Tramontana… Attention, espèce en voie d’extinction ! 

Je lui ai dit que le secret de la mort d’Edouard Stern se trouvait à Czhürziak (Bosnie-Herzégovine)… et qu’il était indispensable qu’il y vienne pour obtenir les aveux de la cousine de Cécile Brossard qui y habitait ! 
Je lui ai offert l’apéro (Mojito), et lui ai expliqué pourquoi j’avais besoin de son aide, à lui.
En vérité, je l’avais appelé pour me tenir compagnie durant les longues heures du trajet Bénidorm (Espagne) jusqu’à Czhürziak (Bosnie-Herzégovine) puis retour/extension vers Bruxelles (Belgique)… afin d’essayer la Tramontana « R« … 
Cela sembla lui convenir et Patrick (c’est bien de Patrick Henderickx dont il s’agit, le célèbre écrivain qui a composé, comme un chef d’orchestre : « Les trois marches« , « Parole donnée« , « Les Protocoles de Sion » et quantités d’autres écrits)…, est donc venu avec moi en Espagne (Bénidorm) chercher cet engin apocalyptique pour un essai « vérité« …
Après plusieurs heures de voyage, nous étions à l’aéroport ou nous attendait la Tramontana « R« …

Ensuite, nous nous sommes rendus dans un supermarché local et voisin pour effectuer quelques achats de première nécessité…
Un espagnol que nous ne connaissions absolument pas et que n’aurions jamais voulu connaître en quelque autre circonstance que ce soit, nous a expliqué, en Espagnol, comment fonctionnait cet engin…, ce à quoi nous n’avons strictement rien compris…, ce qui ne nous a pas empéchés d’acquiéscer à tout ce qu’il disait…
Patrick m’y a aidé à remplir la soute de la Tramontana « R » et à y entasser les 10 litres/bouteilles de Mojito qui serviraient de liquide de refroidissement pour le conducteur ( moi, en personne)… et accessoirement pour lui (Patrick).
On y mit aussi un bidon de sédatif, au cas ou… nous rencontrerions quelques auto-stoppeuses… 
J’ai aussi pris avec moi mon atlas routier universel, plusieurs kilogrammes de barres de céréales survitaminées, ma hache à incendie favorite… et un sac de devises étrangères.
Le but était de tester la Tramontana « R » jusqu’à la mort s’il le fallait absolument, mais au moins via un pays qui me semblait le plus adapté au monde pour acceuillir l’automobile la plus évocatrice de conflits militaro-industriello-terroristes imaginable…
Ce n’est, en effet pas, parce qu’il y a une crise économique en ce moment, que les riches de la planète vont arrêter de se procurer des jouets pour leurs récréations.
Et ce n’est pas le choix qui manque dans ce catalogue ultra exclusif.
Si une Ferraillerie ou une Porscherie semblent trop communes, il existe une alternative plutôt originale provenant d’Espagne…

La beauté de la chose, c’est que cette voiture qui a plus de points communs avec une F1 que n’importe quelle voiture conventionnelle, est tout à fait légale en Europe.
La petite firme Tramontana avait déjà présenté de quoi elle était capable il y a deux ans au Salon de Genève avec sa voiture de type Formule1 à deux places placées de manière longitudinale au lieu de la traditionnelle disposition latérale.
Cette disposition 1+1 est probablement ce qui se rapproche le plus d’un avion à réaction, les ailes en moins.
Déjà, la Tramontana était rafraîchissante pour l’industrie automobile, mais voilà que les ingénieurs de la compagnie viennent de lancer l’Édition « R« , essentiellement une version « diète » du modèle de base.
Des chiffres à faire frémir !
Logé en position centrale, le V12 biturbo de 5,5-litres provenant de chez Mercedes-Benz développe 720 chevaux.

