couple de 1000 Nm dès 1500 t/min, boîte S-Tronic à 7 rapports…, 1900 kg sur la balance, plus de 300 km/h, de 0 à 100 km/h en 3,5 secondes, moins de 8l/100 km de gazole, quatre roues motrices et directrices à la fois…, deux places, pas une de plus pour cette super sportive qui carbure au gazole. 
Chez VW, l’accent était mis sur les versions électriques de la petite Up et de la Golf alors que chez Seat, on fêtait l’arrivée du break Leon…
Skoda de son coté, lançant une Octavia RS de 220 chevaux ou 184 en TDI, ainsi qu’une version Rapid Spaceback, façon Golf Sporstvan, remplaçante de la Plus.

Lamborghini nous avait habitué à plus d’esbroufe, la Gallardo LP 570-4 Squadra Corse, c’est la version de route de la Gallardo de compétition !
230.000 € pour ce modèle en fin de carrière, c’est cher payé même si son V10 5L2 fournit 570 chevaux…, sans doute un bel objet mais inutilisable au quotidien…

Ce qui n’est pas le cas de la Bentley Continental V8 S, une classe bien britannique alliée à la technologie allemande, il n’y a rien de mieux sur le marché !
V8 biturbo de 4L0, 528 chevaux, 680 Nm, 2,2 tonnes, plus de 300 km/h en pointe, 4,5 secondes pour atteindre 100 km/h, quatre roues motrices…, existe en coupé ou cabriolet…, le prix, comptez sur près de 200.000 € pour le coupé, un peu plus pour la convertible.
Toujours au sein du groupe VW, Porsche qui en fait maintenant partie, n’est pas en reste…, difficile cependant de ne pas parler d’un procès retentissant, portant sur plusieurs milliards d’euros, qui doit se tenir dans quelques jours à Stuttgart, une affaire dont pas grand monde ne parle chez les journalistes, bon nombre de journalistes automobiles et financiers ne sont « officiellement » pas au courant de ce qui se trame en coulisses, ce qui est un comble…
Il va opposer une série de banques qui se sentent flouées par les familles Porsche et Piëch, opération qui aurait eu lieu lors du « rachat » de Porsche par le groupe VW  avec en point de mire des actions qui en quelques jours ont atteint des montants anormalement hauts…, bonne chance aux réviseurs d’entreprises ainsi qu’aux spécialistes pour s’y retrouver dans les différents montages financiers…, ce ne sera pas évident…

Quoi qu’il en soit, le stand Porsche valait le détour…, avec tout d’abord une série spéciale de la 911 qui fête ses cinquante balais, 130 chevaux en 1963, 400 chevaux pour la série spéciale « 50 ans » qui sera uniquement fabriquée à 1963 exemplaires !
Mais à côté de ce modèle mythique, la 911 turbo fait également son show, 520 chevaux et même 560 chevaux pour la S… et près de 700 Nm pour ce coupé quatre roues motrices avec boîte robotisée à double embrayage 7 rapports, un modèle qui parcourt la fameuse boucle nord du circuit du Nürburgring en moins de 7 minutes et 30 secondes !

Pas mal… mais la nouvelle 918 Spyder fait encore nettement mieux : moins de 7 minutes…, pour ce faire, elle a besoin de trois moteurs, un bloc thermique V8 4L6 de 608 chevaux et deux blocs électriques, soit une puissance cumulée de 887 chevaux et des performances de bolide de course !
0 à 100 km/h en moins de 3 secondes, plus de 300 km/h en pointe, elle ne consommerait en moyenne que 3 l/100 km (ça, c’est pour la théorie, en pratique, c’est une autre paire de manches)… et pourrait rouler entre 16 et 32 km en mode électrique…, au tarif où elle sera vendue, chaque kilomètre électrique vaut un pont d’or…  
Parmi les autres constructeurs allemands moins flamboyants…, Ford semble vouloir faire renaître le nom de Vignale, ce célèbre carrossier italien, afin de l’apposer sur des versions de haut de gamme.
Opel fait également rêver avec son concept Monza qui n’a vraiment plus rien à voir avec le coupé six cylindres fabriqué durant 10 ans de 1977 à 1987.

Ici, le style élancé fait penser à celui d’un lévrier alors que sous le capot de ce très beau coupé 4 portes de 4,69 m de long…
Opel y installe, comme sur l’Ampera, un moteur électrique avec un prolongateur d’autonomie, un générateur confié au nouveau trois cylindres de 1L0 de cylindrée…, cette belle étude de style se veut ici appuyée par une connectivité embarquée qui demain pourrait équiper des modèles de grande série.
Après les Allemands, petit tour en France, en commençant par Renault qui, grâce à son internationalisation, son alliance avec Nissan, Samsung et prochainement avec Lada, sans oublier son incroyable succès avec Dacia, peut voir venir… et de nous surprendre avec un tout nouveau prototype, baptisé Initiale Paris !
En fait, c’est un grand Crossover de 4,85 m de long, un savant mélange de genres qui devrait remplacer d’ici 12 à 18 mois, le fameux Renault Espace dont les ventes s’effondrent, tout comme d’ailleurs celles des grands monovolumes…, ici, le style est novateur, il rappelle un peu celui de l’Avantime mais en 4 portes et 6 places.

