Tesla Motors propose une gamme de véhicules « tout électrique »…, mais son modèle phare actuel, le « Roadster »…, de même que son « Model-S », souffrent d’une sévère limitation d’usage qui détruit largement l’image et la valeur de ces véhicules : si les batteries sont totalement déchargées, leurs propriétaires sont laissés seuls, avec ce que Tesla décrit comme « une brique » : un véhicule complètement immobilisé, qui ne peut plus être démarré ou même poussé, que ce soit dans la rue ou dans un garage ! 
Le seul remède connu, pour chaque propriétaire, est de payer sans rechigner 40.000 dollars à Tesla, pour remplacer toutes les batteries.
Contrairement à pratiquement toutes les autres voitures modernes, ni la garantie « usine » de Tesla, ni les contrats d’assurances automobiles spécifiques à cette voiture, ne veulent fournir la moindre protection financière (et juridique) contre cette perte financière importante.

En dépit que ce scénario a déjà eu lieu à plusieurs reprises, Tesla a publiquement minimisé la gravité de ces faits et même entamé des procédures juridiques envers leurs clients mécontents et récalcitrants, afin de tuer dans l’oeuf toutes revendications et plaintes.
Voici comment ça se passe.
Pire, la firme Californienne Tesla a même tenté de museler la presse en faisant grand procès à l’équipe de Top Gears, pour que cela serve d’exemple pour tous ceux (et celles) qui oseraient critiquer quoique ce soit chez Tesla !
Nikolas Tesla doit se retourner dans sa tombe, d’autant plus que son nom (illustre) a été utilisé par des gens sans scrupules afin d’aider à promouvoir leur voiture, totalement pompée sur la Lotus…
Au premier regard, la ressemblance avec une Lotus Elise est frappante.
L’oeil non averti ne distingue pas l’une de l’autre… et il y a une bonne raison à cela : la Tesla Roadster est une Lotus Elise électrifiée.
Les modèles européens sont d’ailleurs intégralement assemblés par une équipe Tesla dans l’usine de la marque anglaise à Hethel dans le Norfolk, tandis que les modèles américains sont presque entièrement assemblés dans la même usine puis acheminés en Californie.
Étrange, car le regard affûté ne manquera pas de remarquer l’absence de levier de vitesses remplacé par des boutons de boite automatique, l’indicateur de consommation de Kilo Watts en lieu et place du compte-tours ou encore les phares à LED à l’arrière.

Ce Spyder taillé façon Lotus Elise qui nous vient d’Amérique constituait peut-être la réalisation la plus crédible de l’automobile sans pétrole, jusqu’au moment ou est sorti dans le public les graves problèmes liés aux batteries !
Près de 210 km/h, le 0 à 100 en 3,7s et un coût de 3,3€uros aux 100 km : telle est l’extraordinaire carte de visite de la Tesla 100% électrique.
Il faut débourser de 84.000 à 140.000€uros pour posséder cette barquette légère et silencieuse.
Mais Elon Musk, le fantasque milliardaire californien à l’origine de la marque, vient de mettre en fabrication une berline familiale « zéro émission » à 50.000€uros nommée « Model-S ».
Les temps de recharges des 450 kg de batteries Lithium-ion oscillant entre 3h30 et 14h étaient déjà un épineux problème…
Sachez-le, Nikolas Resla, ce génie de l’électricité en ses applications innovantes, n’a aucun rapport avec la société Tesla qui fabrique des automobiles électriques…
Tesla prétend avoir fait de grands efforts pour empêcher tout incident avec les batteries, qui, potentiellement, détruit l’image de la marque…, de même que l’image globale des voitures électriques !
Cela est toutefois de plus en plus fréquent, à tel point que Tesla, avec l’appui inconditionnel des services militaires américains, s’est engagé dans un repérage automatique par GPS de toutes les Tesla vendues (ou non)… et ce, à l’insu de leurs propriétaires.
Tout cela a été confirmé par un communiqué du service des relations-presse de Tesla avec l’énoncé suivant : « Toutes les voitures exigent un certain niveau de soins de leur propriétaire. Par exemple, les véhicules à combustion interne exigent des changements d’huile réguliers faute de quoi le moteur se détruit. Les véhicules électriques doivent donc être branché et chargés lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Toutes les batteries sont soumises à des dommages si la charge est maintenue à zéro pendant de longues périodes de temps. Toutefois, Tesla permet d’éviter ce problème dans pratiquement tous les cas avec de nombreuses contre-mesures. Les Batteries peuvent rester débranchées pendant des semaines (voire des mois), sans atteindre l’état de charge zéro. Les propriétaires de véhicules Tesla peuvent demander que leur véhicule alerte automatiquement Tesla si l’ordinateur de bord constate que les batteries tombent à un niveau faible. Tous les véhicules Tesla émettent divers avertissements visuels et sonores si la batterie tombe en dessous de 5% de charge. Tesla fournit également et régulièrement des recommandations d’entretiens étendues ».

