Souvenirs textuels… 

Tonton Carroll est probablement le plus grand comédien clownesque de l’automobile, après l’inénarrable pépère Enzo et l’inquiétant Bernie…, il fut un temps (lointain), ou toutes les conneries qu’ils racontaient, étaient pour moi (et pour d’autres), comme paroles d’évangiles (loué soit ces Saints-Escrocs) agrémentées de leurs Saintes-semences divines (merci mes Dieux pour vos nourritures de l’esprit)…, mais à force de devoir avaler, à force de me faire enc… bien profond, ils sont devenus tout ce que j’ai pu abhorrer : des macs déguisés en belles salopes transsexuelles qui gesticulent dans les diners mondains.

L’argument légal et imparable que j’invoque, stipule que si, par mes pensées déviantes et mes écrits politiquement incorrects, j’ai commis (et commets encore ici) de graves crimes de lèse-majesté, c’était (et c’est encore) uniquement pour voir le spectacle…, allumant par là-même le feu purificateur à la cuisine ou mijote leur brouet dégueulasse…, c’est pire que cracher dans la soupe qui m’a nourrit (depuis le temps elle est indigeste) et que chier dans les bottes de ces lascars ou de pisser sur leurs tombes (celle de Bernie se creuse)…

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Derrière mes mauvaises manières d’éternel sale gosse, à cause de mes prises de position, commentaires et articles, je traîne une réputation de prêcheur agressif et volontairement transgressif qui monte au front avec un bazooka d’une main et un lance-flamme de l’autre…, effectivement, je me délecte des vérités que je balance à la face de mon audience (vous), des vérités si horribles qu’elles vous élargissent (enfin) l’esprit ou vous laissent sur le carreau…, c’est comme si je vous menais sur le champ-de-bataille : tout le monde ne sera pas là à la fin…, en grande partie à cause des analyses et idées que je véhicule… et parce que ce sont bien plus que des idées.

Contrairement à la majorité des tâcherons dopés au « retour sur investissement », les putes de sévices que je nomme pudiquement « les journaleux » qui trainassent leur servilité dans les merdias pour percevoir des piges minables, j’ose distiller des réalités, des vérités, des analyses et des réflexions-conceptuelles (sic !) bien moins anodines qu’il n’y parait, ayant même prôné l’euthanasie des journaleux qui se reproduisent entre eux dans un, eugénisme candide…, quelle meilleure solution pour endiguer le fléau de la surpopulation ?

Même si c’est sale et violent, sur le fil du rasoir, c’est pertinent, rien à branler, c’est fait avec cœur, dans un formidable condensé d’idées d’une fluidité incomparable…, à force, GatsbyOnline.com est devenu un ensemble de chroniques causant de la gangrène mondiale, avec « Quelqu’un » en héros désinvolte et cynique qui brûle avec délectation les automobiles mythifiées (à tort), c’est une putain de référence.., un petit extrait bien chiadé (un condensé de pensées) vaut mieux qu’un discours chiant (soyez indulgents) !

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Le système de vie actuel ne fait rien d’autre que vous apprendre à détester des gens que vous n’avez jamais rencontré (moi par exemple) parce qu’ils critiquent des gens que vous ne connaissez pas (pépère Enzo et tonton Carroll entre autres lascars)… et soudainement, vous vous félicitez de faits insignifiants et d’accomplissements débiles auxquels vous n’avez jamais pris part… et vous vous vantez du genre : « Que les autres aillent se faire foutre »…, à vous de penser « Oh merde, les autres c’est nous. C’est toi et moi ! Nom de dieu ! Je sais que j’ai fait un black-out quelque part après le quatrième shot, la nuit dernière mais je ne me souviens pas… Je sais qu’on est passés au drive in pour prendre un de ces hamburgers qui avaient l’air si séduisants dans la pub, mais on a commandé et on s’est rendu compte qu’on avait pas un rond et on a du se tirer avant le passage à la caisse et les abrutis qui nous suivaient ont probablement du payer notre commande. On s’est bien marrés… Mais je ne me souviens pas de qui c’était. J’ai checké les dix derniers appels sur mon portable, aucun appel de désespéré. J’ai retourné mon pantalon, pas de traces de boue aux genoux… En fait, je crois qu’on a juste maté le journal des sports pour décuver. Je crois qu’on ferait mieux de la boucler »…

Je vous l’apprends sûrement, trop occupés que vous êtes à vous tirer sur le nœud devant les sirènes perverses savamment distillées, mêmes les news sont devenues des analyses sociétales, d’un côté les transcripteurs-rigolards de la comédie du quotidien…, de l’autre les provocateurs de salon et les martyrs du système…, tous ont vendu leur fion, ont cédé à la facilité, aucun n’a de talent d’écriture…, le tout forme un constat hallucinant et hilarant sur la médiocrité du monde en marche…, les journaleux prennent les chemins tortueux que l’esprit dérangé de divers gourous consuméristes ont tracé…, certains auraient pu être des journalistes brillants, des écrivains renommés, des chroniqueurs redoutés…. et de répondre invariablement, le regard triste mais la moue goguenarde : « Faut que je nourrisse ma famille »… et cela me terrifie.