Direction l’Allemagne, parce que, comme décidé la veille au soir, les Alpes sont vraiment des putes… et je ne voyais plus très bien le rapport…, mais ça me convenait quand même.
Nous avons passé une bonne nuit de repos, chastement serrés l’un contre l’autre comme il arrive lorsqu’on prend l’apéritif un peu trop longtemps… et, au petit matin, nous petit-déjeunâmes de biscottes et de dolipranes, fin prêts pour le grand départ.
Le voyage fut long et monotone malgré que la Tramontana « R » devait être tout le contraire…
J’ai de suite trouvé que la cavalerie mécanique était trop agressive pour la route, j’ai donc appuyé sur le bouton adéquat et le nombre de chevaux-vapeur est descendu à 550, éliminant, du même coup, le travail des turbocompresseurs.
L’engin étant couplé à une transmission séquentielle à six rapports, je vous avoue avoir été souvent dépité de devoir perdre mon temps à manoeuvrer le levier de commande.
Pour ajouter à l’insulte, le poids de la Tramontana de base n’est que de 1362 kg, celui de l’Édition-R est 92 kg plus léger, soit 1268 kg…, comme rapport poids/puissance, très peu de voitures sur la planète peuvent se vanter d’avoir seulement 1,8 kg par cheval-vapeur à traîner.
A chaque démarrage, le 0-100 km/h était atteint en 3,6 secondes et le 0-200 km/h en seulement 10,15 secondes.
Comparé au modèle « ordinaire« , la « R » a été raccourcie de 50 mm pour : « améliorer la tenue de route et l’aérodynamisme« , c’est du moins ce que m’a certifié sans rire le constructeur du bestiau, la main sur le coeur et la bouche en cul-de-poule comme pour me faire une fellation commerciale… et ces 50mmm, c’est vraiment n’importe quoi sauf sérieux !
De gauche à droite, pourtant, la distribution du poids s’avérait parfaite à 50:50 et de l’avant à l’arrière, il était plutôt question d’un rapport 42:58 selon mes estimations « de tête« … 

Après d’interminables heures, nous sommes arrivés sur le parking d’un supermarché de Hurrdurf (Tyrol autrichien), où nous avons fait de menues emplettes (des shorts locaux en cuir avec des bretelles).
Nous  fonçions gaiement vers l’inconnu, libres comme le sont certains lézards dans le désert.
Par miracle, l’engin fonctionnait toujours… et nous avons repris notre chemin, priant longuement le dieu des alcooliques et faisant moultes libations en son honneur.
Nous avons passé la douane avec la Croatie en hurlant « On n’est pas fatigué, on n’est pas fatigué« .
Les douaniers, sans doutes terrifiés par l’odeur émanant du véhicule, n’ont pas fait mine de nous arrêter. C’est dans ce pays que je me suis reposé pour la première fois depuis notre départ, cela grâce à une technique bien rôdée, qui peut être décomposée comme suit :
1 – On arrive sur une ligne droite…
2 – Je m’endors…
3 – On arrive au bout de la ligne droite…
4 – Mon ami hurle, me secoue désespérément, fait preuve d’imagination et d’un vocabulaire fleuri…
5 – Je finis finalement par me réveiller…
Ce petit jeu m’a permis certes de regagner un peu de sommeil, mais aussi de nous détendre, car les petites routes de montagnes Croates ont été l’occasion de nombreux fou-rires, principalement autour de la blague de : « Putain-j’ai-encore-planté-la-caisse-heureusement-que-cette-rambarde-était-là-n’est-ce-pas-hahaha« …
C’est donc en pleine forme que nous avons traversé la frontière Bosniaque, en hurlant comme des demeurés une vieille chanson à boire dont aucun de nous deux ne connaissait les paroles.
Pour la petite histoire, il semblerait que les douaniers ont tenté de nous arrêter, puisque juste après notre passage ils ont ouvert le feu…, heureusement sans grande conséquence puisqu’ils ne parvinrent qu’à briser un rétroviseur, que de toute façon je n’utilisais pas !

Nous roulions tranquillement sur les routes de campagnes, entendant au loin les pittoresques sons de jeunes et vigoureux paysans épurant ethniquement à la kalachnikov quelques villages Serbes voisin.
Nous avons continué notre périple parmi les magnifiques forêts de sapins Bosniaques, croisant régulièrement de folkloriques paysans tirant des charrettes sur le bas-côté, des chars à boeufs… et des blindés de la KFOR.
A ce propos, nous avons croisé un membre de cette sympathique jeunesse, un soir, puisque seul au milieu de la voie, il faisait de son fusil le geste internationalement compris comme : « Arrêtez-vous ou j’ouvre le feu« …
Sans doute était-ce à cause de l’obscurité naissante, j’ai mis du temps à le voir… et lui suis rentré copieusement dedans, après néanmoins qu’il ait eu le temps de mettre sa menace à exécution.
Nous sommes descendus ausculter le défunt, que nous fûmes obligés d’accompagner dans ses derniers instants de vigoureux : « Connard« …, assortis de coups de pied dans la gueule.
Il avait en effet abîmé la Tramontana « R« , puisque plusieurs balles avaient traversé le capot et étaient entrées se ficher dans ce fouillis de tubes et de machins en métal protégeant ce qui était sensé faire avancer le bouzin, mais on s’en foutait au fond, puisque nous avancions avec la grâce divine… et à cause d’un autre truc, genre « le pouvoir de l’amitié« …, je ne sais plus trop, mais sur le coup ça m’a paru très profond et très juste.
Et puis on a ramassé le fusil du type, on a essayé de lui faire les poches, mais comme on était trop bourrés pour ça on a finalement décidé de reprendre la route.
Ca a redémarré, comme quoi la vie c’est formidable… et on est reparti à 120 sur les chemins de campagne.