La charge parasitaire de la voiture est toujours drainée sur les sous-systèmes en permanence… et si la charge des batteries n’est jamais vraiment totalement épuisée, les batteries sont essentiellement détruites.
Une Tesla Roadster qui est tout simplement garée sans être branchée à un système de recharge, finira donc par devenir « une brique ».
Une décharge complète peut se produire même lorsque la voiture est branchée en recharge, si elle ne reçoit pas suffisamment de courant électrique pour cette recharge, ce qui peut être causé par quelque chose d’aussi simple que d’utiliser une rallonge trop longue ! 
Et…, après la mort des batteries, la voiture est complètement inutilisable.
À tout le moins, dans le cas de la Tesla Roadster, il n’est même pas possible d’activer le mode de remorquage, ce qui signifie que les roues ne tournent plus et que le véhicule ne peut être ni poussé, ni transporté vers un centre de réparation par des moyens traditionnels !
C’est du au fait que le freinage est également électrique, par inversion du flux…, un module électronique de puissance (MÉP) en régit le couple, le freinage électrodynamique par récupération et le rechargement.
Sur un véhicule avec freinage classique, l’énergie cinétique est dissipée par l’intermédiaire des patins de frein lorsqu’elles sont appliquées au rotor. Ce transfert d’énergie entraîne une perte par friction et de chaleur. Tout en aidant à ralentir la voiture, le freinage par récupération renverse le courant d’énergie passant dans le moteur électrique, générant ainsi de l’électricité qui est recirculée dans le moteur
La quantité de temps qu’il faut pour atteindre cette mort électrique totale, varie…
Le manuel d’utilisation des propriétaires de Tesla Roadster, stipule que les batteries peuvent supporter environ 11 semaines d’inactivité avant d’être déchargées complètement [Page 5-2, Colonne 3 : PDF]. Cependant, ce n’est qu’à partir d’une charge complète à 100%.
Si la voiture a été d’abord conduite et est garée, par exemple dans le parking d’un aéroport pour un long voyage de son propriétaire, ce délai peut être considérablement réduit.
Si la voiture est conduite aux limites de son utilisation maximale, puis n’est pas rechargée immédiatement, elle devient « une brique » en une semaine environ !
De nombreux autres scénarios sont possibles :
Par exemple, les batteries de la voiture sont débranchées accidentellement, ou sont branchées à une rallonge qui est défectueuse ou trop longue…
Quand les batteries Tesla parviennent à une décharge totale, elles ne peuvent pas être récupérées et doivent être entièrement remplacées.
Contrairement à une batterie de voiture normale qui coûte moins de US$ 100, le coût de remplacement, dans le meilleur des cas des batteries Tesla est actuellement au moins de US $ 32.000, non compris le travail ad-hoc (plusieurs heures) et les taxes qui vont ajouter des milliers d’autres US$ au coût général, qui en arrive à dépasser les 40.000 dollars !!!!
Nul doute que tout cela est exagéré puisque d’autres constructeurs ont mis en production des voitures électriques complètes pour bien moins cher que le seul prix du remplacement des batteries Tesla sur leur Roadster !

