Steve McQueen, toute une vie…

Les postures de Steve McQueen, les mimiques de Steve McQueen, les yeux plissés de Steve McQueen, la démarche de Steve McQueen, la prestance de Steve Mc Queen, la souplesse de Steve McQueen…, mais que manquait-il donc à Steve McQueen…?
Johnny Depp ? Trop rangé…
Brad Pitt ? Un veau et un peu trop Redford…
Tom Cruise ? Trop petit, trop con…

Non, vraiment, la classe c’était lui, Steve McQueen, une vie menée « à fond les manettes », au volant des voitures les plus mythiques, sur les terrains de course et sur les plus belles filles du monde, du moins, celles du cinéma…, d’où, en double sens, de nombreuses sorties de route mémorables…
Tel est le destin foudroyé d’un homme, beau, sauvage et plus fragile que prévu, comme une Ferrari des sixties…
Qui était le véritable Steve McQueen ?
Le héros solitaire et renfermé sur lui-même de « La Grande Évasion » ?
Le soldat désincarné de « L’enfer est pour les héros » ?
L’homme incapable d’assumer ses responsabilités face au mariage et à la paternité  du film « Une certaine rencontre » ?
Le loser du « Kid de Cincinnati » ?
Le PDG séducteur de « L’affaire Thomas Crown »…?

Si l’on en croit ses proches et ses collaborateurs, ce sont ses propres doutes que McQueen a exprimé à l’écran, sa propre vie qu’il a mise à nu, sans jamais se départir d’un humour ressemblant étrangement à de la pudeur…, tout en ayant le besoin d’être reconnu dans l’exhibition et ses victoires…
Steve McQueen n’était pas un acteur caméléon comme Brando…, ses personnages, apparemment très divers, reflétaient les facettes d’un même homme.
Terrence Steven McQueen est né le 24 mars 1930 à Indianapolis, son père est alors aviateur acrobatique de meeting et disparaît peu après la naissance de Steve.
Dès son plus jeune âge, Steve McQueen a dû apprendre à composer avec les règles, il passe une enfance pauvre, ennuyeuse et négligée, dans une ferme délabrée, auprès de sa mère alcoolique, contrainte à se prostituer par des compagnons violents toujours saouls : « Ma vie était piégée avant ma naissance«  répètera-t-il toute sa vie…

Steve est incontrôlable…, blessé, amer, il devient un adolescent turbulent et bagarreur, un petit voleur, fréquentant plus assidument les gangs minables d’Indianapolis que les bancs de l’école… et, à quatorze ans il entre en maison de redressement, il n’en fera jamais mystère…
Plutôt que de faire le coup de poing dans les bars, il s’engage dans les Marines…, à 16 ans, en 1946, un petit matin, il s’enrôle dans la marine après avoir signé sans les lire quelques papiers sur un comptoir de bar…
Steve s’endurcit encore, devient solitaire, égoïste, ne croit en personne et se replie sur lui même…, il devient un peu voyou, souvent ivre, d’un tempérament agressif, d’esprit mesquin, c’est un tombeur…, il ira plusieurs fois au mitard pour être sorti voir des filles…, pourtant c’est durant son service militaire qu’il finit par se faire ses premiers bons camarades, qu’il réjouit par son humour, sa dérision insolente et ses mimiques comiques, quand il n’est pas aux arrêts…
A la première occasion, las de cette vie militaire, il prend une fois de plus la tangente…, mais il est repris, remis au mitard…, durant les trois années suivantes il sera soumis à une discipline de fer, affecté aux machines, c’est là que le futur interprète de « La Canonnière du Yang Tsé » apprendra le métier de mécanicien…

Ses états de service militaires comportent plus de périodes en bataillon disciplinaire que de campagnes, pourtant il va y vivre une première heure de gloire.
Condamné à des travaux d’entretien, il sauve la vie de cinq de ses camarades lors de l’explosion d’une chaudière…, en remerciement, il est rendu à la vie civile…, mais qu’y faire ?
En 1950 lorsqu’il est ainsi libéré de ses obligations, il prend des vacances en Californie grâce à ses 4 ans de soldes…, mais l’argent s’épuise vite et il finit par regagner New-York en stop pour s’installer dans un modeste appartement de Greewich-Village.
C’est là qu’il rencontre des « artistes », qu’il apprécie de par leur simplicité…,mais la ronde des petits métiers recommence, Steve McQueen vend des encyclopédies, livre des journaux, est réparateur de téléviseurs et de radios, bookmaker clandestin, fleuriste, chauffeur de taxi…