La suspension sur mesure de type course provient de Öhlins et celle-ci est ajustable en hauteur.
Pour en revenir sur les causes de cet accident…, les ingénieurs de la Tramontana n’ont pas lésiné sur l’attirail en installant des disques Brembo de 380 mm, ces derniers étant mordus par des étriers à six pistons aux quatre coins.
Finalement, la voiture roule sur des jantes de 20 pouces en magnésium et fibre de carbone, enveloppées par des pneus haute performance. 
Avec tout le carbone, les ailerons arrière et avant et cette configuration de type Formule1, n’importe qui peut comprendre que cette voiture avait tout ce qu’il fallait pour affronter les routes Bosniaques… et le loustic écrasé devait le savoir… 
Un peu avant d’arriver à notre objectif, on a recroisé des blindés des Casques Bleus.
Comme nous étions assez content, nous les avons salués de quelques tirs en l’air, en leur balançant quelques bouteilles pour qu’ils fassent la fête avec nous.
Les bruits sourds qui suivirent nous indiquèrent qu’au moins une dizaine de soldats avaient ouvert le feu !
Le choc qui s’ensuivit menaça de renverser notre fragile esquif, probablement un blindé léger.
Nous fuîmes bien sûr ces malappris, bien triste d’avoir ainsi gaspillé nos munitions.
Plus loin, nous avons fait une ultime halte au gai village de Bashrc, où nous avons constaté quelques impacts dans le coffre.
Ils n’allaient pas être très content chez Tramontana.

Nous sommes sortis du coma une quinzaine d’heures plus tard, avons remercié vigoureusement la famille au nom si typique de Lesshst (Nous avons vite découvert que les noms Bosniaques typiques sont ceux qui sont prononçables uniquement en gardant la bouche fermée)… et nous sommes repartis vers notre ultime destination : le parc naturel international de Czhürziak, ultime refuge de nombreuses espèces en-voie-de-disparition en cause de la folie humaine.
Nous avons passé la nuit au village, goûtant avec plaisir à l’hospitalité des habitantes et aux surprenantes eaux-de-vie locales.
C’était une immense forêt, s’étendant parmi les collines, aux arbres millénaires imposant le respect.
Afin de pouvoir réaliser l’invocation secrète de Bolzano-Weierstrass-Czhürziak aux dix milles chevaux (invocation découverte par hasard un jour où je m’étais gouré de rayonnage à la bibliothèque municipale), j’ai récité de mémoire le mot de commande dans un supermarché local… et dans une tempête de postillons, j’ai passé avec la vendeuse, le genre de marché que les gens du commun préfèrent ignorer, échangeant une nuit de ma vie et plusieurs baisers contre un nounours en peluche fraîchement arraché à son environnement du rayon jouet. 
Elle accepta… mais, par pudeur, censure et nécessité pratique, je tairai ici volontairement les péripéties de la nuit dont question…, qui fut bonne, merci !

En passant à leur hauteur, histoire de rire aux éclats, j’ai crié aux militaires déprimés : « Ne vous en faites pas, on est de l’UNESCO« , avant de repartir gaiement en accélérant vers le pays des rires et des chants.
Nous ne reprîmes pas la même route qu’à l’aller, préférant éviter de recroiser ces soldats un peu soupe au lait… et nous avons donc découvert un peu plus des merveilles de la Bosnie, passant quelques barrages routiers où les soldats, voyant venir un engin diabolique ressemblant à un hélicoptère Apache sur roues, couvert de divers impacts de balles ainsi que du sang (séché) d’un civil innocent (ils le sont tous jusqu’à ce qu’ils ouvrent le feu)… et sentant un mélange d’alcool et d’huile, n’osèrent pas appeler leurs supérieurs pour savoir que faire.
Par malheur, nous fûmes arrêtés à la douane Croate, mais le douanier, sombra dans une mélancolie dépressive à la vue du nounours en peluche et ouvrit la barrière !
La Croatie n’étant pas un pays très large… et comme nous avions décidé que la Slovénie ne méritait pas d’exister, nous sommes arrivés après seulement quelques heures de route directement en Autriche.
Le trajet fut assez monotone, puisque nous avons dormi la plupart du temps.
Pourtant, les ingénieurs m’avaient affirmé que leur bijou pouvait aussi s’avérer confortable pour la route.
Le volant coupé dans la partie supérieure et l’intérieur minimaliste confirmaient quand même que cette bête n’avait rien de pratique pour la vie de tous les jours.