Il m’a affirmé ne pas savoir s’il y avait d’autres cas dans d’autres régions ou pays.
Un gestionnaire d’une unité de services régional de Tesla aux USA (un autre mot est : concessionnaire), m’a déclaré que parmi les quelque 2.500 Roadsters vendus à ce jour dans le monde, il était personnellement au courant (c’est un double sens électrisant), d’au moins cinq cas de Roadsters Tesla étant « murés » en raison de la totale décharge des batteries. 
Je ne l’ai pas cru…
Le Roadster Tesla #340, s’en est allé à un client de Santa Barbara, en Californie.
En 2011, il a utilisé son Roadster, puis il l’a stationné dans un garage temporaire pendant que sa maison était en rénovation.
Six semaines plus tard les batteries de sa Tesla étaient mortes et elle était devenue « une brique » intransportable…
Il a fallu quatre hommes et deux heures, pour faire glisser le Roadster d’une tonne sur un camion plateau afin qu’il puisse être livré à un centre de service Tesla, dans la région de Los Angeles, le tout aux frais du propriétaire ! 
Le gestionnaire de services (de sévices ?), l’a informé que sa voiture était devenue « une brique » et que les nouvelles batteries à remplacer lui coûteraient environ 40.000 dollars.
Il lui a en outre été dit qu’il s’agissait d’un prix spécial pour les « amis et la famille »…, ce qui impliquait que Tesla facturait généralement beaucoup plus !
Un autre propriétaire a fait une découverte du même style : les batteries Tesla se déchargeaient complètement, même lorsque le véhicule était branché sur le chargeur (très coûteux) acheté en option (gag !) à l’usine !
Ce propriétaire y avait branché sa Tesla avec une rallonge de 25 mètres d’extension pendant une période prolongée.
La longueur de cette rallonge a, selon les ingénieurs de Tesla, réduit le courant électrique à un niveau insuffisant pour charger les batteries de la Tesla, ce qui a entraîné une panne générale, la Tesla devenant « une brique » quasiment intransportable (voir ci-avant les affres à subir en faisant venir un camion de dépannage).
Une troisième « brique » Tesla Roadster, se trouve quasi-définitivement dans le garage de son propriétaire à Newport Beach, en Californie.
Ce propriétaire a, tout comme les deux propriétaires ci-avant), eu un incident similaire avec sa Tesla, après avoir eu une panne similaire avec un véhicule BMW-électrique.
Mais BMW a remplacé le véhicule, tandis que Tesla s’est refusé à faire de même ! 
Le propriétaire ne voulant pas payer 40.000 dollars (et plus), la Tesla est définitivement immobilisée dans son garage en attente d’un jugement !
Un quatrième client vivant au Japon, a découvert que les tensions électriques des réseaux japonais étaient incompatibles avec le système Tesla ! 
Sa voiture, achetée à prix d’or, est devenue « une brique » (en or)… et a dû être réexpédiée aux États-Unis pour des réparations et adaptations, à ses frais !
Aucune garantie ne lui a été accordée [Page 3: PDF], le texte de garantie permettant à Tesla de tenir le propriétaire responsable de tout dommage…, car il est obligé de conserver les batteries à un niveau de charge approprié en tout temps ! 
Le sens d’accusation appropriée… ne semble pas être défini avec précision.
Toujours est-il que ce japonais bon teint (il est jaune) a calculé qu’avec cet incident, la voiture lui a coûté l’équivalent d’une Rolls Royce Phantom…
 
Le cinquième mâle heureux propriétaire, a lui-aussi vécu une aventure semblable, sa voiture est restée bloquée sur une autoroute traversant le désert de Mojave ou les stations d’essence sont rares, espacées de plus de 300kms et ne disposent pas de système de recharge pour Tesla Roadster…
Après de multiples palabres concernant le coût de remplacement des batteries sous prétexte qu’il n’était pas prévu dans le contrat que la voiture ait le droit de traverser le désert de Mojave…, le propriétaire a eu la chance de constater que sa Tesla avait brûlé pour une cause inconnue qu’aucun expert n’a pu découvrir !
L’assurance tout risque qui prévoyait le remboursement en cas d’incendie accidentel (fumer une cigarette en laissant malencontreusement échapper de ses mains un seau de 15 litres d’essence dans une voiture électrique dans une ruelle déserte), a remboursé ce qu’il avait payé la voiture quelques mois auparavant…
L’homme qui a préféré rester anonyme, m’a dit s’être reconverti de l’écologie en roulant en Hummer H1…