Il écrira plus tard ce qu’il en était alors de sa vie…
« Quand un gosse est privé d’amour, il se dit qu’il ne doit pas valoir grand-chose. Ma mère ne m’aimait pas et je n’avais pas de père. Je me disais que je n’étais bon à rien. Alors j’ai dû prouver de quoi j’étais capable. Je faisais des choses que les autres n’osaient pas faire, des trucs dangereux. J’ai toujours été une mauviette, jusqu’au moment où j’ai eu besoin de me prouver de quoi j’étais capable…« 
La chance va toutefois lui sourire lorsque le Congrès vote une subvention pour les anciens de l’armée désireux de choisir une carrière.
Son seul loisir, au début des années cinquante, ce sont les courses de motos du côté de Long Island, dans lesquelles il s’illustre…, son premier engin motorisé sera un side-car Indian, puis il trouve une voiture à bricoler et de là démarre sa réputation d’un « mec » qui aime les machines et les nanas…

Avec, en plus de la subvention, le bénéfice financier de quelques prix remportés dans des courses de motos, suivant des conseils, en 1952 il finit par s’inscrire au cours d’art dramatique de Sanford Meisner : l’Actor’s Studio…, parmi deux mille candidats il sera choisi, le seul autre lauréat est Martin Landau !
McQueen y apprend le métier d’acteur, mais ce qu’il aime par dessus tout c’est piloter des motos et des voitures de course…, conduire, voilà ce qu’il aime.
Steve débute au théâtre en 1955, puis tourne la même année son premier film aux côtés de Paul Newman : « Marqué par la haine »…,le titre va lui coller à la peau, l’époque affectionne les mauvais garçons virils qui donnent la réplique aux héros soignés.
Dans ses premiers tournages Steve commence à se faire remarquer malgré un jeu encore très hésitant entre Brando et James Dean et « Hollywood », ne sait pas s’il faut considérer Steve comme un possible héros ou bien comme un psychotique solitaire et scélérat…, du coup, Steve envisage la possibilité d’une carrière uniquement théatrale…

Une nouvelle vie commence pourtant, plus stable…, en 1957, il épouse l’actrice Neil Adams…, Terry et Chad naîtront de cette union.
Et Steve commence à se faire remarquer…, en 1959, il donne la réplique à Frank Sinatra et Gina Lolobrigida dans « La proie des vautours » de John Sturges…, avec ce petit rôle et aux côté de Georges Peppard, il volera la vedette à l’énorme star de l’époque : Frank Sinatra
Le crooner ne s’en offusque pas et est même paternaliste avec le jeune acteur, toujours rebelle…, mais Steve ne se laisse pas faire et montre son caractère.
McQueen devient simultanément un héros très populaire grâce à la série télévisée « Au nom de la loi »…, dans laquelle il incarne le chasseur de prime Rosh Randall, au fusil à canon court…, un héros ambigu toujours prêt à interpréter la loi à sa manière…

L’année suivante (1963) John Sturges le rappelle pour « Les Sept Mercenaires »… avec Yul Bruynner, Robert Waugh, Eli Wallach…
Peu après, le même réalisateur lui offre le rôle central de « La Grande Evasion », Steve McQueen est déjà très populaire, mais il n’est pas encore la star internationale qu’il deviendra après la sortie de ce film, sous la casquette du Capitaine Virgil Hilts.
Steve accapare ce rôle d’officier iconoclaste, bagarreur, prêt à tout pour s’affranchir de la captivité…, les scènes d’action sont stupéfiantes pour l’époque et l’acteur exécute (souvent) lui-même et avec plaisir toutes les cascades au guidon d’une Triumph 650…
Le style McQueen éclate en cinémascope, il devient une vedette internationale, après « King of cool »,  les films s’enchaînent, les succès aussi… et les cachets sont de plus en plus élevés.