Y a-t-il des intéressés ?
Avec son cockpit à la manière des avions de chasse, chaque sortie de l’habitacle avait été jusqu’ici un spectacle grotesque, une sorte de ras-le-bol pointait peu à peu au fond de mon cerveau…, j’étais sur le point d’exploser et de dire et écrire tout ce que je pensais réellement de cet engin… dont le constructeur prévoit de n’en construire seulement qu’une douzaine par année pour un prix de 385.000€ plus taxes et tracas administratifs divers…, ce qui devrait en décourager plus d’un.
Josep Rubau et Pere Giro, sont les propriétaires de la marque Tramontana.
Ce missile sol-sol s’inspire du design des F1.
Les roues sont à l’extérieur de la carrosserie et le conducteur prend place au milieu de la voiture.
Comme dans un avion de chasse, une verrière protège le pilote, c’est bien de pilotage qu’il est question ! Aidée par 250 kg d’appuis aérodynamique, l’accélération latérale peut atteindre 1,22g avec des pneus de série.
Côté moteur, on retrouve un V12 5.5 litres bi-turbo emprunté à la Classe S de Mercedes.
Avec 1268 kg sur la balance, la Tramontana n’a besoin que de 3,6 secondes pour atteindre 100 km/h.
Pour comparaison, une Renault Clio dci 105 met 11,1 secondes sur le même exercice, soit plus de temps que la Tramontana pour gagner 200 km/h (10,5 s).
En raison d’une instabilité aérodynamique à haute vitesse, la Tramontana R est limitée électroniquement à 325 km/h.
L’extravagance du design se paye sur la vitesse de pointe !
A bord, le conducteur fait face à un véritable cockpit : un écran LCD affiche les informations et le levier de vitesses ressemble à un joystick.
Le volant est à mi-chemin entre un manche d’un 747 et un volant de F1.
Limitée à seulement 12 exemplaires par an, la Tramontana R s’adresse à un public averti pour qui l’exclusivité n’a pas de prix.
Vous avez dit déraisonnable ?
Le politiquement correct, connaît pas !
La Tramontana « R » se soucie comme de son premier cylindre du bonus écologique…, pas plus de la crise.

Nous n’avons pas compris par la suite où notre nouvelle amie souhaitait aller, mais comme elle était désormais aussi déchirée que nous (mais en double sens), ça ne semblait plus avoir d’importance.
C’est dans la banlieue de Salzbourg que nous avons pris analement une auto-stoppeuse, Natalia, échouée sur le bord de la route en provenance directe de l’ex-Sainte Russie… et comme nous ne parlions aucun langage commun, on ne compris pas grand chose de ce qu’elle disait en la pénétrant à tour de rôle, mais nous finîmes par tous beaucoup rigoler…, ce fut l’occasion de trinquer… et comme elle semblait être l’un de ces modèles soviétiques qui ne s’arrête jamais tant qu’on leur remplit le réservoir, elle se joignit joyeusement à nos rires en hurlant…
Nous l’avons donc déposée délicatement, mais sans ménagement, dans le fossé !
Nous avons fait ensuite une halte bienvenue à Munich (qui était pile sur notre route, le hasard fait bien les choses).
Bien plus tard…, nous sommes arrivés, finalement en France, au petit matin…
Nous sommes sortis tous les deux, en désordre…, moi le dernier comme le veut la coutume des marins, gens sages si il en est… et c’est vigoureusement que nous nous étreignîmes, baisâmes le sol de la douce France et prîmes l’apéritif.
Puisque nous étions en forme, j’ai alors décidé de passer immédiatement à la phase suivante… et je l’ai expliqué à mon ami Patrick qui fut unanimement d’accord…