Malheureusement pour les propriétaires de Tesla actuelles et futures qui rencontrent ce problème, ils ne sont pas couverts par les politiques normales d’assurances-automobiles, ni par les clauses de garantie Tesla.
Le PDG de Tesla, Elon Musk (photo ci-dessus)…, le vice-président des ventes, George Blankenship… et le vice-président de Worldwide Service, J.Joost de Vries…, sont tous directement impliqués dans des procès pour des motifs similaires.
Cela rend la situation presque unique dans le monde…
Après tout, l’assurance automobile est conçue pour protéger les propriétaires et les conducteurs, même quand ils sont négligents ou fautifs.
Les clients concernés auraient probablement été dans une meilleure situation financière s’ils avaient accidentellement envoyé leurs Tesla se crasher du haut d’une falaise, car les assurances couvrent généralement une grande partie de ces accidents.
Ainsi que les incendies accidentels…
En raison de ces problèmes de batteries Tesla est maintenant en totale décomposition au fil du temps qui passe !
Mais, ne perdant pas le nord, les dirigeants de Tesla ont imaginé, pour leur Roadster, de proposer à leurs clients, une assurance interne de US$ 12,000, qualifiée de « programme de remplacement des batteries ».
Ce programme n’est pas destiné, comme les clients le croient (les naïfs) à payer moins cher (12.000 dollars au lieu de 40.000 dollars), le remplacement des batteries totalement déchargées…, mais est destiné à remplacer les batteries, sept ans après l’achat !
Pas mal ce gag !
Avouez que c’est osé et pervers ! 
Lorsque je lui ai dit que c’était une arnaque, le gestionnaire de sévices de chez Tesla à Los Angelès, m’a dit que même si les propriétaires ont bien payé à l’avance ces 12.000 dollars pour ce programme de batteries de remplacement, ils ne seraient pas autorisés à l’utiliser pour remplacer les batteries déchargées accidentellement… et qu’ils auraient à payer le plein montant de 40.000 dollars plus les coûts de montage et les taxes…
Astucieux mais foncièrement déguelasse et le mot est faible ! 

Il y a de quoi envoyer Tesla au diable et ne pas se laisser piéger en achetant un véhicule aussi fantasque et coûteux à l’achat et à l’usage !
Le propriétaire d’une Tesla Roadster de Santa Barbara a également été informé qu’aucun autre financement ou plan de paiement ne serait mis à sa disposition pour payer le remplacement des batteries… et qu’il devait soit payer en totalité… ou retirer son véhicule « mort » du centre de service Tesla dès que possible.
Avec une telle étiquette négative, il serait raisonnable de s’attendre à ce que Tesla fasse de grands efforts pour s’assurer que leurs clients soient pleinement conscients de la gravité de la décharge des batteries.
Au lieu de cela, Tesla, tout en travaillant à préciser que leurs véhicules doivent toujours être branchés (et pas dans le sens d’être à la mode)… ils s’évertuent à ne pas effrayer leurs clients actuels et futurs sur les ramifications potentiellement graves des décharges complètes des batteries.
Le manuel du propriétaire de la Tesla Roadster commence en effet par plusieurs notes importantes [Page 1-2: PDF], dont aucune ne fait la moindre mention de la décharge des batteries.
Dans le chapitre 5 du manuel, Tesla indique en effet que : « le véhicule est conçu pour être branché…, le niveau de charge qui permet de tomber à 0%, peut toutefois endommager définitivement la batterie » !  [Page 5-2: PDF]…
Il ne précise pas qu’une batterie complètement déchargée doit être remplacée… et cela entièrement à la charge du propriétaire, à un coût qui représente la moitié si pas plus de la valeur du véhicule.
Tesla n’a commencé la remise d’une carte de rappel de batteries, que quand un premier Roadster a été rapporté pour un entretien : « Rappelez-vous : un roadster connecté est un Roadster heureux ! »…, sans aucune mention des conséquences possibles d’une décharge complète.
Il n’y a pas d’avertissement de décharge des batteries concernant le port d’alimentation réel du véhicule lui-même, alors qu’une voiture normale contient souvent des avertissements au sujet des questions telles que l’utilisation de l’essence au plomb dans un véhicule sans plomb.
Il n’y a également pas d’avertissement sur l’alimentation avec l’utilisation de rallonges trop longues !