Steve McQueen sera, au début des années soixante-dix, l’acteur le mieux payé d’Hollywood !
Dès qu’il ne tourne pas, il court…, pilote impétueux, il impose son coup de volant aux commandes de bolides toujours plus puissants :
Jaguar XKSS, Lotus XI, AC Cobra 427, Ferrari Lusso, Excalibur S1, Shelby GT350…, une passion plusieurs fois transposée à l’écran, de la poursuite spectaculaire de « Bullit » en Mustang dans les rues bosselées de San Francisco aux excursions de « Thomas Crown » en buggy sur la plage…, un petit sourire narquois soulignant un regard bleu profond.
Et bien sûr il y a Le Mans, évocation grandiose de la plus éprouvante des courses d’endurance, faisant écho à la participation de McQueen aux douze Heures de Sebring en 1970, au volant d’une Porsche 908…
Rien de plus…, le style McQueen éclate en cinémascope, il devient une vedette internationale, les films s’enchaînent, les succès aussi et les cachets sont de plus en plus élevés…

Héros viril à l’élégance maîtrisée, pilote aux nerfs d’acier, séducteur soucieux de son apparence, l’acteur s’impose alors comme une icône de la deuxième partie du 20e siècle et incarne pour toujours le rêve américain…
Le fauve est lâché…
Comme sur ses voitures de sport, qu’il aime tant, sur lesquelles la carrosserie ne parvient pas à dissimuler totalement la puissance, Steve McQueen impose d’emblée sa présence, en peu de mots.
Sous l’étoffe, le muscle est saillant…, tout son style est là…, toute sa complexité intérieure aussi…, rusé, le jeune acteur sait même faire un atout de ce caractère taciturne que les metteurs en scène lui reprochaient à ses débuts…

Steve entretient sa forme physique avec rigueur, il prend soin de s’entretenir au quotidien et ne laisse rien au hasard, comme le surnomme la presse, le « King of cool », est en réalité très conscient de l’image qu’il véhicule…, si ses chemises, blousons et blue-jeans semblent d’une grande simplicité, l’acteur les fait systématiquement reprendre à ses mesures par son tailleur…
Perpétuellement en quête d’identité, Steve soigne beaucoup son allure et son apparence…, entre le machisme et la vulnérabilité, il est extrêmement judicieux dans son célèbre sens du détail, tant d’un point de vue physique que vestimentaire : trench beige plié sur l’épaule, costume-cravate noirs, col roulé, pull-over laine, lunettes teintées, et bien entendu ses célèbres montres…
Lorsque la célébrité lui offre les moyens d’assouvir ses passions, le ballet des belles dangereuses commence : Austin-Healey, Chevrolet Corvette, Ford Fairlane Cabriolet, l’exotique Siata 208 S alors rivale de Ferrari, Porsche Speester, Ferrari, motos anciennes et modernes, avions…, près d’une centaine hantèrent ainsi les garages successifs de McQueen…
Pilote impétueux, il impose son coup de volant aux commandes de bolides : Lotus XI, AC Cobra 427, Ferrari Lusso, Excalibur S1, Shelby GT350, Jaguar XKSS…

Cette passion pour la course dépasse largement les plateaux de cinéma, l’acteur va même réaliser des essais automobiles pour le compte du magazine Sports Illustrated.
Dans le numéro daté du 8 août 1966, il livre aux lecteurs ses impressions de conduite sur sept voitures d’exception qu’il teste sur circuit, dont une Cobra 427 dotée d’un moteur Ford V8 de 7 litres qui le séduit par ses accélérations fulgurantes, mais l’acteur déplore dans son article le manque de maniabilité du véhicule et l’assise du pilote, pas assez confortable à ses yeux…
Acteur mais également producteur du film Bullit, il voulait une participation financière de la part de la Ford Motor Cy…, cette dernière ne donnant pas suite à sa demande, Steve se venge en demandant à Carroll Shelby de retirer tous les logos Ford et d’ajouter diverses pièces Shelby en sus des jantes American Racing.
Ford, pas revanchard, va reprendre à son compte, entre 2001 et 2008, une serie limitée de Ford Bullitt…

Ce chef d’œuvre du film policier aurait pu n’être qu’un sympathique classique du genre, mais rien que les expressions du visage de McQueen ont été un témoignage de son pouvoir attractif…
Il inspirera toute une génération de films du genre, dont la série des « Inspecteur Harry » de et avec Clint Eastwood et le premier « French Connection » avec Gene Hackman… et pas que ceux-là…
Le premier hommage vient de l’acteur francais Jean Paul Belmondo dans « Peur sur la ville » qui lui a été inspiré de celle de « Bullitt », ensuite Steve McQueen lui fera un clin d’œil à son tour dans son dernier film « Le Chasseur » en poursuivant un criminel sur le métro de Chicago, comme le fit Belmondo dans « Peur sur la Ville » cinq ans plus tôt.
Bien que sa santé ne l’aidait pas à ce moment à cause de la maladie, Belmondo fut honoré de ce geste venant d’un acteur qu’il admirait.