Bande de larves anémiques, ma lutte contre ce foutoir m’emmerde de plus en plus, je vieillis…, bientôt ça en sera terminé les charges à boulet rouge sur les institutions qui dérangent, finis les pamphlets politiques nécessaires…, réduites à peau de chagrin mes véhémences légendaires pour déboulonner le système…, d’ailleurs, je fais bien pire que vieillir, je m’encroûte lamentablement…, du coup je fais la part des choses…, par exemple, savoir que tonton Carroll pourrait être encore vivant, tout comme pépère Enzo me laisse étrangement dubitatif, j’ai toujours pensé qu’ils seraient les derniers crabes du panier à mourir, parce qu’ils étaient toujours ceux qui vivaient le plus sur le fil existentiel du rasoir, soit en plongeant genoux en avant dans l’aventurisme consumériste, ou simplement en la fermant pendant des années après avoir décidé qu’ils n’avaient plus grand chose à dire…

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Je ne sais pas ce qui est le plus pathétique, des gens de ma génération refusant de laisser leur adolescence mourir de sa belle mort, ou des plus jeunes qui s’en emparent pour l’avaler du moindre lambeau, de la moindre rognure d’un rêve que quelqu’un d’autre que moi-même a déclaré terminé il y a longtemps…, peut-être que ce sont les kids les plus tristes, ceux qui doivent faire des trucs crétins pour survivre… et se parent de leur « tribute »…, je peux encore me permettre d’avoir un quelconque souvenir nostalgique des cendres depuis longtemps refroidies sur lesquelles je souffle en m’agenouillant…, je ne peux pas pleurer tonton Carroll ni pépère Enzo mais je peux les blâmer, qu’ils aient décidé de baiser tout le monde, très bien, ils avaient eux-mêmes le cul qui brille…, mais est-ce que c’est ça avoir la classe ?

Je méprise cet univers, ces gens qui falsifient jusqu’à leurs souvenirs pour créer une sorte de communauté basée sur l’onanisme de masse…, je pense à l’ampleur de tout ce foutoir dans le monde, combien se sont-ils montés pour briller devant un parterre de branle-manches dopés aux discours chiants, et aux bouquins d’activistes dévots qui ce sont emparés de leurs paroles pour les transformer en banderoles !

Bref, il est temps d’en finir…, découverte via un club de partouze faisant l’éloge de la bonne chair à gonzo, dont une pudibonderie soudaine m’oblique à taire le nom, la jeune dame qui pose stupidement pour pas grand chose devant cette Shelby GT500 rouge, n’évoque étrangement pas en moi les notions de « mamelles », « vaches à lait », « bête de concours » ou encore « premier prix du salon des métiers de la gastronomie, catégorie fromage au lait de femme enceinte »…, que les plus féministes qui me lisent se rassurent donc, aucune représaille au goût de foutre ne sera faite à leur encontre…, tout au plus, elle saura donner des suées de malt ou d’anis aux plus opiniâtres lecteurs de GatsbyOnline.com qui se plaisent, tous nostalgiques qu’il sont, à imaginer une version où d’ingénues étudiantes en sciences du gang-anal rendraient divers hommages à d’illustres consœurs et confrères ayant fini leurs brillantes carrières, l’œil plein de paillettes séminales et le cul dans un fauteuil roulant avec siège percé intégré…, le chemin vers la gloire est souvent semé d’embûches, mais encore plus de longs mandrins spécialisés dans le perçage hémorroïdaire et l’ablation des amygdales.

Une fois n’était pas coutume, j’avais décidé de vous parler de tonton Carroll, non pas proprement, mais au moins en bonne et due forme…, au prétexte des quelques photos de cet article…, si si, j’vous jure, en y mettant de l’emphase et tout…, en teintant l’ensemble d’une sorte de poésie crasse tel un baudelairien subodorant la miction féline et la graisse rance comme chez le Turc d’en face…, certes, sans enrober le tout de cette odieuse guimauve me collant encore les parois urétrales et utilisée avec bien trop de fougue…, raté, rapé…ne vous risquez donc pas à percevoir en moi l’once d’une critique de la vie sexuelle de tonton Carroll… ou encore une quelconque passion trahissant un attrait autre que celui visant à combler le vide avec tout ou partie de mon avant-bras sans avoir à écouter de glapissements bien peu intelligibles…, le poids des années sans doute…