Avant d’avoir essayé la Tesla Roadster, on ne s’imagine pas que le moteur électrique triphasé de 185 kw (soit 248 chevaux) grimpant en prise directe à 14.000 tours va permettre les mêmes accélérations qu’’une Ferrari 599 GTB V12 de 620 chevaux !
Emettant un chuintement au démarrage puis celui d’une petite turbine, le propulseur catapulte l’engin, sans rupture. Les virages arrivent si vite qu’il faut composer avec l’absence de direction assistée et le volume inhabituel du frein moteur !
Le moteur électrique triphasé de 185 kw soit 248 chevaux animant la Tesla est une pure création maison.
Son rendement permet d’utiliser 92% de l’énergie contenue dans les batteries.
Léger (45 kilos) et très compact, ce moteur travaille avec une transmission à rapport unique fabriqué en collaboration avec Borg Warner.
Malheureusement aucun des 21 brevets développés au cours de la gestation de la voiture ne concerne cette boite que l’on retrouve depuis deux ans sur d’autres véhicules électriques.
Moteur et boite ne font qu’un lorsqu’il s’agit d’amener la Tesla Roadster à sa vitesse maximum.
Le grand drame concerne ses batteries fabriquées au Japon par Panasonic et Sanyo selon un cahier des charges bien précis.
Chacune des 6831 cellules est gérée par de l’informatique embarquée, afin d’en tirer la quintessence, mais aussi pour Tesla de permettre à ses techniciens de surveiller la voiture à distance.
Cette densité énergétique devait permettre de les refroidir pendant leur fonctionnement (et même pendant leur recharge) et d’amener leur durée de vie à au moins 7 années… et la réalité a été toute autre comme vous le lirez plus loin !
La marque bute en effet sur la conservation de la charge et sur la recharge des batteries.
La voiture est livrée avec un simple cordon reliant à une prise de 220 volts (il faut alors patienter 14 heures avant de repartir avec le plein!).
En option à 2.000 dollars est proposé un connecteur portatif universel de 32 Ampères (7 heures) ou mieux pour 3.000 dollars, un Home connecteur de 70 ampères ramenant théoriquement la recharge à 3h30.

Le gestionnaire de services (sévices) de Tesla a déclaré que le prochain « Model-S » partageait le même problème de décharge que le « Roadster« , le décrivant comme inhérent à la technologie actuelle des batteries.
Qu’en est-il du « Model-S » ?
Un autre employé de Tesla a souscrit à ses dires, en précisant que ce serait une grave négligence de ne pas faire attention à la charge.
Cela concorde avec les déclarations de Kurt Kelty, directeur de Tesla. 
Le manuel du propriétaire du Roadster [Page 5-2, Colonne 3 : PDF] stipule qu’une voiture complètement chargée peut s’attendre à perdre 50% de sa charge en seulement 7 jours, et ce sans utilisation.
En ce qui concerne des « vacances prolongées », le manuel [Page 5-3, colonne 1: PDF] indique que les véhicules laissés en parking pendant plus de deux semaines, ne doivent pas seulement être branchés, mais branchés sur une borne spéciale en option, d’un coût de 1.950 dollars (plus l’installation)… et ce pour un connecteur qui n’est pas disponible dans les aéroports ou ailleurs à l’heure actuelle !
En outre, laisser une Tesla Roadster à l’aéroport pour des vacances prolongées serait apparemment une cause d’invalidation de la garantie qui dit : « les batteries ne devraient jamais rester en permanence débranchées pendant une longue période de temps, quel que soit l’état de charge »  [page5, colonne 2: PDF ]…, ce qui est pratiquement l’exact opposé des affirmations du boss de Tesla.

Tant qu’a être électrisé par ces décharges négatives qui prennent les martyrs de la voiture électrique à l’endoit ou ça fait le plus mâle : les couilles le portefeuille, Tesla a ajouté un système de télésurveillance pour les véhicules qu’il construit, une connexion par le biais d’AT&T de type GSM, basée sur les réseaux cellulaires.
Entrons maintenant dans la dictatucratie automobile, la voiture électrique selon Georges Orwell…, la Tesla qui vous suit à la trace dans tous vos déplacements…, qui pense pour vous… et est capable de vous dénoncer pour quoi que ce soit qui apparaitrait comme « politiquement incorrect » !
Tesla utilise ce système pour surveiller les indicateurs des véhicules, y compris les niveaux de charge des batteries, aussi longtemps que le véhicule bénéficie d’une connexion GSM activée et se trouve à portée du réseau d’AT&T.
Selon le directeur de Tesla service, Tesla a utilisé des informations à plusieurs reprises de façon proactive, téléphonant aux clients pour les avertir que la charge des batteries de leur Roadster était dangereusement basse.