En 1983, Bebel tourne « Le Marginal », Steve McQueen est mort depuis déjà trois ans mais l’acteur Français désire encore lui rendre hommage.
Il choisit un blouson vert kaki, de même couleur que le Bombers utilisé par Steve dans « Le Chasseur »… et impose une Ford Mustang Coupé 1967 survitaminée, elle aussi de la même couleur que la Ford de « Bullitt« …, qui poursuit deux individus au volant d’une autre américaine de la même classe que la Dodge Charger RT : Une Plymouth Volare… tout en adoptant par la même occasion un comportement de cow-boy…
Dans la vie, Steve McQueen ne fut pas toujours un héros…, l’homme était souvent en colère avec des pulsions destructrices, sujets aux crises de nerfs dantesques, irascible, caractériel, névrosé et imprévisible…
Peut-être reproduisait-il les mêmes schémas durant son enfance, un père qui l’avait abandonné à une mère trop jeune et alcoolique, ballotté entre un oncle et un pensionnat dont la discipline ne lui convenait guère…, réputé instable sur les plateaux et brutal avec les femmes, il laissait éclater ses doutes et ses révoltes…

Au fil du temps, bien des femmes ont cru pouvoir adoucir le caractère de Steve et le rendre plus « civilisé »…
Aucune n’y est jamais arrivé…, côté couple, il semblait plus doué avec une moto ou au volant d’une voiture que « près » d’une femme…
En 1957, il épouse une jolie danseuse et actrice, Neile Adams…, elle est aussi brune que lui est blond, ils sont beaux, amoureux et une nouvelle vie commence, peut-être plus stable, deux enfants naîtront de cette union.
Après l’immense succès de « Bullitt », la pression d’Hollywood lui ouvre les portes du monde de la nuit et des substances illicites dont il abuse souvent comme l’héroïne et le cannabis qu’il consomme de plus en plus et en très grande quantité !

Steve ne sera jamais fidèle à son épouse et ce depuis leur rencontre…
Neile Adams dira : « C’était l’être à la fois le plus agaçant, le plus délicieux et le plus… il était tout à la fois, il était fou ! »…
Homme à femmes reconnu, Neile le laisse faire mais lorsque ses liaisons apparaissent au grand jour, Neile le prend mal et leur mariage bat de l’aile, puis lorsque son épouse le trompe avec l’acteur Maximilien Shell, il ne le supporte pas et devient de plus en plus paranoïaque, finalement, après qu’il l’eut battue avec une rare violence, la coupe est pleine, Neile demandera le divorce en 1972.
« Ma vie avec Steve était un enfer« … dira-t-elle

La même année, il rencontrera sur le tournage de Guet-apens (The Getaway) Ali MacGraw, devenue célèbre par son rôle dans « Love Story », c’est le coup de foudre, il l’épousera en seconde noce.
Ce chef d’œuvre violent touchera à l’excellence dans chacun de ses plans, McQueen y étant fort et fragile…, le scénariste du film, Walter Hill, devenu spécialiste du genre, ne s’en est lui-même jamais remis :« Bon dieu, le voir tirer avec un fusil à pompe, ça donne des frissons »…
Des frissons et des frictions, il y en aura encore, sa paranoïa grandit de plus en plus et ses addictions prennent une grande place dans sa vie et malgré son désir d’arrêter, il continue, il ne cesse de cumuler les liaisons, les coups partaient souvent…
Ali MacGraw et Steve se séparent plusieurs fois…, dans une scène, Steve frappe vraiment l’actrice…, après cinq ans de mariage ils divorceront…
et Ali MacGraw dira elle aussi : « Ma vie avec Steve était un enfer ! »…