Selon Renault et sur la base d’une nouvelle plate-forme de l’alliance, ce grand volume serait cependant 260 kg plus léger que l’Espace actuel, de quoi diminuer les rejets polluants de CO2 de 40 g/km…, la version exposée est équipée du diesel dCi 130 chevaux avec boîte robotisée et toit transparent inscrivant en filagramme un plan de Paris, l’intérieur se voulant particulièrement lumineux…
Un modèle qui devrait plaire aux acheteurs chinois, le premier marché automobile mondial, tout comme d’ailleurs le grand SUV Citroën Wild Rubis qui dans 18 mois sera fabriqué là-bas.

Citroën semble réinventer ses fondamentaux, une bonne chose.
Chez PSA, le nouveau concept Cactus qui dès février 2014 sera produit en série sous le nom de C4 Cactus en revient à l’essentiel, un style épuré tout comme la planche de bord et l’aménagement intérieur.
Quant à la « new Peugeot 308 », c’est une « Golf à la française », elle devrait être parfaite comme familiale de milieu de gamme, elle a aussi fameusement perdu du poids, jusque 180 kg…, j’en saurai un peu plus la semaine prochaine, à l’occasion des premiers essais…, mais sa vue ne déclenche vraiment pas le coup le foudre.
Chez Volvo, son concept coupé ne devrait sans doute pas déboucher sur une production en série mais il tend à affirmer le nouveau style du constructeur suédois qui dépend du fabricant chinois Geely…, cette réinterprétation moderne du coupé 1800 du « Saint » des années soixante, fait ici appel à un design tout en finesse avec des lignes plutôt tranchées ainsi qu’un intérieur plutôt dépouillé où un très grand écran occupe la console centrale.
De quoi surveiller le fonctionnement de cette version hybride rechargeable essence électrique développant une puissance cumulée de 400 chevaux pour 600 nm de couple…, le quatre cylindres essence de deux litres fait appel à une double suralimentation, turbo et compresseur, le moteur électrique étant directement couplé sur l’essieu arrière.

Au sein du groupe Jaguar Land Rover, les rôles étaient jusqu’à présent bien délimités, les 4X4 pour Land, les grandes berlines et les machines de sport pour le fabricant de Coventry…, cela est en train de changer, Jaguar vient en effet de présenter un Crossover du nom de code C-X17, un segment particulièrement porteur par les temps qui courent.
Carrosserie surélevée, un peu massif sans doute, pas très élégant, 4,72 m de long, 1,95 m de large, ce SUV de luxe ne passe pas inaperçu d’autant qu’il repose ici sur d’énormes jantes de 23 pouces…, avec ses sièges en cuir Connolly mais également une toute nouvelle plate=forme en aluminium qui devrait faire gagner du poids, une plate-forme flexible qui par la suite devrait servir aux futurs modèles Jaguar…, quant à la commercialisation, aucune date précise mais ça ne saurait tarder.

En revanche, chez Range Rover, le futur se dévoile déjà, avec notamment la version sport du Range, plus basse, plus élégante, plus dynamique, plus légère également sans oublier dès 2014 une version hybride avec deux moteurs, diesel V6 et bloc électrique de 47 chevaux, soit une puissance cumulée de 340 chevaux et 700 nm de couple, les quatre roues se voyant entraînées par la boîte auto ZF8 rapports.
Consommation moyenne annoncée, 6,4l/100 km, 169 g/km de CO2 mais près de 220 km/h en pointe et de 0 à 100 km/h en moins de 7 secondes.
Allons un peu voir ce qui se passe en Asie, avec un nouveau constructeur chinois présent, Changan, bien caché au milieu des équipementiers dans la « halle 3 »..., pas facile à trouver.
Avec un nouveau SUV CS 75 équipé d’un moteur turbo essence 1L8 de 177 chevaux et boîte auto ainsi qu’un design déjà vu ailleurs…, dans un premier temps, ce constructeur aux dents longues (comme tous les chinois) n’a pas l’intention de débarquer en Europe, il a d’autres marchés plus porteurs à conquérir.

En revanche, les Nippons de l’alliance Renault-Nissan sont au four et au moulin, avec, pour commencer, l’Infiniti Q30 concept, une sorte de berline compacte premium qui reprendrait la plate-forme des Mercedes classe A et B mais également de nombreuses motorisations, fruit de l’accord Mercedes-Renault…, elle devrait être fabriquée en Autriche chez Magna dès l’année prochaine.
Chez Nissan, une nouvelle berline serait à l’étude, présentée à l’IAA sous forme d’une 5 portes interconnectée, de quoi sonder l’opinion du public…, quant au X-Trail, il se veut entièrement nouveau, garde ses dimensions mais devient nettement plus élégant, moins cubique, il sera seulement commercialisé en juillet 2014.