Il n’est pas clairement défini que Tesla avait obtenu le consentement du propriétaire afin de permettre ce suivi, ou même si le propriétaire était informé que son véhicule avait été traçé par satellite.
Dans un cas, au moins, Tesla est allé encore plus loin : le gestionnaire de services (sévices) de Tesla a admis, qu’étant incapable de contacter un propriétaire par téléphone, Tesla a activé à distance le GPS du véhicule en train de mourir, pour déterminer sa localisation, puis a envoyé du personnel de Tesla pour recharger et réparer !
En outre, le gestionnaire de services a reconnu que cette utilisation de traçage par GSM et GPS n’était pas quelque chose de très légal.
Tesla le considère comme un service à sa clientèle, qui permet d’éviter la décharge totale et donc la mort des batteries…, mais c’est avant-tout pour s’adapter à une prise de conscience interne à Tesla, concernant la gravité de la décharge totale et des coûts qui vont s’ensuivre…, les relations publiques de Tesla ayant analysé les désastreuses retombées négatives sur les ventes qui pourraient résulter de plus en plus largement…, au fur et à mesure que ce problème dé décharge est connu…, surtout compte-tenu du coût faramineux des nouvelles batteries (US$ 40.000).
Tesla a déjà produit 2.500 Roadster, mais envisage de vendre 25.000 exemplaires du « Model-S ».
Cela va augmenter considérablement le nombre possible de « briquages » accidentels.
Dans le même temps, les prix du « Model-S » commençant à 49.900 dollars (après les incitations fiscales aux États-Unis), l’élargissement du marché vers les ménages de moyens financiers beaucoup plus modestes que les propriétaires du Roadster affiché à 109.000 dollars, va rendre encore moins probable que les acheteurs disposeront d’une réserve nécessaire en dizaines de milliers de dollars, pour épargner si jamais leurs batteries se déchargent complètement !
C’est pas loin de l’affaire des subprimes…
Proposer des voitures à des gens modestes (ayant malgré-tout la capacité de dépenser 50.000 dollars là ou ils peuvent avoir bien mieux et plus fiable pour 10.000 dollars, sans AUCUN risque de devoir payer l’équivalent du prix neuf de la Tesla), sachant qu’inévitablement un gag arrivera à leurs batteries est immonde…

Bon…, ok !
C’est gag en double sens…, une Tesla électrique à plus de 100.000 dollars c’est déjà disjoncté et en sur-voltage, ce Roadster pompé sur la Lotus c’est exagéré avec en sus les batteries à 40.000 dollars…, mais qu’écrire concernant une assez laide 4 portes « popu » à 50.000 dollars avec le set de batteries au même coût…, c’est du délire !
Tesla a officiellement déclaré qu’il leur était impossible de prévoir avec précision le coût de remplacement des batteries à l’avenir…, mais le gestionnaire de services Tesla a dit s’attendre à ce que les batteries du « Model-S » coûtent encore plus que celles du Roadster ! 
Cela voudrait dire qu’un problème avec les batteries d’une Tesla « Model-S » rendrait la voiture sans aucune valeur.
On ne peut admettre cela, alors que nous toutes et tous attendions tant et tant de la voiture électrique !
Tesla, en ciblant activement un marché de masse, crée une « killer » pour les familles qui ne parviendraient pas à garder leur voiture chargée…, une fin inattendue, ces gens contraints de continuer à effectuer les paiements de l’emprunt signé, destiné à financer leur voiture d’avenir, devenue inutilisable et sans valeur.
The Bottom LineTesla Motors est une entreprise publique qui est évaluée à plus de US$ 3,5 milliards et a reçu 465 millions de dollars en prêts à taux zéro du gouvernement des États-Unis, le tout sur le dos du public à qui on promet que les gens peuvent s’offrir un monde réellement écologique grâce aux voitures électriques.
Pourtant, aujourd’hui, Tesla a sciemment vendu des voitures qui peuvent se transformer en « briques » sans aucune protection financière.
La seule autre option pour Tesla serait dès-lors d’aider ses clients à se prémunir contre ce problème !
Que nenni, l’affaire est tellement rentable que les propriétaires-actionnaires ne vont pas se priver de leurs plantureux profits. 
Comme les consommateurs deviennent conscients que Tesla est peut-être une utopie… et cet article aidera ceux qui n’en avaient pas encore conscience…, parce qu’une rallonge trop longue, ou un débranchement accidentel mênent à la catastrophe…, combien choisiront de jouer sur les 40.000 dollars de coûts en épée de Damoclès, quand cela arrivera… pour que cela n’arrive pas ?
En serez-vous ?