Steve n’eut pas seulement trois épouses, il eut aussi de nombreuses maîtresses, entre autre : Faye Dunaway, Sharone Tate, Ann Margret, Jaqueline Bisset, Mamie Van Doren, Barbara Minty et Natalie Wood…
Steve approchant de la cinquantaine…, a toujours les mains dans les moteurs, le cambouis, il participe à des centaines de courses et lors des tournages les femmes s’agglutinent autour de lui comme des essaims d’abeilles autour d’un pot de miel…
Après avoir découvert sa maladie, il dira d’une voix déchirante : « J’ai beaucoup changé, j’étais beaucoup plus macho, maintenant je suis fini, mon corps est cassé mais pas mon âme, pas mon cœur. J’en ai assez d’avoir mal, mais il y a quelque chose qui me fait tenir, je veux aller dans l’Idaho, tout emporter la-bas, mes vieux avions, mes voitures, ma femme, tous mes animaux, recommencer à vivre, voilà ce que j’aimerais et essayer de changer quelque chose dans la vie des gens avec ce que je sais, avec ce que j’ai appris de la vie… »

« Steve vivait dans un entrepôt, où il rangeait trois avions et 40 motos, il était comme un gamin dans un magasin de bonbons », explique sa troisième et dernière épouse qui avait épousé le héros de « Bullitt », dix mois avant sa mort…
Steve McQueen est mort de trop vivre…, il a quitté la scène à l’âge de cinquante ans, en 1980…, trop de cigarettes, trop de tout…, diagnostiqué avec du mésothéliome dans le sang, l’acteur a été exposé tout le long de sa vie à l’amiante, lorsqu’il travaillait sur les bateaux dans les Marines et lors des courses de voitures avec ses combinaisons sur la peau..

Presque tout au long de sa carrière, il exigera dans ses loges des dizaines de rasoirs électriques, des piles de T-shirts et de jeans et c’est dans la plus grande discrétion, qu’ il les expédiait aux « Boy’s Republic », la maison de correction où il fut pensionnaire…
Lunettes de soleil, scénarios annotés, voitures, motos, montres, affiches de cinéma avec autographes…
Trente quatre ans après, il fait encore la une des magazines, des sommes invraisemblables pour des objets personnels font encore les beaux jours de ses héritiers dans les ventes aux enchères…

Il a été bel et bien l’un des plus séduisant acteur des années 60′ et 70′, l’un des plus moderne aussi !
Avec son jeu introverti et son flegme, on pourrait croire que Steve McQueen était un anti-héros, mais le magnétisme et le sérieux sex-appeal qu’il dégageait à l »image sont toujours là pour nous détromper.
Reste à voir ou à revoir ses films…

Comme un manège de lune avec ses chevaux d’étoiles
Comme un anneau de Saturne un ballon de carnaval…
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d’un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon cœur…

C’est en 1971 que le projet qui tenait le plus à cœur à McQueen aboutit.
Le film sur les courses de voitures « Le Mans » est un projet des plus important pour Steve car il montre le domaine qu’il adore et, pour cela, il va tout mettre en œuvre pour que ce film soit une réussite.
Il veut que son film soit le plus réaliste possible.
Et pour se faire, il veut participer en personne à la course des 24 heures du Mans !
Il s’entraîne aux 12 heures de Seebring en 1970…, il finira second avec son coéquipier (Peter Revson), malgré un pied dans le plâtre causé quelques temps auparavant lors d’une course de moto.

Le Mans : La course, le film    ( Extrait )

Au Mans, il doit faire équipe avec Jackie Stewart…
Mais le refus des assurances de le voir participer en personne à la compétition va modifier le film dès sa conception.
McQueen est filmé sur la touche en tenue de coureur pour les plans de raccord.
Steve veut garder finalement le côté documentaire de la course, sans qu’il n’y ait de morts pour ne pas dramatiser artificiellement le sujet.
Mais CBS qui finance le film impose une histoire dramatique au projet.
Pour cela, CBS impose plusieurs scripts et les vues commencent alors sans aucun scénario et durent pendant 17 mois, sans résultats.
Les assurances, qui avaient réussi à bloquer la participation de Steve, ne peuvent empêcher les diverses locations de voitures, les services de coureurs professionnels et les mécaniciens…
Jamais sans ma montre…
Les nerfs du réalisateur, qui n’est autre que John Sturges, sont mis à bout et il finit par se retirer du projet.
Divers accidents mettent en péril la suite du tournage.
Le nouveau réalisateur Lee Katzin annonce qu’il ne gardera rien des métrages tournés par Sturges.
Il recommence tout et le résultat qui était prévisible arriva :
Tout ce qui concerne la course est une réussite, mais la partie sentimentale du reste du film est de trop.
Le film est, pour finir, mal perçu car il reste un film pour les spécialistes dans un style documentaire…