Déjà présentée aux States, le concept Subaru WRX fait ses débuts en Europe, c’est la future berline Impreza…, elle est de toute beauté, avec de subtiles proportions mais toujours avec  cet esprit sportif qui se dégage de ce tas de muscles bien campé sur ses quatre roues motrices.

Une solution que préconise également le concept Yaris Hybrid-R…, moteur thermique turbo 1L6 de 300 chevaux entraînant les roues avant, deux moteurs électriques à l’arrière, soit un total de 420 chevaux et boîte séquentielle 6 rapports, ça doit décoiffer.

En revanche, le look du concept Lexus LF-NX ne fait pas dans la dentelle, d’après moi…, les designers se sont inspirés certainement du film Edward aux mains d’argent, tellement les lignes sont tranchées.., avec des dimensions très proches (longueur de 4,69 m) de celles du cousin Toyota Rav4, ce SUV hybride vise résolument le haut de gamme.
Tout comme la nouvelle berline 5 portes Mazda 3 tellement élégante alors que le Suzuki iV4 de4,21 m et quatre roues motrices devrait succéder dès 2015 au Grand Vitara qui aura connu une carrière exceptionnelle et longue à la fois.

Chez Honda, la Civic prend également la forme d’un break compact mais très vaste et élégant alors qu’une version R survitaminée est attendue dès 2015.
Du côté des constructeurs coréens, Kia n’est jamais à court de bonnes idées, avec notamment le concept Niro, un petit Crossover urbain mais également une nouvelle interprétation du SUV Soul dont une version électrique pourrait débarquer en 2014.
Un dernier petit détour par l’Amérique pour signaler l’arrivée de la corvette C7 Stingray Targa de toute beauté, que vient par ailleur de vous présenter « notre « Quelqu’un » sur le panneau précédent….
V8 6L2 à injection directe de 450 chevaux et 610 nm, boîte auto 6 rapports…, avec son équipement de série, boîte manuelle 7 vitesses et toutes les options possibles et inimaginables dont la solution automatique 6 rapports, cette version ne revient qu’à 76.000 €…, oui, vous avez bien lu !

Aucun autre constructeur ne peut faire aussi bien et moins cher, le bloc V8 étant indestructible et fiable…, en outre, la Corvette a tellement gagné de courses qu’il faudrait un bréviaire de curé de campagne afin de pouvoir inscrire tous ses résultats en compétition.
N’en déplaise à Ferrari qui annonce que le V8 4L5 de sa 458 spéciale développe 605 chevaux, difficile dès lors de faire mieux…, n’empêche que ce coupé va certainement couter plus de 220.000 € et que pour ce prix, vous pouvez vous acheter trois Corvette !

J’entends déjà les puristes crier au scandale, comment en effet vouloir comparer une Corvette, cette super car made in USA à ce qui se fait de mieux au niveau de la voiture de sport, la « super macchina »…, évidemment, il faut y mettre le prix, d’autant qu’une Ferrari ne coute pas seulement très cher à l’achat mais également à l’entretien, alors qu’une Corvette, c’est une Chevrolet !
Comment pensez-vous que Ferrari, avec une production annuelle d’un peu plus de 7.000 voitures, peut-il se payer le luxe d’une écurie de Formule1 avec ses pilotes rétribués au prix fort ?

Ce n’est certainement pas Fiat qui, en mauvaise posture financière, va venir apporter sa contribution, ce sont bel et bien les acheteurs des machines de Modène qui financent tous les projets Ferrari…, qui en passant aurait tort de ne pas pratiquer des prix aussi élevés, d’autant que les clients sont prêts à toutes les folles pour acquérir une Ferrari…
Quel autre constructeur peut en dire autant ?
Certainement pas Maserati qui au sein du même groupe doit songer à voir les choses en grand, il s’y prépare avec notamment les dernières berlines Quattroporte et Ghibli, toutes deux livrables avec un moteur diesel (sic !) ainsi qu’une transmission intégrale.

Quant aux autres marques de Turin, c’est un peu le désert, Fiat multiplie avec un certain succès faut-il le souligner les déclinaisons de sa 500 avec des versions longues familiales alors qu’Alfa et Lancia ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes !
Chez Alfa, on nous annonce que le coupé 4C va sortir fin de l’année…, mais ce ne sont pas les centaines d’exemplaires produits chaque année qui vont faire bouillir la marmite…, alors que Lancia, c’est à en pleurer…, comment une marque aussi prestigieuse a’t-elle pu tomber aussi bas ?
Ne cherchez pas, la responsabilité incombe à… Fiat ! 
Dernière précision à propos de Francfort, le salon est ouvert jusqu’au dimanche 22 septembre 2013 inclus. Bonne visite mais n’oubliez pas d’avoir de bonnes chaussures !
Marcel Pirotte, pour www.GatsbyOnline.com

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