La Nissan Leaf est actuellement la seule voiture électrique largement disponible aux États-Unis.
Bien que les questions de décharge soient inhérentes à la technologie des batteries lithium-ion, elles s’avèrent utiles, au-delà du champ d’application de cet article, pour répondre de manière générale aux problèmes d’usage de tous les véhicules électriques.
Un spécialiste de vente Nissan Leaf a été catégorique, affirmant que leur véhicule n’a pas eu de problème de décharge.
Le document de garantie [PDF complet : Page 9] contient toutefois une clause obligeant le propriétaire à brancher son véhicule avant les 14 jours suivant une recharge complète…, ce qui ne semble pas différer du Manuel de la Tesla Roadster qui dit que le propriétaire doit le faire immédiatement [Page 5-2, colonne 1: PDF] !
Remarque personnelle : Suite à tout ce que vous avez lu, je ne vais pas payer les 5.000 $ d’accompte pour la commande d’une Tesla !
Je n’ai en effet absolument pas et même plus l’envie, ni l’intention, d’acquérir une Tesla Roadster pour remplacer ma Smart Roadster…, même si on m’affirme que les problèmes de batteries des Tesla, seront résolus avec le temps !
Tesla aura disparu d’ici à ce que je change d’avis !
Au milieu de ces problèmes de batteries, Tesla à reçu le jugement rendu par un tribunal du Royaume-Uni, réaffirmant que l’émission TV Top-Gear n’avait rien fait de diffamatoire ou malicieusement faux…, en souligant les problèmes de charge des batteries de la Tesla Roadster.
Parfois, la vie est une question de timing !
Toute cette affaire de justice remonte à un essai de décembre 2008 sur la BBC ou Top Gear a donné un avis mitigé concernant la Tesla Roadster, la louant pour son avancement technologique et sa vitesse…, mais la critiquant pour la faible autonomie de ses batteries… et ses freins déficients.
Plus précisément, il y avait une séquence de l’émission, montrant l’équipe de Top Gears poussant l’un des Roadsters Tesla, en panne de batteries, alors que Jeremy Clarkson disait ceci : « Cette voiture, vraiment, annonce quelque chose de merveilleux, mais alors… (bruit de moteur et de musique qui meurent, avec un ralentissement et l’arrêt complet)... alors que Tesla affirme une autonomie de 200 miles, nous avons réalisé divers essais sur notre circuit… et les batteries étaient épuisées après seulement 55 miles ! Et ce n’est pas un travail rapide que de les charger à nouveau »…