« La vie commence à plus de 200 à l’heure au Mans, au moment où vous vous balancez entre la vie et la mort…
 Je ne suis pas inconscient. Je n’ai aucune envie de me tuer, vous pouvez me croire. Je reconnais par contre que j’aime la peur pour pouvoir la combattre, la contrôler. Dans ce cas, la peur devient une sensation merveilleuse et ce qu’on ressent est aussi intense que lorsque l’on fait l’amour. Il n’existe rien de comparable. »…

Samedi 11 novembre 2006, à Los Angeles, eu lieu une vente aux enchères consacrée à des effets ayant appartenu à Steve McQueen.
Le montant total de la vente a rapporté 2,9 millions de dollars US.
Les objets les plus convoités ont été des voitures et des motos, que l’acteur américain affectionnait particulièrement.
Celles de Steve McQueen n’étaient pas à la portée de toutes les bourses…
Parmi les motos qui ont trouvé acquéreur, une Indian Sport Scout de 1934 a été adjugée 177.500 $ et une autre Indian, une Power Plus Daytona, 150.000 $.
La palme revient à une moto de marque Crocker, millésime 1937 : l’enchère est montée à 276.500 $ !
Un acheteur anonyme a même payé 70.000 $ pour une paire de lunettes de soleil que McQueen aurait porté lors de la première scène de « L’Affaire Thomas Crown ».

Il a été bel et bien l’un des plus séduisant acteur des années 60 et 70′, l’un des plus moderne aussi..
Avec son jeu introverti et son flegme à la Robert Mitchum, on pourrait croire que Steve McQueen était un anti-héros, mais le magnétisme et un sérieux sex-appeal qu’il dégage à l’image sont là pour nous détromper.

Ciao l’Artiste !

http://www.bonhams.com/cgi-bin/public.sh/pubweb/publicSite.r?sContinent=EUR&screen=catalogue&iSaleNo=14037#

1958 GMC Pickup Truck
Lot No: 178
Chassis no. 1018CS1318AThis GMC Pickup Truck is a 101-Series, half-ton model on the 114”-wheelbase chassis, fitted with the 336cu in (5,508cc) V8 engine. Wonderfully flamboyant, its over-the-top styling reflecting the passenger car trends of the period, the 101-8 offered the best power-to-weight ratio of the entire GMC range. No wonder it appealed to Steve McQueen!
Steve kept this truck as part of his private collection of ten cars garaged at The Beverley Wilshire hotel during the time that he lived there. Described by Barbara McQueen as ‘Steve’s Baby’, it was his favorite of the ten, benefiting from the ‘McQueen’ treatment under the hood and hotted-up to be a veritable ‘wolf in sheep’s clothing’. Steve regularly used this truck in and around Beverley Hills. It bears the registration number ‘3188’ – a reference to his identification number while a student at the Junior Boys Republic Reform School in Chino, California.
The importance of this connection cannot be over emphasized. The youthful Steve was a troublemaker, getting arrested twice for petty theft before his exasperated mother finally sent him to Boys Republic, an institution that emphasized hard work with the goal of restoring self respect to its young inmates. Steve readily acknowledged that his time at Boys Republic turned his life around, and throughout his career he regularly visited that institution, donating money and helping in countless other ways, including creating the Steve McQueen Scholarship fund for the Republic’s best student. Needless to say, Boys Republic was a beneficiary of his will, receiving $200,000. No doubt Steve chose his truck’s registration as a mark of gratitude to Boys Republic and a reminder that although he had risen to the very top, his life had once sunk perilously close to the bottom.
Without doubt this GMC Pickup was one of his most treasured vehicles.
Sold for $110,000 plus Premium and tax