L’esprit Saint veillait encore sur nous, car aucun gendarme ne vint nous chercher noise… et c’est sans soucis que, bien des heures plus tard, nous entrâmes en pays Wallon.
Nous avons donc baffré joyeusement… et, ensuite, comme il n’y a pas de repos pour les braves, nous avons repris la route en chantant : « Vers le nord, c’étaient les Corons« …, direction Bruxelles…, ce qui nous réjouissait, car nous allions revoir la Belgique.
Là, nous fîmes honneur à bien des auberges… et en vérité ce fut un temps béni que nous y passâmes, mais il n’est d’hôte si bon qu’on ne le quitte… et de plus, nous avions une mission divine à accomplir…
Nous arrivâmes bientôt devant l’Atomium, et décidâmes d’agir vite.
Je garai l’Instrument du Seigneur (la Tramontana « R« ) fort opportunément sous la cible…
Nous étions un vendredi 13 après-midi.
Pas mal de badauds passaient, ils crurent que nous étions une troupe de militaires en essai d’une sorte d’hélicoptère sur roues…, on leur répondit plus ou moins que nous étions des agents secrets de l’UNESCO en mission divine…, ça les fit rire et certains nous jetèrent des piécettes.
Puisque nous avions des spectateurs, Patrick, en excellent orateur, leur fit un long monologue, expliquant comment les hommes avaient oubliés qu’ils étaient faibles, que gorgés d’importance et d’orgueil ils pensaient pouvoir résister au plan divin… et toutes ces choses qu’il a l’habitude d’improviser au fur et à mesure de ces conférences sur ses sauvetages de milliers d’enfants tout autour de la planète…
Pour être franc, il fit un tabac… et récolta une pluie d’applaudissement et de petite monnaie.

Patrick et moi, avons alors placé deux petites bonbonnes de gaz qu’on avait acheté chez Carrefour-Waterloo, dans le cockpitt de cette connerie ambulatoire qu’était la Tramontana « R« …, bonbonnes reliées à deux autres bonbonnes placées de chaque coté du véhicule, le tout alimenté par une bobine de cordeau Bickford.
Mais l’heure était venue…
On n’eût pas à patienter…, rapidement une foule d’écologistes et de pseudo-scientifiques, de hippies et de journalistes sont sorti de l’atomium.
Le moment était venu, il était 13h13 en ce vendredi 13 et à 13h13 et 13 secondes, j’ai appuyé fermement sur la poignée du détonateur, le bickford a propagé l’étincelle jusqu’aux bonbonnes de gaz.
Ce fut très rapide.
Je n’ai eu que le temps d’hurler : « Attention espèce en voie d’extinction !« .
Les bonbonnes ventrales se sont allumèes spontanément, propulsant diverses pièces à une vitesse prodigieuse dans la foule frénétique qui courait, avant finalement qu’un rebond assez violent n’ait raison de la résistance des bonbonnes latérales qui explosèrent conjointement dans une détonation épouvantable, projetant alentours une quantité effrayante de morceaux en feu, immolant spontanément le gros des écolos hystériques dans une tempête de flammes… et quelques autres personnes en voie d’extinction rapide.
S’en suivit là encore une prodigieuse explosion, qui envoya à la ronde, c’est à dire dans la rue, une effarante quantité de gens en proie à une combustion complète.

Pour les soulager, nous leur avons jeté quelques bouteilles de Mojito, que, maladroits, ils ne sont pas parvenu à rattraper… et qui du coup ont explosé à terre, s’enflammant à leur tour dans un mini « woof » tout à fait réjouissant.
Nous restâmes à contempler les corps carbonisés qui jonchaient la rue, tandis que l’atomium était gagné progressivement par un superbe incendie… et que partout résonnaient les hurlements infernaux des écologistes trop cuits (j’ai voté écologiste aux dernières élections… et comme je le regrette au vu de ce qui se passe, il me fallait exorciser) !…
Nous avons quitté finalement les lieux lorsque les pompiers sont arrivés, de longues minutes plus tard… et que l’Atomium dans son intégrabilité se consumait dans une orgie de craquements, de flammes, de personnes en feu, le tout rejetant dans l’atmosphère une quantité effroyable de gaz à effet de serre (je le rappelle, j’ai voté écologiste et je le regrette au vu des alliances que ces cons ont passé avec le parti socialiste).
L’Espagne n’est pas réputée pour sa tradition automobile, sachez-le…
Il était de mon devoir de supprimer cet engin de la surface du globe en un lieu qui symbolise l’atomisation du monde !
CQFD…

Tramontana, the ultimate machine ! from Patrice De Bruyne on Vimeo.

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