Ces mots… et d’autres indiquant que les freins électriques avaient lâché parce que les batteries étaient trop faibles…, ont incité Tesla à courir vers les tribunaux.
Comme indiqué plus avant dans le cours du texte, les moteurs électriques sont positionnés dans les roues et en inversant la polarité, plutôt que d’accélérer…, ça freine !
Mais s’il n’y a plus d’énergie, non seulement la Tesla ne va pas bien loin, mais elle ne freine plus !
Bien sûr, les gens de Top Gears ont admis qu’ils ont poussé la Tesla dans ses limites jusqu’au moment ou les batteries étaient plates, mais que cela a été fait à titre d’essai et qu’il était tout à fait vrai que la voiture avait épuisé la charge totale de ses batteries après seulement 55 miles de temps de piste, soit environ 80 kilomètres…
Que pouvez-vous faire avec un Roadster sportif qui ne peut faire que 80 kilomètres d’autonomie… et qui, parce que ses batteries sont plates, devient une « brique » d’une tonne impossible à bouger, ne fut-ce que pour aller recharger ses batteries…, parce que celles-ci étant descendues sous les 5% de charge, sont inutilisables…, mortes définitivement…, obligeant à un changement total d’un coût excédant les 40.000 dollars ?
Le producteur de Top Gears, Andy Wilman,  a défendu l’émission en disant essentiellement : « Duuuuuh, c’est une émission de télévision »… et accusant Tesla d’essayer de les utiliser pour noyauter la presse écrite, dans le sens de leur faire peur à ne pas oser critiquer la Tesla, faute de recevoir une citation pour un nouveau procès…
Elon Musk, a répondu en appelant les essais de l’émission Top Gears d’un « Fucked up » !
Ca vous donne une idée du niveau intellectuel des gens de Tesla…
En Octobre 2011, près de deux ans après le triste spectacle d’une Tesla agonisante après avoir roulé environ 80 kilomètres sur le circuit de Top Gears, la justice britannique, par le biais du Juge Tugendhat à jugé la demande de Tesla : « Il n’y a aucun motif raisonnable de soupçonner que chacun des requérants de Top Gears ont intentionnellement et de manière significative dénaturé l’image de la Tesla Roadster en prétendant qu’elle n’avait pas une autonomie d’environ 200 miles (environ 240 kilomètres) mais de seulement 55 miles (environ 80 kilomètres) sur le circuit privé de Top Gears. L’équipe de Top Gears n’a pas délibérément affirmé quelque chose de faux, pour déformer intentionnellement des faits réels »…
De quoi, rendre confiance à toute la presse…
Quoique, mis à part Top Gears en TV et GatsbyOnline.com sur le web, il n’y a pas grand monde pour oser dire et écrire les réalités et les ressentis automobiles…
Le juge Tugendhat a donc rejeté la demande de Tesla, la jugeant déraisonnable parce que les automobilistes sont conscients que les voitures se conduisent dans des conditions différentes que les tests officiels d’usine !
Il a également fait mention que Tesla semblait vouloir obtenir une décision de justice disant que Top Gears diffusait un tas de mensonges, menteurs, qui mentent (gag !)…, mais que la rectification d’inexactitudes éventuelles mais non avérées en ce cas, n’était pas la fonction des tribunaux, à moins que ce ne soit réalisé dans le cadre d’une procédure correctement intentée pour faire respecter un volet reconnu de l’action juridique !

La BBC a sauté sur cette décision judiciaire comme un renard sur une poule…et a publié cette déclaration : « Nous sommes heureux que M. le juge Tugendhat a statué en faveur de la BBC, d’abord dans la suppression de la revendication de diffamation de Tesla contre la BBC… et d’autre part dans la description de la revendication de Tesla, la jugeant calomnieuse et gravement déficiente, ne pouvant dès-lors pas être autorisé à poursuivre cette plainte non justifiée »…
Nous avons contacté Tesla Motors pour une déclaration sur tout cela, mais la direction de Tesla n’a pas réagit à nos appels téléphoniques et courriels.
En conséquence, j’ai décidé de ne pas acquérir de Tesla Roadster qui, il faut l’écrire, coûte 15 fois plus que ma Smart Roadster, pour un usage plus restreint, plus complexe et infiniment plus coûteux…
Je vous assure, j’avais un projet électrique !!!
Pourtant, alors que les grands constructeurs de la planète planchent à grand peine sur la voiture électrique de demain, Tesla, dont l’aventure industrielle a pris naissance en mars 2008 du côté de San Francisco a réussi à franchir toutes les étapes pour proposer un puissant roadster à pollution zéro de plus de 100.000 dollars.
Les esprits chagrins diront qu’à ce prix élitiste, ce projet avait toutes les chances d’aboutir, d’autant que Tesla a touché 465 millions de dollars du gouvernement américain au titre de la création d’entreprise visant à la protection de l’environnement.

Une reconnaissance pour son PDG Elon Musk à qui le spécialiste allemand a demandé de motoriser la Smart Fortwo Electric Drive de deuxième génération.
Mais qui peut le plus peut le moins et ce n’est pas un hasard si Mercedes est entré à hauteur de 10% dans le capital de Tesla Motor Inc.
Depuis 2008 et les 100 premières Smart prototypes électriques confiées à des londoniens pour des tests « longue durée », la technologie a évolué grâce à Tesla aux Etats-Unis.
Moteurs électriques de 30 kw et batteries lithium-ion adaptées se marient et fonctionnent selon la même procédure de pointe que dans la Tesla Roadster.
Ce parallèle pour indiquer que si la firme américaine a abordé la voiture électrique par le sommet, elle travaille aussi à la mobilité urbaine et décline peu à peu une gamme complète de véhicules propres.
Quant aux liens unissant Daimler et Tesla, ils semblent se pérenniser puisque Mercedes vient de demander à Tesla Motors de produire 500 Classe A prototypes.
Un volume qui vraisemblablement annonce une production en série.
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