1937 Crocker ‘Hemi-Head’ V-Twin Motorcycle
Lot No: 438
Engine no. 376119 A legend among American motorcycles, the Crocker has assumed almost mythic status since the last one left the Los Angeles factory sixty-five years ago. Only 60-or-so twin-cylinder Crocker street bikes were ever made, each one unique, and today these hand-built masterpieces are among the most collectible motorcycles of all time.
A successful enduro racer on Thor motorcycles, Albert G Crocker took over the Denver Indian agency in 1913. He moved on to manage the Indian branch office in Kansas City before finally settling in Los Angeles, California in 1928 as agent for the Springfield manufacturer. Al Crocker moved into motorcycle manufacture in stages, starting out in 1931 making speedway frames to accept the 45cu in (750cc) Indian Scout v-twin engine. An overhead-valve conversion kit for the 30.5cu in (500cc) Scout soon followed, but after more than a year of competition, during which the v-twin speedway racer achieved a measure of success, Crocker was forced to recognized that a single-cylinder engine made more sense for dirt use.
Introduced in November 1933, the speedway single was the first all-Crocker motorcycle. Bearing a passing resemblance to the British Rudge, the Crocker speedway motor proved itself superior to the Harley-Davidson CAC but was slightly down on power when compared to that offered by J A Prestwich, whose engines would dominate the sport for the next three decades. After 40-50 speedway Crockers had been built, the project was abandoned and Al Crocker moved onto fulfill another of his ambitions: the construction of a class-leading roadster.
In keeping with the mainstream American tradition, this new model had to be a v-twin, and Crocker’s effort – powered by a 45-degree unit displacing 61cu in (1,000cc) – was duly presented to the motorcycling public early in 1936. At the time of its introduction, the Crocker was the only American street twin with overhead valves, although unbeknown to Al Crocker the ohv Harley-Davidson ‘Knucklehead’ was only a few months from production.
The first five engines were built with exposed valves inclined at 90 degrees in a hemispherical combustion chamber – the classic ‘hemi’ design – before Crocker opted for the simpler arrangement of enclosed parallel valves for the remainder. Other advanced features of the Crocker included a cast-aluminum gas tank and constant-mesh transmission, although once again H-D was hot on Crocker’s heels with its own constant-mesh ’box. Faced with competition from Harley-Davidson’s newly introduced overhead-valve Knucklehead, Crocker responded with ever-larger engines. Crocker cylinders were thick enough to tolerate a considerable amount of over-boring, and the flexibility of small-scale, hand-built manufacture enabled Crocker to offer engines to customer specification in capacities up to (and sometimes beyond) 72cu in (1,180cc).
Unlike George Brough in England, who relied on proprietary components, albeit of the highest quality, to produce his Brough Superiors, Crocker built almost everything in house, including carburetors, with only items such as magnetos, spark plugs, wheel rims, tires and other accessories being bought in. But unlike George Brough, who had few serious rivals and whose exclusive products commanded a commensurately inflated price, Al Crocker was forced to compete with the much larger Harley-Davidson and Indian. The result was a crippling loss on every machine sold. Al Crocker’s last throw of the dice was the ‘Scootabout’, a stylish motor scooter, around 100-or-so of which were sold before Crocker finally pulled the plug on motorcycle production in 1941. The Crocker star might have burned but briefly, but during the late 1930s it was by far the brightest in the American motorcycling universe.
One of the rarest of all American motorcycles, the machine offered here is one of the five ‘hemi-head’ Crockers built at the very start of production in 1937, and is the only example known to exist in such exacting form. The machine was restored by Johnny Eagles and presented fresh at the Del Mar Concours approximately ten years ago where it won Class, Judges’ Choice and Best of Show awards.
Sold for $245,000 plus Premium and tax

c.1934 Indian Sport Scout
Lot No: 176
Engine no. 0279A smaller Indian v-twin model, the 37cu in (600cc) Scout, joined the existing 61cu in (1,000cc) Powerplus twin in 1920, soon gaining a deserved reputation for durability; so much so that ‘You can’t wear out an Indian Scout’ became its advertising slogan. Contributing to this longevity was the use of gears for the primary drive rather than the customary chain, and this unusual feature would endure until 1933. A 45 cu in (750cc) variant was first offered in 1927 and then in April 1928 the 101 Scout appeared featuring a revised 750cc ‘flat head’ engine in a new, longer-wheelbase frame. This sporting machine would prove an immense success for the Springfield firm, so much so that its replacement in 1931 by a heavier Chief-framed model was greeted with dismay. Introduced in 1934, the Sport Scout went some way towards retrieving the Scout’s reputation, featuring a lighter ‘keystone’ (open) frame and European-style girder forks. Lighter and faster than its immediate predecessor, the Sport Scout was just what enthusiasts and racers had been crying out for.
Indian was Steve McQueen’s most favored marque and, as a serious collector, he could not be without an example of one of Indian’s most successful models of the 1930s, the Sport Scout.
Restored for McQueen’s wife Barbara as a birthday present.
Sold for $155,000 plus Premium and tax